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Entretien avec Jean-Yves Brancy
Propos recueillis par Nathalie Jungerman

 

Jean-Yves Brancy Jean-Yves Brancy, avril 2014
© Photo N. Jungerman

Jean-Yves Brancy est docteur en histoire contemporaine de l’université de Toulouse-Le Mirail et membre associé au Centre d’Étude des Correspondances et Journaux Intimes de l’Université de Brest. Ses travaux portent sur la correspondance de Romain Rolland. Il a réalisé en 2003 un mémoire universitaire qui propose une réflexion autour de l’idée européenne dans la correspondance Romain Rolland - Stefan Zweig entre 1919 et 1933. En 2011, il a publié un ouvrage intitulé Romain Rolland, un nouvel humanisme pour le XXe siècle qui s’intéresse à la correspondance de l’écrivain français avec de grandes figures emblématiques de l’entre-deux-guerres comme Tagore, Gandhi, Gorki et Zweig. Jean-Yves Brancy a établi l’édition de la correspondance entre Romain Rolland et Stefan Zweig en collaboration avec Mme Siegrun Barat (traduction des lettres en allemand de Zweig) aux éditions Albin Michel.

Vous avez établi, présenté et annoté la correspondance intégrale de Romain Rolland et Stefan Zweig. Un premier volume vient de paraître chez Albin Michel qui contient les lettres écrites entre 1910 et 1919. On constate dans ce corpus de lettres échangées en grande partie pendant les années du premier conflit mondial que Romain Rolland fait partie de la minorité qui s’est dressée contre la guerre et ses horreurs, dès septembre 1914. Il exprime dans sa correspondance son humanisme, plaide pour la réconciliation et la paix...

Jean-Yves Brancy Lorsque la guerre éclate en août 1914, peu de gens comprennent les enjeux profonds de ce conflit et sont prêts à se dresser contre lui. Personne ou presque ne peut imaginer ce qui allait se passer. Ceci explique d’ailleurs la façon dont ont réagi la plupart des intellectuels au début de la guerre. Beaucoup se sont ralliés à leur gouvernement dans l’Union sacrée, que ce soit en France ou en Allemagne, d’autres ont adopté un silence prudent. Quant à Romain Rolland, il sent très tôt la tension monter entre les différents États et l’évoque dans les trois derniers volumes de la suite romanesque Jean-Christophe qu’il écrit entre 1904 et 1912, et dont le héros est l’espoir d’une humanité réconciliée. À ses divers correspondants, il dit que ce problème franco-allemand va mal finir et arrive à la conclusion que l’entente entre les deux peuples est le fondement même de la paix en Europe : vision prémonitoire lorsqu’on connait la suite de l’histoire du 20e siècle. Quand la guerre éclate, il décide d’adopter une attitude pacifiste en cohérence avec la réflexion qu’il a menée les années précédentes. Au début de l’été 1914, il se trouve en Suisse, comme chaque année, pour traiter ses problèmes respiratoires et aussi pour rejoindre une Américaine avec qui il a une aventure sentimentale. Au mois d’août 1914, alors que l’affrontement embrase plusieurs fronts en Europe, l’écrivain se demande s’il va rentrer en France. La question du service militaire ne se pose pas : un grave accident fin 1910 et son âge, il a plus de 48 ans, font qu’il n’est pas mobilisable. Néanmoins, il ne peut rester sans agir. S’il rentre dans son pays, il ne pourra plus parler car la censure l’en empêchera. Il décide donc de rester en Suisse et de passer tout de suite dans l’action en écrivant son manifeste Au-dessus de la mêlée, publié quelques jours après la première bataille de la Marne, en supplément du Journal de Genève du 22 septembre. Par tous les moyens, Romain Rolland tentera de défendre la paix.

L’attitude de Zweig aux premiers mois du conflit est différente... Stefan Zweig affiche un patriotisme en phase avec l’Allemagne. Toute une série de lettres montrent leurs divergences. Ils s’écrivent malgré tout avec beaucoup de chaleur et de courtoisie...

