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Agenda novembre - décembre 2015

 

Exposition

Marcel Pagnol : De l’encrier au projecteur
Du 2 octobre au 30 janvier 2016
Aubagne, centre d’art des Pénitents Noirs

Marcel Pagnol, expo Du 2 octobre au 30 janvier 2016, le centre d’art des Pénitents Noirs à Aubagne accueille l’exposition « Marcel Pagnol : de l’encrier au projecteur ». Objets personnels, manuscrits, extraits de film, photos, toiles de FKDL inspirées de Marcel Pagnol, racontent la vie et l’univers intime d’un homme curieux et passionné.

C’est à Paris, dans l’hôtel particulier du square de l’Avenue-Foch où vit toujours Jacqueline, sa grand-mère, que le commissaire général de l’exposition, Nicolas Pagnol, a entraîné ses deux complices, Nicolas Dromard et Cédric Guerlus. Commissaire de l’exposition, Nicolas Dromard vit depuis toujours dans les collines, aux piémonts du Garlaban. « Il y avait des objets que nous désirions voir, avant même de savoir s’ils étaient encore dans la famille. Son habit d’académicien par exemple », raconte le comédien qui, avec la compagnie Dans la cour des grands, régale le public de la Font de Mai avec les balades spectacles « En attendant Marcel ». Scénographe, Cédric Guerlus connaît bien le centre d’art des Pénitents puisqu’il fut chargé de l’exposition « Picasso céramiste et la Méditerranée » en 2013.

Du 2 octobre 2015 au 30 janvier 2016, le centre d’art des Pénitents Noirs d’Aubagne accueille l’exposition « Marcel Pagnol : de l’encrier au projecteur » La visite s’est poursuivie dans le Sud, chez Frédéric Pagnol, fils de Marcel et père de Nicolas, avec toujours le même parti pris : « Nous avons laissé de côté le Pagnol des Souvenirs d’enfance pour nous concentrer sur la vie et les centres d’intérêt de cet homme visionnaire et innovant », précise Nicolas Dromard. « Tout en menant sa carrière d’écrivain et de cinéaste, Marcel Pagnol ne cesse de chercher, de réfléchir, d’écrire sur les sujets les plus divers », souligne Cédric Gerlus. Marcel Pagnol conçoit en effet les plans de machines à vapeur qu’il teste et fabrique. Hanté par le secret des sources, il construit d’après ses propres maquettes deux foreuses à eau. Il crée une voiture à trois roues, se plonge dans la démonstration du théorème de Fermat... « Si l’oeuvre de Marcel a fait le tour du monde, on connaît peu la vie de ce jeune provençal qui part à la conquête de Paris et s’investit avec passion dans tout ce qu’il entreprend, estime Nicolas Pagnol. C’est une vie de travail et de convictions qui lui permettra de s’imposer et d’acquérir une indépendance totale ».

Composée de manuscrits, de photos, d’extraits de film et d’objets personnels présentés pour la première fois, l’exposition s’articulera en trois parties. La première nous montrera l’homme curieux, le chercheur, mathématicien, théoricien... Puis le parcours se fera plus intime, se consacrant à la famille, aux lieux et objets de travail, à la maison ou au bureau. La dernière partie nous emmènera vers l’entrepreneur, ses studios et ses caméras.

Centre d’art des Pénitents Noirs
Impasse Du Colombier
Les Aires St Michel
13400 Aubagne


Colloque

Lettres de cinéastes
26 et 27 novembre 2015
Orléans, Hôtel Dupanloup

Colloque Lettres de cinéastes Colloque organisé par Geneviève Haroche-Bouzinac, Laurent Véray, avec la collaboration de Philippe de Vita et d’Élodie Tamayo.

