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Entretien avec Alain Pagès
Propos recueillis par Nathalie Jungerman

 

Alain Pagès,©DR Alain Pagès
© DR.

Professeur à la Sorbonne Nouvelle, Alain Pagès est l’auteur de plusieurs ouvrages qui portent sur l’histoire du mouvement naturaliste ou sur l’engagement de Zola au sein de l’affaire Dreyfus... En collaboration avec Brigitte Émile-Zola, il a assuré la publication, chez Gallimard, des lettres inédites adressées par Zola à Jeanne Rozerot, recueil paru en 2004, et des lettres que Zola a écrites à Alexandrine, édition parue en 2014 qui a été récompensée par le Prix Sévigné en février dernier.

Vous avez établi, présenté et annoté, avec Brigitte Émile-Zola, l’arrière-petite-fille de l’écrivain, l’édition des Lettres - inédites jusqu’alors - d’Émile Zola à sa femme Alexandrine. À part quelques lettres échangées entre 1876 et 1883, la correspondance est véritablement entamée à partir de 1895 et elle se poursuivra jusqu’en 1901. Plusieurs événements caractérisent cet échange quotidien, et plus particulièrement deux événements dont l’un est de l’ordre de l’intime et l’autre concerne une affaire publique. Dans un premier temps, pouvez-vous nous expliquer pourquoi Zola et sa femme s’écrivent ? Dans quel contexte ?

Alain Pagès Vous avez raison, les quelques lettres des années 1876-1883 ne constituent qu’un prologue. Cette correspondance, en effet, commence véritablement en 1895 pour se poursuivre ensuite, de façon continue, jusqu’en 1901. En principe, quand on vit en couple, on se ne s’écrit pas, ou très peu. Pour que l’on s’écrive d’une façon régulière, il faut qu’un événement exceptionnel se produise. Cet événement exceptionnel, ce sont les voyages répétés, réguliers, qu’à partir de 1895, Alexandrine décide d’accomplir seule, en Italie, au moment de l’automne. Pourquoi part-elle seule, sans son mari ? Pour des raisons de santé, pour suivre en Italie des cures thermales, dit-elle à ses amis. En réalité, pour se retrouver elle-même, pour disposer, à travers le voyage, de cet espace de liberté qu’elle veut conquérir afin d’exister, en tant que femme, et surmonter la douleur immense causée, en 1892, par la découverte de la liaison entre Zola et Jeanne Rozerot... Jeanne, les enfants, Denise et Jacques, elle les a acceptés. Elle accepte, depuis 1892-1893, la double existence que mène son mari. Elle sait bien tout ce que représentent, pour lui, les enfants que Jeanne lui a donnés. Et puis, ces enfants, elle les aime, elle aussi. Elle les voit régulièrement, elle s’en occupe. Elle est devenue un peu leur mère (et elle le sera encore plus après la mort de Zola, en 1902, à l’égard de Denise). Mais la douleur subsiste, ce « partage du cœur » (comme le dit l’une des lettres) les fait souffrir, l’un et l’autre. Voilà donc le contexte étonnant de cette correspondance : les voyages d’Alexandrine en Italie, un couple qui accepte cette séparation temporaire liée au voyage et qui parie sur la liberté que chacun accorde à l’autre, mais à condition que l’on se dise tout. Les lettres seront le vecteur de cette transparence - de cette confidence de tous les jours (car ils s’écrivent tous les jours !). Tel est le « pacte » qu’ils ont passé entre eux. C’est dans cette situation que se trouvent Zola et Alexandrine, en novembre 1897, lorsque surgit la crise de l’affaire Dreyfus et que Zola décide de se lancer dans la bataille en faveur d’Alfred Dreyfus. La publication de « J’accuse » et la condamnation de Zola à un an de prison entraînent l’exil du romancier en Angleterre, entre juillet 1898 et juin 1899. Et c’est la deuxième séparation sur laquelle est fondée cette correspondance : aux lettres d’Italie (les lettres écrites à Alexandrine voyageant en Italie) succèdent les lettres d’Angleterre (des lettres envoyées par Zola depuis son exil londonien).

Un pacte qui témoigne à la fois d’une singularité, d’une liberté d’esprit et d’une bonté certaine de part et d’autre... On sent aussi toute la bienveillance de Zola à l’égard d’Alexandrine à la lecture de ces lettres...

