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Edito du 26 décembre 2002

Marlène Dietrich, Erich Maria Remarque

photo de Erich Maria Remarque devant sa maison de Porto Ronco

"Chérie, nous sommes le soir de Noël, il est minuit, et je suis fatigué à force d’avoir travaillé. Ma tête est vide et j’ai arrêté d’écrire. Avant, quand j’étais fatigué par le travail et qu’il n’était pas encore trop tard, j’allais toujours boire des verres. Je ne voulais pas rester à la maison comme cela, sans pensées, et j’ai toujours eu du mal à me coucher ; c’était toujours comme aller à l’échafaud sans espoir." Erich Maria Remarque

L’ouvrage Marlène Dietrich, Erich Maria Remarque, Dis-moi que tu m’aimes publié en France par les éditions Stock en novembre dernier rassemble essentiellement les lettres de Remarque adressées à Dietrich, à l’exception de quelques billets ou télégrammes de la Star qui n’ont pas été détruits par Paulette Goddard, troisième épouse de l’écrivain.

Photo de Marlène Dietrich

Les échanges commencent en 1937, date de leur rencontre amoureuse et continuent, malgré les séparations, jusqu’à la mort de Remarque, en 1970. Empruntes de nostalgie et de désespérance, ces lettres constituent une sorte de monologue qui exprime avec poésie et lyrisme, une histoire tumultueuse, un amour excessif, et une passion inassouvie. L’auteur du best-seller international A l’Ouest rien de nouveau, est un amant inquiet, bouleversé, qui dans cette écriture épistolaire dévoile son désarroi face à la lointaine Marlène Dietrich.

Nathalie Jungerman