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Entretien avec Bernadette Bensaude-Vincent et Eva Telkes-Klein
Propos recueillis par Nathalie Jungerman

 

Bensaude et Telkes-Klein

Eva Telkes-Klein travaille au Centre de recherche français de Jérusalem. Dans la ligne de sa collaboration avec Christophe Charle sur les élites universitaires dans la France contemporaine, elle poursuit ses travaux sur la vie intellectuelle en exploitant les archives du philosophe Émile Meyerson. Elle a publié de nombreux articles dont « Meyerson dans les milieux intellectuels français dans les années 1920 », (Archives de philosophie, octobre 2007), et « Émile Meyerson, de la chimie à la philosophie des sciences » (Bulletin du Centre de recherche français de Jérusalem, 2007, n°18), et en 2004, un ouvrage intitulé L’université hébraïque de Jérusalem à travers ses acteurs : la première génération de professeurs (1925-1948), Paris, Honoré Champion.
http://www.crfj.org/pages%20perso/T...

Bernadette Bensaude-Vincent est professeur de philosophie et d’histoire des sciences à l’Université Ouest-Nanterre La Défense. Membre de nombreuses instances dont le comité d’éthique du CNRS, l’Académie des technologies et le Bureau Nanoscience et société de C’Nano Ile de France, elle s’intéresse de près aux questions éthiques que soulèvent les nouvelles technologies comme les nanotechnologies. Elle est l’auteur, seule ou en collaboration, de nombreux ouvrages sur le positivisme, sur l’histoire de la chimie, les rapports science et public.
http://www.u-paris10.fr/61665447/0/...

Vous avez travaillé ensemble à l’édition du recueil intitulé, Emile Meyerson, Lettres françaises, qui vient de paraître aux éditions du CNRS. Cette correspondance française fait partie d’un programme de recherches visant à exploiter la diversité du fonds d’archives de Meyerson conservé à Jérusalem...

Eva Telkes-Klein Dès la publication du catalogue du fonds d’archives de Meyerson, le Centre de Recherche Français de Jérusalem (CRFJ) s’est investi dans son exploitation. Les ayants droit de Meyerson ont accédé à la demande du conservateur des Archives sionistes centrales (CZA), à Jérusalem, en confiant aux Archives à la fin des années 1990, tous les documents conservés dans la famille depuis 1933, date de la mort du philosophe. Pour le bonheur des historiens, Meyerson était un homme méticuleux qui a conservé sa correspondance et parfois même le double ou les brouillons de ses réponses. De cet ensemble foisonnant d’échanges, cet ouvrage ne livre qu’un aperçu, une sélection relative aux relations de Meyerson avec des intellectuels français. Des cartes de visite ou des invitations à assister à telles ou telles manifestations publiques éclairent également le réseau de ses relations. Enfin, les cartons d’archives contiennent les manuscrits de ses livres, d’articles, des notes de lecture, le texte des quelques conférences inédites, des réflexions sur le monde, exprimées sous la forme de contes ou même de pièce de théâtre.
Si toutes ces archives se trouvent réunies aux CZA, c’est que Meyerson n’a pas vécu de sa philosophie. Il a occupé divers emplois avant d’être engagé à la Jewish Colonization Association (JCA) où il a dirigé le secteur de l’Europe de l’Est et de la Palestine. C’est dans cette fonction qu’il a voyagé en Russie, Pologne ou Palestine et rédigé de nombreux rapports liés à l’installation des Juifs en Palestine. Cette fonction explique le souci du conservateur des archives de mettre à la disposition des chercheurs cet ensemble concernant certes la philosophie des sciences, que nous présentons ici, mais également les relations entre les organisations philanthropiques et les populations juives victimes de brimades et persécutions en Europe de l’Est.
Il suffit d’un simple examen du catalogue des archives d’Émile Meyerson pour se convaincre de l’intérêt de cet ensemble. Aussi le CRFJ a-t-il décidé de lui consacrer une partie de ses forces, en invitant des chercheurs en philosophie et philosophie des sciences. Dans un premier temps, nous avons constitué un petit groupe de recherche, pour explorer les archives. Puis, nous avons organisé un premier colloque conjointement avec le département de philosophie de l’Université hébraïque de Jérusalem sur les apports de Meyerson à la tradition française de philosophie. Un second colloque, organisé à l’Université d’Amiens, a souligné le rôle de Meyerson dans l’invention des sciences humaines. Parallèlement, grâce à plusieurs séjours de recherche à Jérusalem, Bernadette Bensaude-Vincent et moi-même avons entrepris la publication des Lettres françaises. Pour le long et fastidieux travail d’annotation, nous avons bénéficié de la collaboration volontaire et infiniment précieuse de quelques collègues.