Tout au long du vingtième siècle les cinéastes ont eu fréquemment recours à la lettre, avec des motivations et des enjeux communs aux correspondances d’artistes. Ces écrits livrent un panorama de leurs préoccupations pratiques dont certaines sont déjà mises en valeur dans leurs discours médiatiques : choix des collaborateurs, des procédés techniques, du casting, recherche des lieux de tournage. D’autres restent plus secrètes : relations avec les producteurs, les agents, les partenaires financiers, les amis proches, la critique ; liens avec les spectateurs et admirateurs. Le caractère multi-modal de la création cinématographique, qui met en images un scénario, entraîne l’utilisation par le cinéaste d’un langage qui n’a que partiellement besoin des mots, si bien que dans ses lettres, comme dans celle des peintres, des sculpteurs ou des musiciens, se produit une tension entre divers moyens d’expression. L’œuvre n’est pas enfouie dans la conscience du créateur, elle est située à un carrefour traversé par toutes sortes d’influences et un réseau de relations et de collaborations. C’est dans cette perspective non romantique de la création, qui diffère de la vision auteuriste du cinéma, que peuvent s’étudier les lettres de cinéastes.

http://www.cinemalescarmes.com/
http://www.epistolaire.org/

Hôtel Dupanloup, Grande salle, 1 rue Dupanloup, Orléans
Pour le colloque : entrée libre
Cinéma Les Carmes, 7 rue des Carmes, Orléans

Programme :

Jeudi 26 novembre 2015 - matin

- 9h30 Accueil
- 10h Ouverture : Jean-Pierre Bertin-Maghit, Université Paris 3, directeur de l’IRCAV
- 10h15 Geneviève Haroche-Bouzinac, Université d’Orléans-Polen - « Introduction aux recherches épistolaires »
- 10h45 Laurent Véray, Université Paris 3-IRCAV - « Les lettres de cinéastes comme matériaux historiques »

Les lettres, sources essentielles pour l’histoire du cinéma des premiers temps
Modération : Jean-Pierre Bertin-Maghit

- 11h15 Laurent Mannoni, Cinémathèque française - « Une correspondance mouvementée : lettres d’Étienne-Jules Marey à Georges Demenÿ 1882-1894 »
- 11h45 Jacques Malthête, CNRS - « Georges Méliès à travers sa correspondance »

Jeudi 26 novembre 2015 - après-midi

Les lettres, antichambres de la création
Modération : Dimitri Vezyroglou, Université Paris 1

- 14h Carole Aurouet, Université Paris-Est Marne-La-Vallée - « Le cinéma visible et invisible de Carné/Prévert éclairé par leur correspondance »
- 14h30 Élodie Tamayo, Université Paris 3 - « La lettre tue mais l’esprit vivifie : La Divine Tragédie d’Abel Gance, projet inachevé, 1947-1952 »
- 15h Philippe de Vita, Université d’Orléans - « Le cinéaste au miroir de la lettre »

Lettres écrites / Lettres filmées Modération : Philippe Haugeard, Université d’Orléans

- 16h Angel Quintana Morraja, Université de Girona, Espagne - « José Luis Guerín et Jonas Mekas, une correspondance de cinéastes filmée »
- 16h30 Alissa Wenz, Université Paris 3 - « Correspondre avec des fans : les lettres reçues par Jacques Demy et Agnès Varda »
- 19h Projection ouverte au public de la correspondance filmée de José Luis Guerín et Jonas Mekas au cinéma Les Carmes.

Séance présentée par Angel Quintana Morraja.

Vendredi 27 novembre 2015 - matin

- 9h30 Accueil

L ’ apport des correspondances pour l’histoire de la production filmique Modération : Aude Bonord, Université d’Orléans

- 10h Manon Billaut, Université Paris 3 - « André Antoine à la SCAGL : quand Suzanne Gugenheim prend la plume »
- 10h30 Fabio Andreazza, Université Gabriel d’Annunzio de Chieti-Pescara, Italie - « Pour une histoire sociale du cinéma italien : le cas de la correspondance d’Alessandro Blasetti »
- 11h Iris Deniozou, Cinémathèque française - « Les déboires hollywoodiennes de la version anglophone de Lola Montès d’après la correspondance de Max Ophuls »
- 11h30 Noël Herpe, Université Paris 8 - « Dans l’atelier de Ma nuit chez Maud »

