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Edito du 27 décembre 2000

Meilleurs voeux ? pour mille ans ?

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La petite polémique sur le début du XXIe siècle, 2000 ou 2001, aura eu ceci de bon que nous y serons entrés par paliers. Après cette année probatoire, convient-il, dans nos cartes de v ?ux, de souhaiter à nos amis et connaissances un nouveau millénaire rempli de bonheur ? Même si la durée de la vie s’allonge, c’est peut-être pousser un peu loin l’optimisme ! Comment faisait-on en l’an mille ? Les coutumes épistolaires étaient trop peu développées - songez qu’il n’y avait pas d’Internet, ni même de poste ! - pour que nous puissions nous en inspirer, sinon à contrario. Les Romantiques ont créé la légende selon laquelle on s’y serait envoyé, plutôt que des voeux de bonheur, des prophéties apocalyptiques. Les historiens modernes pensent plutôt que nos ancêtres avaient sur nous cet avantage qu’ils ne savaient guère qu’ils étaient en l’an mille, tandis qu’il nous a été impossible d’échapper à l’an 2000, même si son bug nous fut épargné. Nous n’échapperons pas plus à l’an 2001. On se contentera donc de souhaiter à nos lecteurs un an de bonheur. Ce qui n’est déjà pas mal. Sylvain Jouty.