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La revue les Épisodes par Alexandre Gouzou, directeur de publication et membre fondateur

édition du 27 novembre 2003

Présentation des Épisodes par Alexandre Gouzou, directeur de publication et membre fondateur de la revue

La revue littéraire Les Episodes a été créée en juin 1997. A raison de trois numéros par an, elle s’attache avant tout à publier des textes de fiction contemporaine, qu’il s’agisse de nouvelles, de lettres ou de poèmes. Nos choix éditoriaux se fondent moins sur des préférences thématiques que sur la qualité d’une écriture, d’une vision. C’est la " petite musique " d’un écrivain qui nous intéresse, celle qui est reconnaissable entre toutes. Nous ne sommes fixés sur aucun mouvement ou " école ". Dans Les Episodes, pas de manifeste, pas d’exclamations grandiloquentes, pas de proclamations théoriques, pas d’esprit de système. Dès les premiers numéros, deux lignes se dessinent pourtant. Celle née du désir d’accompagner des écrivains dans la poursuite de leurs travaux et, dans un même mouvement, d’offrir aux lecteurs la possibilité de découvrir de nouvelles écritures. Celle qui, à travers la publication d’inédits d’auteurs anglo-saxons, témoigne de notre attachement à la littérature américaine du vingtième siècle, dont nous pensons qu’à bien des égards, elle apporte à la littérature française un souffle d’air frais, un courant vivifiant. Les extraits de correspondance ont pris depuis quelques numéros une place importante. En effet, il nous semble que dans les lettres d’écrivain, nous touchons à ce qui nous émeut le plus : le lien entre l’écriture et la vie. Les lettres ne sont pas forcément de la littérature, mais la littérature ne pourrait pas se passer des lettres d’écrivains. Que ce soit à travers celles d’un Bukowsky, d’un Chatwin, d’un Harrison, d’un Lowry, d’un Burroughs, ou d’un Bove et d’un Calet, nous sommes à chaque fois à l’intérieur, au centre, dans le noyau intime, révélateur de l’être.

Dans le numéro 18 (novembre 2003), nous présentons un dossier comportant des extraits de l’immense journal de Raymond Cousse, ainsi que des extraits de la correspondance entre lui et Samuel Beckett. C’est d’ailleurs suite à une lettre de Cousse adressée à Beckett qu’un lien d’amitié va naître entre les deux hommes. Jean-Luc Bitton, qui a été l’ami de Cousse, retrace le destin de celui qui « avait cent raison de ne pas se suicider, mais aucune de survivre ».

Alexandre Gouzou