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Edito du 30 avril 2004

Raymond Guérin par Jean-Paul Kauffmann

Couverture du livre 31, allées Damour  de Raymond Guérin.

"Comment expliquer autrement la désaffection dont il souffre ? Depuis près de 25 ans, sa résurrection est annoncée. A chaque fois, je me dis : c’est la bonne. Il remonte à la lumière. Il ne s’agit en fait que d’un demi-jour. Puis il retombe dans l’ombre. Guérin ou le purgatoire perpétuel". Jean-Paul Kauffmann, 31, allées Damour Raymond Guérin 1905 - 1955 Berg International La Table ronde, avril 2004 p.186 L’oeuvre de Raymond Guérin s’est imposée à Jean-Paul Kauffmann au début des années 80 avec la lecture de L’Apprenti. Un attrait inattendu pour un auteur qui a priori ne correspondait pas à ses goûts littéraires. Jean-Paul Kauffmann commence dès lors à mener son enquête. Il se procure tous ses livres qui pour la plupart sont épuisés, rencontre des témoins, notamment Juliette Bordessoule, légataire des archives de Guérin, et publie au Matin de Paris plusieurs articles consacrés à l’écrivain. Encouragé par son fils Grégoire, éditeur chez Berg international, à rassembler ces textes en un livre, Jean-Paul kauffmann se décide finalement à écrire une biographie, tentant d’expliquer la désaffection dont Guérin a souffert et de réhabiliter cet écrivain. 31, allées Damour, publié chez Berg international en coédition avec La Table ronde est un texte très personnel qui s’organise autour du récit biographique de Guérin en regard de ses livres, et des interventions de l’auteur.
Jean-Paul Kauffmann permet au lecteur de participer à son enquête, le mène notamment aux Archives Jacques Doucet, dans les cuisines du Crillon, à Bordeaux, au 31 allées Damour dans le bureau de Guérin, au Matin de Paris, et dans sa maison en Sologne, en avril 1985, où il lit le manuscrit du Temps de la sottise, journal de captivité de Guérin, sans savoir qu’un mois plus tard, il sera enlevé au Liban et subira trois années de détention comme Raymond Guérin au stalag, en Allemagne.