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du 16 octobre 2003

Dernières parutions, édition
du 16 octobre 2003

édition du 16 octobre 2003

Couverture du livre Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski, {Correspondance. 3}

Correspondances

Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski, Correspondance. 3, 1874-1881 . Traduction du russe Anne Coldefy-Faucard. Troisième et dernier volume de l’impressionnante publication en français de la correspondance intégrale du romancier russe. Homme de lettres consacré par ses romans L’Adolescent, Les frères Karamazov et le Journal d’un écrivain, Dostoïevski, de 1874 à 1881, ne cesse de consolider dans ses lettres les correspondances entre sa vie intime, sa vie publique et son oeuvre. Il poursuit le dialogue avec sa femme Anna, ses amis, ses contemporains qu’il fascine. Plus encore que dans les années précédentes, l’exercice épistolaire inspire et accompagne le travail d’écriture en cours et révèle la conscience d’un homme de génie hanté par les grands questionnements de son siècle et le devenir de la Russie. Ed. Bartillat (Paris), 963 p, 55 euros.

Lettres d’amour de Madame Roland . Rien ne saurait contenir la passion de Manon Phlipon pour Jean-Marie Roland. Fille d’un graveur du Quai de l’Horloge, son amour pour cet inspecteur des Manufactures, de 20 ans son aîné, issu d’une famille de vieille bourgeoisie provinciale, semble compromis. Pourtant Manon n’a nullement l’intention de se conformer au rôle d’épouse soumise et de mère dévouée qu’on lui destine en cette fin de XVIIIème siècle. Cette jeune femme belle, intelligente, cultivée et exaltée, entend bien convoler avec ce quadragénaire placide qui l’enthousiasme par son esprit des Lumières. Cet échange épistolaire témoigne d’une idylle tourmentée, tiraillée entre raison et sentiments irrépressibles. Ed. Mercure de France, Le Temps retrouvé, 330 p. Couverture du livre Les maîtresses de Louis XV et autres portraits de femmes.

Biographies/ Autobiographies

Edmond Goncourt, Jules Goncourt, Les maîtresses de Louis XV et autres portraits de femmes . Edition établie et présentée par Robert Kopp. Grands amateurs d’art et collectionneurs acharnés, les frères Goncourt ont été les premiers historiens à s’attacher à la vie quotidienne. Ils se sont tout particulièrement passionnés pour le XVIIIème siècle, modèle de civilisation française à leurs yeux, avec pour sujet d’étude et d’admiration la femme aristocratique, la maîtresse royale. Traquant le moindre détail de l’intimité de la duchesse de Châteauroux, de Mme de Pompadour, de la Du Barry, de Sophie Arnould ou encore de Marie-Antoinette, ils ont accumulé journaux de mode, mémoires secrètes, correspondances et ont ainsi pu brosser le portrait de femmes sensuelles, raffinées et bienfaitrices des arts et des Lettres. Ed. Robert Laffont Bouquins, 1086 p, 29 euros. Couverture du livre Mata-Hari : sa véritable histoire.

Philippe Collas, Mata-Hari : sa véritable histoire. Fusillée le 15 octobre 1917 dans les fossés de Vincennes. Ainsi s’achève la vie de l’énigmatique Mata-Hari. Son corps sensuel qu’elle avait si savamment dénudé et offert ne sera réclamé par personne et finira disséqué. Espionne, femme fatale, putain, amoureuse, aventurière ? quel être réel recouvre le mythe ? Avec pour pièces à conviction des documents familiaux, des archives secrètes, des lettres ; l’auteur, arrière-petit-fils de Pierre Bouchardon qui instruisit le procès, retrace le destin tragique d’une femme condamnée pour avoir trop suscité le désir. Ed. Plon, 402 p, 22 euros.

Nadine Satiat, Maupassant . Enquête minutieuse argumentée d’éléments récents émanant d’archives institutionnelles et privées, cet ouvrage affine avec précision les connaissances sur la vie et l’oeuvre de Guy de Maupassant. Des jeunes années normandes où il débute en littérature sous la protection de Bouilhet et de Flaubert ami de la famille avec qui il entretiendra des relations passionnées (comme en témoigne certains extraits de correspondance) à la reconnaissance publique ; la biographe rend compte du travail forcené, de la maladie, de la guerre, du succès et de l’internement final. Ed. Flammarion, Grandes biographies, 711 p, 29 euros.

Couverture du livre Ladislas Starewitch, 1882-1965

Léona Béatrice Martin, François Martin, Ladislas Starewitch, 1882-1965 : le cinéma... rend visible les rêves de l’imagination . Léona Béatrice Martin, petite-fille de Starewitch et François Martin historien, ont épluché les films réalisés en Russie et en France, les lettres, les scénarios et autres archives familiales afin de restituer toute la teneur de l’ ?uvre de Ladislas Starewitch, l’un des maître du cinéma d’animation. Ed. L’Harmattan Champs visuels, 481 p, 38 euros.

Philosophie

Jean-Jacques Rousseau, Lettre à d’Alembert . Dans cette lettre à d’Alembert, Rousseau répond à un article de ce dernier dans l’Encyclopédie de 1757 qui invite l’Europe à reconnaître la moralité de la comédie en implantant un théâtre à Genève. Rousseau s’insurge contre une telle proposition, et nie au théâtre toute vertu morale et d’éducation, art du paraître dans lequel il ne voit que contrefaçon, travestissement des actes et des pensées. Ed. Flammarion GF, 320 p, 6,50 euros. Edition Marc Buffat.

Romans

Françoise Ascal, Un automne sur la colline . De nos jours une femme écrit à Simon, jeune soldat sénégalais mort à 20 ans en 1944 sur la colline de Ronchamp (Vosges), lieu de bataille où Le Corbusier réédifiera en 1955 la chapelle Notre-Dame-du-Haut. Entre territoire de sa propre enfance et mémoire collective, la narratrice interroge son rapport à la vie et à la mort. Ed. Apogée (Rennes), 73 p, 14 euros.

Sylvie Bourgeois, Lettres à un monsieur . Une séductrice s’éprend d’un séducteur. Seule ombre au tableau, l’homme aimé, bien que réciproquement troublé, souffre d’impuissance et se dérobe donc à toute sexualité. Afin d’amener l’homme à s’abandonner à la jouissance, la femme lui adresse des lettres dans lesquelles elle distille des images érotiques. Un premier roman. Ed. Editions Blanche, 185 p, 16,50 euros.

Elisabeth Miso