J-Y. B. Zweig se trouve à ce moment-là sur les côtes de Flandres où tous les ans, il passe ses vacances auprès de l’écrivain Émile Verhaeren dans la campagne belge. La guerre le surprend. Dans son autobiographie, Le Monde d’hier, il affirme prendre le dernier train qui rentre en Autriche, à la fin du mois de juillet. Très vite, il se met à rédiger des articles pour la Neue Freie Presse dans lesquels il manifeste - comme ses collègues intellectuels - une espèce d’élan patriotique, emporté par le déferlement des passions guerrières. Il justifie par exemple l’alliance entre l’Allemagne et l’Autriche pour lutter contre l’encerclement des grandes puissances France - Angleterre - Russie. Romain Rolland, qui tombe sur l’un des articles de Zweig dans lequel il fait publiquement ses adieux à ses amis « en pays étrangers », va le sortir de sa torpeur en lui envoyant son manifeste Au-dessus de la mêlée et en lui rappelant leur idéal commun : « Je suis plus fidèle que vous à notre Europe, cher Stefan Zweig, et je ne dis adieu à aucun de mes amis ».
Paradoxalement, ce désaccord favorise la relance de leur correspondance qui reprend de plus belle - Zweig envoie d’ailleurs de très longues lettres - et se poursuit sans interruption jusqu’en 1940. 310 lettres composent ce 1er volume dont 67 écrites en allemand en raison de la censure exercée en Autriche. J’ai fait appel à Mme Siegrun Barat, diplômée des universités de Paris et de Cologne, pour la traduction en français. La correspondance ne dépasse pas une dizaine de lettres par an avant la guerre, mais entre septembre et décembre 1914, il s’en échange 35 et plus de 70 pendant l’année 1915. Ce qui est fondamental dans ces échanges c’est que malgré ce déchaînement de haine et de passion, les deux hommes ont réussi à maintenir dans l’adversité le sentiment d’humanité et de fraternité avec lequel leur relation avait débuté avant-guerre. Zweig appelle rapidement Rolland « Mon cher maître ». Il a une attitude de disciple vis-à-vis de l’écrivain français qu’il vénère.

Grâce à la lucidité de Romain Rolland, leurs idées se rejoignent sur le plan humanitaire. Leurs échanges épistolaires témoignent de leurs engagements sociaux et de l’aide qu’ils apportent aux prisonniers et à leurs familles, aux enfants de Vienne...

J-Y. B. Dès que Romain Rolland l’a encouragé à revenir aux principes humanistes que l’écrivain français n’a jamais cessé de défendre, Stefan Zweig retrouve foi dans les valeurs de paix et se met à l’action. Il se lance dans des recherches sur les populations civiles des territoires envahis (Nord et Est de la France), déportées en Allemagne. Au début, il a du mal à croire ce que lui raconte Romain Rolland, notamment en ce qui concerne les dégradations sur les monuments français et belges (la Cathédrale de Reims, la bibliothèque de Louvain...), les durs traitements auxquels sont soumises les populations civiles. Zweig est à Vienne et ne lit que la presse autrichienne. Il n’a pas un point de vue objectif.
Romain Rolland, qui de la Suisse lit les journaux de tous les pays, essaye de lui ouvrir les yeux, mais Zweig argumente, contredit, et pense que les Allemands ne seraient pas capables de tels actes. Ses lettres montrent aussi qu’il a parfois des moments de désespoir, de profond pessimisme quand il pense au risque d’épidémie, aux nouvelles du front qui sont incertaines, aux anciens amis qui se rallient au bellicisme, à « l’échec de la guerre courte », à la Galicie, quand il visite les hôpitaux militaires... Romain Rolland dans ses réponses essaye de lui rendre espoir.

Zweig admire beaucoup Romain Rolland « ce que vos lettres signifient pour moi, j’ose à peine vous le dire. Je sens seulement que vous Romain Rolland, par simple contact, vous éveillez en moi ce qu’il y a de meilleur... »
À la fin de la guerre, il entreprend la biographie de son « cher maître »...

J-Y. B. Cette biographie sortira en 1920 en Allemagne, et en 1929 en France. C’est en 1907 que Zweig a découvert l’œuvre de Romain Rolland ; il est en Italie, invité à Florence par une amie sculptrice chez qui il trouve par hasard les Cahiers de la Quinzaine, qui publient les premiers volumes de Jean-Christophe. Zweig tombe sous le charme de ce roman dans lequel il est question de l’Allemagne et du Rhin et dont le héros, Jean-Christophe Krafft, est un musicien allemand. Lui qui était un amoureux inconditionnel de la littérature allemande ne pouvait qu’être séduit par ce récit et il souhaite à tout prix faire la connaissance de son auteur. La rencontre aura lieu en 1911. Au moment où il part pour les États-Unis en voyage, il s’arrête à Paris et rend visite à Romain Rolland. Il en parlera dans son autobiographie et fera un portrait très idéalisé de l’écrivain, avec d’ailleurs quelques confusions concernant ses relations universitaires. Il écrira également que sans Romain Rolland, ni sans sa compagne Friderike (von Winternitz), il ne sait pas s’il aurait pu surmonter l’épreuve de la Première Guerre mondiale.

