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Dernières parutions novembre 2004

édition du 12 novembre 2004

 

Couverture du catalogue Exposition  Bruno Schulz, La république des rêves.

Exposition Bruno Schulz (présentée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme). La république des rêves (Catalogue, collectif : Lukasz Kossowski, Nathalie Hazan-Brunet, Serge Fauchereau). Bruno Schulz (1892-1942) est l’auteur d’une oeuvre singulière, où littérature et art forment un tout indissociable. Professeur de dessin dans son bourg natal de Drohobycz, en Galicie polonaise, il connut une fin tragique, assassiné d’une balle dans la tête par l’officier SS qui avait fait de lui son domestique. Le catalogue de l’exposition organisé par le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, en collaboration avec le Musée de la littérature Adam Mickiewicz de Varsovie, rend d’abord hommage à son oeuvre graphique et picturale. Travail associé à celui de l’écrivain : des extraits de ses récits et de son abondante correspondance accompagnent les gravures du Livre idolâtre - clé de voûte de sa création - ainsi que les illustrations pour Les Boutiques de cannelle et Le Sanatorium au croque-mort. Le catalogue, La république des rêves, est édité par Denoël. Il constitue un livre très complet sur Schulz et son temps, analysant - outre la biographie - les deux versants de son oeuvre, écrite et graphique. Éd. Albums et Beaux livres, Denoël, 224 p., 128 illustrations, 35 euros.

Correspondances

Jacques Rigaut, Lettres à Jacques-Emile Blanche . Chéri par les dadaïstes et les surréalistes, désespéré de la vie et de la mort, pauvre, jeune, cynique, cabotin, cleptomane, un tantinet Rastignac, ayant à peine publié de son vivant, suicidé de la littérature et mort à trente ans en se tirant une balle dans le coeur, Jacques Rigaut (1898-1929) - "Que faut-il pour être heureux ? Un peu d’encre.", laisse derrière lui ses écrits, une suite de projets avortés, de notes éparses, d’aphorismes poétiques, de lettres rares, dont une correspondance au peintre " portraitiste de toutes les gloires du siècle ", Jacques-Emile Blanche, dont il sera, de 1919 à 1923, de façon discontinue le secrétaire particulier. Après la guerre, Rigaut, qui toute sa vie se heurtera à l’incompréhension paternelle, trouve en Blanche plus qu’un emploi, l’oreille attentive d’un père. Il réside à Paris, le peintre à Offranville ou à Londres ; correspondance au départ professionnelle qui tourne à la confidence. Rigaut fait part de ses litanies mélancoliques, de ses obsessions maladives de mort, de ses velléités d’écriture "Je cherche véritablement à ne pas mourir, mais comment y parvenir". Ton inoubliable de ces lettres qui rendent compte à la fois de la légèreté et du tragique de l’existence. La NRF et Jean-Luc Bitton lui rendent hommage, en un dossier de soixante pages. (La correspondance est précédée d’un portrait inédit de Jacques Rigaut par J.L. Bitton, à partir de correspondances et d’entretiens retrouvés pour les besoins d’une biographie en cours.) Éd. Gallimard, NRF, n° 571, pp. 89 - 97, 15,50 euros).

Alain Bosquet - Saint-John Perse, Correspondance (1942-1975) . De 1942 jusqu’à la mort de Saint-John Perse en 1975, les deux hommes ont correspondu. Leur amitié naît en 1942, alors qu’ils vivaient aux Etats-Unis, et c’est à peu près la totalité de cette correspondance (117 lettres retranscrites) qui est publiée dans le présent ouvrage. Ou plus exactement 81 lettres de Bosquet et 31 de Saint-John Perse, répondant parcimonieusement, anxieux pour la vie publique de son oeuvre, préoccupé par la question de ses manuscrits perdus. Car même si, au fil du temps, viennent l’affection et la complicité, même si l’aîné prestigieux ne manque jamais de s’enquérir des projets littéraires du cadet, voire de les faciliter, l’essentiel de leur échange tourne autour de l’oeuvre de Perse et des services, concrets, qu’Alain Bosquet (l’un des critiques les plus avisées de son temps) peut lui rendre. Le Paris littéraire d’après-guerre est en arrière fond. Apparaissent Valery Larbaud, Jean Paulhan, Marcel Arland, Roger Caillois, Cioran ? Ce qui caractérise le plus cette correspondance, c’est la fidélité absolue, l’admiration, de Bosquet pour le poète et pour sa poésie. Exemple louable de dévouement d’un écrivain à l’oeuvre d’un autre. Éd.Gallimard, Les Cahiers de la NRF, 252 p., 15 euros.

