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Edito du 29 mai 2003

Simenon et André Gide

Au même titre que Valéry considérant ses poèmes comme des "exercices", Simenon s’exerce dans ses romans. Sans cesse désireux de mieux ou d’autre chose. Ainsi écrit André Gide à propos de Georges Simenon, dans le dossier G.S., publié à la suite de la Correspondance 1938 - 1950, parue chez Omnibus en 1999. Ce dossier rassemble des notes et des fragments d’articles qui sont les préliminaires d’une étude restée à l’état d’ébauche. L’année 2003 fête le centenaire de la naissance de Georges Simenon. Un événement célébré notamment, en Belgique (Liège), en Suisse (Lausanne) et en France. Cette commémoration internationale offre des dizaines d’activités culturelles et touristiques, expositions, projections, festivals, concours... de nombreux ouvrages sont également publiés ou réédités. Entre autres, la parution en Pléiade de deux volumes de l’ ?uvre de Simenon qui rassemblent plus de 20 romans écrits entre 1931 et 1967. Ce romancier à l’honneur est l’occasion pour FloriLettres de s’intéresser aux lettres échangées avec Gide pendant plus de dix ans. Une correspondance très instructive qui montre combien le fondateur de la Nouvelle Revue Française, de trente quatre ans son aîné était attiré par l’univers romanesque de Simenon et curieux de ses méthodes de travail. Quant à Simenon, il écrira plus tard : "Essayé de lire Gide, dont je devais devenir l’ami. N’ai pas pu. Ne le lui ai jamais dit". (Quand j’étais vieux, 5 décembre 1960)

Nathalie Jungerman