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Livre : Zola, catalogue de l’exposition, Bibliothèque nationale de France / Fayard (sept. 2002)

édition du 17 octobre 2002

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Zola, catalogue de l’exposition, Bibliothèque nationale de France / Fayard (sept. 2002).
Très beau livre-catalogue édité à l’occasion du centenaire de la mort de Zola et de l’exposition qui lui est consacrée à la Bibliothèque nationale de France. L’ouvrage comporte près de trois-cents illustrations, lettres, manuscrits, imprimés et gravures provenant des propres collections de la Bibliothèque nationale de France, tableaux et dessins (Cézanne, manet, monet, Pissaro, Renoir, Van Gogh et bien d’autres), photographies (dont beaucoup prises par Zola lui-même), objets prêtés par des collectionneurs privés, par la Maison d’Emile Zola à Médan et par de grands musées, en particulier le musée d’Orsay.
Dirigé par Michèle Sacquin, conservateur en chef au département des Manuscrits, l’ouvrage comporte une introduction d’Henri Mitterand et rassemble les contributions de spécialistes du Centre d’études sur Zola et le naturalisme de l’Institut des textes et manuscrits modernes du CNRS, et d’historiens. Ils portent sur Zola les regards croisés d’une critique pluridisciplinaire et contemporaine.

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François Flameng, lettre avec dessin adressée à Edmond de Goncourt Manuscrit autographe, encre et aquarelle, 157 x 103 mm. BNF, Manuscrits, NAF 22462, f.189

Flameng remercie Goncourt de l’envoi de son dernier roman, Les Frères Zemganno, publié en mai 1879. Il le représente signant une "préface à mon ami Zola" tout en envoyant un coup de pied à ce dernier. Le bal de la centième de L’Assomoir a eu lieu le 29 avril 1879. Goncourt, exaspéré par le triomphe de son "ami", n’y a pas assisté. Le 6 et le 13 mai, Zola rend hommage à l’auteur des Frères Zemganno dans Le Voltaire. Mais le 1er il a manifesté par lettre son désaccord à Goncourt :
"[...] après y avoir bien réfléchi, je regrette profondément votre préface. Vous m’avez dit un soir qu’on faisait de grands efforts pour jeter des ferments de rupture dans le petit groupe que nous formons. Eh bien ! voyez ce que la presse commence à faire de votre préface : on la jette au nez de jeunes gens qui vous aiment et qu’on vous accuse de renier, au moment où ils auraient besoin de tout votre puissant patronage."
Mais Goncourt a protesté de la pureté de ses intentions et Zola a reculé le jour suivant :
"Maintenant le branle est donné et on va vouloir vous séparer de nous. Voilà ce qui m’a fait de la peine sans que je vous accuse en rien."