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Entretien avec Lídia Jorge. Propos recueillis par Nathalie Jungerman

 

Couverture du livre Le vent qui siffle dans les grues de Lidia Jorge.

Lídia Jorge est née à Boliquieim dans l’Algarve en 1946. Diplômée de philologie romane de l’université de Lisbonne, elle se consacre très tôt à l’enseignement. En 1970, elle part pour l’Afrique (Angola et Mozambique), où elle vit la guerre coloniale. Revenue à Lisbonne, elle continue d’enseigner, puis arrête cette activité au profit de fonctions auprès du conseil pour la communication sociale. Elle a publié son premier roman en 1980, et depuis 1989, ses livres sont traduits en France aux Éditions Métailié. Ils paraissent également en Allemagne, en Angleterre, au Brésil, en Espagne, aux États-Unis, en Grèce, en Hollande, en Hongrie, en Islande, en Israël, en Italie, en Norvège et en Suède.

Comment êtes-vous venue à l’écriture ?

Lídia Jorge : C’est l’écriture qui est venue à moi. Quand j’étais petite, les livres accompagnaient ma vie d’enfant solitaire, ils me tenaient compagnie. Je lisais pour remplir le temps, pour m’amuser, mais je n’étais pas préparée à ces histoires d’adultes que je trouvais dramatiques. En effet, les livres que je lisais provenaient du romantisme portugais. Mes premiers écrits utilisaient les mêmes personnages que ceux des romans de cette littérature pour adultes mais avec d’autres histoires, des histoires pour rectifier, réparer ce qui me semblait injuste, tragique. J’ai alors découvert que je pouvais renverser les histoires, renverser le cours des choses. Evidemment, je le faisais d’une façon très naïve et innocente ; j’ai commencé par écrire de petits récits de 5 ou 6 lignes... Je me souviens très bien avoir trouvé d’autres fins, d’autres dénouements pour ces personnages, quand j’avais à peine neuf ans. Je faisais en sorte que les histoires d’amour se poursuivent, que les mères retrouvent leurs enfants, que le mari vienne le jour de Noël, que la petite famille soit réunie ? Je mettais une espèce d’ordre dans ce que je trouvais, en tant qu’enfant, être un désordre immoral, quelque chose de dramatique qui ne me laissait pas dormir. En réécrivant ces histoires, je m’apaisais ; je le faisais pour moi seule. J’associe toujours l’acte d’écriture à quelque chose de chaleureux, de bon, au dialogue, à la possibilité de demander une réparation pour le monde et pour les rapports entre les gens. La littérature est venue à moi et j’en ai profité.

Il y a une histoire familiale autour de ces livres... Ils ont failli être brûlés par votre arrière grand-mère...

Lídia Jorge : Oui, ces livres que je lisais enfant ont une histoire très forte. A la fin du 19e siècle, le père de ma grand-mère qui, bien qu’il fût pauvre, était un homme cultivé, avait une petite bibliothèque dans sa maison. Sa femme et lui avaient beaucoup d’enfants. Et malgré les reproches virulents de sa femme qui rappelait les conditions de vie précaire dans lesquelles la famille vivait, il achetait des livres. Mais à la mort de cet arrière grand-père, disparu très tôt, mon arrière grand-mère a fait du feu devant la porte et y a jeté tous les livres. Ma grand-mère, à l’époque une adolescente de 14 ans, qui avait appris à lire avec son père, (seuls les garçons allaient à l’école), a sauvé de justesse les livres du feu, les a gardé dans une grande boîte en bois qu’elle m’a donné quand j’étais petite. Ce sont ces livres qui m’ont tenu compagnie dans mon enfance. J’ai passé beaucoup d’années sans parler de cette histoire et j’en suis encore émue. Je n’ai qu’un portrait de cet homme dont le regard est profond et le visage, semblable à celui d’un Afghan.

Qu’est-ce qui déclenche l’écriture d’un roman, le sujet, l’histoire. Par exemple, pour La Couverture du soldat, cette histoire tissée autour de l’absence, du silence et d’une nuit entre Walter Dias, l’oncle voyageur et sa fille illégitime, sorte de leitmotiv qui fait avancer la narration et trace le destin d’une famille...

