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du 12 juin 2003

Dernières parutions, édition
du 12 juin 2003

édition du 12 juin 2003

Couverture du roman Expérience de Martin Amis.

Romans

Martin Amis, Expérience . Traduction de l’anglais Frédéric Maurin. "L’enfant terrible des lettres anglaises" livre dans ces mémoires une réflexion très intime sur les êtres et les événements qui déterminent la trajectoire d’une vie. Tour à tour grave, drôle ou émouvant, il évoque ainsi les affres et les joies de l’enfance ou de l’âge adulte, les femmes aimées, sa cousine assassinée, ses enfants, son amitié pour Saul Bellow, son admiration pour Nabokov et surtout la figure du père, l’écrivain Kingsley Amis. Affranchi de tout carcan chronologique, le récit actuel se mêle à une parole plus ancienne comme ces lettres exhumées qu’il écrivait étudiant à son père à la fin des années 60. C’est tout à la fois le fils, le père, l’homme et l’écrivain qu’il interroge pour que de l’écriture surgisse un sens au chaos de la vie. Ed. Gallimard, 601 p, 27,50 euro.

Couverture du roman Un petit bruit sec de Myriam Beaudoin.

Myriam Beaudoin, Un petit bruit sec . Lucia s’adresse à son père défunt. Elle lui écrit pour se confronter à cette disparition, elle revient ainsi sur la maladie, l’enterrement, la famille. Elle lui écrit pour que la mort ne se dresse pas entre eux, pour qu’il reste toujours auprès d’elle. Ed. Triptyque (Montréal/ Québec), 116 p. Couverture du roman Le retour du pirate de Nicolas Jaillet.

Nicolas Jaillet, Le retour du pirate . A la fin du XIX e siècle, Jean-Frédéric Abendbaümer, vit retiré sur l’île de Saü Daad loin de son passé meurtrier de pirate. L’apparition d’un navire de l’empire sérieusement armé vient menacer cette retraite paisible. Avant de se donner la mort, il expédie à sa maîtresse Adélaïde Blanchecaille, une lettre où il fait mention d’une fortune à laquelle pourrait prétendre une personne de son sang ; lettre que ne recevra jamais sa destinataire. De nos jours, une autre Adélaïde, dernière descendante des Blanchecaille, est sur le point de se suicider après le décès de ses parents dans l’incendie de leur château ; quand un jeune facteur lui remet avec plus d’un siècle de retard la lettre du pirate... Ed. Lattès, 280 p, 18 euro.

Eve Lerne, Alea jacta est . La Guerre des Gaules revisitée sous forme de correspondance fictive entre le druide Diviciac, Jules César et Cicéron entre autres protagonistes. Ed. Asclepiades (Ardenais/ Cher), 190 p, 16 euro.

Correspondances

Henri Thomas, Choix de lettres (1923-1993) . Ces 300 lettres sélectionnées sur près des 4 000 que rédigea Henri Thomas au cours de sa vie donnent une idée juste de la place de choix qu’il réservait à l’écriture épistolaire au sein de son oeuvre. Entré en littérature grâce au soutien indéfectible d’André Gide, il laisse une correspondance qui impressionne par son volume, sa durée et par l’intérêt des amitiés tissées avec Gide, Paulhan, Jünger, Artaud, Jacottet... Une correspondance où dérouler le fil d’une véritable biographie de cet écrivain secret et solitaire. Ed. Gallimard/ Les Cahiers de la NRF, 544 p, 31,50 euro. En librairie le 15 juin 2003.

Sylvia Monfort,Lettres à Pierre 1965-1991 . Réunies par Danielle Netter, préface François Nourissier. On connaît la femme de théâtre, la romancière, la résistante, mais que sait-on de la Sylvia Monfort intime, de la femme amoureuse ? Ces lettres à Pierre Gruneberg, pédagogue du sport, révèlent un autre pan de la vie de la comédienne française, un autre champ où mesurer toute la fougue de cette âme passionnée. Près de 1700 lettres destinées à un seul homme ? fallait-il qu’ils s’aiment ces deux-là, 28 ans durant, ensemble ou séparés, chacun ne s’étant jamais résolu à sacrifier son métier pour l’amour de l’autre. Expression d’une passion ardente, cette correspondance donne également à entendre un formidable témoignage sur le monde du spectacle. Ed. du Rocher, 455 p, 22 euro.