Dans une lettre à Félicien Challaye, professeur de philosophie, datée de 1924, Meyerson qui écrit « vous avez impudemment éveillé en moi le démon de l’autobiographie », explique sa formation de chimiste, son parcours professionnel et les recherches théoriques qui l’ont mené de l’histoire de la chimie à la philosophie, à « l’union de la science et de la philosophie »...

E. T.-K. Le « démon autobiographique » a rarement tenté Meyerson. Dans l’ensemble de la correspondance, il livre à peine quelques détails sur son parcours personnel. Mais dans la lettre que vous évoquez, en réponse à une question de son correspondant sur « sa formation européenne », il déverse un long récit d’une dizaine de pages retraçant son parcours depuis sa naissance en Pologne, les études secondaires au Realschule de Berlin, dans un cycle d’études de sciences naturelles qui l’orientent vers la chimie, son premier métier, quand il s’installe à Paris, jusqu’à sa vie de philosophe. Afin d’expliquer son changement d’orientation, il invoque l’échec industriel d’un procédé de son invention ainsi que son intérêt pour l’histoire de la chimie qui l’auraient conduit à découvrir sa « vocation » philosophique. Dans une autre lettre à sa soeur, de 1907, il insistait au contraire sur la continuité entre ses deux carrières, en écrivant que son centre d’intérêt en philosophie c’est « l’explication scientifique d’un phénomène ».

Meyerson parle d’une « communauté de canevas de toutes les théories scientifiques ».

Bernadette Bensaude-Vincent C’est en effet « l’idée de départ » magistralement exposée dès Identité et réalité : que dans toutes les sciences, l’intellect humain procède à l’identification du divers, et cherche le permanent sous le changement. Meyerson étend même cette thèse à la pensée commune puis à la « mentalité primitive » alors caractérisée par Lucien Lévy-Bruhl. Cette idée d’un canevas unique est la thèse maîtresse qui commande l’ensemble de l’oeuvre si bien qu’il a pu écrire à Metz : « tout ce que j’ai écrit ne forme en vérité qu’un seul livre ». En fait, cette thèse est sans cesse reprise pour être mise à l’épreuve dans diverses régions du savoir, au gré de l’actualité scientifique, des lectures philosophiques de Meyerson et des discussions avec ses correspondants. Ainsi cette publication éclaire-t-elle les étapes d’un grand chantier permanent.

Les échanges épistolaires de Meyerson avec des correspondants scientifiques, philosophes ou même poètes et écrivains sont un témoignage précieux de la vie intellectuelle de ce début du XXe siècle...

E. T.-K. Meyerson est un Juif polonais immigré en France, dès la fin de ses études universitaires. Il vient d’un milieu éduqué : sa famille compte une lignée de rabbins, sa mère est écrivain, sa plus jeune sœur est poète. On ne s’étonne pas de le trouver, peu après son arrivée à Paris en 1882, dans le cercle de Jean Moréas. Il rencontre là des personnes d’origine et de parcours divers, qui l’accompagnent toute sa vie et l’introduisent dans la société française. Il s’agit de personnes comme Desrousseaux ou Souday. Il fréquente également les milieux de l’émigration juive polonaise et russe : son engagement dans les groupes d’émigrés et ses activités professionnelles, étrangères à la philosophie, le mettent en contact avec des personnalités marquantes tant dans la communauté juive que dans le monde intellectuel : ce sont alors les frères Reinach, le Baron Edmond de Rothschild ou le Baron Maurice de Hirsch. Puis, après la publication d’Identité et réalité, le voilà introduit dans le milieu universitaire parisien. De fait, les mondes s’entrecroisent parfois autour de lui. Jacques Hadamard l’invite avec les Milhaud ; il discute du nationalisme avec Couturat* tout en s’intéressant à l’ido.

À partir de 1907, Louis Couturat (1868-1914), philosophe des sciences, devint un des participants majeurs du mouvement de création de l’ido, une version de la langue internationale espéranto.]

En préambule à l’édition des lettres, et à propos des correspondants de Meyerson, vous parlez d’un « réseau hiérarchisé ».

