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Entretien avec Jean-Luc Barré
Propos recueillis par Nathalie Jungerman

 

Jean-Luc Barré Jean-Luc Barré
© photo. N. Jungerman, février 2013

Écrivain et historien, Jean-Luc Barré a publié de nombreuses biographies dont celle de François Mauriac Biographie intime en deux volumes aux éditions Fayard (2009 et 2010), pour laquelle il a reçu le Prix des Éditeurs, le prix de la biographie du Point, le prix de la biographie de l’Académie française et le prix François Billetdoux. Il est l’auteur d’un livre d’entretiens avec Jean Mauriac, Le Général et le journaliste (2008). Fondateur de la collection « Témoignages pour l’Histoire » aux Éditions Fayard, il est aujourd’hui directeur de la collection « Bouquins » chez Robert Laffont.

La Correspondance intime de François Mauriac - publiée en septembre dernier chez Robert Laffont dans la collection « Bouquins » que vous dirigez - vient de recevoir le Prix Sévigné. Quelques mots sur cette attribution qui couronne le travail de Caroline Mauriac ?

Jean-Luc Barré La correspondance est un genre littéraire qui ne touche pas un vaste lectorat et donc tout ce qui peut permettre d’accompagner, de soutenir la publication d’un volume est bien venu. Le travail que fait la Fondation La Poste est très important pour nous, éditeurs, et le Prix Sévigné me paraît le mieux approprié pour couronner une correspondance comme celle-ci qui est une véritable révélation. Grâce aux volumes déjà parus, on connaissait les lettres de l’écrivain, mais c’est la première fois que la correspondance est envisagée comme une œuvre à part dans l’œuvre de Mauriac. Ce Prix est en effet une consécration qui couronne le travail de Caroline Mauriac (l’une des belles-filles de l’écrivain). Elle a retrouvé les lettres, après avoir sollicité les différents destinataires, les a rassemblées, annotées et présentées. Caroline Mauriac n’était ni professeur, ni historienne, mais simplement une lectrice admiratrice de son beau-père, qui a réalisé le travail que fait le spécialiste d’un auteur. Elle s‘est lancée dans cette entreprise avec candeur mais aussi avec le plus grand sérieux. Et une formidable liberté. Déterminée à révéler un grand nombre de lettres permettant de montrer Mauriac sous toutes ses facettes, sans préjugés, elle est allée contre un interdit familial qui refusait la parution de certaines d’entre elles. L’œuvre de l’écrivain la passionnait depuis son adolescence et Le Jeune homme était son livre préféré. Elle a connu François Mauriac à la fin de sa vie. Elle a épousé son fils, Jean. C’est une passion littéraire qui s’est mêlée à une relation familiale.

Caroline Mauriac a donc rassemblé pendant plusieurs décennies les lettres que l’écrivain a écrites tout au long de sa vie. Elle a publié deux volumes de correspondance en 1981 et 1989 chez Grasset, sous le titre Lettres d’une vie. Dans Correspondance intime, la première lettre date de 1898 et la dernière de 1970. Un volume qui compte près d’un millier de lettres dont une centaine sont inédites... et de nombreux destinataires. Cette Correspondance complète la biographie de Mauriac que vous avez publiée en 2009. Avez-vous contribué au choix des lettres ?

