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Dernières parutions du 25 mars 2004

édition du du 25 mars 2004

Couverture du livre Jerzy Giedroyc, Witold Gombrowicz, Correspondance, 1950-69

Correspondance

Jerzy Giedroyc, Witold Gombrowicz, Correspondance, 1950-1969 . Traduction du polonais, annotation et préface Jean-Claude Famulicki. Exilé en Argentine, Witold Gombrowicz, alors qu’il cherche un éditeur pour son deuxième roman et sa pièce de théâtre rédigés après-guerre, débute une correspondance avec Jerzy Giedroyc, directeur de la revue polonaise Kultura fondée à Maisons Laffite en 1946. Ces deux figures de l’exil trouvent dans l’échange épistolaire l’espace où faire se rencontrer à la fois leurs affinités littéraires et leur engagement pour la liberté d’expression et la création. Leurs lettres accompagnent ainsi le combat de l’écrivain dans sa quête de reconnaissance d’un public polonais et international et celui de l’éditeur dans son parcours éditorial exemplaire à l’origine de bouleversements en Pologne et en Europe de l’Est. Ed. Fayard, 450 p, 24 euros.

Lawrence Durrell, Henry Miller, Correspondance, 1935-1980 . Miller l’américain, Durrell l’anglais de 20 ans son cadet, tous deux grands voyageurs, tous deux hommes de lettres prolixes, sont entrés en correspondance et en amitié en 1935, par une lettre d’admirateur de Durrrell encore inconnu au sulfureux Miller. La première partie de leur conversation épistolaire, publiée en 1963 chez Buchet Chastel, n’englobait que les années courant jusqu’en 1959. L’intégralité de la correspondance entre ces deux géants de la littérature parue en 1988, chez l’éditeur anglais Faber et Faber, n’avait toujours pas été traduite en français. C’est aujourd’hui chose faite avec le présent volume enrichi de certains passages écartés de l’édition de 1963, de notes, et des lettres datant des vingt dernières années de la vie de Miller. Ed. Buchet Chastel, 500 p, 34 euros. (A paraître le 16 avril).

Hugo von Hofmannsthal, Lettres à Rilke (1902-1925) . Préface, annotation et traduction de l’allemand Pierre Deshusses. Grâce à Lou Andréas-Salomé, une amie commune, Rainer Maria Rilke et Hugo von Hofmannsthal font connaissance à Vienne en 1899. Une relation sous le signe de la tendresse et de l’admiration va se nouer entre les deux poètes, comme en témoigne ces lettres d’Hugo von Hofmannnsthal, rares exemples de leur correspondance en grande partie égarée. Éd. Rivages poche, 6,40 euros.

Biographies/ Autobiographies

Myriam Anissimov, Romain Gary le caméléon . Plus de cinq années de travail ont été nécessaires à Myriam Anissimov pour mener à bien son projet biographique sur son ami Romain Gary. Plus de cinq années à recueillir les témoignages, à éplucher les documents inédits, les lettres, les archives privées du romancier, entre Wilno, Londres, Paris et New York. Il lui aura fallu déjouer les masques, les pseudonymes, les mystifications multiples inventées par Gary tout au long de sa vie et de son oeuvre. Issu d’une famille juive de Lituanie, pilote héroïque pendant la guerre, consul de France à Los Angeles, écrivain célèbre, séducteur, époux de Lesley Blanch et de Jean Seberg, créateur du personnage fictif Emile Ajar ; l’auteur de La vie devant soi et des Racines du ciel aura passé sa vie à brouiller les pistes et à édifier sa propre légende. Éd. Denoël, 745 p, 30 euros.

