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Entretien avec Marie-Jeanne Dumont
Propos recueillis par Nathalie Jungerman

 

Marie-Jeanne Dumont, photo Marie-Jeanne Dumont est architecte et historienne. Elle enseigne à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville. Elle a publié notamment Le logement social à Paris, 1850-1930, les habitations à bon marché, Liège, 1991 ; Paris-Banlieue, 1919-1939, architectures domestiques, avec P. Chemetov et B. Marrey, Paris, 1989 ; Paris-Arabesques, architectures arabes et orientalisantes, Paris, 1988 ; la S.A.D.G., histoire d’une société d’architectes, Paris, 1989. Marie-Jeanne Dumont a établi, présenté et annoté l’édition des trois volumes de la série « Le Corbusier, lettres à ses maîtres » qui comprend Lettres à Auguste Perret (2002), Lettres à Charles L’Eplattenier (2006) et la Correspondance croisée entre Le Corbusier et William Ritter parue récemment. Ces trois volumes sont publiés aux éditions du Linteau.

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Vous avez établi la Correspondance croisée (1910 -1955) de Le Corbusier et William Ritter. Ce volume paru aux éditions du Linteau est le troisième d’une série sous-titrée « Le Corbusier, Lettres à ses maîtres », après Lettres à Auguste Perret (2002) et Lettres à Charles l’Eplattenier (2006). La particularité de cette édition par rapport aux deux autres est qu’elle offre un véritable dialogue entre l’architecte et l’écrivain de vingt ans son aîné... Pouvez-vous nous rappeler dans quelles circonstances Charles-Édouard Jeanneret, qui n’est pas encore Le Corbusier, rencontre William Ritter ?

Marie-Jeanne Dumont William Ritter et Charles-Édouard Jeanneret se rencontrent en 1910, à Munich où le premier est installé depuis une dizaine d’années et le second de passage pour quelques mois seulement, comme étudiant en architecture. William Ritter a alors 43 ans et une réputation déjà solidement établie de critique musical et de critique d’art d’envergure internationale : grand voyageur, il connait aussi bien les musiciens viennois, les peintres moraves, roumains, suisses ou scandinaves, les intellectuels tchèques, roumains ou slovaques ou encore les hommes de lettres parisiens ; il a fréquenté dans sa jeunesse les cercles wagnériens cosmopolites, écumé les grands musées d’Europe et arpenté les campagnes balkaniques. À Munich, il ne rate aucun concert ni aucun salon artistique et écrit sur tous ses sujets de prédilection, dans les revues d’art de toute l’Europe. Passionné par les pays slaves, il s’attache particulièrement à faire connaître leurs artistes, leur folklore et à soutenir leur réveil culturel. Après avoir été un jeune romancier symboliste dans son pays natal de Neuchâtel, il est devenu un homme de culture européen parmi les mieux informés, ce qu’on appellerait aujourd’hui un « passeur culturel ». Jeanneret, quant à lui, est curieux de tout. Entre l’étudiant avide d’apprendre et l’homme de lettres désireux de transmettre, le courant passe immédiatement et ne s’interrompra jamais. Quelque 250 lettres de part et d’autres, étalées sur plus de 40 ans, témoignent d’une amitié indéfectible, même si leurs échanges épistolaires, évidemment, n’ont pu se maintenir pendant tout ce temps sur les sommets d’intensité qu’ils atteignent dans les premières années de leur relation.

La correspondance est en effet très importante pendant les dix premières années de leur relation (de 1910 à 1920) ; elle constitue la quasi-totalité du recueil. Puis, de 1921 à 1955, jusqu’à la mort de l’écrivain, le contact perdure, mais les lettres se raréfient. L’élève, devenu un ami depuis longtemps, a pris son envol. Quelques mots sur la formation intellectuelle de Le Corbusier et l’enseignement de William Ritter ?

M-J.D. William Ritter, comme André Gide, est un éveilleur d’âmes. Il a un flair infaillible pour détecter les jeunes talents et se met à chaque fois en devoir de les aider à accomplir leur destin artistique. Rien de plus triste à ses yeux qu’un jeune artiste prometteur, qui n’aurait pas tenu ses promesses. Dans le cas de Jeanneret, il sent bien le génie déborder de la conversation et des dessins de son jeune compatriote, mais voit aussi les lacunes de sa culture littéraire. Il lui établit donc un programme de lectures et le persuade que le grand art a besoin d’un soutien théorique qui ne peut passer que par le maniement de concepts. Il lui faut donc apprendre à écrire pour mieux développer et exprimer ses idées et c’est ce que Ritter entreprend à l’occasion du voyage en Orient du jeune architecte, en lui demandant d’envoyer son récit de voyage sous forme de lettres illustrées.
C’est donc un enseignement bien différent de ce qu’avaient pu transmettre au jeune homme ses deux premiers maîtres : Charles L’Eplattenier qui lui avait appris le dessin et l’avait réorienté vers l’architecture ; puis Auguste Perret qui lui avait enseigné la composition architecturale.