J-L. B. Je n’ai pas participé au choix des lettres même si je suis le biographe le plus récent de Mauriac et l’éditeur de cette correspondance. J’ai respecté la sélection de Caroline. Par contre, j’ai choisi le titre « Correspondance intime » qui faisait allusion, bien sûr, à la biographie que j’ai écrite, « Biographie intime ». Mais nous n’avions pas, elle et moi, la même idée de l’intimité de François Mauriac. Ce que j’ai pu dire sur l’homosexualité de l’écrivain, elle ne le partageait pas, sans pour autant émettre le moindre jugement moral. Par exemple, elle tenait absolument à publier - elle a parfaitement bien fait - quelques lettres de François Mauriac évoquant une relation amoureuse avec une autre femme. C’était une manière chez elle de dire « voyez, il aimait aussi les autres femmes », à quoi j’ai répondu « mais bien sûr, il aimait les femmes puisqu’il a aimé sa femme. » Il n’empêche qu’il a aussi aimé les jeunes hommes. Elle m’avait donné pour l’élaboration de mon travail biographique son dossier de correspondance dans lequel il y avait toute une série de « pièces à conviction », mais elle n’en avait pas fait une interprétation aussi poussée que la mienne. Une partie des lettres était encore inédite. Elle avait choisi à l’époque de ne pas les publier soit parce qu’elle ne les trouvait pas intéressantes, soit parce qu’elle voulait en différer la publication. Elles sont à présent dans le volume Correspondance intime. Il est clair qu’un tabou a longtemps pesé sur l’écrivain, sur sa mémoire. Il y a des sujets qu’on n’abordait pas. Caroline s’était fait un peu réprimander je crois par une partie de la famille, car elle avait publié une lettre adressée à Marcel Proust - qu’on trouve également dans ce volume - et dans laquelle Mauriac évoque à mots couverts, mais de manière assez transparente, le fait qu’il partageait les mêmes tendances que celles de Proust mais qu’à la différence de son aîné, il devait tout de même tenir compte d’une famille. « Vous ignorez ce que c’est quand on n’est pas comme les autres d’avoir la vie de tout le monde (...). Cette lettre est déjà un début de révélation. Caroline l’avait publiée par honnêteté.
Quand, à la fin de sa vie, François Mauriac a demandé qu’on lui restitue des lettres, certains destinataires se sont fait beaucoup prier et d’autres ne les ont jamais rendues. Du fait même qu’il n’était pas « passé aux aveux », ces lettres qui révélaient une partie de sa vie, pouvaient presque devenir des éléments de chantage. C’est ainsi qu’elles circulaient, de façon un peu clandestine, et entretenaient toutes sortes de rumeurs qui inquiétaient Mauriac.

En quoi son homosexualité était intéressante à révéler ?

J-L. B. Elle n’a d’intérêt que parce qu’elle dissipe un malentendu sur François Mauriac, qui voudrait que ce soit un écrivain catholique, une sorte de bien pensant, gardien de la morale... Malentendu qui explique d’ailleurs pourquoi on le lit moins aujourd’hui. Certes, on a affaire à un grand bourgeois, mais avec des contradictions, des paradoxes ; à une icône du catholicisme, mais en même temps c’est un trublion au sein de l’Église ; à un homme de droite, mais il a souvent soutenu la gauche... Donc c’est un personnage extrêmement rebelle, sulfureux, et pour bien saisir son œuvre, il faut bien connaître sa vie. On ne peut pas comprendre François Mauriac si l’on ne comprend pas le secret de sa vie. La manière de rendre à cette œuvre sa jeunesse et sa vitalité, c’est de lui rendre sa vérité. Sa vérité, c’est l’histoire d’un homme qui se projette dans ses personnages, qui est présent dans chacun d’entre eux. Le plus beau personnage est sans aucun doute Thérèse Desqueyroux. Elle est complètement décalée avec sa famille, elle est dans la solitude, un peu dans la rébellion, dans la distance, la révolte, la dissidence, elle porte en elle une différence... Mauriac se raconte dans ce personnage. Il était évidemment différent par sa sensibilité homosexuelle ; et dans tous les moments de sa vie, il est dans une émotion très forte liée à sa passion de l’adolescence, la sienne et l’adolescence tout court. Son premier livre s’intitule L’adieu à l’adolescence et le dernier, Un Adolescent d’autrefois...
Il était temps de « dépoussiérer » son œuvre, de restituer sa vérité qu’il n’a jamais pu exprimer de son vivant à cause des interdits familiaux, sociaux, moraux et religieux qui l’assiégeaient. D’autant plus que les ennemis de Mauriac ne se privaient pas de faire des sous-entendus. Et les amis, croyant le défendre n’en parlaient pas, c’était pire encore, alors qu’il n’y avait rien évidemment qu’on ne puisse pas dire.

À Jacques Petit en décembre 1969, à propos de la correspondance avec Paul Claudel (publiée de son vivant), François Mauriac écrivait : « je suis accablé par l’idée que je donne de moi en des lettres vraiment très intimes et qui touchent au sujet réservé ». En même temps, Mauriac affirmait que la lettre est un « genre faux », que les écrivains y prennent la pause...

