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Dernières parutions du 13 novembre 2003

édition du du 13 novembre 2003

Couverture du livre Indochine française (1856-1956) : guerres, mythes et passion

Histoire

Eric Deroo, Pierre Vallaud, Indochine française (1856-1956) : guerres, mythes et passions . Depuis le XIXème siècle, la France a vu en l’Indochine, en dépit d’une identité nationale forte, le territoire où concrétiser ses rêves de grandeur impériale. Terre de tous les possibles, de tous les fantasmes, alliant exotisme et richesses économiques, elle va se dérober à l’autorité française dès 1945 et reconquérir son indépendance. Les soldats qui partent combattre en Indochine en 1946, vont prendre toute la mesure de ce rêve qui se délite, d’un empire colonial en pleine banqueroute. Les auteurs ont collecté des documents exceptionnels : albums photo, correspondances, tracts, affiches, magazines d’époque pour qu’au travers du regard de ces soldats nous parviennent toute l’ambivalence française face au rêve indochinois. Ed. Perrin, 220 p, 30,50 euros.

Correspondances

Jean Dubuffet / Jean Paulhan, Correspondance 1944-1968 . Amitié ou intérêt ? Entre réel engouement et manoeuvres, les échanges épistolaires entre Jean Dubuffet et Jean Paulhan révèlent deux fortes personnalités. Quand ils se rencontrent en 1943, bien qu’étant de sensibilité très opposée- Dubuffet défend l’idée d’un art "brut" débarrassé de toute influence intellectuelle alors que Paulhan à la tête de la NRF est une figure intellectuelle reconnue- tous deux pressentent pourtant les avantages à se fréquenter. Dubuffet se voit introduit auprès du Tout-Paris et Paulhan qui souhaite briller par ses talents de découvreur prend Dubuffet sous son aile. Le succès venu, Dubuffet se fera plus critique envers Paulhan jusqu’à couper tout lien en 1951, et détruire ses lettres, avant que de renouer sur un mode plus distant. Ed. Gallimard/ "Cahiers de la NRF", 833 p. A paraître le 20 novembre.

Sophie Calle, Douleur exquise . L’oeuvre inclassable de Sophie Calle fait l’objet d’une grande exposition, "M’as-tu vue", au Centre Pompidou, du 19 novembre 2003 au 15 mars 2004 et l’artiste poursuit son travail sur l’intime dans un nouvel ouvrage, Douleur exquise, où elle juxtapose, comme à son habitude, textes et photographies. Il est ici question pour elle de revenir sur une séparation vécue 15 ans plus tôt et sur la douleur face à une histoire qui prend fin. Articulé en deux temps, avant et après la douleur, le livre mêle le récit de son voyage à Tokyo, les lettres qu’elle adresse à l’homme aimé, les commentaires et les photographies estampillées d’un compte à rebours qui mène au jour J de la rupture. Ed. Actes Sud, 284 p, 28 euros.

Roland Dorgelès, Je t’écris de la tranchée . Engagé volontaire en août 1914, l’écrivain Roland Dorgelès écrit à ses proches depuis les tranchées et plus particulièrement à sa mère adorée et à Mado, femme ardemment aimée qui va lui briser le coeur. Miraculeusement exhumée, la centaine de lettres destinées à Madeleine Borgeaud, reconstitue le calvaire amoureux de Dorgelès, épris d’une femme qui ne lui pardonnera jamais son patriotisme et qui se désintéressera de plus en plus clairement de lui jusqu’à rompre définitivement en 1917. Cette correspondance de près de 270 lettres, jette un nouvel éclairage à la fois sur l’homme intime marqué à tout jamais par cet amour déçu et sur l’écrivain par la compréhension qu’elle apporte de la genèse des célèbres Croix de bois. Ed. Albin Michel, 350 p, 20 euros.

Paul Gauguin, Lettres à sa femme et à ses amis . Lettres recueillies, annotées et préfacées par Maurice Malingue. Dans ces lettres de 1873 à 1903, quelques semaines avant sa mort aux Marquises, adressées à sa femme Mette ou à des amis tels qu’Emile Bernard et Emile Schuffenecker, Gauguin fait part de ses tourments et de son travail de peintre. La peinture, cette passion qui a tout recouvert, à laquelle il a tout sacrifié, qui lui vaut la haine de sa femme, pour laquelle il endure les pires privations et mourra dans la misère. Ed. Grasset, nouvelle édition, 364 p, 11 euros.

Anna Freud, Lettres à Eva Rosenfeld (1919-1937) . Traduction de l’anglais et de l’allemand Corine Derblum. Les lettres inédites d’Anna Freud à Eva Rosenfeld, disciple de son père et grande amie de la famille, nous plongent tout à la fois dans la passion qui unissait les deux femmes et dans l’intimité des Freud et d’une extraordinaire aventure humaine, celle de la psychanalyse. Ed. Hachette Littératures, 282 p, 23 euros.

Jean-Pierre Guéno, Jérôme Pecnard, Mon papa en guerre : lettres de pères et mots d’enfants, 1914-1918 . Des lettres, des cartes postales, des dessins, des petites bandes-dessinées ; tantôt graves, tantôt légers, des pères partis au front lors de la 1ère Guerre mondiale et leurs enfants s’écrivent. L’éloignement, l’horreur quotidienne, la menace de la disparition, aiguisent la conscience de leur attachement mutuel. Avec pudeur et émotion, ces lettres illustrent la nature des liens uniques tissés entre père et enfant. Ed. des Arènes, 128 p, 34,90 euros.