B. B.-V. Bien que dans l’ensemble de la correspondance ici publiée, Meyerson use d’un ton très courtois, sans familiarité, on perçoit de nettes différences dans ses relations avec ses correspondants, d’après le ton des propos et les formules de politesse. En gros, on peut distinguer trois niveaux : au-dessus de la mêlée, pointent quelques lettres empreintes de respect, adressées à des personnalités « hors pairs », auxquelles Meyerson voue admiration et respect pour leur autorité en matière scientifique (Einstein, Langevin) ou philosophique (Bergson). Les correspondants les plus réguliers (Brunschvicg, Lévy-Bruhl, Lalande, ...) entrent dans la catégorie des pairs. Ce sont pour la plupart des membres de la Société française de philosophie avec qui Meyerson échange des informations, des idées, des services. Dans les années 1920 et 1930, apparaît une troisième catégorie, de jeunes disciples (Metz, Koyré, Metzger, Poirier, Ignace Meyerson...) qui ne cachent pas leur dette à l’égard de Meyerson mais ne font pas tous également allégeance au maître.

Parlez-nous des lettres échangées avec Albert Einstein...

E. T.-K. Si les échanges épistolaires entre Albert Einstein et Meyerson ne comptent que sept lettres, l’oeuvre d’Einstein marque Meyerson comme tous ceux qui, à l’époque, sont concernés par la science. Des coupures de journaux accumulées depuis 1919 en attestent. En 1922, Einstein est invité à exposer sa théorie dans une conférence au Collège de France et à la Société française de philosphie, Meyerson a l’occasion de débattre publiquement avec lui. Alors qu’Einstein déclare qu’il parvient difficilement à comprendre les autres philosophes présents (Brunschvicg et Bergson, notamment) ou à s’entendre avec eux, il manifeste un net intérêt pour les propos de Meyerson, dont il partage les vues sur plusieurs questions. C’est ainsi que Meyerson s’enhardit à exposer ses vues sur la théorie de la relativité dans laquelle il voit une confirmation de sa thèse sur la tendance de l’intellect à l’identification : il écrit son troisième livre, La Déduction relativiste, paru en 1925, qu’Einstein accueille favorablement.

La théorie de la relativité est un sujet de discussion récurrent dans la correspondance de Meyerson...

B. B.-V. La relativité occupe le devant de la scène de 1922 - date de la visite d’Einstein à Paris qui a permis sa rencontre avec Meyerson - jusqu’en 1928 date où paraît une recension de La Déduction relativiste par Einstein. Par-delà les quelques lettres échangées avec Einstein, cette correspondance présente une foule de détails sur les enjeux et les protagonistes des débats suscités par la théorie d’Einstein en France, en particulier suite à la publication de Durée et simultanéité par Bergson. Le plus remarquable dans ce paysage de controverses dont Bergson est la cible centrale, est la neutralité de Meyerson. Lui qui fut un acteur clé dans la construction d’un dialogue entre savants et philosophes, ne prend pas parti et dans ses lettres à Bergson n’aborde jamais le sujet qui pourrait fâcher.

Quels sont les principaux philosophes qui l’ont influencé ? (Kant, Auguste Comte, Bergson ?)

B. B.-V. Sur ses sources d’inspiration Meyerson est assez prolixe. Il reconnaît tout d’abord l’influence d’un professeur allemand, historien de la chimie, Hermann Kopp, qui suscita son intérêt pour la science du passé. Car c’est l’histoire des sciences qui attira Meyerson vers la philosophie. La lecture d’Auguste Comte, à son arrivée à Paris, est déterminante : « Mon oeuvre eût été impossible si celle de Comte ne l’avait précédée », écrit Meyerson. Dès lors Meyerson ne cesse de combattre l’idéal positiviste d’une science sans métaphysique, affranchie de tout postulat ontologique. Comte est à la fois son ennemi personnel et son « ancêtre spirituel ». Hegel tient un rôle un peu analogue de repoussoir et de modèle. Meyerson admire sa capacité d’abstraction et sa pensée systématique, mais Hegel est allé trop loin et pousse jusqu’à la caricature l’entreprise de réduction à l’identique. Avec Bergson, il se sent beaucoup plus d’affinités au point qu’il imagine, dans un curieux petit conte inédit, que Bergson et Meyerson ne furent qu’une seule et même personne, que Identité et réalité était la suite de l’Evolution créatrice. Après avoir lu Identité et réalité Bergson reconnut lui aussi des affinités de pensée et encouragea Meyerson à dégager une métaphysique à partir de son épistémologie. Meyerson fit alors des efforts pour y parvenir avant de reconnaître que sa voie était autre.

Trois lettres de Gaston Bachelard à Meyerson sont publiées dans le recueil. Comme elles sont anecdotiques, elles ne montrent pas en quoi, je vous cite, « sa réflexion sur les sciences entre souvent en confrontation avec Meyerson ». Pourriez-vous nous en dire davantage ?

