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Lettres choisies - Émile Bernard

 

Émile Bernard
Les Lettres d’un artiste (1884-1941)
Éditions Les Presses du réel

À J.-K. Huysmans

s.d [après le 15 février 1899]

Cher Monsieur et Maître,

M’arrive votre lettre hâtive m’accusant réception de ma toile. Je suis heureux qu’elle vous soit parvenue et qu’elle vous ait intéressée. Par ces temps bizarres on ne sait vraiment plus ce qu’on fait car à part quelques hommes droits il y a tant d’envieux et de sots de par le monde que c’est à vous dégoûter de l’art. Pour moi, qui n’ai jamais pu considérer la peinture comme un état, et me trouvant à peine ouvrier dans ce travail, je tombe à une désorientation absolue sous le rapport de moi-même. Je ne sais plus, plus du tout, si ce que je fais vaut ou ne vaut pas, et je rencontre dans les imbéciles de ce pays tant d’ânerie que je me crois le dernier des barbouilleurs. Enfin, j’ai eu la hardiesse de vous envoyer cette esquisse et j’ai repris un peu de joie à la tâche sachant qu’elle ne vous déplaît pas trop. Du moins je crois à vos paroles, sachant que votre amabilité n’irait pas jusqu’à me leurrer sur mes croûtes. En vérité c’est peu encourageant d’être artiste ; et le malheur c’est qu’on ne peut pas se refaire. Il faut enrager de voir triompher la stupidité et de voir souffrir ceux qu’on admire, quand ce n’est pas par ce misérable argent, c’est par les persécutions les plus basses. Rarement je pense on a été si idiot qu’au XIXe siècle, j’ose l’espérer pour l’honneur de l’Histoire et de l’Humanité, car si le prétendu Progrès est autre chose qu’un sujet de glorieuses tirades pour les pions gouvernementaux, si le prétendu Progrès est une vérité, il est inconcevable qu’on ait pu voir de l’Art avant nous. Or tout nous témoigne le contraire. Il faut donc conclure à l’abêtissement.
La classes des sacristains continue donc auprès de vous des demandes de négation. Elle serait enchantée de pouvoir vous émasculer si cela était possible. Soyez certain d’une chose, c’est que la force même de vos livres sera l’éternel obstacle entre elle et vous. Et justement il ne faut céder en rien parce que vous devez ramener le catholicisme vrai, libre et sans conducteurs âniers, sans bedeaux, sans souffleurs de cierges. C’est là précisément la grande lutte. Tout en conservant le côté Religion, émanciper le côté humain. Donner à l’Esprit cet essor qui touche à l’univers par toutes choses, et qui nie rien du Créateur, de la créature et de la création. Je connais de ces gens-là qui croient qu’une œuvre est idéaliste quand les personnages sont habillés et réalistes quand ils sont nus. Pour d’autres, l’idéalisme c’est une convention analogue à celle du XVIIe siècle où il y avait des mots nobles et des mots vulgaires : pour ceux-ci une cruche, un personnage vu de dos, une pierre, et une foule d’autres objets sont des réalités, le convenu seul non est pas... Cette sottise ne se limite hélas pas au clergé, aux fidèles assidus, mais s’étend puissamment par la voix des pions par le tronc à la sève morbide des écoles, des collèges où se façonne aujourd’hui par ces deux tuyaux d’égout d’admirables petits crétins dévots et cravatés, cirés, probablement génies de la littérature, de la peinture et de la musique. (...)