Albert t’Serstevens, L’homme que fut Blaise Cendrars . Blaise Cendrars s’est beaucoup raconté à l’oral comme à l’écrit. Une autre voix cependant était tout autant habilitée à évoquer la vie de Cendrars, celle de son ami intime, son double, l’écrivain et voyageur t’Serstevens. Pendant plus de quarante ans, les deux hommes ont entretenu une correspondance et se sont nourris mutuellement de leurs textes. Fragments de lettres, anecdotes, boutades, t’Serstevens égrène ses souvenirs riches d’enseignements sur l’oeuvre et le génie de Cendrars. Éd. Arléa, 120p, 18 euros.

Bruno Bérenguer, Denise Duval . Préface Georges Prêtre. Le musicologue Bruno Bérenguer s’est penché sur le parcours exceptionnel de la soprano Denise Duval qui débute au Grand-Théâtre de Bordeaux en 1942 et va gagner l’admiration du public et des critiques tant par la qualité de sa voix et de son jeu dramatique, que par la vivacité et le charme de sa personnalité. Interprète fétiche et muse de Francis Poulenc ( Les Dialogues des Carmélites, La Voix humaine ?), elle s’illustre dans un très large répertoire de Manon à La Flûte enchantée. Coupures de journaux, extraits de correspondances ainsi que les lettres inédites de Poulenc donnent à voir l’immense aura de cette artiste lyrique. Éd. Symétrie, 239 p, 30 euros

Pierre de Sales Laterrière, Les mémoires de Pierre de Sales Laterrière ; suivi de Correspondances . Édition commentée par Bernard Andrès. Les mémoires et la correspondance inédite de Pierre de Sales Laterrière (1743-1815), aventurier canadien et libre penseur, jettent un nouvel éclairage sur l’histoire du Québec au XVIIIe et XIXe siècles. Éd. Triptyque (Montréal), 317 p, 16 euros

Essais

Philippe Lejeune, Ariane ou le Prix du Journal intime . Une étude sur la revue Ariane "foyer du Journal intime", créée en 1953 par Marguerite Grépon, femme de lettres et poète, et sur son Prix qui a existé plus de 10 ans, de 1957 à 1970. Philippe Lejeune raconte non sans humour l’histoire de ce Prix, lancé par le biais de la revue Ariane dont la collection complète est conservée à la BNF. Ce petit livre comprend de nombreuses citations et les lettres de Marguerite Grépon à Jean Follain qui concernent le Prix du Journal intime, l’élaboration et la publication du Journal de Marguerite Grépon. Éd. des Cendres, coll. "De trois en trois", deuxième série Journal intime, 61 p, 6 euros.

Jef Tombeur, Femmes et métiers du Livre (Women in the Printing Trades). Préface de Caroline Archer. Hormis les correspondances entre féministes britanniques, américaines et françaises, qui étaient assez intenses, c’est de circulations au sens large (des journaux féministes) dont il est davantage question pour les périodes récentes (les deux siècles derniers). L’auteur, universitaire, mais aussi journaliste de presse quotidienne et magazine, traite principalement des rôles, places, perceptions et représentations des femmes dans les métiers de la fabrication des publications, en particulier dans les pays anglophones et francophones européens. Il s’est efforcé de rendre l’étude aisément accessible à un public plus large que celui auquel il est naturellement destiné. Éd. Talus d’approche, Convention typographique, 300 p, 32 euros. Extraits du livre sur : http://www.typophage.com/fr/livres/

Lydia Flem, Comment j’ai vidé la maison de mes parents . Objets, meubles, vêtements, papiers, lettres... tout prend une dimension particulière le jour où il faut s’ateller à vider la maison de ses parents décédés, le jour où il faut garder, se séparer ou redécouvrir toutes ces choses dépositaires de souvenirs, de l’enfance, de moments à jamais perdus, de l’histoire familiale, de tout un imaginaire. Evitant les pièges du dolorisme et de l’interprétation analytique, la psychanalyste livre un récit personnel où chacun reconnaîtra le difficile passage à l’état d’orphelin. Éd. Seuil, Coll. Libraires du XXe siècle, 128 p., 13 euros.