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Dernières parutions d’octobre 2004

édition d’octobre 2004

Couverture du livre Correspondance de Napoléon Bonaparte

Correspondances

Fondation Napoléon, Correspondance de Napoléon, tome premier, Les Apprentissages (1784-1797) . Présentation du baron Gourgaud et introduction générale de Jacques-Olivier Boudon. Le volume qui comprend une chronologie détaillée, 3 index, des cartes et fac-similés, est placé sous la direction de Thierry Lentz, assisté d’Émilie Barthet et de François Houdecek. De la correspondance de Napoléon, on estime qu’entre 35 000 et 40 000 missives datant de 1784 à sa mort en 1821 ont pu être conservées. La Fondation Napoléon s’est attelé à un projet ambitieux lancé en 2001, pour la réalisation de l’édition complète de cette correspondance qui prévoit 12 volumes. Issu de collections publiques et privées, françaises ou d’ailleurs, cet ensemble épistolaire restitue l’étonnante vivacité d’esprit, puissance de raisonnement et mobilité intellectuelle de l’empereur, capable de traiter dans la même journée quantité de domaines différents. Cette Correspondance générale est publiée avec le soutien des Archives de France et le concours de la Fondation La Poste. Éd. Fayard, 1464 pages, 50 euros. 20 octobre 2004 Couverture du livre Correspondance Matisse - Sembat

Matisse Sembat Correspondance, Une amitié artistique et politique, 1904-1922 . Préface Marc Baréty. Notes établies par Christian Phéline. Marcel Sembat (1862-1922), député socialiste, journaliste, essayiste et collectionneur d’art, s’est beaucoup intéressé aux artistes de son temps. Grand amateur de littérature, il fait de sa maison familiale de Bonnières une immense bibliothèque et tisse des liens avec de nombreux écrivains et intellectuels comme Cendrars, Loti, Louÿs ou Proust. Visiteur assidu d’ateliers et de salons, son goût le porte surtout vers le Post-impressionnisme ou le Fauvisme de Signac, Matisse, Van Dongen, Rouault ou du céramiste Metthey. Son attirance pour l’art de son époque a sans doute été influencée par sa femme, Georgette Agutte, elle-même peintre. Bien que Matisse et Georgette Agutte aient tous deux fréquenté l’atelier de Gustave Moreau, ce n’est qu’en 1903 que Matisse est présenté au couple Sembat par le peintre René Piot. Immédiatement touché par le travail de Matisse, Marcel et Georgette n’auront de cesse de l’aider et de l’encourager. Au fil des ans ils acquièrent douze de ses toiles et nouent avec Matisse et sa femme une tendre amitié que reflètent bien leurs lettres échangées pendant près de deux décennies. La publication de cette correspondance inédite a été rendue possible grâce aux Archives Matisse à Paris et aux envois de Matisse récemment découverts dans un fonds de la famille Sembat. Des extraits des "Cahiers noirs" de Sembat relatifs à Matisse complètent ce recueil. Éd. La Bibliothèque des Arts, 223 p, 19 euros.

Extraits : Georgette Sembat à Henri Matisse , 1er octobre 1911. ...[Madame Matisse que nous avons trouvée le lendemain m’a encore retourné le poignard dans la plaie, en nous disant que ces deux tableaux étaient encore à votre atelier en ce moment, mais pourquoi vraiment ne les avez vous pas exposés, ne devez vous pas tout oser ? Vos deux esquisses si fraîches et si délicates de tons paraissent une concession à l’opinion ; dans cette grande salle, elles sont comme perdues. On voudrait les voir dans une pièce d’intimité, mais là vous deviez avoir ces grands admirables tableaux qui frappent le regard, s’imposent, et décoreraient à eux seuls toute cette grande salle. Que pouvez-vous redouter grand dieu ? Oh ! les pauvres décorateurs, à côté de ces tableaux quel piteux effet ils produiraient ! La presse ? Mais qu’est-ce que cela signifie ? Pourquoi vous en préoccuper, il vaut mieux la guerre cent fois que l’indifférence, vous avez eu tort, il faut que vous osiez tout montrer ; bientôt on ne verra plus vos tableaux qu’à Moscou. Combien sont déjà là-bas, et des plus beaux qu’en France aucun artiste n’a vus ? C’est très dommage pour le développement du goût en France]...

