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Dernières parutions avril 2009 Par Elisabeth Miso

 

Journaux

Enrique Vila-Matas, Journal volubile Enrique Vila-Matas, Journal volubile. Traduction de l’espagnol André Gabastou. Objet jubilatoire que ce Journal volubile, dans lequel Enrique Vila-Matas déploie toute l’étendue de son érudition, de son intelligence et de son humour pour mieux nous faire consentir à « la triomphale affirmation de la littérature sur le monde  ». De décembre 2005 à avril 2008, l’auteur catalan y consigne quelques échantillons des mouvements de sa pensée, des considérations les plus quotidiennes aux plus métaphysiques, dans un dialogue constant avec Kafka, Sebald, Jules Renard, Julien Gracq et autres écrivains qu’il admire. La littérature est la grande affaire de son existence, elle occupe tout son paysage mental. On ne lira rien de personnel dans les pages de ce journal, si ce n’est une intime conviction sur le mystère de la vie, sur la mort, sur l’attente, sur l’angoisse d’être au monde « Je crois que c’est une peur intimement liée au réveil lui-même. Je pense, à bien y réfléchir, que s’être endormis, séparés de nous-mêmes et découvrir au réveil que tout autour de nous est toujours aussi absurde et incompréhensible que d’habitude, même si nous nous disons que peut-être plus rien n’est à sa place, suscite un sentiment de panique. » On y découvrira sa désolation devant les hordes de touristes qui envahissent Barcelone, sa ville transformée en grand parc d’attractions, sa fascination pour les volcans, le froid, pour le Mexique et son culte des morts. Son goût pour les voyages qui entretiennent l’idée d’errance et de non-appartenance, sa seule certitude d’écrivain qui lui fait dire que « rien n’appartient à un lieu concret et que la situation la plus lucide de l’homme est de ne rien avoir et de se sentir toujours étranger ». Éd. Christian Bourgois, 308 p, 23€.

Mahmoud Darwich, La Trace du papillon Mahmoud Darwich, La Trace du papillon. Journal poétique (Eté 2006 - été 2007). Traduction de l’arabe (Palestine) Elias Sanbar. « Là-bas, derrière les figuiers, il y a des maisons enterrées vivantes, des royaumes de souvenirs et une vie en attente d’un poète qui n’aime pas pleurer sur les vestiges, sauf si le poème l’exige ! » Considéré comme l’un des plus importants poètes arabes contemporains, Mahmoud Darwich est mort en août 2008 à Houston des suites d’une opération à cœur ouvert. La défense de la cause palestienne a irradié sa vie et son oeuvre. Il a témoigné de la souffrance de son peuple et de l’exil, mais il a aussi chanté l’amour, le désir et son insatiable « appétit d’une vie fraîche, débutante, d’une paix volontaire avec les choses simples. » Dans ce journal, le dernier texte publié de son vivant, prose et vers se succèdent au fil de son inspiration, le poète laisse entendre dans la musicalité de sa langue tout ce qu’il capte de la beauté ou de la violence du monde. La lumière de fleurs jaunes, une journée de printemps, le vol de pigeons au-dessus des décombres, les maisons et la mémoire des choses qu’on assassine, la solitude, la nostalgie de l’oubli, le bruissement des feuillages d’été, des moments fugaces avec les poètes Mark Strand et Derek Walcott, la grâce d’un jeune couple dans une aérogare, le plaisir du vin ou encore l’enchantement de la voix d’Oum Kalsoum. « En faisant la vaisselle, je m’emplis d’un vide rafraîchissant et je remplis le temps de bulles de savon (...) Je joue avec la mousse, j’oublie ce qui n’existe pas et je constate avec satisfaction que mon esprit est clair comme la vitre de la cuisine, que mon coeur est aussi net qu’une assiette lavée avec soin. Une fois que je me sens plein du vide rafraîchissant, je le remplis de mots qui ne regardent que moi : ces mots ! » Éd. Actes Sud, 300 pages, 20 €.