Biographies/ Autobiographies

Giles Milton, Samouraï William . Traduction de l’anglais Anne-Marie Hussein. Le 12 avril 1 600, William Adams, navigateur anglais, et le vaisseau hollandais qu’il pilote, s’échouent sur les côtes japonaises. Premier anglais à pénétrer dans ces contrées asiatiques, il ne sait pas encore quel rôle essentiel de conseiller il va jouer auprès du Shogun Ieyasu Tokugawa, 18 ans durant. A partir de documents d’époque ( correspondances, journaux de bord, journaux intimes..), Giles Milton, familier des récits de voyage, retrace le parcours étonnant de l’explorateur. Entre William Adams et Ieyasu Tokugawa, c’est la rencontre entre deux mondes qui s’écrit ici, rencontre entre l’Occident et l’Orient, rencontre entre les origines modestes de l’anglais et le statut d’Empereur du japonais. Le destin de ces deux hommes s’imbrique dans une autre histoire, celle des " Indes orientales ", théâtre de rivalités politiques et commerciales entre anglais, hollandais et jésuites portugais. Ed. Noir sur blanc, 400 p, 23 euros.

Couverture du livre Les Lettres de Pelafina de Mark Z. Danielewski.

Romans

Mark Z. Danielewski, Les Lettres de Pelafina , traduit de l’Américain par Claro. Publiées pour la première fois dans le roman La Maison de feuilles, ces lettres se suffisent à elles-mêmes pour brosser le portrait de Pelafina, mère de Johnny Truant, internée à l’Institut psychiatrique Three Attic Whalestoe. Une correspondance étonnante marquée par le jeu textuel et l’expérience poétique. Ed. Denoël, collection Denoël & d’ailleurs, 85 pages, 13 euros.

Marc Villemain, Monsieur Levy . Dans ce 1er roman, l’auteur confie en quoi sa fascination adolescent pour Bernard-Henri Levy, a façonné ses propres engagements et son désir de devenir écrivain. Qu’il évoque ses premières lettres à BHL, ses lectures, ses rencontres, qu’il convoque tous les genres, essai, fiction ou autobiographie ; Marc Villemain raconte une même et unique histoire, celle de son propre apprentissage de la vie. Ed. Plon, 18 euros.

Thierry Maugenest, Venise.net . Quel rapport entre les tableaux du Tintoret, peintre vénitien du XVIème siècle, un trésor caché ramené de la quatrième croisade, une société secrète et les morts mystérieuses au XXème siècle de trois personnes toutes férues de Renaissance vénitienne ? C’est ce que va tenter d’élucider Alessandro Baldi, inspecteur dans la ville des Doges, grâce à une correspondance par mails avec un vieil universitaire new-yorkais grand connaisseur de l’art vénitien. Ed. Liana Levi, 153 p, 15 euros.

Essais

George Sand, Les femmes . Textes choisis et présentés par Huguette Bouchardeau. A l’occasion du bicentenaire de la naissance de George Sand (1804-1876), HB Editions publient un choix de textes de l’écrivain regroupés sous diverses thématiques. Dans le présent ouvrage, textes et correspondance, étayent les convictions de George Sand en matière de condition féminine. A la fois visionnaire et femme de son temps, elle s’est toujours mobilisée pour une société plus juste et a notamment combattu les préjugés de rang social ou sexistes. Elle s’exprime ainsi sur l’égalité et les différences des sexes, les tâches ménagères, le mariage, l’accès au pouvoir des femmes... Même si elle concède le pouvoir économique et politique aux hommes, elle encourage les femmes à gagner leur indépendance en développant leur aptitude à réfléchir, à se cultiver, à s’émanciper intellectuellement. HB Editions, 169 p, 12 euros. Couverture de la revue littéraire Les Episodes (novembre 2003).

Revues

Les Episodes , revue littéraire, novembre 2003. Directeurs de publications : Alexandre Gouzou, Philippe Aronson.
Au sommaire notamment, un texte de Valérie Mréjen, Eau sauvage ; un texte de Claro, L’Anonymable ; un article de Jean-Luc Bitton, Raymond Cousse ou le refus d’obtempérer, des extraits du Journal inédit de Raymond Cousse, et des Lettres inédites échangées entre Raymond Cousse et Samuel Beckett. 15 euros.

Couverture du livre De Pontigny à Cerisy. Un siècle de rencontres intellectuelle

De Pontigny à Cerisy. Un siècle de rencontres intellectuelles . Textes et documents réunis par Claire Paulhan. Avant-propos de Jacques Le Goff. Illustré par des photographies, lettres et documents, le plus souvent inédits, essentiellemnt extraits des archives de Cerisy confiés à l’IMEC, cet ouvrage retrace l’aventure intellectuelle de Pontigny et de Cerisy, et précise la liste des décades et colloques qui s’y sont tenus. (cf l’exposition à l’ENS jusqu’au 15 décembre.) Institut Mémoires de l’Edition Contemporaine, 15 euros.

Elisabeth Miso