Vendredi 27 novembre 2015 - après-midi

Dimensions performatives de la lettre Modération : Laurent Véray

- 14h Antoine de Bæcque, Ens - « Vague de correspondances. La circulation épistolaire entre Rohmer, Godard, Chabrol, Rivette et Truffaut »
- 14h30 Roselyne Quéméner, Université Rennes 2 - « Les lettres de Benoît Jacquot, forces de conviction »
- 15h Débats et conclusions



Manifestations soutenues par
la Fondation La Poste

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Prix littéraires

Prix Wepler Fondation La Poste 2015 - 18ème édition

La sélection

Le Prix Wepler Fondation La Poste 2015 a été attribué le 9 novembre à
Pierre Senges pour Achab (séquelles) paru aux éditions Verticales.

La Mention spéciale a été remise à
Lise Charles pour Comme Ulysse publié aux éditions POL.

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Pierre Senges, lauréat du Prix Wepler Fondation La Poste

Pierre Senges est né à Romans en 1968. Il vit à Paris. Il est l’auteur, aux Éditions Verticales de neuf livres : Veuves au maquillage (2000, Prix Rhône-Alpes), Ruines-de-Rome (2002, Prix du deuxième roman 2003), Essais fragiles d’aplomb (coll. « Minimales », 2002), La réfutation majeure (2004 ; Folio 2007), Géométrie dans la poussière (avec le dessinateur Killoffer, 2004), Sort l’assassin, entre le spectre (2006), Fragments de Lichtenberg (2008), Études de silhouettes (2010) et Achab (séquelles). Il a également publié un essai, L’idiot (Bayard, 2004) et écrit, chez Gallimard, un livre illustré Carnets de Gordon (avec le dessinateur Nicolas de Crécy, coll. « Futuropolis », 2009) puis Environs et mesures (coll. « Le Cabinet des lettrés », 2011). Il a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2013-2014.

Lire l’article de Corinne Amar consacré à Achab de Pierre Senges

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Lise Charles, lauréate de la Mention spéciale du jury 2015

Lise Charles est née en 1987. Elle vit et travaille à Paris.
Comme Ulysse est son deuxième roman.

Lire l’article de Corinne Amar consacré à Comme Ulysse

Composé de lecteurs et de professionnels, le jury élit un gagnant : 10.000 euros reviennent au lauréat, et 3000 à celui qui obtient la mention spéciale, servant à récompenser une « tentative marquée par un excès, ou une singularité ».

La Fondation La Poste, la brasserie Wepler et la librairie des Abbesses.
http://www.fondationlaposte.org/article.php3 ?id_article=1729
http://librairiedesabbesses.blogspot.fr/

Pierre Senges - Discours de réception du
Prix Wepler Fondation La Poste 2015

Après des années passées à sautiller sur une fausse jambe, le capitaine Achab est particulièrement heureux de voir ce prix attribué à un livre racontant ses mésaventures : non seulement le prix suscite des réactions d’amitié qui finiront par entamer sa misanthropie, aussi fausse que sa jambe, mais il semble justifier des années de travail, de même que le plaisir d’un invité justifie des heures passées en cuisine. Je suis bien conscient, surtout, que décerner un prix à un livre désigné parmi des centaines d’autres oblige le livre et son auteur à certaines responsabilités. Un prix digne de ce nom n’est jamais un dû ; on le sait quand on ne l’obtient pas, on doit le savoir quand on l’obtient ; idéalement, il faut commencer à le mériter à partir du moment où on l’a reçu.