Romain Rolland écrit à Zweig en avril 1915 : « Comme j’aime votre compréhension et votre humanité ! Ainsi que vous, j’ai le plaisir même aux différences d’opinion qui peuvent exister entre nous, car elles nous font sentir davantage encore notre unité profonde. »

J-Y. B. Romain Rolland était un homme foncièrement bon, d’un humanisme fervent dégagé de toute considération partisane, mais il a été mal compris. Toujours en marge des discours de la pensée dominante, il a eu beaucoup de détracteurs et en a été certainement un peu aigri. Il n’a pas pris parti, ni pour la France ni pour l’Allemagne, il a voulu être neutre en essayant de montrer à l’opinion la bêtise qu’il y avait de s’engager dans une telle guerre. Rapidement, il a été en butte aux attaques d’une presse chauvine, nationaliste, du côté français comme du côté allemand. Il était pris entre deux feux. L’amitié que Zweig lui témoigne le réconforte car il se voit abandonné au même moment par ceux qu’il croit être ses amis.

Stefan Zweig pressent que le sort réservé aux juifs va être terrible dans les années à venir et écrit à Romain Rolland : « La tragédie juive ne fera que commencer avec la paix » ; « Une grande tragédie débutera ici avec la fin de la guerre, je la vois arriver, et personne ne pourra l’empêcher à l’heure actuelle. La malédiction de Babylone s’accomplira à nouveau. »

J-Y. B. C’est une période où les armées austro-hongroises reprennent les territoires qui avaient été conquis par les Russes. Zweig découvre que les populations juives de Galicie ont été maltraitées par les soldats russes, notamment par les Cosaques. Il n’est pas très optimiste quand il comprend ce qu’il advient de ces gens. Avant son voyage en Galicie, il avait vu ces populations qui fuyaient les Russes, arriver aux portes de Vienne. Il écrit : « ces bandes de mendiants en haillons, ces expulsés, ces gens terrifiés qui arrivent, ce sont des juifs qui fuient les répressions. » «  On a passé sous silence la Galicie où, depuis le premier jour, des armées gigantesques avancent et reculent, et où les Russes ont causé des ravages sans précédents. » Romain Rolland plaide pour la Belgique dans ses lettres. Zweig lui rappelle qu’il n’y a pas que les Belges et que la population juive et polonaise de Galicie souffre. C’est un faux point de désaccord, il aurait fallu admettre les deux vérités. Des juifs sont arrivés en Suisse et ont pourtant commencé à parler de leurs persécutions rencontrées en Galicie mais Romain Rolland était moins conscient de leur sort que de celui des Belges. Il dit finalement dans une lettre qu’on ne peut pas s’intéresser à tout le monde, que la Belgique est plus proche de la France et que c’est à Zweig de mettre l’accent sur cette souffrance du peuple juif en Galicie.

Cette correspondance permet de redécouvrir Romain Rolland, prix Nobel de littérature et promoteur de l’unité culturelle européenne dont l’œuvre n’est plus beaucoup lue... Zweig s’est occupé de la promouvoir en Allemagne...

J-Y. B. J’espère en effet que cette correspondance permettra de redécouvrir ce grand écrivain, grand bien sûr par ses œuvres littéraires mais aussi par ses prises de position, ses articles. C’est un être très complexe qui se laisse difficilement approcher et plus on entre dans la connaissance de son œuvre, plus on a envie de connaître l’homme. Quand ils se rencontrent à Paris en 1911, Zweig et Rolland parlent évidemment de leur œuvre respective. Le jeune écrivain, en quête d’idéal, est enthousiasmé par Jean-Christophe et se dit qu’il faut absolument que les pays germanophones connaissent cet ouvrage. Il propose à Romain Rolland de trouver un traducteur et d’aider à la publication. Depuis de nombreuses années déjà, il s’intéresse aux littératures francophones et aussi anglophones. Il assume un rôle de médiateur en traduisant Émile Verhaeren (pour qui il s’est pris d’amitié, a organisé des tournées en Allemagne, fait joué ses pièces), Camille Lemonnier, Charles van Lerberghe, ainsi que Keats, William Morris, Yeats et surtout les œuvres de Verlaine, Baudelaire et Rimbaud. Si Romain Rolland est plus connu à l’étranger qu’en France, c’est grâce à Stefan Zweig qui a diffusé son œuvre. On le verra surtout dans le deuxième volume de la Correspondance, dont la parution est prévu pour 2015. À la fin de la guerre, il commence à traduire le roman Clerambault, une pièce intitulée Liluli, et la compagne de Zweig se lance dans la traduction des articles Au-dessus de la mêlée, Les précurseurs...