Sibilla Aleramo, Dino Campana, Ce voyage nous l’appelions amour. Lettres 1916-1918 . Traduction de l’italien Béatrice Vierne. Edition et introduction Bruna Conti. Sibilla Aleramo, devenue célèbre en 1902 avec son roman d’inspiration autobiographique Une femme, véritable plaidoyer pour l’émancipation féminine, a tourné plus d’une tête et chaviré plus d’un coeur. Gorki, Colette, d’Annunzio, Zweig, nombreux sont ceux qui ont un jour été envoûtés par la beauté fatale et l’intelligence redoutable de cette femme qui ne pouvait que susciter le trouble. Le voyage dont il est ici question, par le biais de lettres enflammées, est un itinéraire amoureux et tumultueux à travers l’Italie de 1916 à 1918, entre Sibilla et le poète italien Dino Campana. Une rencontre extraordinaire entre deux êtres d’exception. Ed. du Rocher, 256 p, 20 euro.

Biographies/ Autobiographies

Patrick Marnham, L’homme qui n’était pas Maigret : un portrait de Georges Simenon . Traduction de l’anglais Jean Charles Provost, Nathalie Serval. Georges Simenon qui s’est amusé à brouiller les pistes de sa propre autobiographie dans pas moins de 27 volumes, fictions ou mémoires, n’a pas rendu aisée la tâche de quiconque s’attellerait à un travail de biographe. A l’heure où l’on célèbre le centenaire de sa naissance, Patrick Marnham s’est attaché à démêler les liens entre l’existence de Simenon et les événements qui composent la trame narrative de ses romans. Sur les traces de l’écrivain, de Liège à Paris, de l’Arizona à la Suisse, l’auteur a interrogé ses proches, épluché sa correspondance et tous ses romans. Avec pour repères d’analyse l’enfance et la fascination pour le crime, P.Marnham porte un regard neuf sur le créateur du légendaire commissaire Maigret. Ed. Presses de la Cité : Omnibus, 420 p, 19,80 euros. Lire FloriLettres n°21, Simenon et Gide

Jean Leymonnerie, Journal d’un poilu sur le front d’Orient . Edition Yves Pourcher. L’ethnologue Yves Pourcher a rassemblé les lettres à sa famille et le carnet de route de Jean Leymonnerie, jeune soldat contraint de quitter la quiétude de son Périgord natal pour les scènes de bataille des Dardanelles puis de Macédoine. C’est un témoignage édifiant sur le front d’Orient, théâtre de terribles épreuves lors de la 1ère Guerre mondiale, restées méconnues où sur lesquelles les manuels d’histoire ne s’attardent guère. Comme pour mieux restituer la tragédie de ces vies bouleversées, les lettres que lui adressait sa mère complètent en fin d’ouvrage la vision de Jean Leymonnerie. Ed. Pygmalion, 300 p, 22,80 euro.

Histoire

Jean-Claude Laborie, La mission jésuite du Brésil. Lettres & autres documents (1549-1570) . Un récit de l’évangélisation chrétienne au Brésil au XVIe siècle, à travers l’étude de la correspondance de missionnaires jésuites. Ed. H.Champion, 656p, 93 euro.

Divers

L’espace inachevé : cahier Claude Esteban . Un cahier consacré à Claude Esteban, poète, critique d’art, traducteur de l’espagnol, auteur de plusieurs publications sur des peintres, à qui rendent notamment hommage M.Bénézet, Y.Bonnefoy, X.Bruel, M.Deguy. L’ouvrage s’articule autour d’études et de poèmes inédits de Claude Esteban, de nombreux documents, de sa correspondance avec des proches et d’illustrations de peintres amis. Ed. Farrago (Tours), Scheer, 352 p, 25 euro.

Elisabeth Miso