J’ai pu constater aujourd’hui encore à quel point le prix Wepler est prestigieux - je me suis demandé si ce qui fonde son prestige, ou le prestige en général, est d’avoir un passé prestigieux - ce qui soulève la question de savoir s’il faut avoir été prestigieux pour continuer de l’être. À première vue, continuer d’être ce que l’on a été est une sorte de tautologie étalée dans le temps ; cependant, d’après René Descartes, le temps est ce qui permet à une chose de se distinguer d’elle-même, d’où l’on déduit que tout cela est plus compliqué qu’on ne pense. Pour essayer de démêler ces questions troublantes, je me suis penché sur les origines et les antécédents du prix Wepler. À l’issue d’une première recherche, j’ai pu établir la chronologie suivante :
1914 : Le prix Aepler, du nom de Friedrich Aepler, ingénieur et mécène, est attribué à Paul Valéry pour Le Retour de Monsieur Teste - la remise du prix, prévue en novembre, est annulée pour cause de mobilisation générale.

1915 : Le prix Bepler est décerné à Paul Claudel - mais comme il se trouve quelque part en Chine, Claudel ne peut pas se déplacer pour le recevoir.

En 1916 et en 1917, les prix Cepler et Depler passent inaperçus.

En novembre 1918, le prix Fepler est décerné Apollinaire, en même temps que son avis de décès.
Il faut attendre les années 1930 pour que soient attribués les prix Gepler (1931) et Hepler (1932), l’un et l’autre à Colette, peut-être par manque d’imagination.

En 1937, des facétieux, peut-être anciens dadaïstes, attribuent le prix Jepler à l’Annuaire téléphonique de l’année 1937, au prétexte qu’il contient davantage de personnages que toute la Comédie Humaine, et moins de descriptions (ce qui est un peu facile et pas tout à fait exact).

En 1938, le prix Kepler est accordé, en toute logique, à un astrophysicien pour des travaux portant sur la prise en compte de la fatigue dans le calcul de la courbure de l’espace-temps.

En 1939 le prix Lepler n’est pas attribué.

En 1940, le prix Mepler n’est pas attribué.

En 1945, le prix Népler est attribué par erreur à Martin Heidegger pour sa correspondance.

En 1952, le livre Au bon beurre de Jean Dutourd remporte le prix Pépler - ce qui permet au Canard Enchaîné de le surnommer le prix Pépère.

En 1966, le prix Quépler est attribué par glissement phonétique à un autre astrophysicien, incitant la Société des Gens de Lettres à sortir cette fois de sa réserve et faire paraître une lettre de protestation (sur le thème : les prix littéraires doivent être réservés aux œuvres de littérature).

En 1968, le prix Répler est attribué à Herbert Marcuse « pour l’ensemble de son œuvre - sauf Hegels Ontologie und die Theorie der Geschichtlichkeit ».

En 1976, le prix Sépler est attribué à Françoise Sagan qui le refuse ; du coup, on le donne à Marguerite Duras, qui ne l’avait pas demandé.

En 1984, deux jurys concurrents attribuent chacun un prix Tépler : le premier à Pierre Guyotat pour son livre intitulé Le Livre ; le deuxième à nouveau à François Sagan qui, cette fois, ne peut pas refuser, pour des raisons de politesse.

En 1990, le prix Uepler est attribué par les membres de l’Oulipo à un auteur dont le nom contient toutes les lettres du mot Uepler et aucune autre - à savoir un certain Erpule Lepueur, pour un recueil de poèmes.

En 1997, le prix Vepler n’est pas attribué en raison d’une polémique obscure avec les membres des jurys Goncourt, Médicis, Femina, Renaudot, Interallié, Deux Magots, Flore, Novembre, Décembre, etc.

Enfin, en 1998, est créé le Prix Wepler, attribué successivement à Florence Delaporte, Antoine Volodine, Laurent Mauvigner, Yves Pagès, Marcel Moreau, Éric Chevillard, François Bon, Richard Morgiève, Pavel Hak, Oliva Rosenthal, Emanuelle Pagano, Lyonel Trouillot, Linda Lê, Eric Laurrent, Leslie Kaplan, Marcel Cohen et Jean-Hubert Gailliot.

Conscient de cette lignée prestigieuse et de cette histoire chaotique faite d’enthousiasmes et d’interrogations, tel Blaise Pascal face à l’infini des... à l’espace effrayant et...

Enfin bref.