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À sa mère

Venise, 13 Août 1900

Quand je suis arrivé à Venise les cloches sonnaient joyeusement dans tous les clochers, la mer était un beau tapis oriental et la place St Marc éclairée par un vif soleil était un décor de féérie. Il était midi lorsque je conquis la Séville de l’Italie.
Je venais de passer huit jours de mer et parmi eux trois de quarantaine. J’avais voyagé en troisième classe, sans presque dormir, sans presque manger ; la veille j’avais débarqué à Trieste, ce qui m’avait permis de me reposer, mais bien peu. Bref je n’en pouvais plus en arrivant à Venise ; et cependant, malgré tout cela j’ai éprouvé des joies sans pareille devant la beauté inattendue de cette cité, au point de m’oublier complètement.
Les premiers enthousiasmes subis, je suis allé à la poste, où je n’ai rien eu de vous. Venise, que je ne quitterai que lorsque tu m’enverras de quoi continuer mon voyage sur Paris (je n’ai plus un sou. J’ai pris pension et payé d’avance quinze jours, pour être en paix), Venise ne m’a pas donné de désillusion. Venise est plus que je ne me l’imaginais ; c’est une ville admirable partout, en tous lieux, sur tous les points et ce qui est mieux ; c’est autre chose qu’une romance, qu’un devant de cheminée ou un abat-jour. Je ne te fais pas de description puisque bientôt nous nous verrons et que je serai le livre ouvert où tu pourras lire Venise à ton aise.
Il est certain que malgré la nouveauté, le charme, l’art de l’Italie, c’est vers l’Orient que mon rêve va toujours, c’est vers cette patrie de la vie naturelle, du style dans le costume, de la noblesse dans les mœurs, que je vois l’avenir de mon art. Ici il n’y a plus que des paysages et des chefs-d’œuvre. Les uns ne valent pas pour moi l’homme, les autres ne peuvent remplacer la nature. Toute la science des maîtres ne saurait l’emporter, au point de vue où je me place sur la vie expressive.
Mais je me sens heureux indiciblement d’être dans le fastueux décor de Venise pour quinze jours.
Venise me semble être l’Espagne de l’Italie ; comme elle, elle répand une saveur étrange de grâce et d’austérité sur toutes choses, jusque dans le langage où des mots andalous planent (lointains souvenirs) jusque dans le costume des femmes (longs châles, cheveux relevés, éventails), jusqu’enfin dans les yeux qui sont d’une eau [ ?] singulière de rêve et de mélancolie.
J’ai vu Saint Marc, c’est une des merveilles de la terre. Je ne t’en puis dire autre chose. Tout l’orient chrétien y semble renfermé, c’est un monument à la fois noble, mystique, puissant et féerique. Ce que j’y admire c’est l’orient, toujours l’orient. D’ailleurs l’orient a fait la beauté du monde et celle de Venise ; mais par malheur l’occident fera sa ruine. Jusqu’alors point de tares trop fâcheuses, sauf quelques effigies en redingote dont j’ignore le pourquoi, et l’inévitable Victor Emmanuel en coup de vent et en panache.
(...)
Voici l’itinéraire que je compte suivre pour aller en France. De Venise à Padoue - de Padoue à Vérone, de Vérone à Mantoue, de Mantoue à Parme, de Parme à Milan, de Milan à Turin et de là à Paris. Ainsi je verrai tous les chefs-d’œuvre du nord de l’Italie. À Vérone, c’est Véronèse, à Mantoue, c’est Mantegna et Jules Romain, à Parme, c’est le Corrège, à Milan, c’est Léonard de Vinci. Toutes ces villes sont donc des pages d’un grand livre que j’ai à lire pour consommer mon talent, pour être mûr dans mon art. Après, je n’aurai plus qu’à me reposer sur la vérité acquise. Afin de ne pas être inactif dans mes recherches, demain je commencerai une toile de vénitiennes sur un canal.