Le Corbusier ne cesse de manifester à Ritter sa reconnaissance... En octobre 1927, il lui écrit par exemple : « Souvenez-vous : je vous dois beaucoup. Vous êtes le premier à m’avoir éveillé. (p. 768) »... Concernant l’itinéraire de formation de Le Corbusier, quelle place tient William Ritter par rapport aux deux premiers pédagogues ?

M-J.D. Si Le Corbusier manifeste ainsi sa gratitude, à partir des années vingt, ce n’est pas tant à l’égard de son professeur de lettres, qu’à l’égard du directeur de conscience que Ritter est devenu pour lui durant les années de guerre. Entre 1914 et 1917, les deux amis se voient constamment, puisque Ritter avait dû quitter précipitamment Munich pour se réfugier dans sa famille, à Neuchâtel. Et c’est à ce moment que le rôle de Ritter a été le plus déterminant pour le jeune architecte. Tourmenté par des débuts de carrière qui n’étaient pas aussi rapides et brillants qu’il l’espérait, poursuivi par ses clients, culpabilisé par les problèmes financiers que la construction d’une trop grande maison avait causés à ses parents, déçu de ne pas connaître le grand amour, le jeune architecte s’était ouvert à Ritter de ses angoisses existentielles et celui-ci, sans se dérober, avait su trouver les mots justes pour lui permettre de s’affermir face aux obstacles et aux difficultés. Il lui fait aussi promettre de quitter sa ville natale. Sans Ritter, on peut effectivement penser - et c’est ce que suggère l’architecte - qu’il n’y aurait pas eu de Le Corbusier !

Le Voyage en Orient du jeune Jeanneret remettra en question son regard, changera sa manière de voir...

M-J.D. Le voyage d’Orient du jeune Jeanneret est considéré par les historiens comme une étape décisive de sa formation, car c’est là qu’il a appris à se détacher des modèles académiques et acquis la capacité à plonger dans le temps, à apprendre du passé, à prendre en compte l’antiquité classique aussi bien que l’habitat vernaculaire des pays balkaniques. Mais ce qu’on ignorait jusqu’à présent, c’est la part essentielle qu’y avait prise Ritter. C’est l’écrivain slavophile qui lui indique les étapes à suivre dans les Balkans, les monuments et les villages à ne pas rater, les contacts utiles et c’est lui qui l’incite à écrire ses souvenirs de voyage pour en tirer un livre. Ritter a vraiment mis la plume dans la main de Jeanneret, au moment de ce voyage d’Orient. Cet épisode a finalement scellé leur amitié et l’engagement de Jeanneret dans l’écriture littéraire.

À Jozef Cerv, le fils adoptif de William Ritter, Le Corbusier explique clairement l’usage de ses deux noms (janvier 1926, p. 764) : « Le Corbusier est un pseudonyme. Le Corbusier fait de l’architecture, exclusivement. (...). Ch.-Edouard Jeanneret est l’homme de chair qui a couru toutes les aventures radieuses ou désespérantes d’une vie assez mouvementées. Jeanneret CH E. fait de la peinture, car n’étant pas peintre, il s’est toujours passionné pour la peinture et il en a toujours fait, - peintre du dimanche. (...) » Jusqu’à la fin des années 1920, il continuera de signer ses lettres adressées à Ritter de son patronyme, puis à partir de 1930, il n’utilisera plus que son pseudonyme. Pour William Ritter, ce pseudonyme n’est pas facile à accepter...

M-J.D. En effet, Jeanneret commence à signer des articles du pseudonyme de Le Corbusier en 1920, et ce pseudonyme, d’abord limité à des usages littéraires et théoriques, s’est élargi petit à petit et s’est imposé à son auteur : des clients se sont présentés à ce Le Corbusier qui écrivait des choses si justes à leurs yeux, pour lui demander de leur construire des maisons ; d’autres, sensibles à son côté provocateur, lui ont demandé des conférences. Il a fini par signer réellement de ce nom et l’a adopté comme pseudonyme courant à la fin des années vingt. On imagine la surprise de son vieil ami, à qui il envoyait tous ses livres mais qu’il n’avait pas revu depuis son installation à Paris. On comprend qu’en tant que confident des moments d’angoisse et de doute, Ritter ait préféré Charles-Édouard.

