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Dernières parutions du 30 octobre 2003

édition du 30 octobre 2003

Couverture du livre Lettres de Buchenwald de Léon Blum.

Léon Blum, Lettres de Buchenwald . Livré aux allemands par le gouvernement de Vichy, Léon Blum est interné d’avril 1943 à avril 1945 dans une maison forestière à proximité du camp de Buchenwald. Ce n’est qu’à sa libération qu’il découvrira l’horreur qu’il côtoyait. Les journées de détention s’étirent éprouvantes et interminables avec pour compagnon Georges Mandel qui périra bientôt assassiné par la milice française et pour seul remède à l’angoisse et à l’ennui la lecture d’auteurs admirés comme Goëthe et les programmes musicaux à la radio. De sa prison, Blum adresse 58 lettres à son fils Robert, lui aussi retenu captif en Allemagne. Malgré la censure, ces lettres laissent deviner les difficultés matérielles et de santé, l’inquiétude d’être séparé des siens et coupé du monde et témoignent de la profonde humanité et de l’engagement d’un des grands hommes politiques du XXe siècle. Ed.Gallimard "Témoins", 196 p, 20 euros.

Marcel Proust, Anthologie de la correspondance de Marcel Proust . Edition Françoise Leriche. Proust n’a pas laissé d’impressionnant que la Recherche du temps perdu, il semble qu’il ait été un épistolier assidu en signant pas moins de 100 000 lettres, aujourd’hui disparues ou en entre les mains de collectionneurs privés. De 1970 à 1993, l’universitaire américain Philip Kolb s’était déjà épuisé à publier 5000 de ces lettres. Fonds épistolaire paru chez Plon dans lequel s’est plongé Françoise Leriche pour présenter un nouveau choix de lettres, enrichi de commentaires des dernières recherches sur la correspondance de l’écrivain. On y découvre un Proust intime, drôle, irrespectueux, au train de vie aisé, très immergé dans son époque ; un Proust ambitieux n’hésitant pas à dénigrer les autres écrivains en vogue pour s’attirer toutes les faveurs. Ed. Plon, 1300 p, 27 euros. A paraître le 6 novembre.

Alain-Fournier, Jacques Rivière, Une amitié d’autrefois . Ils ont 17 ans en 1903 et ont quitté leur province respective pour suivre des études à Paris. Alain-Fournier qui publiera en 1913 Le Grand Maulnes et Jacques Rivière futur directeur de la Nouvelle Revue Française, partagent le même amour pour la littérature et pour cette ville qui regorge de richesses enthousiasmantes. Les lettres choisies ici, dans une correspondance de dix ans (la 1ère Guerre mondiale emportera Alain-Fournier en 1914) sont organisées autour de thèmes chers aux deux amis. Ed. Gallimard Folio, 5,10 euros.

Flannery O’Connor, L’habitude d’être . Lettres réunies et présentées par Sally Fitzgerald. Traduction de l’américain Gabrielle Rolin. A 27 ans, Flannery O’Connor apprend qu’elle est atteinte d’une maladie irréversible des tissus. Ella va consacrer le temps qui lui reste à vivre à écrire et à écrire encore. Elle ne se contente plus de son seul travail d’écrivain et c’est une autre part d’elle même, la plus intime qu’elle livre à ses amis dans sa correspondance. Loin de sombrer dans le désespoir, elle donne à entendre dans ses lettres un formidable appétit de vivre. Ed.Gallimard, 10 euros. Couverture du livre de Raymond Queneau Cher monsieur Jean-Marie mon fils

Raymond Queneau, Cher monsieur Jean-Marie mon fils : lettres 1938-1971 . Même si Queneau a correspondu toute sa vie avec nombre d’interlocuteurs professionnels ou êtres chers, aucun des destinataires n’a pourtant fait l’objet d’un échange épistolaire soutenu. Il ne s’est jamais attelé non plus à la rédaction d’un journal ou de mémoires, exercice trop rébarbatif à son goût. Les lettres qu’il envoie à son fils Jean-Marie recèlent donc une mine de détails et d’anecdotes sur sa vie et son activité d’écrivain. Qu’il s’adresse à son fils enfant, et l’on retrouve toute la fantaisie, l’humour, les jeux de langage, la poésie et la liberté de ton qui caractérisent son ?uvre. C’est un père attentif, drôle et tendre qui tisse avec son fils de grandes affinités affectives et intellectuelles dans de nombreux domaines comme le cinéma et la littérature. Ed. Gallimard, Cahiers de la NRF, 24,90 euros.