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À Andries Bonger

20 décembre 1900

Bien cher ami, (...) Mademoiselle de Swart m’a écrit dernièrement de Rome où elle séjourne, et j’ai su par elle la décision que vient de prendre Madame Van Gogh, votre sœur. Ceci m’a rappelé toute cette époque, qui se fait de plus en plus lointaine, de notre connaissance et aussi de tant de malheurs. Alors l’idée de ce cher enfant, dont vous m’aviez parlé quelquefois, en lequel revit un peu du père de l’ami et l’ami même, m’a préoccupé. J’ai pensé aussi à toutes ces toiles fougueuses, géniales qui rutilent sur les murs de la maison de Madame Van Gogh et j’ai songé à leur destinée.
Entre nous, moi qui n’ai jamais été soigneux de ma gloire naissante, j’ai bien déploré que Madame Van Gogh ne s’occupât pas de faire imprimer au Mercure les lettres de Vincent, quand je dis imprimer, j’entends publier en volumes. J’y songe souvent ; il suffirait pour en payer les frais de vendre quelques-unes de ces études aujourd’hui appréciées. Peut-être pourrais-je, moi, être un utile intermédiaire auprès de Mr Vallette en ce cas, ou vous-même puisque vous le connaissez. Ne serait-ce point là faire un acte utile et ramener le souvenir sur notre cher ami que ce silence, s’établissant lentement, pourrait bien faire oublier quelque peu. À Paris, l’attention est si bien occupée par les innovations de toutes sortes (et aujourd’hui tout le monde a du talent, ou l’apparence de talent) qu’il faut soigner sa réputation comme un enfant nouveau-né ; et faire attention que cet être fragile ne soit point froissé dans la tourbe des gens pressés de parvenir. Toutes ces choses dont j’ai trop fait fi autrefois me sont clairement prouvées maintenant, et je m’aperçois que pour ceux qui ne sont plus bien rares sont les amis qui se bougent. Je crois que si le Mercure voulait reprendre cette publication en en partageant les frais avec vous ce serait à tenter. Je ne me suis jamais bien expliqué non plus pourquoi la publication des lettres dans la revue avait cessé tout à coup. J’avais envoyé des manuscrits à ce sujet et ils ne m’ont même jamais été retournés (préfaces). Je m’étonne fort de ce désintéressement qui a tout étouffé au Mercure, après la mort du cher poète Aurier. J’ignore si vous savez à ce propos qu’Aurier (le seul homme qui ait bien compris et exprimé nos tendances, en somme) était une de mes conquêtes et que les dessins de Van Gogh avaient été son premier emballement de notre côté. Plus tard Gauguin fut assez adroit pour accaparer Aurier, mais il n’oublie jamais Van Gogh ni les autres et il fut en définitive notre champion au Mercure.
On n’apprécie vraiment les gens que quand ils ne sont plus. Vincent mort, Aurier mort, des articles ont retentis dans les grands journaux, Mirbeau, Roger Marx etc., puis silence. Aujourd’hui notre art fait le tour du monde mais on nous oublie tous.
Nous-mêmes, d’ailleurs, à part Gauguin qui reste avec Sérusier et ses élèves dans l’imitation du crépon et des sculptures cambodgiennes, nous avons évolué vers l’art classique, sentant là la grande force de l’avenir, l’art classique de Manet, de Puvis, de Corot, l’art classique si mal compris jusqu’alors. Nous avons un peu dépité par nos recherches et nos rappels des vieux maîtres qui nous enseignaient le savoir. Denis et moi avons été plus appréciés par les uns, nos ennemis, moins aimés par les autres, nos amis de la première heure. Désireux de prouver que nous pouvions acquérir, mieux que les bons élèves des écoles, la Science, la vraie, celle des hommes suprêmes d’autrefois, nous avons été aux musées, attentifs à la