Lídia Jorge : Il y a eu un soldat dans notre famille, dont la couverture est restée chez nous. Un jour, cette couverture de soldat a été mise devant la porte en guise de paillasson. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai été frappée par cette couverture sur le sol qui était la dernière chose qui avait appartenu à cet homme. A partir de cet élément, j’ai imaginé un homme insoumis dont l’histoire est reconstruite par une personne de la famille qui veut le sauver de l’oubli. Sauver de l’oubli est quelque chose qui m’intéresse beaucoup. Sauver ceux qui n’ont pas leur nom dans les journaux ou dans l’Histoire mais qui ont une dimension humaine. J’ai voulu bâtir une histoire autour de ce personnage. C’est venu comme une sorte de prière qu’effectue une jeune fille pour faire revenir un homme. Une prière profane qui dure toute une nuit, et, pendant cette nuit, 50 ans de la vie d’une famille ressurgit. Au début, je pensais à un récit court, comme un conte. Mais autour de ce soldat et de l’histoire d’une famille, c’est aussi l’histoire d’un pays, d’une région qui s’est greffée au fur et à mesure que j’ai commencé à écrire.

Dans vos romans, il est question de soldats pris dans la tourmente de la guerre, de la misère des campagnes portugaises, des archaïsmes du Portugal, du Portugal d’aujourd’hui écrasé par des décennies de dictature, de la mémoire du peuple, des transformations de la société portugaise (exil, émigrations, colonies, invasion du tourisme) et le changement qui s’opère dans les êtres, de secrets de famille, de silences, d’amour perdu, des thèmes où s’entremêlent rapport intime et rapport à la communauté, au groupe...

Lídia Jorge : Les personnages de La couverture du Soldat appartiennent à un groupe traditionnel du Portugal archaïque. La maison est bâtie autour d’un pater familias. Mais la plupart des membres de la famille, les fils en l’occurrence, ne veulent pas continuer à vivre dans ces conditions, et finalement émigrent, principalement en Amérique du Nord. L’histoire se passe au début des années cinquante, ce qui correspond à la grande émigration vers l’Amérique du Nord. Dans mes autres romans, il y a également ce thème de l’exode, c’est quelque chose de très important à cette époque-là au Portugal. Cette fuite vers l’Amérique du Nord est antérieure à l’émigration continentale, vers la France, l’Allemagne ou la Belgique. C’était plus difficile, plus féroce, c’était un autre continent, une autre langue, une autre espérance, un voyage très cher, on s’éloignait beaucoup. Quoique ce sujet soit typique de cette région, région pauvre du sud, la famille dont il est question n’est pas vraiment représentative car c’est plus autour d’un problème de personnalité, que ces fils partent pour ne pas revenir. C’est parce que le père a une personnalité écrasante, tyrannique. Il représente le passé, incapable de comprendre le présent.

Une allusion au régime dictatorial de Salazar ?

Lídia Jorge : Oui, évidemment. C’est un homme qui représente la rigidité de l’époque, cette incapacité de voir qu’on devrait vite passer à une autre chose. Il voulait un pays rural traditionnel, ne voulait pas et ne comprenait pas le changement. Avec la jeune fille qui parle et le retour du père pendant les années soixante, on est déjà devant un Portugal abandonné, qui va vers une société de consommation, de tourisme, de ruralité transformée en espace de visite, afin de montrer que le pays peut offrir des loisirs. Cette transformation d’un pays rural en un endroit de loisirs, un pays balnéaire, est quelque chose de très important dans ce livre. C’est un livre sur ce changement, qui survole notamment les révolutions sociales. Mais tout d’abord, je voulais parler de l’intimité de cet homme et de cette jeune fille, de cette absence de rencontre. Et ça c’est quelque chose de très important pour comprendre le Portugal ? Je crois que le Portugal est un pays qui garde très bien ses secrets et la littérature est là pour dire la vérité de nos sentiments.

Et le thème de l’attente, L’illiade...

Lídia Jorge : La jeune fille, en attendant son père, lisait ces livres grecs qui lui servaient à trouver un monde héroïque, de vainqueur, un modèle fort qu’elle n’avait pas, puisque tout ce qu’on faisait autour d’elle, c’était de détruire l’image de son père ou de sa mère... Quand à la fin du livre, elle retrouve son père et lui demande pourquoi il dessinait des oiseaux et qu’il lui répond que c’est uniquement pour le plaisir, elle comprend qu’il ne veut pas lui donner son secret, mais au fond, elle sait, et ne cesse d’admirer ce père. Elle comprend que cette couverture de soldat n’a servi de lit que pour dessiner les oiseaux qui étaient sa façon à lui de voler à travers le monde.

L’envoi épistolaire, la lettre, l’écriture intime se mêlent à la narration : dans La Couverture du soldat les extraits des lettres des fils qui ont fui le domaine familial, les dessins d’oiseaux envoyés par le père absent à sa fille, la lettre où il annonce son retour et, dans La Forêt dans le fleuve, où s’insèrent les pages d’un journal intime postérieur au récit, un texte dans le texte... Quel lien entretenez-vous avec la forme épistolaire ?