Catherine Cusset, New York, Journal de d’un cycle Catherine Cusset, New York, journal d’un cycle. « On dit un cycle infernal, un cercle vicieux, le cycle menstruel, le cycle des saisons. On recycle les journaux, les bouteilles et les employés. On programme les cycles des machines à laver. Ca ne tourne pas rond là-dedans. On tourne en rond, on n’avance pas. On en a fait le tour ». Dans ce récit - journal de bord, auto-fiction qui mêle, dans la lignée des Traits et portraits de la collection de Colette Fellous, texte et photographies intimes -, l’auteur partage son histoire ; dans le quotidien urbain de New York qu’elle arpente à vélo, elle s’en prend à la violence de la circulation dans la ville, en veut aux automobilistes, aux chauffeurs de taxis, se met en colère contre son mari, fait de mauvais rêves, est claustrophobe, hait ses larmes, se pâme aussi devant les mollets de son mari à rollers, s’intéresse aux vélos cassés, tordus, défoncés, aux «  bécanes rouillées », les photographie... Ce qui l’intéresse ? tout ce qui ne tourne pas rond. Fragments d’histoire personnelle et correspondances des cycles : celui des vélos, celui des saisons, celui des femmes, - le sien et ses obsessions. À la question taraudante de la maternité et de son désir d’enfant se superposent la désespérance d’une case blanche sur un test de grossesse, l’impuissance devant la terrible volonté de contrôle. « Mon mari en a marre que j’écrive sur nous. Ce qui l’énerve c’est que je ne m’attache qu’à ce qui tourne pas rond, qui n’est qu’une infime partie de notre relation ». Elle tempête, elle réclame, elle compte. Puis elle se calme, elle accepte, elle fait voeu de douceur. Éd. Mercure de France, collection dirigée par Colette Fellous, 135 p, 14,50 €. Corinne Amar.

Autobiographies

Murakami, Autoportrait de l’auteur Haruki Murakami, Autoportrait de l’auteur en coureur de fond. Traduit du japonais par Hélène Morita. Le talent de romancier de Haruki Murakami, ce sont des phrases comme ça : « L’un et l’autre restèrent silencieux un moment. Le café se voila dans leurs tasses et refroidit. La terre pivotait sur son axe, la lune, secrètement, transformait la force de gravité, faisait naître les marées. Le temps coulait dans le silence. Les trains roulaient sur les rails... » ; mises bout à bout, elles font une atmosphère, inventent une histoire, triste ou drôle, jamais anodine, préparent une chute, la réussissent. On croit certaines personnes habiles à l’improvisation, on est loin de se douter du soin avec lequel elles s’y préparent : sous forme de journal, l’auteur de Saules aveugles, femme endormie est passé de la vocation d’écrivain à celle de marathonien et livre une réflexion centrée autour de son amour pour la course à pied. Au fil de confidences, il explore le sens de cette discipline, son besoin vital, quotidien de se surpasser, faire travailler la musculature du corps avec celle de l’esprit. Il mêle des souvenirs émus des «  joies minuscules » liées au rencontres, à la souffrance physique, aux courses dans Tokyo, aux marathons dans le monde, au lien évident entre la discipline de la course et celle de l’écriture. Le plus difficile ? Commencer. « Ainsi comme mes trois repas par jour - sans compter le sommeil, le travail domestique et l’écriture -, courir a été intégré à mon cycle quotidien. La course est devenue une habitude naturelle, et je me suis senti moins gêné. Je suis allé dans un magasin de sport et me suis procuré une tenue de coureur, des chaussures correctes. J’ai également acheté un chronomètre et j’ai lu un livre destiné aux apprentis coureurs. Voilà comment on devient un coureur ». Éd. Belfond, 185 p, 19,50 €. Corinne Amar.

