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du 15 mai 2003

Dernières parutions, édition
du 15 mai 2003

édition du 15 mai 2003

Couverture du livre La Vie à en mourir : lettres de fusillés (1941-1944).

Correspondances

La Vie à en mourir : lettres de fusillés (1941-1944) . Choix et présentation de Guy Krivopissko, préface François Marco. Guy Moquet, Léon Jost, Gabriel Péri, Honoré d’Estienne d’Orves... Ils sont des milliers, célèbres ou anonymes, entre l’été 1941 et l’été 1944, à être tombés aux mains de l’occupant allemand ou du gouvernement de Vichy. Des milliers d’hommes de tous âges, de toutes origines, de toutes conditions sociales, de toutes idéologies. Des milliers de résistants à avoir "aimé la vie à en mourir". A quelques heures de leur exécution, leurs dernières pensées vont aux êtres chers. Ces 120 lettres de condamnés ici rassemblées, émanent du Musée de la Résistance nationale, des Archives nationales, des musées et bibliothèques de la région parisienne et des familles. Souvent rédigées dans l’urgence, elles sont un dernier acte de résistance face à la mort, face à l’ennemi. Une dernière trace contre l’oubli, pour entrer dans l’histoire et ainsi témoigner que leur disparition ne saurait être vaine. Un dernier élan de courage, de dignité et d’amour que rien ne pourra jamais abattre. Ed. Tallandier, 350 p, 21 euros.

Pierre Martyr d’Anghiera, De orbe novo decades. I Oceana decas. Décades du Nouveau Monde. I la décade océane. Traduction du latin Brigitte Gauvin. La découverte et la conquête du Nouveau Monde en 80 lettres écrites entre 1492 et 1526 et destinées aux papes de cette époque. Par sa position d’historien royal à la cour d’Espagne, P.M. d’Anghiera, a pu consulter tous les documents et s’entretenir avec les protagonistes de ces expéditions lointaines. Le récit se concentre sur les quatre voyages de Christophe Colomb et sur ceux de ses tous premiers successeurs. Un des textes fondateurs de l’imaginaire européen sur ces colonies de la Nouvelle Espagne et qui soulève déjà les aberrations du sort fait aux Indiens, bientôt dénoncées par Bartolomé de Las Casas. Ed. Belles Lettres, 480 p, 35 euros.

Albert Ducloz, Lettres d’Algérie à mes parents : témoignage d’un appelé sur la guerre d’Algérie 1960-1962. A tout juste 20 ans, Albert Ducloz rejoint le 1er régiment des Spahis en Algérie. De 1960 à 1962, il écrit 2 à 3 fois par semaine à ses parents et décrit son quotidien sur fond de guerre d’Indépendance. 40 ans plus tard, il retrouve ces lettres de jeunesse, ces lettres d’une guerre sans nom ?Ed. Jeanne d’Arc (le Puy en Velay/ Haute-Loire), 253 p, 19 euros.

Romans

Vicenzo Cerami, Fantasmes . Traduction de l’italien Patricia Farrazi. Romancier, poète, scénariste notamment du Petit Diable, de La vie est belle, de Pinocchio pour Roberto Begnigni ; Vicenzo Cerami passe d’un imaginaire à l’autre, d’un genre à l’autre avec bonheur. Question fiction l’héroïne de son dernier roman n’a rien à envier à son auteur. Angela Verdi ou plutôt Morena, excelle dans l’exercice de la fuite et du mensonge, dans l’art de se mettre en scène et de sans cesse réinventer sa vie. Elle n’aime rien tant que de changer d’identité, d’apparence, de ville, d’amis, d’amant. De retour à Rome où elle a vécu par le passé, elle renoue avec Giorgio, un musicien jadis aimé et subit les harcèlements épistolaires d’une certaine Alessandra. Du mythe, à la biographie, sans négliger le roman épistolaire, l’écrivain italien s’amuse à bousculer les formes du récit pour donner vie à ce personnage de femme insaisissable. Ed. Le Rocher, 328 p, 18,50 euros.

Slobodan Mickovik, Alexandre et la mort . Traduction du macédonien Jeanne Delcroix-Angelovski. En 323 av.J.C, Archidée, compagnon d’enfance et armurier attitré d’Alexandre de Macédoine, confie par lettres à Aristote leur ancien précepteur, les circonstances et les conséquences de la mort du roi. Ed. L’Harmattan, 315 p, 25,50 euros.

Romans policiers

Colette Lovinger-Richard, 37e parallèle . François Le Bozec, journaliste d’investigation, assiste aux obsèques de son père qu’il n’a pas revu depuis son enfance. Le lendemain de la cérémonie, le notaire lui remet une lettre de son père où celui-ci lui confie une surprenante mission. Bien qu’auréolé de la distinction "du meilleur flic de France", ce dernier pense avoir peut-être commis des erreurs judiciaires dans trois affaires qu’il a suivies. Sur les traces de ce père haï, Le Bozec rouvre les enquêtes et les tourments de sa propre histoire familiale pour s’en libérer enfin. Ed.V.Hamy, 256 p, 14 euros.

Hervé Jaouen, Le Fossé . Xavier Langlois doit bientôt sortir de prison. Dans une lettre à sa fille Catherine, il revient sur les événements tragiques qui ont bouleversé la vie d’une famille bourgeoise. Depuis ce jour où Catherine a disparu et où il s’est lancé seul à sa recherche sans faire appel à la police. Depuis ce jour où sa fille a été victime de la violence urbaine ?Ed. de la Chapelle (Ergué-Gabéric/ Finistère), 160 p, 7 euros.

Essais

Günther Anders, Nous, fils d’Eichmann . Traduction de l’allemand Sabine Cornille, Philippe Ivernel. Premier époux d’Hannah Arendt, philosophe d’une pensée de la catastrophe, Günther Anders développe dans ces deux lettres ouvertes au fils d’Adolf Eichmann, figure essentielle de la machine meurtrière nazie, une idée du choix de poursuivre ou de rompre avec l’horreur dans un monde que l’homme semble de moins en moins maîtriser. Ed. Rivages poche, 7,35 euros.

Histoire

L’information et la mer dans le monde antique . Direction Jean Andreau, Catherine Virlouvet. Textes en français, italien et anglais. De l’importance de l’élément mer dans la bonne circulation de l’information politique, militaire, économique, épistolaire dans la civilisation de la Méditerranée antique. Ed. Ecole française de Rome, 356 p, 39 euros.

Divers

Cahiers de l’Herne. 79, Vargas Llosa . Edition sous la direction d’Albert Bensoussan. Cet ouvrage entièrement dédié à Mario Vargas Llosa résonne de plusieurs voix. Propre voix de l’écrivain péruvien tout d’abord mais aussi paroles d’auteurs qui ont souhaité ici manifester leur admiration pour l’écrivain et le citoyen engagé. Témoignages, essais, textes, entretiens, correspondances avec Julio Cortazár, Octavio Paz ou Régis Debray, donnent à entendre l’ ?uvre et les convictions d’un infatigable défenseur de la littérature comme indispensable aux hommes. Ed. Herne, 500 p, 49 euros.

Elisabeth Miso