Lídia Jorge : La forme épistolaire est un modèle, quelque chose de profond dans mon écriture : j’écris toujours pour un destinataire. Je veux imaginer un destinataire. Il est parfois abstrait, parfois c’est quelqu’un qui émerge du jardin de ma mère et que je vois à travers la fenêtre. C’est quelqu’un qui est là mais à qui je ne peux donner un visage. J’ai besoin d’une oreille, d’un coeur, je ne suis pas capable de parler avec un " je " sans un " tu ", un " toi ", et c’est vrai que même mes romans sont une espèce de lettre déguisée, une adresse. Dans le dernier roman par exemple, c’est difficile de le découvrir mais ça y est, à la fin de la narration, quand on comprend que la cousine de Milene ne laisse pas tomber dans l’oubli le crime trahi. Tous ces livres sont une grande lettre. Peut-être que j’écris pour un "toi" qui est proche même quand je ne dis pas "je", "tu", j’ai besoin de penser à un destinataire, presque une écriture orale, d’ailleurs c’est sans doute un trait caractéristique, je n’utilise pas beaucoup de pages avec des thèmes abstraits, je fuis l’abstraction.

Votre écriture est en même temps très travaillée, poétique aussi...

Lídia Jorge : Oui, et parfois mes livres sont plus longs à cause de ça, je n’ai pas une écriture de type anglo-saxon, ni français. C’est quelque chose qui vient de ma langue, du rythme de ma langue, qui exige des images propres au portugais, à notre mode de pensée. Si je faisais de courts récits directs, tout serait perdu, je n’en suis d’ailleurs pas capable. J’aime déployer calmement le récit, inviter l’autre, le lecteur à entrer. Pour chaque livre, c’est comme une longue missive que j’adresse à quelqu’un. La forme épistolaire m’intéresse beaucoup.

Relisez-vous vos textes traduits en français ?

Lídia Jorge : Quelques pages, mais je me repose sur la traductrice, Geneviève Leibrich, qui est très compétente, fidèle à la musicalité, au rythme de la langue. Pendant qu’elle travaille à la traduction, elle me pose beaucoup de questions et me demande par exemple des dessins d’objets ? Nous entretenons une correspondance, un réel échange épistolaire. Quand elle a commencé à traduire La Couverture du Soldat, elle m’a dit ne pas pouvoir s’arrêter et en un mois, elle avait terminé. J’ai compris qu’elle était complètement dedans, qu’elle avait gagné le rythme de ce livre, sa respiration propre.

Parlez-nous de votre dernier roman, Le Vent qui siffle dans les grues, où comme dans La Couverture du soldat, l’héroïne est une jeune fille qui vit sur la terre aride de l’Algarve, prise entre deux mondes, où il est également question d’un terrible non-dit...

Lídia Jorge : Oui, une rencontre et un lourd silence. C’est peut-être mon thème récurrent ce grand silence autour d’un scandale. Et chaque livre correspond à un désir de briser le scandale, de mettre au jour, de ne pas tomber dans l’oubli. D’ailleurs, je crois qu’en parlant de ça, je parle un peu de ce qui se passe dans mon pays, un pays qui veut oublier, qui n’aime pas la confrontation verbale, la confrontation judiciaire, un peuple complètement différent du peuple espagnol par exemple, plus retiré. Je pense qu’il y a toujours un dessous des choses, et ça m’intéresse d’aller là où les journalistes n’iront pas parce qu’il s’agit de vies qui ne marquent pas les événements. J’aime chercher ou inventer ceux qui subissent des sévices, des cruautés en famille qui s’apparentent aux grandes cruautés sociales. Parler de ceux qui ne sont pas capables de dire un mot, de demander justice, de mettre au jour le passé, la vérité. C’est à cause de ça que j’écris. Ce dernier livre, Le Vent qui siffle dans les grues, est un livre qui naît d’un désir de montrer comment, quelque chose qui se passe un peu partout aujourd’hui, se passe au Portugal, c’est-à-dire, la question de l’acceptation de l’autre, de sa différence. J’ai commencé à penser à ce livre, il y a six ans. Je ne savais pas si j’allais l’écrire. L’idée de cette histoire est venue en voyant les travailleurs africains au Portugal et en voyant cette espèce d’hypocrisie tacite entre l’acceptation et la non acceptation. J’ai pensé que j’étais devant une situation symbolique de ce qui se passe chaque jour dans le monde. J’ai voulu parler de cette incapacité occidentale d’accepter les autres en feignant de les accepter. C’est un livre sur les guerres, les combats, les trahisons que nous nous faisons les uns aux autres. Milene est un personnage troublant qui a la capacité de déclencher chez les autres, tous ces types de sentiments cachés. Elle me permet d’attribuer aux autres un visage.