Kaisen, L’esprit de la pétanque Kaisen, L’esprit de la pétanque. Préface de Jean-Michel Izoird. C’est un petit opus de quatre-vingt-quinze pages, discret et singulier et né d’un documentaire tout aussi original de Sylvain Alzial et Rafik Zenine pour France-Culture (29 août 2008) sur des « Moines boulistes en Périgord ». Son auteur, Alain Kaisen Krystaszek, aguerri aux arts martiaux depuis l’enfance, initié aux enseignements du bouddhisme zen et maître zen aujourd’hui, vit au cœur de la Dordogne et, dans son monastère, pratique la pétanque, entouré de disciples. À partir de son propre cheminement, il livre une réflexion sensible sur cet art français, vieux d’un siècle qu’il rapproche du zazen - la méditation assise des bouddhistes japonais - et explique en quoi la pétanque est une discipline qui partage avec les arts martiaux la respiration, l’immobilité, la juste concentration, la répétition inlassable du geste, la concision : « De même que, dans le sabre ou la calligraphie, on ne peut revenir deux fois sur le geste accompli, de même, le jet de la boule est unique et ne revient jamais deux fois » Voilà pourquoi chaque joueur a un style différent, voilà pourquoi en regardant de très près un joueur, on peut voir parfois son esprit au bout de ses doigts... La pétanque est l’art du perfectionnement de l’art. Petit traité heureux d’un auteur qui élève la pétanque au rang d’une éthique et met l’accent sur la grâce, évoque le lien fondamental corps-esprit, la libération du mental, l’importance du « recueillement à soi-même », l’art de l’engagement total, la notion du je(u) et de l’autre... Éd. Accarias, L’Originel, 95 p, 12,50 €. Corinne Amar.

Romans

Emmanuel Carrère, D’autres vies que la mienne Emmanuel Carrère, D’autres vies que la mienne. « La veille encore ils étaient comme nous, nous étions comme eux, mais il leur est arrivé quelque chose qui ne nous est pas arrivé à nous et nous faisons maintenant partie de deux humanités séparées. » Il y a un avant et un après la vague. En ce mois de décembre 2004, Emmanuel Carrère est en vacances au Sri-Lanka avec sa compagne Hélène et leurs deux fils respectifs, à nouveau en prise avec le désarroi qui l’habite depuis l’enfance, ce mal-être où plane l’ombre de la catastrophe, de l’incapacité à s’abandonner à l’amour. Et puis la vague du tsunami balaie tout, elle emporte la vie de la petite Juliette quatre ans, bouleversant celle de Delphine et Antoine ses parents, un jeune couple de touristes bordelais. Quelques mois plus tard, décède d’un cancer, Juliette la sœur d’Hélène mère de trois petites filles. Malgré la difficulté du sujet et la question de la légitimité à évoquer d’autres vies que la sienne, l’écrivain s’empare de ce réel. « (...) écrire sur ce qui me fait le plus peur au monde : la mort d’un enfant pour ses parents, celle d’une jeune femme pour ses enfants et son mari. La vie m’a fait témoin de ces deux malheurs coup sur coup, et chargé, c’est du moins ainsi que je l’ai compris, d’en rendre compte. » Tel un enquêteur, il rencontre les proches de Juliette, son époux Patrice et son ami et collègue Etienne juge d’instance à Vienne, avec qui Juliette a atteint des sommets dans l’exercice de la justice en matière de droit au logement ou de surendettement et en qui elle a reconnu son semblable dans la maladie. Le récit se déroule autour de ces destins marqués par le deuil, la maladie, par la vie qui reprend le dessus et par cet amour profond, celui qui vous fait vous reposer en toute confiance dans l’amour de l’autre, qui vous fait vous sentir à votre place, savoir où vous êtes. Le livre est là comme une évidence, mais il sera laissé un temps en suspens, car Un roman russe cogne à la porte des tourments intérieurs. Bien sûr ces vies ne sont pas la sienne mais Emmanuel Carrère a trouvé en elles un écho à ses propres terreurs, en s’ouvrant aux autres, il a pu s’arracher à la contemplation de son unique existence et mesurer combien lui, il a « eu de la chance, (il a) pu faire des livres de (son) mal plutôt que des métastases ou des mensonges ». Se rendre poreux à d’autres ressentis que le sien, s’approcher de la perte, de l’expérience de la maladie et de l’amour et entrevoir qu’une métamorphose inespérée s’est opérée en soi, un nouveau territoire de possibles, comme une certaine disposition au bonheur. Éd. P.O.L, 309 p, 19,50 €.