Le Corbusier qui dit ne pas être peintre parle régulièrement de peinture dans sa correspondance, envoie également dessins et aquarelles. Aussi, il a fait partie d’un courant artistique après-guerre. Une lettre de 1925 où il écrit qu’il est en train de faire une peinture qui nécessite beaucoup de soins, le tourmente infiniment, le plonge dans des angoisses très grandes (...), qui est pour lui « le jeu le plus difficile » témoigne d’un travail acharné...

M-J.D. Étant jeune, dans son école d’arts décoratifs de La Chaux-de-Fonds, Jeanneret avait appris le dessin et l’aquarelle, deux langages et deux disciplines artistiques qu’il pratique à la perfection. Mais il n’avait pas touché à la peinture à l’huile, qui faisait partie de ces « arts majeurs » que son maître L’Eplattenier lui avait appris à mépriser comme étant élitistes, sans lui en autoriser la pratique même à titre d’expérience. Ce n’est qu’à Paris, décomplexé par l’éloignement, qu’il avait commencé à s’attaquer à l’art de peindre, sous la houlette d’un peintre de l’avant-garde, et dans le cadre théorique d’un nouveau mouvement. Ce « purisme », qui prétendait dépasser le cubisme, exigeait une technique parfaite, dans laquelle la main de l’artiste ne se sentirait pas, qui aurait l’aspect lisse et le degré de perfection dans le fini d’un objet industriel. Le Corbusier ne semble pas avoir éprouvé de contradiction entre technique académique et sujet moderne. Plus tard il se flattera de parvenir à une « synthèse des arts majeurs »

Dans son ouvrage, Vers une architecture, qu’il envoie à William Ritter, livre-manifeste dont une première édition parut en 1923 (une seconde en 1924 et une troisième 1928), il est notamment question de volume, de lumière, de surface, de plan, de Rome, du Parthénon, du Palais de la Société des Nations, et de la notion de « maison-machine »... Il est émouvant de lire la réaction de Ritter face à l’urbanisme de son ami et ancien protégé. « En moi se battent d’une part ma profonde admiration pour vous et la conviction que vous avez raison pour l’avenir, et d’autre part un attachement au passé toujours plus intime, dans le sens de faisant partie de moi-même et en quelque sorte de mon organisme » écrit William Ritter en 1930...

M-J.D. En lançant le jeune architecte sur les voies d’un accomplissement professionnel à Paris, son mentor savait bien qu’il finirait par s’en trouver éloigné, intellectuellement aussi bien que physiquement. Après la Première Guerre mondiale, en outre, les conflits de génération deviennent béants : un symboliste comme Ritter est complètement dépassé, hors du coup, face aux avant-gardes. Ce qui témoigne de son intelligence et de sa générosité, c’est qu’il n’en ait jamais voulu à son protégé de l’avoir quelque peu délaissé.

L’épisode avec le fabricant de tuiles, Fritz Zbinden, qui a passé commande à Le Corbusier pour la construction d’une maison, et pour qui l’architecte envisage une maison sans toit est très amusant...

M-J.D. Les deux années passées au Landeron, dans les environs de Neuchâtel, en 1915-1916, tiennent une grande place dans la mémoire des deux correspondants et dans leur mythologie. Dans ce petit bourg, dont Ritter étudie l’histoire, révélatrice d’anciennes guerres de religion, entre ces deux lacs dont son père avait réalisé la liaison par canaux, leur amitié s’est approfondie. Du coup, toutes les anecdotes, les personnages, les péripéties de ce moment leur sont restés chers. Le fabricant de tuiles Fritz Zbinden est au centre de cette geste du Landeron, avec sa commande d’une maison toute en tuiles à flanc de colline, que Jeanneret interpréta comme une maison toute en brique et sans toit ! Ce projet fut le premier qu’il étudia, sans toit. Sans réalisation non plus, d’ailleurs !

Que dire du style des deux correspondants ?

M-J.D. Ritter est un symboliste au vocabulaire très riche et très subtil, à la manière d’un Huysmans. Ses phrases sont d’une longueur proustienne et d’une construction impeccable. Ce styliste, Jeanneret s’efforce de l’imiter pendant quelques années, avant de s’en émanciper. Les phrases lapidaires et percutantes de ses manifestes des années vingt ne sont pas celles d’un débutant brut de décoffrage, comme on dit en architecture, mais celles d’un lyrique dominé. C’est bien différent !