A.P. Il l’aime. Dans ces lettres, il n’arrête pas de le lui répéter. Bien sûr, il a besoin de se faire pardonner sa trahison initiale. Mais en même temps, il est sincère. Il l’aime, il a besoin d’elle. Aucun lecteur ne peut en douter, en lisant ces lettres. Et j’ai même envie de dire que ces lettres permettent à Zola d’aimer encore plus Alexandrine. Zola est un écrivain qui a besoin de se formuler pour lui-même, à travers l’écriture, les éléments essentiels de sa pensée. Quand il se lance dans un roman, il commence par une « ébauche » dans laquelle il se raconte à lui-même l’œuvre à venir. La feuille de papier lui permet de fixer sa pensée. Une fois écrite, sa pensée progresse, s’enrichit, mais elle ne revient pas en arrière. Elle ne se renie plus. C’est cela, « J’accuse ». Le mot définitif une fois prononcé, on ne reviendra pas en arrière. Eh bien ! de la même façon, dans cette correspondance, il y a la proclamation d’un « Je t’aime », d’un « Je t’aimerai (en dépit ce qui s’est passé) » - qui représente une décision engageant l’avenir.

Les voyages italiens sont pour Alexandrine un acte d’indépendance...

A.P. Oui, elle s’affirme, en tant que femme libre, à travers ces voyages. N’oublions pas que nous sommes, à cette époque, dans un monde où une femme est constamment sous la dépendance de son mari, juridiquement, financièrement. La situation que vit Alexandrine en Italie pendant des séjours qui durent environ deux mois, chaque fois, est donc exceptionnelle. Grâce à ces voyages, grâce au réseau de ses amis italiens qu’elle se constitue progressivement, année après année, Alexandrine apprend à devenir « Madame Zola ». Un rôle difficile, complexe. D’une certaine façon, elle anticipe sur deux périodes au cours desquelles elle aura à tenir ce rôle et où elle réussira à l’assumer, d’une façon remarquable : la période de l’exil de Zola en Angleterre, qui durera une année entière ; et les années qui viendront après la mort de son mari, en 1902, quand elle sera amenée à gérer seule, pendant plus de vingt ans, le patrimoine littéraire légué par l’écrivain.

Seules les lettres de Zola (elles se suffisent à elles-mêmes, il est vrai) sont publiées. Est-ce un parti pris éditorial ? Les lettres d’Alexandrine ont-elles disparu ?

A.P. Le volume des Lettres à Alexandrine fait plus de 800 pages. Il était difficile d’ajouter d’autres textes : cela nous aurait conduits à publier deux tomes, ce que les éditions Gallimard ne souhaitaient pas. Par ailleurs, une partie seulement des lettres écrites par Alexandrine a été conservée : celles qui datent de la période de l’exil en Angleterre et des années qui ont suivi. Nous ne pouvions donc pas réaliser une véritable correspondance croisée, en donnant toutes les lettres, de chaque côté. Mais j’espère que nous pourrons publier, un jour, les lettres d’Alexandrine qui ont été conservées. On pourra entendre ainsi sa voix particulière, plus déchirée, plus tourmentée, que celle de son mari. Celle d’une femme qui se construit à travers l’adversité.

Dans ses lettres, l’écrivain tient sa femme au courant de son emploi du temps, de tous ses faits et gestes. La correspondance est un témoignage de son quotidien et de sa vie sociale...

A.P. Oui, elle constitue un témoignage précieux sur les conditions de sa vie quotidienne. Avec ces lettres on entre dans l’habitation que Zola a occupée pendant les dernières années de son existence, 21 bis rue de Bruxelles, près de la place Clichy. On le voit vivre dans son cabinet de travail, dans sa chambre. On découvre le détail de ses repas : les lettres nous mettent l’eau à la bouche en nous énumérant tous ces plats soigneusement préparés que lui mitonne sa cuisinière Eugénie ! On mesure l’importance considérable que jouent les animaux domestiques dans la vie d’Alexandrine et de Zola, les chiens notamment, qui sont comme les enfants du couple, partagent tous les moments de l’existence de leurs maîtres, et possèdent tous les droits. À côté de cela, il y a la vie littéraire, bien sûr : les sorties au théâtre ou à l’opéra, les écrivains que Zola fréquente ; et dans les dernières lettres, après le retour d’exil, le milieu des salons dreyfusards qui accueille l’auteur de « J’accuse » comme un héros. Il y a là comme un écho à ce que Proust évoquera, plus tard, dans À la recherche du temps perdu.