J-L. B. C’est toute l’ambiguïté de Mauriac. Dans Les Nouveaux mémoires intérieurs, par exemple, qui fait partie de ses plus beaux livres, il parle à plusieurs reprises de l’indicible. C’est comme une personne qui passerait son temps à vous dire qu’elle a un secret sans le nommer, contrairement à quelqu’un qui a un secret et qui n’y fait jamais allusion. Mauriac n’a pas cessé d’y faire allusion. Il désignait l’indicible pour chercher à s’en délivrer. Il n’a pas pu. Il ne s’agit pas d’un manque de courage, mais plutôt d’un jeu. Par exemple, lorsqu’il donnait son avis aux jeunes écrivains, il leur déconseillait de raconter d’emblée leur vie. Il leur disait « une fois que vous serez passé aux aveux, que vous restera-t-il pour la suite de votre œuvre ? » Autrement dit, le fait de ne pas passer aux aveux permet de faire l’œuvre. Chaque fois qu’il laissait sciemment s’échapper un aveu, il avait l’air de le regretter en mettant la main devant sa bouche comme un homme qui bat sa coupe. On retrouve ce jeu mauriacien dans les lettres. Il faut savoir décrypter les révélations, aussitôt regrettées. Cette vérité interdite fait partie de sa vérité propre.
La correspondance n’est pas un « genre faux » car elle n’est pas destinée à être publiée. Les lettres de Mauriac éclairent beaucoup plus que son autobiographie qu’il s’est empêché d’écrire. Quand il entame la rédaction des Mémoires intérieurs, il dit « écrire son autobiographie c’est tout dire ou ne rien dire, alors je ne dirai rien. » Cela signifie qu’il y a quelque chose d’important à dire ! Bien sûr, un écrivain est toujours en train de poser, il n’y a pas un journal ou une correspondance pour lesquels un auteur n’ait pas l’arrière-pensée d’une œuvre, donc d’une certaine mise en scène, évidemment. Mais les lettres qu’on écrit dans les moments de tristesse, dans les moments de détresse, de solitude, les lettres d’amour... ne sont pas une pose. Cette correspondance est intéressante parce que c’est sa meilleure autobiographie.

Les lettres à Jeanne Lafon qui deviendra Jeanne Mauriac sont très tendres.

J-L. B. Oui, et là il est très sincère. Il a profondément aimé sa femme. Les plus belles lettres de cette correspondance sont les lettres à Jeanne dont certaines sont inédites, ainsi que celles adressées à quelques jeunes hommes qui ont compté pour lui, Bernard Barbey, Louis Clayeux... Les lettres adressées à ses enfants sont très affectueuses aussi et sont une manière de leur parler. La lettre est également un moyen de dire aux autres ce qu’on n’ose pas leur dire dans la vie quotidienne.

Mauriac écrit (cité par Caroline Mauriac dans sa présentation) : « La moindre lettre de mon adolescence, la moindre phrase écrite il y a des années et citée sans référence, je la reconnais aussitôt comme mienne, je n’ai pas le sentiment d’avoir été un autre » (Cahier inédit de 1940). Peut-on parler d’une continuité dans ses lettres, d’une unité ?

J-L. B. Oui parce que Mauriac trouve ses mots, ses images, son style très jeune. Évidemment, il n’a pas cessé de progresser, mais il a très tôt son univers : les Landes, une famille, un milieu ; et au fond, le ton reste analogue même si la vie s’enrichit d’expériences. Je crois que de ce point de vue-là, ce n’est pas quelqu’un qui a évolué, mais qui s’est approfondi.

On lit dans Correspondance intime une lettre adressée à son frère qui lui a reproché de faire trop allusion à leur famille dans Le Mystère Frontenac...

J-L. B. Son œuvre romanesque ne se constitue qu’à travers sa famille, à travers ce milieu, cette province qui sont autant d’interdits qui font que cet écrivain est d’une certaine manière un démystificateur. Il ne peut pas être autrement puisque autour de lui il n’y a que des « bouches cousues ». L’interdit majeur, c’est le péché de chair. Toute l’œuvre de Mauriac repose sur la sexualité, pas la sexualité au sens érotique du terme, mais la sexualité comme élément de souffrance, de solitude, d’interrogation, de doute, de tourment...

