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du 10 avril 2003

Dernières parutions, édition
du 10 avril 2003

édition du 10 avril 2003

Couverture du livre Lettres du Mexique, Itinéraires du zouave Augustin Frélaut

Correspondances

Lettres du Mexique, Itinéraires du zouave Augustin-Louis Frélaut 1862-1867 . Lettres présentées, analysées et annotées par Manuel Charpy et Claire Fredj. Le premier ouvrage d’une nouvelle collection intitulée Lettres ouvertes - Histoire, aux éditions Nicolas Philippe.
Chez les Frélaut, collecter les traces de la mémoire familiale est une pratique assidue, dans la pure tradition du XIXe siècle. Les hommes de la famille ayant embrassé la carrière militaire dès le Premier Empire, les objets, les lettres, les documents sont donc légion. Au sein de cette "épopée" familiale, en miroir avec le destin national, Augustin-Louis occupe une place de choix par son statut de zouave qui l’auréole du prestige des grandes batailles du Second Empire. Quand il quitte le 3 juillet 1862 l’Algérie pour le Mexique, nouveau théâtre des ambitions de Napoléon III, c’est tout naturellement qu’il entame une correspondance avec son frère aîné, prêtre en Bretagne. Très vite Augustin-Louis Frélaut se départit d’un ton conventionnel influencé par les compte-rendus officiels pour adopter une vision plus personnelle, plus intime de ses cinq années d’expéditions. En plus de 110 lettres, selon qu’il évoque son quotidien militaire, les paysages parcourus ou les Indiens, il dresse un constat sans illusions des luttes politiques et sociales qui déchirent le Mexique et nous incite à nous retourner sur un épisode enfoui de l’histoire française et internationale du XIXe siècle. Ed. Nicolas Philippe, 400p, 20 euros.

Parisot / Prassinos, Correspondance . Les très jeunes Gisèle et Mario Prassinos, issus d’une famille grecque d’Istanbul de fibre artistique, rencontrent à Paris l’éditeur Henri Parisot. En 1933, les surréalistes découvrent les textes de Gisèle alors âgée de 13 ans et les dessins de Mario, de 4 ans son aîné. Breton, Eluard, Char et les autres s’enthousiasment pour les poèmes de Gisèle qu’ils identifient comme un pur modèle d’écriture " automatique ".Henri Parisot curieux de toutes les avant-gardes, devient leur agent exclusif et possessif. La correspondance inédite présentée ici, rassemble les lettres de Parisot aux enfants Prassinos de 1933 à 1938. Elle témoigne de la passion et de l’énergie de cet éditeur, de ses goûts littéraires, de ses relations avec les maisons d’édition et les revues de l’époque et éclaire de façon passionnante l’histoire du mouvement surréaliste et de la littérature de l’entre-deux guerres. Ed. Joëlle Losfeld, 198 p, 17 euros.

Couverture du livre Lettres perdues de Philippe Artières et Jean-François Laé.

Philippe Artières, Jean-François Laé, Lettres perdues . Ecriture, amour et solitude (XIXe-XXe siècles). Une mère et son fils, des femmes entre elles, un homme presque illettré et son projet d’autobiographie. Des lettres de prisonniers ou adressées à des prisonniers. Des lettres destinées au monde extérieur ou qui circulent entre détenus. Des lettres pour qui écrire sauve de la solitude, relie encore à la vie. Ici pas de grande histoire, juste des fragments de vie, rien que du très banal. En sortant de l’oubli ces correspondances et ces billets d’anonymes, l’historien Philippe Artières et le sociologue Jean-François Laé reconnaissent à l’anecdotique bien plus d’intérêt qu’il n’y paraît. Leurs travaux de chercheurs à partir d’archives de " l’intime " et du quotidien, proposent une lecture sensible du rapport complexe que chacun entretient à la vérité, à l’histoire collective. Ed. Hachette Littératures, 267 p, 20 euros.

Edgar Quinet, Lettres à sa mère.3, 1826-1830 . Textes réunis par Simone Bernard-Griffiths et Gérard Peylet. La correspondance d’Edgar Quinet à sa mère, où l’on suit les bouleversements sentimentaux, intellectuels et politiques qui conduisent l’historien français à s’affirmer professionnellement et à s’émanciper émotionnellement de la figure maternelle. Ed. H.Champion, 224 p, 45 euros.