A.P. Au discours intime qui construit la correspondance s’ajoute le discours politique. À la fin de l’année 1894, le capitaine Dreyfus est accusé de trahison et arrêté. Zola ne s’intéresse pas tout de suite à cette affaire... Le 6 novembre 1897, il écrit à Alexandrine (page 228) : « Bernard Lazare est venu pour me parler du capitaine Dreyfus, dont l’affaire fait de nouveau un bruit énorme ; Je préfère m’en tenir à l’écart, la plaie est trop envenimée. »...

A.P. Zola ne s’est pas engagé immédiatement dans le combat de l’affaire Dreyfus. Il a mesuré la gravité de la situation. Il a hésité. Mais cette hésitation ne peut pas lui être reprochée. Car il a médité ce que pourraient être les conséquences de son acte, et il ne s’est pas engagé à la légère ! Dans plusieurs de ses lettres, il s’efforce de rassurer Alexandrine en lui disant qu’il n’interviendra pas. Nous ne possédons pas ses lettres à elle, mais on peut supposer qu’elle lui fait part de ses craintes et qu’elle le pousse à la prudence. Zola prendra donc sa décision seul - en allant contre l’avis d’Alexandrine, sans doute. Il se décide sans la prévenir, « en un coup de foudre », comme il l’écrit dans sa lettre du 24 novembre 1897. Mais ensuite, une fois cette décision prise, Alexandrine le soutiendra avec toute son énergie, sans faiblir un seul instant.

Puis vient l’exil après la publication de « J’accuse ». Il va durer de juillet 1898 à juin 1899. Que montrent les lettres écrites pendant cette période ?

A.P. D’abord, l’attente, l’incertitude... Zola est parti avec l’idée qu’il pourrait revenir assez vite. Et les semaines s’écoulent, sans qu’il puisse rentrer en France. À partir du moment où le processus de révision du procès d’Alfred Dreyfus est enclenché, sous la conduite des magistrats de la Cour de cassation, il espère pouvoir rentrer. Il propose, à plusieurs reprises, à son avocat qu’on lui permette de revenir à Paris. Mais les chefs du parti dreyfusard, qui décident de la tactique à suivre, préfèrent qu’il demeure à l’écart, en Angleterre, loin des péripéties qui se déroulent en France. Tout cela se retrouve dans les lettres à Alexandrine. Ce que j’aime dans ces lettres de l’exil, c’est cette angoisse continue, ce lourd accablement devant une situation qui semble compromise à jamais. Dans leur répétition douloureuse, ces lettres font sentir l’épaisseur de l’exil, sa durée qui ne semble avoir aucune limite, ce sentiment de vide qui s’empare de l’esprit d’un homme plongé dans une situation de rupture absolue : les journées qui s’écoulent dans un huis clos ; la vie sociale disparue, les amis absents ; le pays à jamais perdu, où l’on craint de ne jamais pouvoir revenir. Zola ne parle pas anglais. Il se terre dans son hôtel, ne reçoit aucun visiteur, ayant peur que la justice française ne le retrouve. Pour lui, l’Angleterre est un lieu d’accueil (il a beaucoup apprécié le sens de l’hospitalité manifesté par les Britanniques à son égard), mais dans lequel il mène une vie étrange, comme entre parenthèses, ayant, comme seul réconfort moral, le roman qu’il est alors en train d’écrire et les lettres qu’il reçoit d’Alexandrine et de Jeanne. Pendant plusieurs semaines, il se dit qu’il ne pourra jamais revoir Paris, et il songe à un lieu d’exil, définitif cette fois, qui serait non pas l’Angleterre (car Alexandrine, qui lui rend visite à deux reprises, déteste l’Angleterre !), mais l’Italie : il imagine qu’il pourrait aller vivre à Gênes. Et puis, l’atmosphère des lettres se modifie après la mort de Félix Faure, en février 1899, quand la situation se retourne en faveur du camp dreyfusard. Zola devient alors un exilé qui se cache de moins en moins dans sa banlieue londonienne. Il reçoit plusieurs visiteurs qui viennent le voir. La tonalité de ses lettres montre l’espoir qui grandit, semaine après semaine. Jusqu’au jour où l’arrêt de révision du procès de Dreyfus, prononcé par la Cour de cassation, lui permet de rentrer en France, au début du mois de juin 1899.

Dans les lettres qui suivent son retour d’exil, il parle notamment de la photographie qui le passionne ; il dit à propos d’un nouvel objectif qu’il « essaiera des clichés avec les enfants » (1901)...