Lieutenant Pierre Blanc, Lettres à Maïou septembre 1939 juin 1940 . Dès qu’ils se rencontrent en 1939, à Marseille, lors d’un bal de charité, Pierre et Maïou tombent éperdument amoureux l’un de l’autre. Il a 25 ans, elle seulement 15, et les lettres qu’ils échangent ne laissent rapidement aucun doute sur l’intensité de leurs sentiments. Mais en septembre, Pierre lieutenant de réserve est mobilisé. Chaque jour le jeune soldat écrit à Maïou ; il lui confie ses rêves, ses projets, il évoque ses lectures, les lieux et les êtres q’il est amené à connaître par ces temps de guerre. Cette guerre dont il ne reviendra pas ? Ed. Bernard Giovanangeli Editeur, 301 p, 20 euros.

Colette, Lettres à sa fille . Edition établie par Anne de Jouvenel. De la difficulté d’être une femme libre et une bonne mère. De la difficulté d’avoir pour mère un écrivain célèbre qui dévore la vie loin de sa fille. Ainsi serait-on tenté de résumer la nature des relations entre Colette et sa fille. Il est vrai qu’au début de cette correspondance, Colette "junior" offre le visage d’une enfant délaissée. Elle a certes souffert enfant des absences et des exigences intellectuelles de sa mère, mais elle se rattrape vite à l’adolescence en devenant sa plus précieuse amie et confidente jusqu’à se passionner pour les mêmes choses. Cette correspondance inédite illustre la grande complicité qui unit les deux femmes et nous ravit par le portrait tout en fougue d’une Colette insatiable qui n’a eu de cesse de jouir de la vie. Ed. Gallimard, 540 p, 28 euros. Couverture du livre Correspondance de Camille Pissarro. Tome 1 (1865-1885)

Correspondance de Camille Pissarro. Tome 1 (1865-1885). Commentaires de Janine Bailly-Herzberg. A l’occasion du centenaire de la mort de Pissarro et de l’exposition " Camille Pissarro et les peintres de la Vallée de l’Oise " au musée Tavet de Pontoise (15 novembre-25 janvier 2004), les Editions Valhermeil rééditent le premier des cinq volumes de sa correspondance. A la lumière des indications de Janine Bailly-Herzberg, historienne et critique d’art, cette volumineuse correspondance qui court de 1865 à 1903, l’Impressionniste apparaît sous les traits d’un homme discret et pudique, d’un peintre imprégné du contexte artistique de son temps et à la conscience aigue des grands bouleversements qui secouent la France depuis l’invasion prussienne jusqu’à la IIIe République. Editions du Valhermeil, 392 p, 38 euros.

Couverture du livre Lettres illustrées de Vincent Van Gogh (1888-1890).

Vincent Van Gogh, Lettres illustrées de Vincent Van Gogh (1888-1890). Edition établie et commentée par Claire Barbillon, Serge Garcin. Cet ouvrage présente pour la première fois en fac-similés, les 250 lettres illustrées que Van Gogh écrivit de 1880 à 1890, époque où il séjourna à Arles et à Auvers-sur-Oise et destinées à son frère Théo, aux peintres Gauguin, Signac et Emile Bernard. Mêlant textes et dessins, le peintre a trouvé dans la forme épistolaire un mode d’expression où se rejoignent l’intime et l’élaboration de son ?uvre. Ed. Textuel, 3 vol, 485 p, 55 euros.

Elisabeth Miso