Jacques Heurgon - Jean Tardieu, Le ciel a le temps de changer, Correspondance (1922-1944) . En 1922, Jean Tardieu s’est déjà choisi poète, Jacques Heurgon, lui, se rêve encore romancier ? Des années folles aux années noires, deux jeunes intellectuels partagent leurs enthousiasmes, leurs projets, leurs doutes. Jeunes auteurs et grands lecteurs, ils se soumettent l’un l’autre, leurs poèmes, leurs traductions ou leurs articles. Leur correspondance témoigne de l’effervescence intellectuelle d’une époque rythmée par les Entretiens d’été de Pontigny, les choix éditoriaux de La Nouvelle Revue Française et les salons littéraires parisiens. Commentant aussi les publications contemporaines, les sommaires des revues, l’actualité éditoriale, leur échange de lettres tour à tour amusées, sérieuses ou badines, offrent un document du plus grand intérêt sur les écrivains, les oeuvres et les pratiques littéraires du temps. Éd. Imec, coll. Archives, p, 23,75 euros.

Cinq siècles sur papier : autographes et manuscrits de la collection Pedro Corrêa do Lago . Cinq cents ans de manuscrits, lettres et autographes de grands personnages de l’histoire : les missives du marquis de Sade, les lettres d’amour de Camille Claudel à Auguste Rodin, celles de Georges Sand à Frédéric Chopin, les menaces faites à Gandhi, César Borgia, Rousseau, Pierre Le Grand, Casanova, Simon Bolivar, Lord Byron, Borges ? Éd. La Martinière, dir. Pedro Corrêa do Lago, 280 p., 53 euros.

Biographies/ Autobiographies

Isabelle Viéville Degeorges, Baudelaire, clandestin de lui-même . L’auteur explore les aspects méconnus de la vie du poète, son histoire, sa correspondance et des témoignages de ses proches. Éd. Page après page, 350 p., 20 euros.

Alain Vircondelet, Une Passion à Venise : Sand et Musset, la légende et la vérité . A travers la correspondance des deux amants à Venise en 1833 et 1834, A. Vircondelet décrit les deux années de la vie de George Sand et Alfred de Musset et leur liaison orageuse, composée de violence et d’amour idéal. Éd. Plon, 218 p.,19 euros.

Arthur Rimbaud, OEuvres complètes, correspondance . Si l’on devait citer le poète qui a influencé de manière la plus profonde la poésie du début du XXe siècle , on pense à Rimbaud, qui demeure l’un des plus grands mythes modernes et dont la présence partout énigmatique déborde largement du cadre de l’histoire littéraire. Nouvelle édition revue et augmentée, établie par Louis Forestier ; l’introduction fait le point sur ce que l’on sait de la carrière littéraire du poète tandis qu’un dictionnaire le replace au milieu de ses contemporains. Enfin, les oeuvres (lettres, poèmes, journal) et la correspondance sont présentées selon un plan chronologique. Éd. R. Laffont (Bouquins), 608 p., 23 euros.

Histoire

Georges Dulac, La culture française et les archives russes : une image de l’Europe au XVIIIe siècle . Á partir des archives russes, de documents originaux, et de correspondances, ces textes étudient la complexité des phénomènes d’acculturation en Russie : l’occidentalisation de ce pays ne relève pas seulement des apports culturels français (littérature, beaux-arts ?) comme cela a été longtemps affirmé, mais aussi d’autres pays européens entrés en concurrence avec la France. Éd. Centre international d’étude du dix-huitième siècle, 374 p., 100 euros.

