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A la Une, Collections épistolaires

édition du 7 mars 2001

On s’en est aperçu : les livres de correspondance, qu’il s’agisse de "vraies" lettres ou de fiction, ne sont pas rares. Les genres littéraires sont généralement soutenus chez divers éditeurs par des collections, qu’en est-il du nôtre ? A l’occasion du Salon du livre, une courte enquête s’est montrée assez décevante : si les collections de "polars" ou de récits de voyages abondent, l’épistolaire, lui, est le plus souvent dispersé à travers les catalogues...

La collection la plus fournie est "Lettres ouvertes", chez Albin Michel. Avec 23 livres disponibles depuis 1982, des auteurs connus (Mgr Gaillot, Max Gallo, Cavanna...) et un style parfois polémique, elle paraît bien installée, mais est-on encore dans l’épistolaire proprement dit ? Les collections dédiées à ce genre particulier sont souvent de type universitaire, comme, aux PUF, celle du Centre de recherches, d’étude et d’édition des correspondances du XIXe siècle, qui a publié Vigny, Lamartine ou Musset. Ou aux Presses de l’université Blaise Pascal de Clermont, les Cahiers d’étude des correspondances, qui présentent des lettres inédites et des études sur le genre. Quant aux "Epistolaires", chez Actes Sud, c’est la seule collection destinée au grand public ; on y trouvera des lettres de Vivant Denon, Mirabeau, ou Musset.


rosinedebray

Et puis il y a "Epîtres", aux Presses universitaires de France. Dirigée par les psychanalystes Jean Cournut et Claude Le Guen, elle se veut "un lieu d’accueil pour des textes originaux traités dans un style incisif, parfois critique, favorisant un débat, une réflexion stimulante et enrichissante pour les lecteurs". Douze titres y sont disponibles, le dernier étant l’Epître à ceux qui somatisent de la psychanalyste Rosine Debray.

Autre concept, celui des livres à poster. Il avait été développé, il y a une vingtaine d’années, par la petite maison angoumoise Deleatur, qui proposait des "Nouvelles Postales" : un court texte d’écrivain, à envoyer aux amis par la poste. Parmi les auteurs, il y avait Yak Rivais, bien connu des jeunes lecteurs. Deux éditeurs reprennent aujourd’hui l’idée. D’une part, les "Poids plume" de Marabout, de petits livres de 32 pages à 19 F où tout est prévu, rabat autocollant, première page pour la correspondance, quatrième de couverture pour l’adresse. Même l’affranchissement (4,50 F) est précisé. Les textes sont variés ; citons ce Goût de la Provence de Paul Cézanne, de Gilles Plazy et Bernard Naudin, avec recettes et photos alléchantes. "Messages de bonheur", chez Albin Michel (59 F) est assez similaire. Ces petits livres de 35 pages, pesant 120 g, sont déjà ciblés comme l’indique leur titre : Pour ma mère, Pour mon père, pour sa naissance... Des lettres écrites d’avance, en quelque sorte. S.J.