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par Nathalie Jungerman

Livre : Mille milliard d’e-mails
par Nathalie Jungerman

édition du 26 septembre 2002

couvmailssite

Auteurs : Elisabeth Chamontin & Jean-Rémi Gratadour. Réalisé sous la direction de Henri de Maublanc, Président de l’Acsel, Paul Soriano, Président de l’Irepp.

A l’initiative de l’Acsel (association pour le commerce et les services en ligne), de l’Irepp, (Institut de Recherches et Prospective Postales) et de la FEVAD (Fédération des entreprises de vente à distance), l’Observatoire du mail est lancé en décembre 2001 en vue de prospecter sur les rapports entre le marketing direct traditionnel et le marketing par e-mail, et d’alimenter le débat européen sur la régulation de l’e-mailing. Le livre blanc Mille milliard d’e-mails est la résultante de ces travaux de recherches érigés à partir de débats et d’échanges, de l’audition des principaux acteurs concernés, de différentes enquêtes, rapports, études de marché et sources anglo-saxonnes. L’e-mail, né officieusement il y a trente ans (on parlait de "courrier en réseau ") et rendu accessible au public depuis à peine dix ans, est à la fois un outil de correspondance et un support de communication commerciale puisqu’il permet l’envoi en nombre de publicités : un même message peut être envoyé à plusieurs millions de destinataires dans le monde entier. Le livre blanc examine l’ambivalence du courrier électronique, analyse le comportement des internautes et tente de donner un ordre de grandeur quant au nombre d’e-mails échangés dans l’année (entre 900 et 1300 milliard d’e-mails envoyés). Cependant, ce canal de communication gratuit, victime de son succès, serait menacé par le Spam qui selon la CNIL (commission nationale de l’informatique et des libertés) se définit comme "l’envoi massif - et parfois répété - de courrier électronique non sollicité, le plus souvent à caractère commercial, à des personnes avec lesquelles l’expéditeur n’a jamais eu de contact et dont il a capté l’adresse électronique dans les espaces publics de l’Internet". En effet, non seulement le spamming utilise illégalement des adresses sur les pages Web d’Internet, envoie en masse des messages en reportant les frais de routage sur le destinataire, (selon une étude de la Commission européenne les internautes paieraient "malgré eux 10 milliards d’euros de frais de connexion pour recevoir ces messages") mais il est aussi "par principe anonyme" c’est-à-dire qu’il s’approprie une fausse identité. Ce phénomène ne cesse de se développer (le Spam représenterait plus du tiers des e-mails reçus par les internautes dès fin 2002) et gêne les utilisateurs, les fournisseurs de services Internet, les entreprises qui recourent au commerce électronique ainsi que les annonceurs. Différents systèmes de filtrage existent mais semblent insuffisants pour endiguer ce flux qui se joue des frontières et manquent de légitimité. Le livre blanc s’interroge sur l’avenir de l’e-mail, étudie le statut du message électronique qui n’accède pas encore à celui de courrier "au sens complet du terme" et, concernant l’e-mail en nombre, afin de lutter contre l’imposture du Spam, propose un dispositif de régulation, une sorte d’affranchissement permettant de "revaloriser la communication par e-mail, tout en garantissant les droits de annonceurs et ceux des consommateurs, en apportant légitimité et transparence au filtrage".

128 p., 15 euros. Publication disponible auprès de l’Irepp.

Nathalie Jungerman