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Dernières parutions du 16 avril 2004

édition du du 16 avril 2004

Couverture du livre Lettres d’un voyageur de George Sand

Correspondance

George Sand, Lettres d’un voyageur , commentaires d’Henri Bonnet. En 1834, George Sand entame un périple de trois ans à travers l’Italie, la France et la Suisse. De la correspondance qu’elle entretient alors avec ses proches - Musset, Liszt, Rollinat...- , naîtront les Lettres d’un voyageur. De Venise, avec son petit peuple, à la vallée de Chamonix, en passant par le château de Valançay, l’évocation pittoresque des lieux s’entremêle à des réflexions de tout ordre. Débutant par sa rupture avec Musset, elle confie les différentes étapes de sa quête intérieure, fait le récit au jour le jour de ses espoirs et de ses désillusions, évoque le monde politique et artistique qui l’entoure et les grandes figures du XIXe siècle.
Une sélection de douze lettres, dont trois d’Italie, particulièrement émouvantes, adressées implicitement à l’amant perdu et qui lui parlent tout haut et malgré tout de sa tendresse pour lui. A lire, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de George Sand, pour redécouvrir toute la modernité de celle qui fut l’auteur de soixante-quinze romans, vingt-cinq pièces de théâtre, et dont la vie passionnée, amoureuse, préfigurait, par la liberté de ses moeurs, la femme d’aujourd’hui. Edition revue et corrigée. Ed. Flammarion, coll. GF, 318 p., 7,60 euros.

Kenneth White, Lettres de Gougounel .
Lettres publiées en 1966 après un long séjour de l’auteur en Ardèche. D’origine écossaise et vivant en France depuis trente ans, poète, écrivain, voyageur infatigable et fondateur du mouvement géopoétique, Kenneth White esquisse ici une chronique toute simple d’une vie d’ermite dans un coin isolé de l’Ardèche, croque des portraits touchants des derniers paysans de terres arides, saisit le moindre fait de la vie quotidienne, pour le replacer dans une dimension cosmique, passe d ’un paysage, un arbre, un visage, à la pensée chinoise... Nouv. Ed. Grasset, (Les cahiers rouges), 196 p., 7,20 euros. Couverture du livre Correspondance familiale de Zélie et Louis Martin

Zélie et Louis Martin, Correspondance familiale (1863- 1885) . Préface et notes Guy Gaucher. Correspondance minutieuse d’une famille bénie par l’Eglise, qui rassemble les lettres qu’échangèrent les parents de Thérèse de Lisieux. La partie la plus importante de cette édition est constituée des 218 lettres adressées par Zélie à sa famille installée à Alençon. Seulement 16 lettres de Louis ont été retrouvées. A travers cet ensemble exceptionnel, empreint de charité et de foi indéfectible à Dieu, le lecteur découvre les épreuves que durent affronter le couple Martin : avenir des enfants, soucis économiques, cancer du sein pour Zélie, maladie d’Alzheimer pour Louis. S’y révèle surtout l’amour fou d’un couple et la passion d’un père et d’une mère pour leurs enfants. Ed. Cerf, (Intimité du christianisme) 414 p., 30 euros.

Armand Duval, Le Père Siméon Lourdel : Apôtre de l’Ouganda (1853-1890)
L’Eglise catholique de l’Ouganda considère le Père Siméon Lourdel comme son fondateur. La correspondance à sa famille, ses supérieurs nous permet de découvrir la courte existence de cet homme dont le courage et le zèle en ont fait un héros de l’évangélisation de l’Afrique au XIXe siècle. On y apprend aussi une quantité de détails sur la vie d’un peuple auquel il avait voué son existence. Ed. F. - X. de Guibert, 274 p., 22 euros.

Chen Fen Schrader, Lettres chinoises : Les diplomates chinois découvrent l’Europe (1866-1894) . Pour la première fois, dans son histoire, l’Empire de Chine envoie des diplomates en Europe, en 1866. Dans le devoir d’informer leur gouvernement de tout ce qu’ils découvraient, ils ont laissé derrière eux quantité d’écrits ; rapports, récits, journaux intimes lettres. C’est pour eux, un véritable choc culturel. Tout les surprend : la nourriture qui leur est servie, le rôle des femmes dans la société, les progrès techniques, les systèmes politiques européens... Persuadés de la supériorité absolue de la civilisation chinoise, ils portent néanmoins un ?il neuf sur la vie des Occidentaux qu’ils décrivent avec soin, dans le détail au quotidien. Toute une vision de l’Europe du XIXe siècle et de sa civilisation, et un aperçu de leur propre pays d’origine, au travers d’une correspondance rassemblée par un auteur à la double culture franco-chinoise. Ed. Hachette Littératures, 230 p., 19 euros.