A.P. « Les enfants »... Dans ses lettres Zola parle beaucoup des « enfants » à Alexandrine. C’est une expression englobante qui lui permet d’éviter de prononcer le nom de Jeanne qui n’apparaît jamais dans sa correspondance avec sa femme. Dans la dernière période de son existence il a réalisé un grand nombre de photographies. Ses lettres abondent en détails techniques sur cette question ; elles montrent, en effet, la passion avec laquelle il pratiquait cette activité. Il possédait plusieurs appareils de formats variés. Il développait lui-même ses clichés. Ses familiers, ses proches constituent son sujet favori. Quand il photographie Jeanne et les enfants, il donne l’impression de représenter une famille unie, heureuse, une famille comme les autres. Ses clichés offrent l’illusion d’une famille dont l’existence s’écoule en journées paisibles, alors que, quand il vient leur rendre visite, il ne peut jamais rester auprès d’eux que quelques heures. Mais ses photographies ne se limitent pas à des sujets intimes. Elles montrent aussi, de sa part, des qualités de reporter. Zola a laissé un grand nombre de photographies sur l’Angleterre (qu’il aurait voulu rassembler pour les publier sous la forme d’un album, projet qu’il n’a pu réaliser). En mai et juin 1900, il a visité, à plusieurs reprises, la grande Exposition universelle qui s’est tenue à Paris, où il a réalisé de nombreuses photographies. On y voit, par exemple, l’entrée grandiose de l’Exposition, ses plans d’eau, ses avenues, la foule des promeneurs. Tous les monuments sont représentés : à côté des pavillons nationaux, les palais consacrés à l’éloge de la modernité - le Palais des Manufactures nationales, la Galerie des machines, le Palais de la métallurgie, ou encore le Palais de l’électricité. Il a pris aussi d’étonnantes vues nocturnes de la tour Eiffel illuminée.

Les lettres évoquent également son œuvre littéraire - œuvre guidée par le naturalisme dont il est le principal représentant - et ses articles pour les journaux. On peut d’ailleurs constater l’importance qu’a pour lui ce travail journalistique...

A.P. Quand les lettres à Alexandrine commencent véritablement, c’est-à-dire en 1895, Zola vient de terminer son cycle des Rougon-Macquart. Il s’est engagé dans un nouveau cycle, plus court, une trilogie, intitulée Les Trois Villes. Son œuvre est en train de basculer, passant du naturalisme des Rougon-Macquart à une écriture beaucoup plus tournée vers la philosophie politique, la réflexion sur l’Histoire et sur l’évolution de la société. Ses derniers romans seront des romans utopiques, envisageant une société idéale dans la fin du XXe siècle. À cette époque, il ne collabore plus autant aux journaux qu’il le faisait autrefois. Il donne surtout de nombreuses interviews, que la presse publie régulièrement. Mais, à la fin de l’année 1895, il entreprend, quand même, une « nouvelle campagne » dans Le Figaro, qui le conduit à aborder toutes sortes de questions politiques et sociales. Il publie notamment, en mai 1896, un article intitulé « Pour les Juifs », dans lequel il dénonce l’antisémitisme que propagent Édouard Drumont et La Libre Parole. Et c’est sur cette lancée qu’un an plus tard, il s’engagera dans son combat en faveur d’Alfred Dreyfus...

En 2004, vous aviez publié avec Brigitte Émile-Zola, les Lettres à Jeanne Rozerot 1892-1902 (Gallimard). Que disent ces lettres ? Est-ce qu’elles abordent des thèmes communs aux lettres écrites à sa femme ?

A.P. Oui, il y a douze ans déjà... Ces lettres à Jeanne représentent le premier volet d’un ensemble qui, avec les lettres à Alexandrine, constitue ce qu’on peut appeler la « correspondance intime » de l’écrivain. Les lettres à Jeanne ont beaucoup de points communs avec les lettres à Alexandrine, évidemment. Comme elles, elles sont centrées sur la dernière période de la vie de l’écrivain. Elles rendent compte, d’une manière équivalente, de la longue période de l’exil en Angleterre. Mais leur tonalité globale diffère. Ce sont des lettres plus courtes, d’une façon générale. Zola dit à Jeanne tout son amour. Il parle beaucoup avec elle de leurs enfants. Mais il ne dialogue pas avec elle d’une façon aussi approfondie, sur le plan intellectuel, qu’il ne le fait avec Alexandrine. Jeanne est beaucoup plus jeune que lui. Elle a 27 ans de moins que lui ! Dans ces lettres elle apparaît quelquefois comme la « grande fille » de Zola : la figure de l’amante s’efface devant celle de la sœur aînée de Denise...