Nombreuses sont les lettres dans la correspondance qui évoquent Dieu, une quête spirituelle... un ardent désir d’une fidélité au Christ.

J-L. B. Dans son enfance, Dieu est cette puissance tutélaire qui surveille les enfants et surtout les mauvais gestes, les mauvaises pensées. Mauriac est hanté par cette idée de péché. Quant au Christ, il est presque amoureux de lui. Le Christ incarne la figure du juste, du libérateur, du rédempteur, c’est une figure solaire, libératrice. Dieu est une figure plus autoritaire.

En même temps, il écrit dans une lettre (p.31) à Robert Vallery-Radot : « J’aime... tout ce qui est excessif et hors nature, tout ce qui est le paroxysme de la misérable sensibilité humaine et qui m’en fait toucher le bas-fond ».

J-L. B. Quel aveu ! Prenez n’importe quel sujet comme par exemple, Le Sagouin, Destins, Les Anges noirs, les personnages sont tous décalés, maudits, dissidents. Il a écrit sur la marginalité. Cet homme qui avait le sens de la dérision, de l’ironie, avait surtout le sens de la lucidité.

Ou encore à son épouse, Jeanne Mauriac, en 1922 (p.176) : « Je peins des êtres au fond de l’abîme. Mais au fond de l’abîme, ils voient le ciel ».

J-L. B. Il ne peint que des êtres au fond de l’abîme et pour ne peindre que ça, il faut soi-même être un personnage des abîmes. Mauriac qui était académicien, avait la légion d’honneur, le Prix Nobel..., était lui-même profondément ambigu, ambivalent, au sens où il était difficilement cernable. Il naît entre une mère et un père qui sont à l’opposé l’un de l’autre, il vit entre la ville et la campagne, il est toujours au confluent de quelque chose, donc il est toujours entre deux eaux. Et il a construit son œuvre sur l’ambiguïté. Tous ses personnages sont ambivalents.

La nature est très présente dans l’œuvre de Mauriac...

J-L. B. Mauriac a baigné dans la nature. Voilà un écrivain chrétien qui est presque païen au sens premier du mot, pour qui le dieu de la nature n’est pas inconciliable avec Dieu. D’ailleurs, sa fascination pour les arbres est très significative. Jeune ou même vieux, il embrassait les arbres, les tenaient comme des êtres vivants. Il y a une similitude étonnante avec le Christ quand il parle à un moment donné des pins qui saignent. La nature est un élément essentiel pour François Mauriac. Il donnait l’impression d’être toujours un peu fragile, souffreteux, mais il avait en lui une espèce d’énergie vitale qui s’identifiait beaucoup à la nature. Il était profondément sensuel et la nature lui réveillait les sens. Les lieux où se déploient ses personnages sont hantés par les Landes, les forêts de pins, les étangs, les chemins sans issue, les parfums etc. Il arrive que les êtres humains chez Mauriac se perdent dans la nature. Elle est obsédante. Il y a une relation étroite entre elle et les personnages.

Pouvez-vous nous parler du genre biographique ? Vous avez dit dans une interview : « c’est un genre majeur qui tient un peu du romanesque et qui a une part autobiographique... »

J-L. B. Le genre biographique tient du romanesque parce qu’il s’agit d’une recréation et non d’une accumulation de faits. On réinvente son personnage à ceci près qu’on se fonde sur des documents authentiques, que tout n’est pas inventé bien sûr, mais que tout d’une certaine manière est mis en scène. On interprète les faits, on les analyse, on en retient certains, on en supprime d’autres. Il faut avoir l’intuition de son personnage afin de comprendre ses secrets, ses masques, pouvoir les cerner et les interpréter, comme pour l’invention d’un personnage. J’ai une formation d’historien et j’ai le goût de la rigueur historique. Un fait est un fait... Pour ma part il n’y a rien de romancé dans ce que j’écris, mais tout est romanesque parce que les grandes vies sont romanesques. Le genre biographique ne peut être lui-même que romanesque.
Quant à la part autobiographique, elle existe sans aucun doute. Les sujets dont on parle sont des sujets qui touchent à votre vie intime, à vos propres engagements, à vos sensibilités. Mauriac a dit - quand il écrivait sa biographie de Racine - que le chemin pour accéder à un personnage passe par notre propre chemin. C’est évident qu’on ne s’intéresse pas par hasard à telle ou telle personnalité.

