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du 20 décembre 2004

édition du 20 décembre 2004

 

Couverture du livre À l’attaque ! de Marc Bernard.

Biographies / Autobiographies

Marc Bernard, À l’attaque ! Préface de Stéphane Bonnefoi. Marc Bernard, Nîmois et autodidacte d’origine (1900-1983), fut l’ami de Dabit, de Chardonne, de Paulhan, Arland, Calet . Après des débuts à Monde, un journal pro communiste, dans les années 30, en qualité de critique, c’est dans la page des " Lettres " qu’il se fera remarquer en livrant de courts essais, parfois intimes, souvent saignants, attaquant les écrivains bourgeois, comme Aragon ou Daudet, les " catholiques amers ", tel Mauriac... Il écrira, fidèle à lui-même et à ses origines ouvrières. (Il obtient le prix Goncourt en 1942 pour Pareil à des enfants). Les Éditions Le dilettante publient un recueil d’articles de ses débuts. Éd. Le dilettante, 160 p.13,50 euros Conceptions du bonheur, p.43. De plus en plus nous voyons de jeunes écrivains tourner autour d’eux-mêmes. Une main sur le bas-ventre, l’autre sur le coeur, ils se demandent à chaque heure de la journée : " Qu’est-ce que je ressens ? Qu’est-ce que je désire ? De quoi ai-je envie en ce moment ? " Autant de questions malaisées à résoudre, car l’objet en est aussi changeant qu’un ciel d’automne. (...) Commerce, p. 41. Une femme vend les lettres de son amant. Un soir installée derrière un comptoir, elle paraphe d’une main que les approches de la vieillesse ont ramollie, le livre qui contient les reproductions des lettres qu’elle reçut alors qu’elle était jeune. Quelques jours plus tard, ce sont les autographes eux-mêmes qui seront vendus aux enchères (...) Le commissaire-priseur annonce : "Lettre tendre et touchante, messagère des plus délicates consolations devant le grand deuil qui atteint l’Amie". Mise à prix : cinq cent cinquante francs. Cinq cent quatre vingt. Qui dit mieux ? Marc Bernard (1900-1983)

Jacques-Olivier Boudon, Passion Napoléon : par l’épée et par la plume. Spécialiste du Second Empire et président de l’Institut Napoléon, l’auteur propose un regard neuf sur Napoléon Bonaparte en confrontant et en déconstruisant les éléments à l’origine du mythe napoléonien. Brouillons, lettres, manuscrits, mais aussi caricatures parues en France et en Europe, montrent ses faiblesses, ses failles, ses doutes et ses hésitations. Éd. Textuel, 192 p., 47 euros

Ida Saint-Elme, Souvenirs d’une courtisane de la Grande Armée. Texte présenté par Jacques Jourquin. Souvenirs d’une courtisane de la Grande Armée : 1792-1815, où les mémoires d’une jeune femme Belge (1778-1945), qui reste dans l’histoire des m ?urs un exemple fameux du travestissement et de la confusion des sexes ; courtisane, amazone, espionne, parfois habillée en homme, elle maniait l’épée et tirait au pistolet. Fille de pasteur, elle fut aussi la maîtresse des grands hommes du temps, parmi lesquels le général Moreau ou le maréchal Ney. On la jugea sévèrement pour cette liberté de vie hautement revendiquée. Ses Souvenirs firent scandale et connurent un immense succès sous la Restauration. Jamais réédités depuis lors, ils constituent un témoignage appréciable, sinon précieux. Éd. Tallandier, texte présenté par Jacques Jourquin, 796 p. 27 euros

Danielle Dufay, Mon mariage chinois : lettres de Chine, 1922-1924. À partir d’écrits de voyage et du journal intime de sa grand-mère Jeanne Rambaud, l’auteur retrace la vie de son aïeule, en particulier son arrivée en Chine dans les années vingt. Éd. Elytis, 320 p., 20 euros

Elizabeth Furtwängler, Pour Wilhelm : Suivi d’une correspondance inédite (1941-1954) (1CD audio). Préface de Daniel Barenboïm. Contient des lettres de W. Furtwängler, célèbre chef d’orchestre et citoyen allemand. Sa femme dresse le portrait de cet homme déchiré dans son amour pour sa patrie. Avec 17 lettres inédites adressées par son mari entre 1941 et sa mort. Éd. Archipel, 240 p., 22,95 euros.