Le 3 février dernier, vous avez reçu, avec Brigitte Émile-Zola, le Prix Sévigné pour ce volume de Lettres à Alexandrine paru chez Gallimard (en septembre 2014). Que représente pour vous cette récompense ?

A.P. C’est une très belle récompense dont je suis reconnaissant aux jurés du prix Sévigné et à la présidente du jury, Mme Anne de Lacretelle. Elle salue le travail d’équipe que Brigitte Émile-Zola et moi-même, nous avons conduit avec ceux qui se sont lancés avec nous dans l’aventure de cette édition : Sophie Guermès, Céline Grenaud-Tostain, Jean-Sébastien Macke et Jean-Michel Pottier, auteurs d’une partie des notes du volume. Comme c’est le cas souvent, pour les éditions de correspondances, l’édition des Lettres à Alexandrine est le fruit d’un travail collectif. Et j’espère que, grâce à ce prix, grâce à leur qualité littéraire également, les Lettres à Alexandrine pourront toucher un public aussi vaste que possible, au-delà des chercheurs spécialisés dans l’étude de l’œuvre de Zola ou de la littérature de la fin du XIXe siècle.

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Télécharger FloriLettres, édition n°172.

Émile Zola
Lettres à Alexandrine 1876-1901
Édition établie, présentée et annotée par Brigitte Émile-Zola et Alain Pagès, avec la collaboration de C. Grenaud-Tostain, S. Guermès, J.-S. Macke et J.-M. Pottier.
Éditions Gallimard, coll. « Blanche » 2014.
Prix Sévigné 2015 remis le 4 février 2016 avec le concours de la Fondation La Poste

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Sites Internet

Éditions Gallimard

L’équipe Zola, dirigée par Alain Pagès (Université de la Sorbonne Nouvelle - Paris 3), consacre l’essentiel de ses travaux à l’étude génétique des dossiers préparatoires des romans d’Émile Zola (analyse des scénarios des romans, des ébauches,des plans, du discours programmatique, etc.). ITEM - ENS, équipe de Zola

Les Cahiers naturalistes

Lettre au Président de la République par Émile Zola

Émile Zola, bibliographie (Bnf)

Le site des archives d’Émile Zola

Salon littéraire - Émile Zola

Bnf - Émile Zola - Exposition virtuelle

Site entièrement consacré à la vie et l’œuvre d’Émile Zola

Lire aussi :
Guy de Maupassant - Émile Zola. Correspondance. FloriLettres, édition n°148.


Alain Pagès - Bibliographie

Le Naturalisme (PUF, « Que sais-je ? », 1989)
La Bataille littéraire (Séguier, 1989)
Émile Zola, un intellectuel dans l’affaire Dreyfus (Séguier, 1991)
Émile Zola. Bilan critique (Nathan, 1993)
Guide Émile Zola (Ellipses, 2002, en collaboration avec Owen Morgan)
Émile Zola, de « J’accuse » au Panthéon (Éd. Souny, 2008)
Une journée dans l’affaire Dreyfus. « J’accuse », 13 janvier 1898 (Perrin, « Tempus », 2011).
Anthologie de la Correspondance d’Émile Zola (collection Garnier-Flammarion, n°1487, 2012)
Zola et le groupe de Médan. Histoire d’un cercle littéraire (Perrin, 2014)
Le Paris de Zola (Éditions Alexandrines, coll. « Le Paris des écrivains »). À paraître le 13 mai 2016.

Il a dirigé, ou codirigé, plusieurs ouvrages collectifs, notamment :
Les lieux du réalisme. Pour Philippe Hamon (Presses Sorbonne Nouvelle - Éditions L’Improviste, 2005)
Zola au Panthéon. L’épilogue de l’affaire Dreyfus (Presses Sorbonne nouvelle, 2010)
Relire Maupassant. La Maison Tellier, Contes du jour et de la nuit (Classiques Garnier, 2011)

Avec Brigitte Émile-Zola :
Émile Zola, Lettres à Alexandrine 1876-1901(Gallimard, 2014) (édition réalisée avec la collaboration de C. Grenaud-Tostain, S. Guermès, J.-S. Macke et J.-M. Pottier).
Émile Zola, Lettres à Jeanne Rozerot 1892-1902 (Gallimard, 2004).

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