Reste-t-il des inédits ?

J-L. B. Les Cahiers de jeunesse qui sont conservés à Bordeaux sont encore inédits et devraient être édités un jour ou l’autre. Ils mériteraient d’être connus car ils confirment un certain nombre de choses. Il reste encore beaucoup de lettres non publiées qu’on trouve notamment chez les marchands d’autographes. Et ce qu’il faudrait faire au-delà des inédits c’est de constamment rééditer l’œuvre de Mauriac. Il y a tout un travail à effectuer autour de cette œuvre dont, encore une fois, la modernité me paraît évidente.

Comment décririez-vous son style, son écriture ?

J-L. B. Je pense que ce n’est pas une coïncidence si Mauriac aimait Mozart. On peut reconnaître son style dans la musique du compositeur. Son écriture est une sorte de ruissellement extrêmement musical. Elle est poétique et très près de la nature, on y entend une sensibilité frémissante. Il y a également un mélange de violence et de douceur. On distingue, surtout dans les derniers livres, une volupté maîtrisée, à l’instar de la vie de Mauriac. Il y a aussi le style du polémiste. Il pouvait avoir des formules cruelles, exécuter quelqu’un en trois mots, avoir une ironie cinglante.

Que diriez-vous aujourd’hui à un futur lecteur de François Mauriac ?

J-L. B. Commencer par lire Thérèse Desqueyroux. Parce que Thérèse Desqueyroux est un personnage d’aujourd’hui. Elle préfigure la solitude de nos contemporains qu’on retrouve d’ailleurs dans les tableaux du peintre Edward Hopper où il règne une atmosphère silencieuse ; tous ses personnages sont seuls. Même quand ils sont deux, ils sont seuls. Chez Mauriac, il y a cette solitude des gens en rupture. Thérèse Desqueyroux est un livre très audacieux. Une femme, pour se libérer, va jusqu’à empoisonner son mari. Lire ce livre est une manière d’entrer tout de suite dans l’œuvre de Mauriac et de dépasser immédiatement tous les préjugés. On n’a pas affaire à un écrivain catholique au sens banal du mot ; bien sûr il a écrit une Vie de Jésus, Souffrance et bonheur du chrétien, mais je pense que le romancier n’est pas daté ou démodé, et il faut aller vers les œuvres essentielles. Ce n’est pas un hasard si le cinéma s’est emparé de Thérèse Desqueyroux, c’est aussi fort que Madame Bovary, dans un autre genre.
Destins et Le Nœud de vipères sont également des livres importants à lire.


François Mauriac
Correspondance intime
1898-juillet 1970

Réunie et présentée par Caroline Mauriac
Éditions Robert Laffont,
Collection « Bouquins » dirigée par
Jean-Luc Barré,
septembre 2012, 768 pages, 30 €

PRIX SEVIGNÉ 2012-2013
avec le soutien de La Fondation La Poste


François Mauriac
Lettres d’une vie
1904-1969
Édition établie et présentée par Caroline Mauriac
Éditions Grasset, 1981

François Mauriac
Nouvelles lettres d’une vie
1906-1970
Édition établie et présentée par Caroline Mauriac
Éditions Grasset, 1989

Jean-Luc Barré
François Mauriac, Biographie intime 1985-1940
Éditions Fayard, 2009

Jean-Luc Barré
François Mauriac, Biographie intime 1940-1970
Éditions Fayard, 2009


Sites internet

Association Internationale des Amis de François Mauriac
http://associationmauriac.free.fr/i...

Centre François Mauriac
http://malagar.aquitaine.fr/

Éditions Robert Laffont
http://www.laffont.fr/

Éditions Fayard
http://www.fayard.fr

Interview de François Mauriac après son prix Nobel de littérature - INA 4/11/1952
http://www.ina.fr/art-et-culture/li...

François Mauriac à propos de Mémoires intérieurs - INA 6/05/1959
http://www.ina.fr/art-et-culture/li...

François Mauriac : 1ère partie, Commencement d’une vie - INA 29/11/1962
http://www.ina.fr/art-et-culture/li...

François Mauriac : 2ème partie, Commencement d’une vie - INA 13/12/1962
http://www.ina.fr/art-et-culture/li...

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