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> Edition du 7 février 2007
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Hommage à Henri Calet

Edito du 2 mai 2002,
Hommage à Henri Calet

par Nathalie Jungerman

" On meurt aussi le 14 juillet, au son des bals, quand l’air est tiède et le dernier soupir absurde. Henri Calet (vous connaissez ?) est mort ainsi, en 1956, à Vence, vers 3 heures du matin, frappé au c ?ur, à 52 ans. C’était un écrivain. Ne cherchez pas son nom dans le Petit Larousse ni dans le Grand, si vous en avez les moyens. Il n’y dort pas entre Ambrogio Calepino et Giuseppe Caletti : quinze livres merveilleux, ce n’est pas assez pour y mériter trois lignes. Quinze meurtres seraient plus efficaces. [...] Pourquoi ce silence sur lui ? Peut-être parce que son humour, sa sobriété, sa gentillesse, son style font de lui le plus grand. "

Ainsi écrit Jacques Crépin de Calet ("in Memoriam Henri Calet", Combat, 21 juillet 1966, p.7) à l’occasion du dixième anniversaire de sa mort, en 1966. Malgré l’intérêt des critiques et du monde littéraire pour les publications et rééditions d’ouvrages de Calet au lendemain de sa disparition, son oeuvre, comme beaucoup d’autres accomplies entre les années trente et cinquante, tombe lentement dans l’oubli. Il faut attendre la fin des années soixante-dix et le début des années quatre-vingt, pour lire dans la presse de nouveaux dossiers sur Henri Calet grâce notamment à la réédition chez Gallimard, de La Belle Lurette, Le Tout sur le tout, coll. L’Imaginaire et de Monsieur Paul dans la collection blanche.

Entièrement dédiée à Henri Calet, cette édition a choisi trois voix différentes pour lui rendre hommage. Jean-Pierre Baril, qui depuis plusieurs années se consacre à Calet et vient de publier un texte dans la revue Les Episodes, Corinne Amar, jeune écrivain, et Sébastien Drouet, journaliste littéraire. Nathalie Jungerman