En 1970, vous êtes partie pour l’Angola et le Mozambique. Comment avez-vous vécu la guerre coloniale ?... Et la Révolution des OEillets ?

Lídia Jorge : C’était les dernières années de la guerre coloniale portugaise, et j’étais très jeune. C’est mon premier contact avec la guerre, la mort et la violence extrême, et ça a fait de moi la femme que je suis devenue. C’était les derniers moments d’un type de rapports très spécifiques entre l’Europe et l’Afrique. C’était les derniers moments de quelque chose qui avait commencé 500 ans auparavant. Et tous ces rapports avec les gens, avec cette guerre qui était déjà complètement hors de l’agenda de l’Histoire m’ont beaucoup appris sur les décalages entre les cultures. Cette difficulté de vivre ensemble, le comportement des êtres, la façon de survivre pendant la guerre, les changements de caractères ? quand on entre dans une ambiance de guerre, le changement est terrible parce qu’il déclenche chez nous des sentiments inouïs, qu’on ne pensait pas transporter, et même les personnes les plus délicates et sensibles sont parfois les plus féroces parce qu’elles transposent toute leur capacité de créativité et d’émotion dans l’offensive et le combat. J’ai compris qu’on pouvait devenir quelqu’un d’autre et ça m’a rendue humble et avertie de ce type de sentiment. Parfois, quand je suis devant le miroir, je me demande si c’est mon vrai visage, car au moment précis, on ne sait pas ce que l’on est capable de faire. Et ça c’est un travail de déshumanisation.
Jusque-là j’écrivais, mais à mon retour, j’ai décidé de publier. C’est en 1980 que mon premier livre a été édité au Portugal. Il ne parlait pas de cette expérience africaine qui m’avait tellement bouleversée. C’était comme si j’avais reçu un savoir que je ne voulais pas exposer hors de ce théâtre de guerre. Mais les années passèrent et j’ai eu besoin d’écrire sur ça, ce qui a donné Le rivage des murmures, car je voyais qu’on commençait à oublier ce qui s’était passé alors qu’il y avait de nombreuses similitudes avec d’autres situations européennes. D’ailleurs, il y a toute une génération d’auteurs portugais qui a écrit sur cette partie de l’Histoire. Et aujourd’hui on comprend que la littérature portugaise contemporaine parle du post-colonialisme, puisque nous sommes encore dans cette période. Mon premier livre, La journée des prodiges, traite du changement, du passage de la fin de la dictature à la démocratie et s’intéresse de savoir comment un petit village du sud a vécu les événements. J’ai écrit pour ne pas oublier cette vie qui allait changer, heureusement, vers le progrès, la démocratie, le dialogue mais qui, auparavant, était quelque chose d’absolument cohérent, lointain, hors du temps. Ce livre est sur la grande propension de mon peuple à rêver et en même temps sur sa faiblesse relative à l’action. Il y a une espèce de décalage entre les moments où, individuellement, on est capable de tout donner, de faire de grandes choses et entre l’incapacité d’administrer, de penser d’une façon organisée pour en avoir le profit, une incapacité de faire la gestion des biens. C’est un phénomène sociologique qui est explicable évidemment par l’histoire, la géographie, le mélange anthropologique.
La journée des prodiges, c’est l’histoire d’un village où à la veille de la Révolution des oeuillets, il y a un petit serpent qui survient, inoffensif et pourchassé par tout le monde. Le reptile s’échappe et disparaît. Le jour où les soldats viennent, brandissant des drapeaux rouges et les visages de Marx, Engel, Lénine, visiter ce village pour montrer aux paysans comment faire la révolution, leur proposer de l’électricité, du progrès etc., la seule chose qui préoccupent les villageois est de savoir où se trouve leur serpent. C’est une allégorie sur l’impossible rencontre entre ces deux mondes, ces deux langages.
Le jour précis de la révolution, j’étais en Afrique. J’ai pu voir exploser les gens de joie car c’était la démocratie et l’indépendance en même temps. 1974, 1975, ont été des années merveilleuses au Portugal. Des déceptions ont suivi mais la Révolution des Oeuillets a été la première révolution de l’Histoire, sans sang versé.
Pour la littérature aussi, ce moment a été très important. De nombreux écrivains se sont révélés, notamment des femmes. C’est aussi la période où les femmes ont pris la parole au Portugal.

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