leçon muette des œuvres. Alors on ne nous a plus compris, on a crié au pastiche, au plagiat, à l’imitation ; et pendant que les élèves des Beaux-Arts faisaient du Symbolisme, ce Symbolisme crée par nous, nous avons fait tranquillement nos classes chez les grands maîtres rêvant un retour à l’art de tradition, à la grande peinture, à l’art classique, c’est-à-dire complet. Avons-nous les reins assez solides pour vaincre ? Je ne sais, mais nous sortirons de là, en tous les cas, si nous sommes réellement des artistes, les œuvres plus assises, la tête plus forte sinon la bourse garnie ; car le bon public n’aime pas les choses profondes, longues ou sérieuses. Pour ma part : quoique l’on pense de mon effort, je suis prêt à tout accepter pour monter à ce piédestal des grands peintres (je n’entends pas par l’imitation ni le pastiche, mais au contraire par la poursuite de leur idéal de perfection, d’âme et de sentiment aussi par la perfection plastique, dans la plus absolue simplicité). Mais patience, une heure viendra, et je l’espère avidement, où l’un de nous, si ce n’est moi, conciliera l’effort prodigieux, des recherches techniques modernes avec la profondeur d’observation et d’âme des anciens. Telle est mon ambition, que je sais n’avoir pas réalisée, les moyens n’étant pas encore entièrement acquis. Vous avez vu à Venise cette admirable Crucifixion de Tintoret, ne vous êtes-vous pas dit : la peinture moderne auprès de ça (Delacroix et Puvis hors de cause), qu’a-t-elle qui puisse nous faire dire que notre art a trouvé sa voie ? Partout du métier sans âme, sans originalité, ou de l’originalité maladive, intéressante, surprenante, contrefaite même, mais le grand art nulle part, son rêve nulle part. Les uns cherchent à charmer nos sens, les autres notre soif de curiosité, mais bien peu s’attaquent à notre âme, et surtout si nous avons une grande âme. J’admire tout ce qui est beau dans les recherches modernes, depuis le ton le plus fin, le plus rare jusqu’à la ligne la plus élégante, mais je me demande ce qu’il subsistera de tout cela le jour où l’on voudra ouvrir les musées à l’art nouveau. Je reconnais la splendeur des plus étranges et superbes tempéraments, je les chante tous, Monet, Cézanne, Renoir, Sisley, Guillaumin etc. tous, comme des âmes d’artistes, mais ont-ils vraiment possédé le grand idéal que l’École de nos jours n’a pas pu sentir non plus ; plus que Gérôme, que Duran, que Meissonier ont-ils ouvert les yeux dans le grand art ? À part une personnalité indéniable (ce qui n’est qu’une curiosité de second ordre en somme, l’originalité ne valant pas la perfection, laquelle, fatalement, va vers l’impersonnel) (exemple les statues grecques), à part une préoccupation constante de la nature (la nature n’est pas l’art), bien vue et bien sentie, quelles conceptions ont-ils eues, où sont leurs Sixtines ?, leurs campos-santos (ou campi santi) ? Giotto, dans toute sa maladresse, n’en a-t-il pas dit plus qu’eux ? Ce qu’il importe de confesser en art, c’est la vision du Beau, du surnaturel ou de la vie (de la vie pensée). Les mouvements de Rubens sont impossibles, ils sont nés des désirs d’une volonté intérieure plus que des désirs d’un corps. Rubens a surpassé la nature par le mouvement, comme Giotto par l’immobilité. Chez l’un fanfares, orchestre wagnérien et héroïque, chez l’autre solitude, paix, recueillement monastiques. Giotto c’est la ligne qui prie. Rubens c’est la ligne qui agit. Son nom rubeus (rubescent en latin), signifie rouge, c’est-à-dire sang, c’est-à-dire vie, mais vie exagérée, vie impossible à l’homme dans notre vie : vie intérieure donc... (...)

