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Dernières parutions du 24 juin 2004

édition du 24 juin 2004

Couverture du livre Correspondance à trois voix 1888-1920

Correspondances

Pierre Louÿs, André Gide, Paul Valéry, Correspondance à trois voix 1888-1920 . Edition et annotation Peter Fawcett et Pascal Mercier, préface Pascal Mercier. Pierre Louÿs (1870-1925), André Gide (1869-1951) et Paul Valéry (1871-1945) font connaissance à la fin des années 1880. Très vite leurs affinités artistiques et littéraires convergent, avec une prédilection toute particulière pour la poésie, les liant d’une forte amitié qui va s’épanouir au fil d’une impressionnante correspondance, comme en témoignent les 1285 lettres réunies dans ce volume. Les trois amis évoquent leurs lectures, s’adressent des poèmes, plaisantent, commentent leurs écrits et sont naturellement portés vers des projets éditoriaux communs. Puis les premières divergences surgissent, brouillant définitivement Gide et Louÿs en 1895. Cet échange épistolaire à trois voix, véritable événement littéraire, rejoint le panthéon des plus fameuses correspondances d’écrivains. Ed. Gallimard, 1728 p., 59 euros.

Georges Bataille, Michel Leiris, Echanges et correspondance . Edition et annotation Louis Yvert, postface Bernard Noël. Bataille et Leiris, la quête existentielle et littéraire de l’un ne pouvait que séduire l’autre. Toute leur vie, les deux écrivains n’ont cessé de se soustraire à l’ennui d’une existence conforme. Transgression pour Bataille, hédonisme pour Leiris, leur passion du sexe et de la jouissance, leur implication dans l’histoire intellectuelle et littéraire de leur siècle, régissent une intense et longue amitié entamée en 1924. Les lettres, les portraits de l’un par l’autre ou le Journal de Leiris, restituent la teneur de ce qui a circulé entre les deux hommes soulignant notamment leur influence mutuelle. Bataille poussera ainsi Leiris à écrire L’Âge d’Homme et Leiris inspirera L’Érotisme. Ed. Gallimard, 279 p, 21 euros.

Claude Pujade-Renaud, Daniel Zimmermann. Duel . Correspondance. Claude Pujade-Renaud et Daniel Zimmermann, amants et écrivains, ont échangé de 1973 à 1993 une correspondance durant leurs diverses séparations. Détails de la vie quotidienne, érotisme, travail d’écriture, leurs lettres mêlent intimement passion et création. Ed. Le Cherche Midi, 290 p, 20 euros.

Jules Isaac, Un historien dans la Grande Guerre. Présentation et commentaires Marc Michel. En août 1914, Jules Isaac, historien de 37 ans, réputé pour ses manuels d’histoire, part pour le front. Gravement blessé en juin 1917, il aura été durant 35 mois un témoin lucide de la première guerre mondiale comme le révèlent ses carnets et les 1800 lettres expédiées à sa femme Laure. Ces lettres inédites valent tant par l’acuité du regard d’un soldat sur la vie quotidienne dans les tranchées et l’horreur des combats que par la subtilité d’analyse de l’historien sur les événements. Ed. Armand Colin, 328 p, 24 euros.

Marie de Flavigny, comtesse d’Agoult, Correspondance générale. Tome II : 1837-octobre 1839 . Edition établie et annotée par Charles F. Dupêchez. Les années 1837-1839 sont inoubliables pour la comtesse d’Agoult. C’est le temps de l’amitié avec George Sand à Nohant, de l’amour avant la rupture de 1839 avec Franz Liszt qu’elle suit en Europe, des rencontres enthousiasmantes avec Rossini, Ingres, Spontini ou Sainte Beuve, du ravissement procuré par les villes italiennes, les palais somptueux et les toiles de maîtres. Ed. Honoré Champion, Collection Bibliothèque des Correspondances, 105 euros.

Biographies / Autobiographies

Isabelle Grellet, Caroline Kruse, Des jeunes filles exemplaires : Dolto, Zaza, Beauvoir . Au début du XXe siècle naissent Françoise Dolto, Simone de Beauvoir et son amie d’enfance Elisabeth Lacoin. A partir de leurs correspondances et de leurs mémoires, les auteurs décortiquent le modèle d’éducation des jeunes filles en vigueur dans la bourgeoisie d’avant-guerre. Toutes trois, bien qu’évoluant dans un milieu privilégié et ouvert intellectuellement, étouffent dans leurs prison bourgeoise. Elles se heurteront à bien des résistances dans leurs désirs d’émancipation et leur parcours illustrent à merveille les révolutions opérées au XXe siècle en matière de statut des femmes. Seule Elisabeth n’aura pu vivre ses rêves, elle mourra avant ses 22 ans. Ed. Hachette Littératures, 20 euros.

Hortense Dufour, George Sand, la somnambule . L’enfance, les premiers romans écrits sous un nom d’emprunt, les amours tumultueuses, l’engagement politique et social, le besoin irrépressible d’écrire, encore et encore, des nuits entières, des romans, des pièces de théâtre, des mémoires, et une correspondance colossale, sans doute son ?uvre majeure. Hortense Dufour retrace la vie romanesque de George Sand, une femme libre qui ne s’est empêchée de rien et surtout pas de vivre ardemment. Ed. J’ai lu, 448 p, 8,50 euros

Romans

Abdelkader Djemaï, Le nez sur la vitre . Un père, modeste ouvrier dans une fabrique de papier d’Avignon, part rejoindre son fils aîné dont il n’a plus de nouvelles. Les lettres qu’il a fait écrire par sa fille sont restées sans réponse. Pendant le voyage en autocar, les souvenirs et les questionnements l’assaillent : l’incommunicabilité avec ce fils depuis l’adolescence, la relation avec son propre père, son pays natal, son mariage avec sa cousine... Ed. Le Seuil, 79 p, 10 euros. A paraître le 20 août.

Divers

Claude Malécot, George Sand et Félix Nadar . En 1864 Félix Nadar réalise une série de portraits de George Sand réconciliant ainsi l’écrivain avec la photographie. Jusque là, aucune image d’elle existante n’a trouvé grâce à ses yeux. La trentaine de lettres inédites qui accompagnent les clichés reflètent tout à la fois la relation complexe de Georges Sand avec la photographie et l’amitié qu’elle nourrit pour la famille Nadar. Monum, Ed. du Patrimoine, 160 p, 20 euros.

Christine Fleurent, Jean-Yves Patte, L’album George Sand. Photographies actuelles de la maison de Nohant, gravures, morceaux choisis des romans, des mémoires et de la correspondance nous ouvrent l’univers intime de George Sand. Ed. Chêne, 160 p, 39,90 euros.