Corinne Maier, Saint-pasteur : marginal et révolutionnaire. L’auteur, chercheur et psychanalyste, présente à travers la correspondance et les écrits de Louis Pasteur (1822-1895), sa vie, son oeuvre et la révolution scientifique initiée par ses découvertes dans les domaines de la médecine et de l’hygiène. Éd. Le Bord de l’eau, 160 p., 16 euros

Mémoires / Correspondance

Paul Claudel, Lettres de Paul Claudel à Jean Paulhan (1925-1954) . Édition présentée et annotée par Catherine Mayaux. La correspondance entre Paul Claudel et Jean Paulhan commence au moment ou Paulhan succède à Jacques Rivière à la tête de la NRF, en 1925. Reflet du bouillonnement intellectuel et politique de l’entre-deux guerres et de l’après-guerre, cette correspondance esquisse en filigrane l’histoire de la NRF et de ses liens avec le poète. Éd. P. Lang, 300 p., 41,90 euros

Sandor Marai, Mémoires de Hongrie : 1944-1948 . À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’écrivain hongrois Sandor Marai (1900-1989), antinazi convaincu, marche dans Budapest libérée par l’Armée rouge. La vieille cité n’est plus alors qu’un univers de décombres. Dans les ruines de sa propre maison, là où il avait tant écrit, l’écrivain, l’un des plus célèbres de son pays, ne retrouve rien, seulement un chapeau haut de forme et une photo de Tolstoï. Mémoires de Hongrie raconte le cauchemar de ces mois de 1944 où l’histoire hongroise a basculé, la progressive bolchévisation de la Hongrie, la diminution de la liberté d’expression, la servilité des pairs, retrace les quatre années qui ont précédé l’immigration de l’auteur aux États-Unis, son tragique exil intérieur. Rédigés vingt ans après les événements évoqués, ces Mémoires inédits composent une fresque saisissante de la Hongrie à une époque cruciale de son histoire. Éd. Albin Michel, 423 p., 22 euros

Wolfang Amadeus Mozart, Lettres galantes . Mozart ne fut pas seulement un compositeur de génie. Son abondante correspondance présente aussi un épistolier prolifique et talentueux. Elle nous dévoile le Mozart tantôt grivois tantôt amoureux que le film de Milos Forman avait révélé au grand public et nous permet de connaître divers autres aspects de sa personnalité. Ce recueil de lettres galantes est le fruit d’une sélection de25 lettres parmi les milliers écrites par Mozart, libertines, amoureuses, voire scatologiques, et d’une quinzaine d’autres, allusives, avec des fantaisies lexicales ou syntaxiques, adressées à son père. Chacune de ces lettres est précédée d’une courte mise en situation permettant de suivre l’avancement de sa carrière et ses déplacements en Europe. Ce volume galant attendrit. Ses textes, traduits par Geneviève Geffray, sont présentés par Emmanuel Pierrat, avocat, éditeur et écrivain, passionné par la littérature érotique, l’histoire des moeurs et de la censure et par Patrick de Sinety, journaliste. Éd. Flammarion, 170 p., 16 euros

Louise Desjardins, Mona Latif Ghattas, Momo et Loulou. Deux écrivains, amies de longue date, réveillent leur mémoire d’enfant. L’une, née au Québec, l’autre, au Caire, évoquent leurs souvenirs en s’échangeant des lettres ayant chacune pour thème un membre de leur famille respective. Au delà des différences entre ces deux pays, ces deux cultures, ces portraits, ce sont les similitudes qui resurgissent ; les joies et les peines de l’enfance, l’odeur chaude, sucrée des biscuits, la petite musique de la nuit et des rêves et la tendresse des vacances. Éd. Remue-ménage, 147 p., 16,95 CAD