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À André Maire

s.d. [début 1917]

Mon cher André,*
(...) Je vous envoie quelques avis concernant votre art et vos études. Je souhaite que vous les suiviez, car je les crois conformes à vos dons et à votre tempérament. Les voici.
Fuyez la basse exactitude, le dessin linéaire. En toute chose laissez la place avant tout à votre imagination, au tempérament. Votre imagination, c’est votre génie. Vous avez dans vos dessins une merveilleuse mine à exploiter. Tâchez de les traduire en peinture. Faites-en des préparations très larges, très franches, à gros effet et à grosses touches avec des noirs chauds et des taches de lumière. Et puis glacer sur tout cela, quand c’est bien sec. Vous arriverez à de magnifiques peintures. Ne procédez pas autrement en peignant qu’en faisant vos dessins. Soyez libre. Usez de la nature pour étudier. Quand vous peignez, écartez de vous une exactitude scrupuleuse. Vous ferez des fautes, mais vous aurez aussi des résultats superbes. Ce qu’il faut, c’est étudier en dehors de toute servitude du contour, par des taches. C’est la lumière qui peint et elle procède par taches de valeur sur fond d’ombre. Partez donc du sombre et remontez au clair. Que vous fassiez n’importe quoi, procédez ainsi et vous ferez de la vraie peinture. Dans les Hollandais ne regardez que Rembrandt, en Italie que Titien, en Espagne que Greco. Ce sont les peintres de pure essence pour l’huile. Les autres ont un métier de fresque, il faut les admirer pour des qualités de génie et d’un autre genre [sic], mais ne pas procéder comme eux. Pour avoir de beaux glacis ne craignez pas les grands empâtements dans la lumière et des ombres bien soutenues et profondes. Une ombre sans glacis est toujours opaque. Il faut glacer avec des laques : laque jaune, laque carminée, outremer ou Prusse. Avec cela on fait tous les tons. Ne réempâtez jamais sur des glacis, cela fait des opacités, ou alors reglacer. Je sais qu’il est fort difficile de glacer. Voici la meilleure manière : Il faut couvrir toute l’étude, lorsqu’elle est séchée à fond, d’huile de lin mêlée de siccatif de courtai et d’un peu d’essence (le moins possible, l’essence attaquant la préparation). Cela fait, essuyez légèrement la surface couverte avec un chiffon qui boit. Puis applique les glacis sans les délayer dans l’huile sur la palette - ils se délaieront dans l’huile restée sur la toile (ceci est urgent pour avoir des glacis puissants). Il faut jeter les tons que l’on glace plutôt que les étaler. Si on les fatigue ils perdent de leur fraîcheur ; en outre, plus on frotte plus on enlève. J’ai remarqué que vous ne parvenez jamais à bien glacer, parce que vous délayez le ton avec de l’huile sur la palette et l’étendez ensuite. Il faut absolument éviter cela. Rien n’est difficile comme de bien glacer. Il m’a fallu dix ans pour l’apprendre. Et c’est cette difficulté qui rebute tous les peintres et qui les rejette dans le plâtre de la pâte.
Je vous répète qu’il faut glacer avec de larges brosses et avec une grande liberté. Si l’on voit les trainées de la brosse cela est encore plus beau que si c’est lisse. En voici la raison. Si l’on lisse, cela donne un aspect de chromo. Il faut dans les tons réagir contre le pisseux. Pour y arriver il faut de gros tons entiers : vert, violet, jaune, rouge, rose, tirés d’une trinité de couleurs (celle que je vous ai dite) ainsi il y a union et opposition. Il faut remonter les ombres et l’effet par des glacis foncés, en finissant. Le noir glace bien, il donne de beaux gris aux tons trop avancés ; mais il faut lui préférer le bitume qui est sans danger quand on le glace seulement. Il ne faut faire ceci que lorsque tout ce qui est coloré est sec. Je souhaite que vous observiez bien ce que je vous dis là. Alors vous réussirez un tableau. Jusqu’ici vous n’y êtes pas arrivé quant à la couleur. Le glacis vous a gêné.

Donnez-moi des nouvelles de votre service militaire. Et recevez les amitiés de celui qui voudrait vous voir arriver tout à fait à bien.

É. Bernard

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* André Maire (1898-1984) rencontra Bernard lorsqu’il étudiait à l’École de dessin de la Place des Vosges. Élève d’André Devambez à l’École des beaux-arts, il fréquenta Bernard, qui devint le mentor du jeune peintre. André Maire fut mobilisé au front fin en 1917 et en 1918-19 accompagna l’infanterie coloniale en Indochine. Il devint professeur de dessin à Saigon avant de rentrer en France. Il accompagna Bernard à Venise en 1921 et y épousa la fille de l’artiste, Irène, en octobre 1922. Développant un style décoratif très personnel, Maire établit sa réputation comme peintre-voyageur, spécialiste de la représentation des monuments historiques et de la vie quotidienne, surtout en Asie et en Afrique.

© Éditions Les Presses du réel

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