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Dernières parutions du 27 mai 2004

édition du 27 mai 2004

Couverture du livre Adorno. Une biographie.

Biographie

Stefan Müller Doohm. Adorno. Une biographie . Traduction de l’allemand Bernard Lortholary. Allergique à toute analyse biographique des oeuvres, Theodor W. Adorno, référence incontournable en matière de philosophie et d’esthétique dans les années 1960-1970, prônait une approche historique et sociologique des oeuvres et de leurs auteurs. A partir de ses écrits, de ses lettres publiées, de ses conférence et entretiens, Stephan Müller Doohm le replace dans une constellation d’intellectuels et d’artistes où gravitent Walter Benjamin, Thomas Mann, Arnold Schoenberg, Jürgen Habermas... Éd. Gallimard, 630 p, 32,50 euros.

Correspondances

Theodor Adorno-Alban Berg, Correspondance 1925-1935 . Traduction de l’allemand Marianne Dautney. Conjointement à la biographie paraît la correspondance d’Adorno avec Alban Berg. Leur amitié débute en 1925, quand Adorno vient suivre les cours du compositeur à Vienne. Durant dix ans, jusqu’à la mort de Berg, les deux hommes aiguiseront leur intelligence et leur érudition au rythme de considérations quotidiennes et de réflexions profondes sur la vie musicale de l’époque. Éd. Gallimard, 360 p, 35 euros.

Marguerite Yourcenar, D’Hadrien à Zénon : Correspondance, 1951-1956 . Cette intégrale des lettres autorisées par Marguerite Yourcenar, datant de 1951 année de parution des Mémoires d’Hadrien à 1956, donne à voir une facette méconnue de l’écrivain, très attentive à toutes les étapes de production de ses livres depuis l’écriture jusqu’à la publication. Qu’elle se fasse avocate, iconographe, correctrice, traductrice, critique de ses propres écrits, ce que défend Yourcenar c’est le contrôle de son oeuvre et une haute idée de la littérature et de la création. Éd. Gallimard, 640 p, 29 euros.

Louise de Vilmorin, Correspondance avec ses amis. Figure emblématique du Paris littéraire et artistique des années trente aux années soixante, Louise de Vilmorin à l’instar des grands noms féminins du XVIIIe siècle, s’est illustrée avec brio dans l’art de la conversation et de l’exercice épistolaire. Sa finesse d’esprit a conquis nombre d’intellectuels et d’artistes comme en témoignent les lettres (presque toutes inédites) échangées avec Malraux, Poulenc, Morand, Gaston Gallimard, Pierre Roy ou René Clair. Éd. Gallimard, 540 p, 25 euros.

Michel Montaigne, Lettres suivies des Notes de Montaigne sur les Ephémérides de Beuther . Lettres intimes à sa femme ou à son père, lettres "politiques" du maire de Bordeaux au roi de France ou à Henri de Navarre, lettres-dédicaces aux amis ou aux personnalités de son époque. Ces 38 lettres de Montaigne, seules traces restantes de sa correspondance, nous éclairent sur l’homme public et privé. Exigeant, déterminé sans pour autant se départir de la déférence dûe aux "grands", Montaigne affirme ses convictions politiques et artistiques. La lettre à son père où il évoque la mort de son ami La Boétie est révélatrice de la profondeur de l’engagement humain de l’auteur des Essais. Éd. Arléa, 120 p, 15 euros.

Victor Hugo, Pierre-Jules Hetzel, Correspondance II . Victor Hugo publie Les Contemplations. Édition établie et annotée par Sheila Gaudon. Ce second volume de la correspondance entre Victor Hugo et ses éditeurs, couvre la génèse des Contemplations et toute l’entreprise publicitaire qui devait garantir à l’oeuvre un phénoménal succès littéraire et financier. On y découvre un Victor Hugo présent sur tous les fronts, occupé tout à la fois à écrire, à gérer son expulsion de Jersey et son installation à Guernesey, à réunir les équipes en charge des différentes éditions ou encore à séduire les journalistes. Éd.Klincksieck- Bibliothèque du XIXe siècle, 544 p, 31 euros.

Ilf et Petrov, Lettres d’Amérique . Avant-propos Jean-Jacques Marie, traduction du russe Alain Préchac. Ilya Ilf et Yevguién Petrov, auteurs très appréciés du public russe pour leurs romans satiriques et humoristiques, sont envoyés par la Pravda en voyage d’études aux Etats-Unis d’octobre 1935 à janvier 1936. Par le biais de ces deux émissaires, Staline entend bien convaincre les Américains de sa bonne volonté et recueillir de précieux renseignements sur le pays. Dans leurs lettres et le journal d’Amérique d’Ilf, les deux compères à l’esprit mordant relatent leurs désenchantements et leurs enthousiasmes face aux vices et à l’éblouissante liberté d’expression observés. Éd. Parangon, 293 p, 17 euros.

Ili Gorlizki, Maïmonide- Averroès : une correspondance rêvée . Préface Colette Sirat, traduction de l’hébreu Philippe Bobichon. Le romancier israélien a imaginé une correspondance entre deux philosophes du XIIe siècle les plus connus du judaïsme et de l’islam, Maïmonide et Averroès, tous deux natifs de la Cordoue musulmane. En 48 lettres avec pour point de départ la conquête almohade de 1148, un discours basé sur la raison et la tolérance se dessine autour de leurs réflexions sur les événements politiques dans l’empire musulman, en Espagne et en Terre sainte et sur les rapports entre philosophie et religion. Éd. Maisonneuve et Larose, 177 p, 18 euros.

Marie d’Agout, George Sand, Correspondance . 75 lettres échelonnées de 1835 à 1875, où la belle amitié entre les deux femmes se métamorphose en haine tenace avec pour autres principaux protagonistes Liszt et Chopin. Éd. Christian de Bartillat, 3ème édition, 303 p.

Jean-Marc Roberts, Je te laisse . Romy San José, photographe, adresse une longue lettre de rupture à son mari Antoine, romancier et nègre de son beau-père académicien. La rupture vient sanctionner la parution du roman d’Antoine qui révèle les liaisons dangereuses de la famille San José avec les milieux de la mafia, de l’édition et du cinéma et qui avance notamment des conclusions sur l’assassinat du célèbre producteur de cinéma Eugène Sacco. Sexe, mort, pouvoir, ambition et trahison composent la trame du 20ème roman de Jean-Marc Roberts. Éd. Le Seuil, 93 p, 11 euros.

Elisabeth Miso