Philosophie

Pierre Gassendi (1592-1655). Lettres latines. Traduction assortie de notes de Sylvie Taussig. Les lettres latines de Gassendi, au nombre de six cent quatre vingt-huit et paraissant en deux volumes, sont traduites pour la première fois en français. Philosophe, homme de science et de foi, Gassendi était au centre d’un réseau d’érudits qui communiquaient en latin et constituaient la République des lettres. Ces lettres sont adressées à différents personnages de son époque, érudits et humanistes, hommes de science ou de lettres, avec qui il a entretenu des relations amicales, de travail ou de circonstance. Replacés dans leur contexte historique, politique scientifique, elles rendent comptent des grandes étapes de la carrière intellectuelle du philosophe et des principaux éléments de sa vie privée. Leur intérêt majeur réside dans la description d’un itinéraire intellectuel double, marqué à la fois par la redécouverte d’Épicure et par l’élaboration d’une pensée scientifique que fonde un nouveau modèle, celui de l’expérience. Sylvie Taussig a publié en 2003, chez le même éditeur, Pierre Gassendi, Introduction à la vie savante. Éd. Brepols, 2 vol. (XXXIV-622, X-609 p., 175 euros

Couverture du livre  Ça c’est Cancan ! ! ! de Fabienne Tsaï.

Journal

Fabienne Tsaï, Christian Lacroix (Illustrations), Ça c’est Cancan ! ! ! Le journal d’Antoinette Zouzou, chahuteuse et dansomaniaque. L’intrigue se passe au XIXe siècle, à Paris, et mêle danse populaire et événements historiques : l’auteur, sous la forme d’un journal, nous conte l’ascension sociale d’Antoinette Zouzou (1816-1900). De bals publics en guinguettes, elle danse un cancan endiablé et irrévérencieux, laissant exploser sa révolte contre l’injustice et l’inégalité sociale. Un beau livre illustré. Des gravures d’époque, colorisées à l’ordinateur et à la peinture par Celia Canning et Antoine Rabaté, des pliages délicats signés par Bertrand Le Pautremat avec des dessins de costumes de Christian Lacroix (réalisés en 1988 pour le ballet La Gaîté parisienne de Mikhaïl Baryshnikov). Éd. Solar, 170 pages, 45 euros

Mireille Rossi, La parenthèse des anges : journal. Journal intime, journal imaginaire d’une jeune femme partie s’isoler dans les Cévennes. Texte d’émotion et de sensibilité. Texte sur l’oubli. Éd. La Mirandole, 120 p., 13 euros

Jeunesse

John Ronald Reuel Tolkien, Lettres au père Noël. Père Noël était vraiment très en colère. Mais Ours Polaire a seulement dit : "J’ai fait un rêve magnifique. Je rêvais que je plongeais d’un iceberg et que je chassais les phoques. " Cela a rendu le Père Noël encore plus en colère, et Ours polaire a ajouté : "Eh bien, faites-en un dessin, et demandez aux enfants si c’est drôle ou pas." C’est ce qu’a fait le Père Noël, et il a commencé à trouver ça drôle lui-même (bien que très ennuyant). Maintenant, nous avons réparé tous les dégâts, et refait les paquets des cadeaux pour l’Angleterre. Juste à temps. In J.R.R. Tolkien, Lettres au Père Noël - 1936. Ecrites entre 1920 et 1943, ces trente lettres étaient destinées à l’origine aux enfants de Tolkien. Elles forment un récit des aventures du Père Noël, de l’ours du pôle Nord. Pour découvrir une autre facette de l’écrivain et partager son univers familial. Éd. Bourgois, 112 p., 20 euros

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