C’est avec un sentiment de reconnaissance et un signe de sympathie à l’adresse de celui que j’aurais été si je n’avais pas reçu le prix, que je l’accepte (le prix) - et le chèque qui l’accompagne.

Pierre Senges

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Prix des postiers écrivains - 1ère édition.
Le nom du lauréat sera dévoilé le 15 décembre

Faire émerger les talents. C’est le mot d’ordre du Prix des postiers écrivains, voulu par le Président du Groupe et créé par la Fondation d’entreprise La Poste. Ce prix littéraire est ouvert à tout éditeur qui a, au cours des trois dernières années, publié un ouvrage écrit en langue française par un postier.
Le jury, présidé par Carole Martinez, sélectionne les finalistes choisis sur des critères de créativité, qualité, pertinence et originalité.


Exposition

Expo Marguerite Yourcenar 2015 Exposition « Marguerite Yourcenar aux Archives du Nord
Trésors du fonds Bernier - Yourcenar »
Archives départementales du Nord à Lille.
Du 7 novembre 2015 au 17 janvier 2016.

Projet présenté par Achmy Halley, Directeur de la Villa Marguerite Yourcenar, commissaire de l’exposition. En 2010, les Archives Départementales du Nord ont fait l’acquisition d’un important fonds d’archives consacré à Marguerite Yourcenar issu de la collection privée d’Yvon Bernier, critique littéraire québécois, ami et collaborateur de Marguerite Yourcenar durant les dernières années de sa vie.
Pour marquer l’ouverture au public du fonds Bernier / Yourcenar, les pièces les plus remarquables de ce fonds d’archives littéraires exceptionnel font l’objet d’une exposition à Lille. L’exposition met particulièrement à l’honneur pour la première fois le riche patrimoine épistolaire de Marguerite Yourcenar : lettres à Yvon Bernier, à René Robinet, ancien directeur des Archives du Nord et à des amis américains. Le catalogue comprend de nombreuses lettres de la première femme élue à l’Académie Française.
Plusieurs manifestations sont associées à cet évènement : Colloque international « Archives d’écrivains, mémoire de la création » :

- le 6 novembre aux Archives départementales du Nord à Lille
- le 7 novembre à la Villa départementale Marguerite Yourcenar à Saint-Jans-Cappel.

Soirée lecture « Marguerite Yourcenar en toutes lettres » par Fanny Cottençon :
- le 18 novembre à 19h30 aux Archives départementales du Nord.

Ateliers pédagogiques destinés aux scolaires (primaire CM1 et CM2, collège de la 6ème à la 3ème) « Jeux de mots, jeux de lettres » ateliers proposés autour des lettres présentées dans l’exposition. Des visites de l’exposition viennent en complément des ateliers.
Cette exposition inédite rend compte de la richesse et de l’originalité de ce fonds d’archives unique, le plus important relatif à Marguerite Yourcenar en Europe.

https://lenord.fr/jcms/pnw_6316/la-villa-yourcenar


Festivals

Festival d’Automne à Paris, « Lettres de non-motivation. »
Théâtre de la Bastille, du 30 septembre au 21 novembre

Festival d’Automne à Paris 2015 Le Festival d’Automne présente au Théâtre de La Bastille 11 représentations de « Lettres de non-motivation » de Julien Prévieux et Vincent Thomasset
Julien Prévieux a écrit et envoyé aux services des ressources humaines de multiples entreprises des lettres de non-motivation, qui sont des réponses négatives à des annonces de recrutement pour tout type d’emplois. Il les a publiées dans un livre qui présente les annonces, puis les lettres de non-motivation et enfin les lettres de réponse qu’il a reçues dans une trentaine de cas.
Vincent Thomasset adapte ces textes à la scène pour produire une œuvre de nature protéiforme. Les interprètes pourront tantôt incarner les lettres ou, au contraire, les faire entendre, ils pourront tour à tour lire un livre, utiliser un prompteur, simuler un entretien d’embauche ou adresser des lettres au public.
L’auteur et le metteur en scène mettent à jour les rapports de force, les mécanismes à l’œuvre entre celui qui cherche du travail et ceux qui en offrent. Chaque individu ayant été à un moment donné confronté au processus de recherche d’emploi, le pouvoir cathartique de ces lettres opère immédiatement : le spectateur peut à la fois se projeter dans les différents personnages et postures qu’elles contiennent, mais également s’identifier à l’auteur en train d’écrire ces lettres.

