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> Edition du 7 février 2007
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A la Une, pirates et flibustiers

Pirates

Quelle est la différence entre un pirate et un corsaire ? Une lettre : la lettre de marque. La belle exposition qui se tient tout l’été à l’abbaye de Daoulas (Finistère) sur les pirates et les flibustiers des Caraïbes est l’occasion de préciser notre vocabulaire.
Le corsaire pratique la course, une activité à laquelle le droit international donne un cadre relativement précis : il s’agit de navires armés par des particuliers qui reçoivent l’autorisation, au nom du roi, de "courir sus" les navires de commerce d’une nation ennemie : c’est, précisément, la lettre de marque qui leur en donne le droit. Le pirate, au contraire, ne demande d’autorisation à personne, et ne se préoccupe pas forcément de la nationalité de sa proie ? Quant à la flibuste, il s’agit d’une association de pirates qui s’est établie dans l’île de la Tortue, au large de Saint-Domingue.
Mais les frontières entre piraterie et guerre de course sont assez poreuses : ainsi Robert Surcouf (1773-1827), le plus célèbre des corsaires, n’avait pas toujours de lettres de marque. Selon certains historiens, les lettres de marque ont été officiellement abolies le 16 avril 1856 par le Traité de Paris, mais trois pays n’ont pas ratifié cette clause : l’Espagne, le Mexique et les États-Unis.
Rakham le Rouge, Barbe noire, le drapeau à tête de mort et les pirates à la jambe de bois ? Une aura de légende imprègne pirates et corsaires. Mais leur importance économique est moins certaine : le grand risque de la mer, jusqu’au XIXe siècle, c’est le naufrage.
S.J.

Centre culturel de l’abbaye de Daoulas, 21 rue de l’Eglise, 29460 Daoulas, tél. 02 98 25 84 39n jusqu’au 4 novembre, de 11 h à 19 h en juillet et août.

Site web : abbaye-daoulas.com