John Berger, de A à X John Berger, de A à X. Traduction de l’anglais Katya Berger Andreadakis. Un matin, John Berger, a choisi deux portraits du Fayoum, ces portraits funéraires de l’Antiquité égyptienne, et ils ne l’ont plus quitté le temps de l’écriture de de A à X . Ces deux beaux portraits qui ouvrent et clôturent le texte, pourraient être ceux d’Aïda et de Xavier les deux protagonistes de ce roman épistolaire. Xavier est condamné à perpétuité pour terrorisme et est à l’isolement dans la cellule n° 73 d’une prison d’un pays qui n’est pas identifié. Palestine ou Amérique latine ? L’origine géographique n’est pas ce qui importe mais plutôt l’idée qu’il existe des peuples, des individus qui sont opprimés par des gouvernements et qui résistent à cette volonté de les nier. Aïda adresse des lettres à son amant qu’elle ne reverra jamais, elle lui parle du monde extérieur dont il est coupé, de cette vie qui bat au-dehors et qu’elle veut partager avec lui. Elle lui parle de ses voisins, des personnes qu’elle soigne à la pharmacie où elle travaille, de ces gens sur lesquels on tire dans la rue, de leurs souvenirs communs, de l’absence, d’espoir, de combat et de son amour si présent. « Comment se fait-il que, dans le vide de la nuit, si je dis « Je t’aime », je reçois quelque chose d’immense ? Le silence est aussi total qu’avant. Ce n’est pas que j’aie reçu une réponse de ta part. Il n’y a eu que ma déclaration. Et pourtant je suis comblée ». John Berger dont on connaît l’engagement (il osa en 1972 reverser la moitié du montant de son Booker Prize aux Black Panthers), se tient une fois encore aux côtés des laissés pour compte et de ceux dont les libertés sont entravées. Écrire pour lui c’est être attentif au monde, à son époque, être au plus près de l’humain et résister avec la force des mots. Éd. de l’Olivier, 207 p, 19,50 €.

Agnès Desarthe, Le remplaçant Agnès Desarthe, Le remplaçant. « On veut écrire un livre et c’est un autre qui vient. » Au départ Agnès Desarthe avait le projet d’un livre sur Janusz Korczak, ce pédagogue polonais qui dirigeait l’orphelinat du ghetto de Varsovie, et puis à son insu un autre personnage s’est imposé à elle, Bouz, Boris, Baruch, B.B.B ou Triple B, son grand-père de substitution qui a remplacé dans la vie de sa grand-mère maternelle son mari mort à Auschwitz. Cet homme « qui avait le bon goût de n’être pas à la hauteur du disparu ; ni aussi beau, ni aussi intelligent, ni aussi poétique que le mort qu’il remplaçait » a depuis l’enfance occupé une place à part dans le cœur de la romancière, sans doute parce qu’il nourrissait par ses talents de conteur sa curiosité et ses rêveries de petite-fille et « parce qu’avec lui, la filiation prenait des chemins détournés ». Et c’est bien de détours dont il est question ici et de la manière dont la fiction permet de démêler les mystères de l’affect et de notre rapport au réel. Derrière le portrait d’un homme ordinaire, apparemment «  sans qualités, remarquable en rien », Agnès Desarthe laisse filtrer une vérité plus flamboyante. Derrière le destin de Triple B né en Moldavie, derrière les images déposées en elle par la voix du conteur, d’autres histoires prennent forme, celle du grand-père disparu dans les camps, de l’héritage familial et celle plus intime encore de son imaginaire d’écrivain. Comme dans les romans de Singer qui la touchent tout particulièrement, les morts et les vivants cohabitent tranquillement. « Triple B vit encore, il vit toujours, à environ quatre kilomètres de chez moi, à Paris, dans sa tour, dans son lit. Il a survécu à la guerre, aux camps de prisonniers, à la dépression, à la maladie, à ses deux femmes, à ses amis. Son talent, c’est ça, survivre, aimer ça, oser aimer vivre ». Ed. de l’Olivier, 120 p, 12,50 €.