Représentations à 20h30 les 30 septembre, 1er, 2 octobre et à 17h00 le 3 octobre au Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, Paris 4ème
Représentations à 20h00 du 10 au 21 novembre, relâche le dimanche au Théâtre de la Bastille, 76 rue de la Roquette, Paris 11ème

http://festival-automne.com

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La Fureur des Mots, 6ème édition
Du 6 au 22 novembre
Paris 14ème.

Thème : Femmes en lettres.
Manifestation biennale dont l’objet est de faire partager le plaisir de lire et d’écrire au plus grand nombre des habitants du 14ème et de faire connaître les librairies et les bibliothèques de l’arrondissement et qui propose en 2015 la création d’un salon de littérature de femmes et d’un prix du livre de femmes... Les librairies accueillent des rencontres-dédicaces, les bibliothèques sont mises à contribution pour des soirées lectures sur le thème proposé. Deux grandes soirées sont prévues pour Lire Autrement, une à L’Entrepôt et l’autre à l’Hôtel de Massa, siège de la Société des Gens de Lettres.
La Fureur des Mots fera intervenir les écoles et les centres de loisirs avec pour thème un concours de correspondance : lettre à une femme célèbre du 14ème. Les enfants sont invités à travailler sur des biographies de femmes dont les noms sont attribués à des rues, des places, des jardins publics du 14ème arrondissement : les gymnases Rosa Park et Alice Millat, le jardin Anna Marly, rue Sophie Germain... Une correspondance s’établit entre les enfants des centres de loisirs, des classes d’un collège autour de ce thème.
Un jury attribue des prix qui seront remis au moment du festival.


Théâtre

Affiche Brassens, Lettres à Toussenot2015 « Brassens, lettres à Toussenot »
Du 3 septembre au 17 décembre
Théâtre du Guichet Montparnasse

Adaptation et mise en scène des lettres :
Nicolas Fumo et Vincent Mignault
Interprétation :
Vincent Mignault, Laure-Estelle Nézan, Nicolas Fumo et Amélie Legrand.

Brassens et Toussenot, philosophe, se rencontrent en 1946, quai de Valmy, au siège du journal anarchiste Le Libertaire. Une amitié sincère naît aussitôt. Ils ont respectivement 20 et 25 ans et commencent à s’écrire dès 1946. Toussenot provoque intellectuellement Brassens ; dès lors, une bulle d’intimité et de connivence, mêlée d’amitié et de poésie, se créée entre eux. Ils évoquent leurs goûts littéraires (Baudelaire, Hugo, Valéry, Anna de Noailles, Villon) et échangent leurs trouvailles Les nourritures terrestres de Gide ou Il n’y a pas d’amour heureux d’Aragon.
Le spectacle « Brassens, lettres à Toussenot, chronique poétique et spectaculaire d’une amitié » débute en 1946. Alors rédacteur et correcteur au Libertaire, Georges Brassens s’escrime à travailler les vers et les strophes. La poésie, puis la chanson lui apparaissent comme son « art ». Il écrit à son ami ses réflexions, ses pensées les plus intimes. Vivant dans le plus grand dénuement, le poète compense ce manque de tout par une riche vie intérieure d’où jaillit « La Muse », fidèle fantôme qui hante sa chambre de l’impasse Florimont.
De cette correspondance ne subsiste que les lettres de Brassens.

26 représentations les jeudis à 19h00 et dimanches à 16h00 de septembre, octobre, novembre ;
3 jeudis à 19h00 en décembre.
Compagnie Je suis ton père

http://fr.ulule.com/brassenstoussenot/

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