Que découvre t-on dans les deux volumes suivants qui paraîtront en 2015 et 2016 ?

J-Y. B. Vous allez découvrir l’entre-deux-guerres, période de calme relatif, mais avec en toile de fond la montée du fascisme. Zweig écrit en 1921 de Salzbourg - où il s’est établi avec son épouse - qu’il entend parler des manifestations pangermanistes en Bavière organisées contre les juifs. Il en informe Romain Rolland qui est donc très tôt conscient du problème fasciste en Allemagne et le premier en France à tenter de mettre en garde les gens. La correspondance intégrale, de 1910 à 1940, comporte 945 lettres. Dans le premier tome sont donc réunies 310 lettres écrites entre 1910 et 1919. Le deuxième concerne la période 1920-1927 et le troisième, 1928-1940. Dans le dernier volume, la correspondance diminue en intensité. Zweig quitte l’Autriche en 1934 pour s’installer à Londres, où il écrira encore de longues lettres, avant de quitter définitivement l’Europe en 1940. Leur correspondance est moins régulière et leur amitié se relâche car Romain Rolland a pris un tournant idéologique dans les années 1930, que Zweig ne partage pas. Il est devenu compagnon de route du parti communiste. Pour lui, le seul rempart au fascisme c’est l’URSS. Zweig qui avait fait le voyage en Russie en 1928 est plus lucide et met en garde son ami qui s’entête. En 1935, l’écrivain français ira à son tour en Russie, mais dans des conditions différentes puisqu’il sera accueilli par Staline et baladé en quelque sorte comme les stars. Il a raconté dans son journal intime son voyage à Moscou dans lequel il laisse entendre qu’il a eu conscience de certaines choses mais ce n’est pas très explicite. Par la suite, il se refusera à condamner officiellement le communisme malgré la répression féroce de Staline à la fin des années trente. L’URSS restait pour lui le pays de la révolution, le symbôle d’une humanité nouvelle qu’il appelait de ses vœux. D’autre part, sa seconde épouse était russe, le fils de cette femme était resté en Russie et peut-être craignait-il qu’en révélant le fond de sa pensée, on s’en prenne à son beau-fils.

Qu’a t-il fait pendant la Seconde Guerre mondiale ?

J-Y. B. En 1938, il quitte la Suisse d’où sa femme pourrait être expulsée à cause de sa nationalité. Il s’installe à Vezelay dans une petite maison et il y passe toute la durée de la guerre. Il commence à être très malade à partir de 1943 et il meurt en 1944 à presque 78 ans. Il a écrit jusqu’à sa mort. Comme Zweig, ce qui compte pour lui c’est l’amitié. Quand il a trouvé quelqu’un de fraternel, même s’il a des convictions différentes, il lui reste fidèle. Par exemple, il maintient son amitié avec l’écrivain français Alphonse de Chateaubriand (1877-1951) bien qu’il soit collaborateur, et il continue également à voir ses amis communistes. Par contre, à cette époque, il ne prend plus position comme il l’a fait en 1931 où il appelait l’Europe à se révolter. Son enthousiasme s’est refroidi.

Quelques mots sur Romain Rolland et la musique ?

J-Y. B. Romain Rolland est un passionné de musique. Sa mère l’a initié au piano. Il aurait voulu en faire son métier, mais n’ayant pas eu l’assentiment de son père et peut-être aussi l’enseignement suffisant pour être un bon concertiste, il a abandonné cette idée. Toute sa vie, il aura une grande passion pour les compositeurs et notamment pour Mozart, et pour Beethoven sur lequel il écrira. Il a fait une thèse de doctorat consacrée à l’histoire de l’opéra lyrique et a enseigné l’histoire de la musique à la Sorbonne jusqu’en 1912. Il a obtenu la première chaire de musicologie. Avant de mourir, il publiera les derniers volumes de son Beethoven.