Divers

Adresses d’artiste, 45,47 rue Blomet 45/47 rue Blomet, adresse d’artistes . Savez-vous qu’aux 45/47 de la rue Blomet se trouvaient au tournant du XIXe et du XXe siècles des ateliers d’artistes aussi éminents qu’André Laoust, Alfred Boucher, André Masson, Joan Miró et Robert Desnos ? Ce petit carnet vous invite à aller à leur rencontre et à découvrir leurs oeuvres, dont la rue conserve un magnifique exemple, L’Oiseau lunaire de Miró, installé dans le square situé à l’emplacement des ateliers d’autrefois. Courtes biographies, citations et belles illustrations composent ce carnet dont les pages libres attendent notes et croquis. Blomet Paradisio (Association culturelle de la rue Blomet). 8 €. http://www.blometparadiso.net/

Alphabet des mots du cancer L’alphabet des mots du cancer. Après le tome 1 paru en 2007, un second livret était présenté à l’Institut de la qualité de l’expression, le 12 février 2009, à Paris. Il offre 14 nouveaux mots écrits (Hôpital, Protocole, Annonce, Soleil...) par le lexicologue Jean Pruvost. Collages, petites contes et cartes postales manuscrites viennent animer ce nouveau livret pédagogique, distribué gratuitement sur l’ensemble du territoire français. Il sera remis aux membres de la communauté médicale et scientifique engagés dans le domaine de l’oncologie ainsi qu’aux responsables politiques et personnalités impliquées dans les enjeux de santé publique et la lutte contre le cancer. Conçu et piloté par le comité scientifique de Merck Serono, cet Alphabet traduit un engagement dans la prise en compte de la dimension humaine de la maladie. (présentation du comité scientifique).


Les prochains articles

Jean Paulhan et Georges Perros, Correspondance Jean Paulhan & Georges Perros Correspondance 1953-1967 « Il m’arrive de rêver que nous aurions pu nous connaître avant. Avec le même âge. Je crois que nous serions restés amis. » (Georges Perros à Jean Paulhan) Édition établie, annotée et introduite par Thierry Gillyboeuf.
Biographe de Georges Perros (en 2003), Thierry Gillyboeuf a également établi et annoté pour les éditions La Part commune, à Rennes, ses correspondances avec Carl Gustaf Bjurström (en 1998), avec Jean Grenier (en 2007) et avec Lorand Gaspar (en 2007).
Éditions Claire Paulhan, mars 2009 211 lettres. 59 illustrations n. et bl. Annexes. Index. 400 pages, 39 €.
Pour commémorer le centenaire de la naissance de la NRF, les éditions Claire Paulhan publieront également en 2009 les Lettres 1933-1963 de Georges Navel à Jean Paulhan (en mai) et la Correspondance 1918-1935 d’Isabelle et Jacques Rivière avec Jean Paulhan (en novembre).

Jean Paulhan, Oeuvres complètes 2 Jean Paulhan
Oeuvres complètes, II
L’Art de la contradiction

Édition établie, préfacée et anootée par Bernard Baillaud.
Illustrations d’André Lhote.
Éditions Gallimard, NRF, mars 2009. 779 pages, 32 €, Bernard Baillaud est né en 1959. Il est docteur de l’université de Paris IV-Sorbonne, membre du conseil scientifique de l’IMEC et président de la Société des lecteurs de Jean Paulhan. Il enseigne. Il collabore notamment aux Cahiers Diderot et à la revue Théodore Balmoral.

Florence de Mèredieu, L’affaire Artaud Florence de Mèredieu
L’affaire Artaud
Journal ethnographique

Éditions Fayard, mars 2009. 78 pages, 29,90 € Florence de Mèredieu, écrivain et universitaire, auteur de fictions et de nombreux ouvrages sur l’art moderne et contemporain (Histoire matérielle et immatérielle de l’art moderne, Larousse, 1994-2008), sur Duchamp, Masson, Picasso, le pop art, les avant-gardes japonaises, etc. En 1994-1995, elle adresse au Monde et à Libération deux Lettres ouvertes (jamais publiées) sur l’Affaire Artaud. Elle consacre six ouvrages au poète, dont Antonin Artaud, Portraits et Gris-gris, (Blusson, 1984 et 2008) et une biographie : C’était Antonin Artaud (Fayard, 2006).
(Lire l’entretien avec Florence de Mèredieu, site Fondation La Poste, janvier 2007 et FloriLettres, édition n°82)

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Le Prix « Envoyé par La Poste » 2016 remis à Thierry Froger

30 août 2016 - Thierry Froger remporte le Prix « Envoyé par La Poste » pour son livre Sauve qui peut (la révolution),lire la suite

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