B. B.-V. Bachelard débute quand l’oeuvre de Meyerson est presque achevée. Mais ce n’est pas l’unique raison pour laquelle il n’y eut jamais de dialogue épistolaire. Bachelard construit en partie son oeuvre contre Meyerson - comme ce dernier le fit contre Comte - mais sans avouer jamais sa dette. Par exemple, il publie La valeur inductive de la relativité (1929) en riposte à La déduction relativiste de 1925. Evoluant dans le sillage de Brunschvicg, Bachelard reproche à Meyerson de n’avoir pas saisi la puissance d’invention des mathématiques dans la théorie de la relativité et la mécanique quantique. À ses yeux, l’idée centrale du penchant à l’identique témoigne d’un aveuglement sur le « nouvel esprit scientifique ». Le succès de Bachelard dans l’épistémologie française au milieu du XXe siècle a largement occulté l’oeuvre de Meyerson, qui a été lue comme l’expression d’une pensée rigide et conservatrice, à dépasser.

La plupart des lettres développent des argumentations philosophiques et scientifiques. Certaines montrent également une préoccupation pour des questions culturelles, politiques et sociales, abordent le domaine de l’art et de la littérature, donnent un exposé précis de la notion de civilisation, de mentalité... Je pense notamment à la longue lettre adressée en 1915, au romancier Louis Dumur ou aux échanges avec Ignace Meyerson...

E. T.-K. Meyerson est bien ancré dans son époque, il s’intéresse aux faits de société, qu’il s’agisse de bolchévisme, de la montée des nationalistes, qu’il condamne vivement, ou encore du sionisme auquel il n’adhère pas. Dans cette lettre à Dumur que vous évoquez, il livre son analyse des traits culturels allemands, qu’il connaît bien pour avoir été formé dans la culture allemande. Pendant la guerre, il se met au service du ministère des Affaires étrangères en dépouillant la presse étrangère pour rédiger des documents sur la guerre dans la défense.
Avec son « neveu » Ignace, les relations sont affectueuses autant qu’intellectuelles. Ignace déclare volontiers sa dette à l’égard de son « cher oncle ». Mais il suit sa propre voie. Et la prise de conscience des différends entre eux suscite une longue lettre pleine d’amertume de la part d’Emile qui perd un disciple.

Quelques mots sur cette écriture épistolaire ?

E. T.-K. Cette correspondance est éloquente car elle laisse entrevoir un philosophe « en chair et en os » qui est souvent malade, qui souffre d’insomnies... Même s’il reste discret et s’épanche peu, Meyerson exprime parfois naïvement un besoin éperdu de reconnaissance, autant qu’un souci des autres. On y découvre un homme méticuleux et précis, fidèle, un ami disposé à accorder des prêts, un homme de conviction plus que d’action.
Au début, son style est lourd, marqué par l’influence de la phrase polonaise, plus longue que la phrase française. Mais son plaisir d’écrire est évident. Il ressent le besoin de discuter, de soumettre ses idées à l’épreuve du jugement des professeurs et auteurs confirmés, lui l’autodidacte en philosophie.

Quant aux répercussions d’une telle correspondance dans l’histoire et la philosophie des sciences ?

B. B.-V. Après l’éclipse de la figure de Meyerson par l’aura de Bachelard, puis par la vogue de la philosophie analytique, la publication des Lettres françaises, conjointe avec la réédition de certains livres de Meyerson participe d’un mouvement de redécouverte de sa pensée. Le renouveau des études meyersoniennes, marqué par des thèses et des congrès, s’inscrit dans un cadre plus large de redécouverte de la tradition française de philosophie des sciences. Il ne s’agit pas d’un quelconque « patriotisme culturel », mais d’une volonté d’éclairer l’émergence de l’épistémologie et son ancrage dans l’histoire des sciences.


Emile Meyerson, Lettres françaises CNRS Émile Meyerson
Lettres françaises
Éditées par Bernadette Bensaude-Vincent et Eva Telkes-Klein.
CNRS Éditions, Paris.
Collection « Hommes et sociétés »,
mars 2009, 988 pages. 49 €
Ouvrage publié avec le soutien de la Fondation La Poste


Émile Meyerson, de la chimie à la philosophie des sciences, par Eva Telkes-Klein
http://bcrfj.revues.org/document112.html

Centre de recherche français de Jérusalem
http://www.crfj.org/

Emile Meyerson et les sciences humaines, par Frédéric Fruteau De Laclos
http://www.cairn.info/article_p.php...

Chimie et société : des relations tumultueuses, par Bernadette Bensaude-Vincent
http://www.maisondelachimie.asso.fr...

Éditions du CNRS
http://www.cnrseditions.fr/

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