Geneviève Mazel, Un héros des vingt-jours : le général de La Bédoyère, à travers sa correspondance inédite . Avec une préface de Jean Tulard, cet ouvrage relate l’histoire du général qui rejoignit Napoléon Bonaparte aux premières heures de la débâcle de mars 1815, appelée les vingt-jours, Charles Angélique François Huchet de La Bédoyère. Né en 1786, il est fusillé le 19 août 1815. Éd. SPM, 186 p., 30 euros.

Philosophie

Frédéric Worms (Collectif), Annales bergsoniennes, Tome 2, Bergson, Deleuze, la phénoménologie . Des cours inédits de Bergson au Collège de France sur les théories de la mémoire, une présentation d’un cours de G. Deleuze sur H. Bergson, prononcé en 1960 à l’École normale supérieure de Saint-Cloud - perspective d’un auteur sur un autre, mouvements singuliers qui se croisent, se séparent, s’éclairent l’un l’autre ; un dossier sur Bergson et la phénoménologie, issu des colloques de Prague (2002) et Paris (2003), mettant en avant une relation privilégiée, aussi bien à travers des problèmes communs et des solutions opposées qu’à travers des rencontres (Husserl, Lévinas, Scheler, Sartre, Merleau-Ponty ?) ; deux études sur un ensemble de lettres inédites et sur la relation entre H. Bergson et G. Canguilhem. " Des relations parmi celles qui ne sont pas dans ou pour une histoire de la philosophie indépendante d’elles, mais qui sont et qui font en même temps la philosophie et son histoire. " (Frédéric Worms). Éd. PUF, coll. Epiméthée, 496 p., 35 euros.

Poésie

Michèle Desbordes, Dans le temps qu’il marchait. Recueil composé de deux textes consacrés à Hölderlin : Il tomberait nuit et froid sur la terre ; dans ce long poème narratif, M. Desbordes revient sur le voyage de Hölderlin, de Bordeaux à Nürtingen, voyage au terme duquel la mère du poète déclara qu’il était devenu fou. Il parlait du jour par dessus les nuages ; dans une prose poétique qui lui est propre, l’auteur nourrie des lettres de Hölderlin à sa mère et à Schiller, évoque la souffrance du poète tout au long de sa vie. Deux démarches, deux propos différents, où l’on retrouve l’écriture particulière de Michèle Desbordes - où commence la poésie, où finit-elle ?- , ainsi que certains des thèmes qui lui sont chers, la fin des choses, la hantise du temps, la lente répétition des jours, la solitude, le silence, l’inaccompli. Et puis, ces personnages qui marchent à n’en pas finir. Éd. Laurence Teper, 48 p., 8 euros.

Romans

Henri Verdier, Lettres de Grèce . "Lors de nos rencontres nous parlions peu, notre amour se contentait d’une présence, d’un geste, d’un sourire, d’un regard porté ensemble sur la beauté ou la laideur du monde qui nous entourait. Loin de toi, je souffrirai moins si je t’écris longuement. Au fil des jours je veux te faire connaître toutes les raisons de mon départ, il faut que tu saches mieux qui je suis... ". A mi parcours de vie, le commissaire en charge d’une enquête délicate dans la ville retrouvée de son enfance, abandonne brusquement une carrière prometteuse, quitte la femme qu’il aime, laisse un ami d’enfance, pour, au bout d’un long voyage, s’installer seul dans un petit village grec, et porter un regard détaché sur la société, en même temps que sa propre vie, à travers les lettres qu’il écrit à celle qu’il aime. Éd. Créer, 247 p., 15 euros.

Pascale Hoyois, George et moi : roman épistolaire . Alexandra, une jeune femme d’aujourd’hui noue une étrange relation épistolaire avec la romancière George Sand qui, de son château transformé en musée, a toujours autant de passions à transmettre. Éd. Convaincre, 198 p, 19 euros.

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