Couverture du livre 31, allées Damour  de Raymond Guérin.

Essais

Jean-Paul Kauffmann, 31, allées Damour, Raymond Guérin 1905-1955 . Découvert par Jean Grenier, admiré par Paulhan, Arland et Gide, ami de Henri Calet, Henry Miller, Cartier-Bresson et Malaparte, Raymond Guérin, romancier scandaleux, auteur notamment de L’Apprenti et des Poulpes, a forgé une "mythologie de la réalité". Jean-Paul Kauffmann s’imprègne de son univers et retrace le parcours d’un homme tendre et cassant. Lettres et entretiens jalonnent cet essai biographique. Coédition Berg International / La table Ronde, 352 pages, 20 euros

Yvette Granier-Barkun, Lettres urgentes au vingt et unième siècle . Préface Jacques Flamand. Essai sous la forme d’une suite de lettres qui transcrivent les réflexions de l’auteur sur l’histoire sociale, la mondialisation, la peine de mort, la guerre en Irak, parmi d’autres... Ottawa, Ed.Vermillon, 147 p. 18 CAD

Sophie Martineaud, Le livre d’or de Compostelle : cent légendes et récits de pèlerins du Moyen - Age à nos jours. Préface de Max Gallo.
Fruit d’une véritable enquête, ce recueil réunit des lettres, chansons populaires, contes et légendes, archives et épitaphes, histoires vraies et récits romancés d’une centaine de pèlerins de Saint-Jacques, illustres (Charlemagne, Louis VII...) ou inconnus, du Moyen-Âge à nos jours.
Ils ont tous en commun d’avoir fait le chemin, étonnés qu’au bout de l’expédition, le chemin les ait fait. A qui sait voir, tout en route parle de leurs épreuves, de leurs farces, de leurs rencontres, de leurs émerveillements, de leur aventure intérieure. Ed. Bayard, 282 p., 29,90 euros.

Romans, Fictions

Nicole Balvay- Haillot, Parce que c’était toi, parce que c’était moi.
C’est ça la mort :
le vide d’une boîte aux lettres
le silence d’un téléphone
l’absence d’une voix chère
(...)
Deux voix, une histoire, celle d’une amitié que même la mort n’a pas dissipée. Plongeant dans ses souvenirs, ses lettres et le journal qu’Annie a tenu à l’aube de ses quarante ans, l’auteur, peu après la mort de cette amie morte trop jeune, trop tôt, reconstitue peu à peu l’essentiel d’un parcours où le cancer tient sa place, mais où la quête de sérénité surtout prédomine. Ottawa, Ed. Vemillon, 110 p., 15 CAD

Régis Clinquart, Moins qu’une pute ; suivi de Romance.
Deux confessions du même homme expriment les aspects contradictoires de la quête amoureuse. La première est une lettre violente adressée à sa petite amie qui vient de le quitter. La seconde est le journal intime d’un coup de foudre. Qu’est-ce que cette lettre, définissons-la : c’est une lettre ouverte de rupture. Une "lettre de rupture" ou "une lettre ouverte".
(...) Quant à toi, je sais à quoi tu penses, à lire ces lignes. Tu te demandes si j’ai jamais été heureux avec toi. Je l’ai été évidemment, et cela n’arrange rien. Tu vois, je ne nous renie pas, je dis juste que ce bonheur est sans importance. Il s’est perdu. Tu me l’as perdu. Tu ne m’as pas "déçu", non : tu t’es annihilée à mon regard. Ed. Flammarion, 124 p., 14 euros.

Art

Michel Pouille, La peinture lettrée : pièges et chinoiseries .
"Ecriture et peinture sont les deux extrémités d’un même art", disait Shitao : celle-ci doit dire ce que celle-là doit taire. En Chine, la peinture lettrée représente plutôt qu’un genre en désuétude, une technique réappropriée au XXIe siècle et qui en tant que symbole de goûts, de moeurs, et d’une philosophie particulière contribue à un renouveau de l’horizon artistique. Parce qu’il dévide ce fil conducteur de l’esthétique chinoise et tâche d’en renouer la trame du côté de l’esthétique occidentale, cet ouvrage peut se lire tantôt comme une critique oblique de notre propre "histoire de l’art", tantôt comme une introduction originale à l’esprit du bouddhisme. Ed. COMP’ACT, 161 p., 17 euros.

Corinne Amar

 
 
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