Victor Segalen, Corrrespondance, tome I, 1893-1912, tome II 1912-1919 . Victor Segalen, Repères . Bien qu’initié dans les années 90, le projet monumental d’éditer la correspondance complète de Victor Segalen aura attendu 2004 pour voir le jour et rejoindre l’oeuvre éclectique de cet écrivain-voyageur, ethnologue, archéologue et médecin. Publiée jusque là par fragments, cette colossale correspondance occupe désormais deux volumes, soit 1530 lettres sur près de 3 000 pages. Les lettres embrassent la brève existence du poète de Stèles depuis les années de collège en Bretagne jusqu’à la veille de sa mort survenue en 1919 à l’âge de 41 ans. De cette courte vie dédiée au voyage, à la recherche et à l’écriture, les lettres pour la plupart rédigées à l’attention des femmes qui lui sont chères, sa mère, sa femme et son amie Hélène Hilpert, dévoilent le versant le plus intime. Éd. Fayard, 288 p. Les trois volumes en coffret, 120 euros.

Guy Debord, Correspondance, volume IV, janvier 1969 décembre 1972 . Éd. Fayard, 623 p, 35 euros. Guy Debord, Le marquis de Sade a des yeux de fille. Éd. Fayard, 180 p, 28 euros. Pour le dixième anniversaire de la mort de l’essayiste, cinéaste et fondateur du mouvement situationniste, paraissent deux ouvrages de Guy Debord chez Fayard. Dans le quatrième volume de sa correspondance, s’étalant de 1969 à 1972, Debord s’engage dans un débat d’orientation, véritable scission au sein de l’Internationale situationniste et dans une bataille éditoriale dont son ouvrage La société du spectacle est l’enjeu. Le marquis de Sade a des yeux de fille regroupe des lettres inédites de jeunesse. Debord alors âgé de 18-19 ans converse avec son jeune ami Hervé Falcou laissant déjà entrevoir une étonnante maturité, une pensée très affirmée et les prémisses d’une critique radicale de la société et des valeurs culturelles qu’elle produit.

François-René de Chateaubriand, Correspondance générale, VII 1824-1827 . Édition et notes Pierre Riberette et Agnès Kettler. Le 6 juin 1824, Chateaubriand est évincé du ministère des Affaires étrangères par Villèle. De 1824 à 1827, période que recouvre ce tome VII de la Correspondance générale, Chateaubriand va connaître des années agitées tant sur le plan politique que privé. C’est le temps du combat pour les libertés et notamment celle de la presse. Des difficultés matérielles, sans emploi il se replonge dans ses écrits qu’il corrige et augmente en vue d’une édition des oeuvres complètes. De la fragilité de son mariage mis à mal par ses amitiés féminines et ses liaisons amoureuses. Les femmes, voilà bien un sujet qui passionne l’auteur des Mémoires d’outre-tombe Travail et engagement politique ne suffisant pas à étancher sa soif d’action, les lettres destinées à Rosalie de Constant, Laure de Cottens, Cordélia de Castellane ou encore Mme de Pierreclau dessinent le territoire émotionnel où l’écrivain français déploie toute la force de son énergie. Éd. Gallimard, 512 p, 30 euros.

Romans

Gianni Riotta, Alborada . Traduction de l’italien Françoise Brun. Durant la seconde Guerre mondiale, comme bon nombre de soldats italiens et allemands, Nino Manes est détenu aux Etats-Unis dans un camp de prisonniers texan. Il reçoit une lettre de sa fiancée qui l’informe de son intention d’épouser Barbaroux, leur ancien professeur de mathématiques. De ce jour, Nino n’a plus qu’une idée en tête, regagner l’Italie au plus vite pour empêcher cette union. Il s’évade et commence alors pour lui et pour un autre officier en fuite à l’identité trouble, une longue traversée de l’Amérique, un long voyage initiatique... Éd. Grasset, 327 p, 19 euros.

Véronique Riffault, Allen-François Lederlin, Chambre de verdure . Présentation Denis Tillinac. Écrit à quatre mains, ce roman historique, aux allures de récit épistolaire ou de journal intime, a pour héroïne Bérénice de Vérault qui en convolant en 1694 avec Yves-Louis de Tourzel, marquis d’Allègre et futur maréchal de France, va s’éprendre du château familial auvergnat de son époux. C’est là, loin du faste, de l’ennui et des intrigues de Versailles qu’elle va imaginer le jardin de Cordès, son eden à la française digne des canons esthétiques de Le Nôtre, alors que déjà le siècle s’enthousiasme pour la modernité des jardins à l’anglaise. Éd.Créer, 215 p, 15 euros.

Histoire

Maurice Daumas, Le mariage amoureux : histoire du lien conjugal sous l’Ancien Régime . Si de nos jours mariage rime avec amour, il n’en a pas toujours été ainsi. A partir d’archives privées : correspondances d’époux, journaux intimes, mémoires ; Maurice Daumas se penche sur l’histoire du lien conjugal du XVIème au XVIIIème siècle. Il met en évidence la longue métamorphose de l’univers amoureux en laquelle le siècle des Lumières reconnaîtra une véritable "révolution sentimentale". Éd. Armand Colin, 335 p, 22 euros.