Pourquoi avez-vous fait votre thèse sur Romain Rolland ?

J-Y. B. Je suis venu à Romain Rolland par Stefan Zweig dont j’adorais les nouvelles. Comme je suis historien, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt Le Monde d’hier, son livre testament dans lequel il décrit les changements politiques et sociaux qui ont marqué l’Europe au cours des deux guerres et pressent ce qui va advenir. Dans cet ouvrage, il parle de son admiration pour Romain Rolland. Je ne connaissais pas l’œuvre de Romain Rolland et je me suis dit qu’il fallait que je m’intéresse à cet écrivain vénéré par Zweig et actuellement très peu lu en France. J’ai commencé par faire un DEA d’histoire sur le thème de l’Europe en m’appuyant sur la correspondance que les deux écrivains ont échangée entre 1919 et 1933, et en essayant de voir quels étaient les thèmes récurrents qui s’en dégageaient. Puis, j’ai continué mes recherches avec une thèse de doctorat d’histoire qui aborde le thème de l’humanisme, toujours sous l’angle de l’écriture intime, dans lequel mon personnage central devenait Romain Rolland. J’ai élargi le champ des correspondances en m’intéressant aux autres figures emblématiques avec lesquelles il s’est lié d’amitié et a échangé des lettres. Trois axes de recherche : un humanisme à dimension européenne ou la correspondance avec Stefan Zweig, les sagesses orientales ou la correspondance avec Gandhi et Tagore, et troisième pôle, Romain Rolland, Maxime Gorki et la Révolution. Ma thèse couvre la période de la Première Guerre mondiale et de l’entre-deux-guerres où se sont succédé crises politiques, crises sociales et spirituelles sur fond de montée des totalitarismes, aborde l’évolution de la pensée de Romain Rolland ainsi que la genèse de son humanisme et se termine avec la mort de Maxime Gorki (1936).

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Romain Rolland et Stefan Zweig, Correspondance I Romain Rolland et Stefan Zweig
Correspondance 1910-1919 (volume 1).

Édition établie, présentée et annotée par
Jean-Yves Brançy.
Traduction des lettres allemandes par
Siegrun Barat.
Éditions Albin Michel, mars 2014
636 pages. 30 €
Ouvrage publié avec le soutien de la Fondation la Poste

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Autres publications de Jean-Yves Brancy :

Jean-Yves Brancy, Romain Rolland
Romain Rolland, un nouvel humanisme pour le XXe siècle.
Éd. Un Jour peut-être
2011. 642 pages

. Articles parus dans les Cahiers de Brèves, revue de l’Association Romain Rolland :

- « Romain Rolland, Stefan Zweig et l’Europe (1919-1933) », n° 13 et 16, sept. 2004 et sept. 2005.
- « Romain Rolland, un nouvel humanisme pour le XXe s. », n° 18 et 23, sept. 2006 et sept. 2009.
- « La correspondance Romain Rolland - Stefan Zweig », n° 27, juin 2011.

. Ouvrages collectifs :

- « Le pacifisme de Romain Rolland. Un humanisme à l’épreuve des années de guerre ? La correspondance avec Stefan Zweig », Romain Rolland, une œuvre de paix, Publications de la Sorbonne, 2010.

- « Deux esprits européens dans la tourmente : l’amitié Romain Rolland - Stefan Zweig », Misères de l’héroïsme. La Première Guerre mondiale dans la mémoire intellectuelle, littéraire et artistique des cultures européennes, Peter Lang Editions, 2014.

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Sites internet

Éditions Albin Michel
http://www.albin-michel.fr/

Association Romain Rolland
http://www.association-romainrollan...

Association des Amis de Romain Rolland en Allemagne
http://freunde-romain-rolland.de/

Correspondances de Romain Rolland (Bernard Duchatelet, nouvelle édition 2012)
http://www.univ-brest.fr/ccji/Resso...

Stefan Zweig
http://www.stefanzweig.org/

Laurent Seksik, Les derniers jours de Stefan Zweig.
http://www.fondationlaposte.org/art...

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Samedi 3 et dimanche 4 mai 2014 :
10e Beethovéniade à Vézelay sur le thème « Ludwig van Beethoven et Romain Rolland »
(en collaboration avec l’association Romain Rolland). Concerts, conférences et échanges en toute convivialité.

http://www.beethoven-france.org/

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