Télécharger FloriLettres en PDF, édition n°162, mars 2015

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Le Corbusier, William Ritter, Correspondance pour article Le Corbusier - William Ritter
Correspondance croisée 1910-1955
Édition établie, présentée et annotée par
Marie-Jeanne Dumont
Éditions du Linteau,février 2015. 860 pages, 45€

Ouvrage publié avec le soutien de la Fondation La Poste

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Le Corbusier
Lettres à Auguste Perret
Édition établie, présentée et annotée par
Marie-Jeanne Dumont
Édition du Linteau, 2002. 250 pages, 23.00 €

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Le Corbusier
Lettres à Auguste Perret
Édition établie, présentée et annotée par
Marie-Jeanne Dumont
Édition du Linteau, 2002. 250 pages, 23.00 €

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Sites internet

Éditions du Linteau
http://www.editions-linteau.com/

Fondation Le Corbusier
http://www.fondationlecorbusier.fr/

Association des sites Le Corbusier
http://www.sites-le-corbusier.org/


Exposition Le Corbusier, mesures de l’homme
Du 29 avril au 3 août 2015
Centre Pompidou, 75004

Du 29 avril au 3 août 2015, le Centre Pompidou présente « Le Corbusier, mesures de l’homme ». Commémorant le cinquantenaire de la disparition de Charles-Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier, cette rétrospective inédite est consacrée à l’œuvre impressionnante et novatrice de l’architecte et urbaniste visionnaire. Au programme : quelques 300 œuvres - peintures, sculptures, dessins et dessins d’architecture, maquettes, objets, films, photographies et documents - pour mieux comprendre la complexité et la richesse de l’œuvre de Le Corbusier, à travers la notion de proportion humaine.

L’exposition

Autour de la figure humaine, de la dimension humaine, l’exposition met en avant la composition spatiale de Le Corbusier. A partir de son œuvre « Le Modulor » de 1944, il a trouvé une référence pour son échelle de proportion, le nombre d’or à la base de toute création harmonieuse. Espace, formes, corps et spiritualité sont les piliers des œuvres présentées.
Architecte puriste, moderniste puis brutaliste avec l’utilisation du béton dans ses constructions, l’exposition propose le récit d’une évolution artistique plus douce et continue qu’il n’y parait.

Le parcours

Le puriste
Le parcours commence par la perception du rythme dans l’œuvre du Corbusier à travers des carnets de dessins de son Voyage en Orient de 1911. Il cherche l’unité puriste qu’il trouve dans le cube et il peint la Cheminée. Il fonde le mouvement du « purisme » et crée des natures mortes. Sa période cubiste se différencie par sa dimension psychologique.

Les premières villas
Avec le pavillon de l’Esprit nouveau conçu pour l’Exposition internationale des arts décoratifs de 1925, Le Corbusier recherche un espace de ‘l’habiter », ouvert à la lumière, pour un corps libre.

Le corps et le Modulor
Corps de femme, décomposition de la morphologie, les peintures sont cubistes. La salle dédiée au Modulor présente des dessins mathématiques et des objets. L’harmonie des proportions permet d’agir sur tous les sens en même temps : le visuel, le sonore, le tactile.

La cellule d’habitation
Avec un idéal de la forme et la volonté d’être rationnel, il crée la première œuvre brutaliste (définie entre autre par l’utilisation du béton) : L’unité d’habitation de Marseille nommée aussi la Cité Radieuse.

Une ville humaniste
La conception de la nouvelle capitale du Pendjab, en Inde, dans les années 50, est un projet d’urbanisme complet.

Le Cabanon
Construite sur un rocher de bord de mer à Roquebrune-Cap-Martin, le Cabanon est la cellule d’habitation la plus personnel du Corbusier.


Le Corbusier, 50 ans après En août de 1965, dans les eaux de la Méditerranée, Le Corbusier disparait au moment où il est déjà reconnu comme l’architecte le plus important du XXème siècle. Cinquante années se sont écoulées depuis et, à la vue de cet évènement, le Département de Projets Architectoniques de l’Universidad Politécnica de Valencia, avec le soutien de la Fondation Le Corbusier, a l’intention de proposer un Congrès International à Valencia.

Le Congrès Le Corbusier 2015 aura lieu du 18 au 20 novembre 2015 à l’ Escuela Técnica Superior de Arquitectura de la Universitat Politècnica de Valencia (UPV), récemment classée comme la meilleure Université Technique d’ Espagne par the Academic Ranking of World Universities (ARWU) 2014.

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