Marie-Nelly Denon-Birot, Pitit . En 1998, alors qu’elle est en campagne pour les élections régionales et qu’elle se consacre à sa thèse de doctorat, l’auteur apprend que les jours de son mari atteint d’un cancer sont comptés. Cet ouvrage regroupe les lettres qu’elle écrit à l’être aimé durant sa maladie et après sa mort. Entre souvenirs heureux et insoutenable disparition, ces lettres donnent à voir le courage, la douleur et l’infini amour d’une femme. Ed. Le bord de l’eau (Latresne,Gironde), 15 euros.

Couverture du livre Un long et merveilleux suicide :une vie de Patricia Highsmith

Biographies/ Autobiographies

François Rivière, Un long et merveilleux suicide : une vie de Patricia Highsmith . Une biographie de l’écrivain américain, référence incontournable du roman policier dont l’oeuvre et le parcours atypiques ont bousculé l’American way of life. Un portrait qu’illustrent notamment des extraits de sa correspondance avec ses éditeurs français et le souvenir des entrevues accordées à l’auteur. Ed. Calman-Lévy, 200 p, 17,20 euros.

Laurence Catinot-Crost, Le démon bleu du tsar . Qu’a retenu l’histoire de Catherine Dolgorovsky (1827-1922), célèbre amante du tsar Alexandre II, qui vécut 14 ans à l’ombre du trône de Russie ? Au travers de sa correspondance avec Alexandre II, de témoignages, de documents divers, la biographe restitue le destin de cette princesse russe exilée sur la côte basque. Ed. Atlantica, 130 p, 20 euros.

Romans / fictions

Thierry Laget, Supplément aux mensonges d’Hilda . Qui peut se défendre de succomber au charme d’Hilda ? Personne. Surtout pas Noël Maximin qui laisse cette inconnue, amie d’une amie commune, tout juste débarquée d’Amérique du Sud, faire irruption dans sa vie. Personne. Pas même François Mitterand. Que cherche t’elle ? Que fuit-elle ? Qui est vraiment Hilda ? Une menteuse, une voleuse, oui mais dans quel dessein ? Un mystère jusque dans la forme du roman, où l’auteur se dérobe à tout récit linéaire, au moyen de multiples points de vue, de lettres, de fragments de journal ? Ed. Gallimard, 232 p, 17 euros.

Françoise Simpère, Les latitudes amoureuses . Dans ce nouveau roman, Françoise Simpère poursuit son exploration des plaisirs charnels, du désir féminin et masculin. Son héroïne Alice, convaincue que l’acte sexuel est fonction du partenaire, mais aussi du climat, des odeurs, des musiques ?entreprend un voyage érotique à travers le monde. Dans les lettres qu’elle adresse à son ami David, elle fait le récit de ses rencontre sexuelles et s’abandonne même à disserter sur l’amour que lui inspire un bel aventurier australien. Ed. Blanche, 168 p, 16 euros.

Antonio Soler, Les danseuses mortes . Traduction de l’espagnol Françoise Rosset. La parution en poche du roman de l’écrivain ibérique. Dans les années 60, dans une petite ville du sud de l’Espagne, Antonio un jeune adolescent vit par procuration le faste et le bouillonnement du Barcelone de la nuit. Un parfum de sexe et de mort flotte sur la galerie de portraits que dessine pour lui dans ses lettres son frère Ramon, chanteur dans un cabaret. Derrière les rideaux de velours rouge, la magie, la fascination, mais les drames aussi avec ces danseuses qui meurent en cascades tout comme les rêves adolescents. Ed. LGF, 320 p, 6,50 euros.

Essais

Frédéric Schiffter, Métaphysique du frimeur . Réédition de Lettre sur l’élégance paru en 1988, accompagné d’un texte inédit, réponse du philosophe actuel au jeune philosophe qu’il était. Réponse aux détracteurs de l’idée de style qu’il avançait alors " en ironisant sur le peuple et la démocratie ". Ed. Milan, 9 euros.

Poésie

Lettres à la jeunesse : dix poètes parlent de l’espoir . Préface Jean-Pierre Siméon, Abbas Beydoun, Andrée Chedid, Giuseppe Conte. Dans le cadre du Printemps des Poètes 2003, dix poètes de dix pays différents, par le biais d’une lettre et d’un poème, s’interrogent sur le rôle de la poésie et invitent la jeunesse à ne pas désespérer du monde qui est le nôtre. Ed. Librio, 90 p, 1,52 euros.

Elisabeth Miso