Fondation d'entreprise LA POSTE

Recherche

 

Entretien avec Frédérique Martin-Scherrer.
Propos recueillis par Nathalie Jungerman

édtion du 30 décembre 2004

 

Photo portrait de Frédérique Martin-Scherrer.

Frédérique Martin-Scherrer (© photo. N. Jungerman)

Frédérique Martin-Scherrer, Docteur ès Lettres, rencontre Jean Tardieu pour la première fois en 1988. Passionnée par l’homme et par son oeuvre, elle soutient en 1994 une thèse sur Jean Tardieu et la peinture. En 1998, elle participe au colloque de Cerisy : "Jean Tardieu, un poète parmi nous", au cours duquel s’esquissent divers projets en vue du Centenaire de la naissance du poète, donnant lieu notamment à la fondation, en 2000, de l’Association Jean Tardieu, dont elle est vice-présidente. Elle contribue à de nombreuses publications sur Jean Tardieu, ainsi qu’à des conférences à Porto, Bucarest, Vérone... Elle est commissaire de l’exposition "Jean Tardieu. Lire la peinture, voir la poésie" présentée au Musée des Beaux-Arts de Caen.

Affiche de l’exposition Jean Tardieu. Lire la peinture, voir la poésie

Vous êtes commissaire de l’exposition actuelle sur Jean Tardieu et les arts, vice-présidente de l’Association Jean Tardieu, vous avez également soutenu votre thèse et contribué à de nombreuses publications sur le poète. Qu’est-ce qui a déclenché cette passion pour Jean Tardieu ?

C’est en participant aux travaux du LERTEC (centre de recherche sur le texte contemporain à l’Université Lumière Lyon 2) que j’ai eu l’occasion d’approfondir réellement la réception d’une oeuvre dont je n’avais jusqu’alors qu’une connaissance incomplète, parce que discontinue. La lecture systématique et en continu de l’ensemble de l’ ?uvre, en particulier poétique, m’a passionnée : un véritable coup de foudre ! Quelques années plus tard (en décembre 1988), un colloque à Lyon m’a permis de rencontrer Jean Tardieu et de lui parler de ma décision toute récente d’engager un travail de thèse sur les rapports entre poésie et peinture à travers une analyse de son oeuvre. Il s’est montré enthousiaste et généreux, m’a accueillie chez lui pour que je puisse examiner les éditions rares, et notre relation est devenue tout à fait amicale. Il n’a pu venir à ma soutenance, en janvier 1994, pour des raisons de santé, mais m’a écrit des lettres si élogieuses que je n’oserais pas les citer ! Le cher Jean Tardieu est décédé un an plus tard... J’ai été sollicitée pour d’autres travaux (à l’époque, je dirigeais un ouvrage collectif sur Jean Reverzy), ai participé à des colloques et à des publications sur d’autres poètes ou écrivains (Eugène Guillevic, Pierre Reverdy, Jean Cocteau, Jacques Réda, Georges Perros, Henri Calet, Marguerite Duras, Claude Louis-Combet...), jusqu’au jour où Marie-Louise Lentengre m’a demandé de participer au colloque de Cerisy sur Jean Tardieu en 1998. C’est là qu’a été lancée l’idée d’une Association Jean Tardieu (qui devait être fondée en 2000), là aussi que j’ai été contactée par le directeur littéraire de l’IMEC, Albert Dichy, pour monter une exposition sur Jean Tardieu et la peinture. Je me suis donc mise au travail sur plusieurs fronts : prendre connaissance des archives (qui étaient depuis peu déposées à l’IMEC), écrire des articles, faire quelques conférences à l’étranger, participer au travail associatif, trouver un lieu d’exposition, et bien sûr élaborer une synopsis, sélectionner des oeuvres plastiques, rédiger mon essai, etc. J’ai eu l’occasion de faire la connaissance des artistes amis de Jean Tardieu et - comment dire ? - j’ai trouvé auprès d’eux comme un écho de fidélité à l’amitié que nous avions éprouvée pour l’homme, et à l’admiration que nous ressentons pour son ?uvre de poète. Cela a été la plus belle part de mon travail : une mémoire partagée.

La première salle de l’exposition est un hommage au peintre Victor Tardieu. Le poète souhaitait faire une rétrospective des oeuvres de son père...

C’est un souhait tardif. Les relations entre le fils et le père n’ont pas toujours été simples. La figure paternelle avait d’autant plus de prestige aux yeux du fils qu’elle est restée, essentiellement, une vision d’enfance : Jean Tardieu n’a que onze ans lorsque son père s’engage au début de la Grande Guerre. Victor en reviendra dépressif en 1918, et les relations familiales sont tendues pendant les deux années qui précèdent son départ pour Hanoï en janvier 1921, où il restera jusqu’à sa mort en 1937. Victor Tardieu, qui juge sévèrement les échecs répétés de son fils dans ses études, n’aura jamais idée de la reconnaissance à laquelle Jean Tardieu accédera plus tard. Le poète dédiera à son père un texte important dans son premier recueil publié chez Gallimard, Accents, en 1939. Parallèlement, l’oeuvre de Victor Tardieu souffre, dans l’esprit de son fils, de la comparaison avec celle des grands peintres contemporains qu’il fréquente et sur lesquels il écrit : Jean Tardieu a stocké les toiles de son père dans sa cave, et c’est à la fin des années soixante que, taraudé par une sorte de remords, il les montre à un expert comme Jacques Busse. À partir de 1972, des expositions extraient Victor de cet oubli, et ses toiles se vendent bien ! Chaque fois, Jean Tardieu écrit des textes qui lui permettent de relier un regard adulte averti à ses impressions d’enfance. Finalement, il souhaite organiser une véritable exposition rétrospective accompagnée d’un catalogue raisonné, mais, avec la fatigue du grand âge, il n’y parviendra pas. En réunissant un choix d’ ?uvres de Victor Tardieu en avant-propos de mon exposition, j’accomplissait une partie de ce voeu, désormais impossible, puisque 130 tableaux du peintre ont été détruits par un incendie en 1999. D’autre part, je voulais montrer l’importance de l’empreinte paternelle dans le goût passionné que le poète éprouve pour la peinture : c’est en regardant peindre son père, jour après jour, dans son enfance qu’il a appris à la regarder et à l’apprécier dans sa dimension à la fois "magique" et technique.

L’exposition s’articule autour de deux parties, "Lire la peinture" et "Voir la poésie". Pouvez-vous nous parler de ce parti-pris ?

Il s’agit moins d’un parti-pris que d’une conclusion tirée de l’observation des écrits poétiques relatifs aux arts. D’une manière très générale, vue d’avion en quelque sorte, on peut constater que ces oeuvres soit expriment un sujet face à l’objet pictural, soit imitent l’objet en s’efforçant de lui ressembler. D’un côté domine le modèle poétique, de l’autre le modèle plastique. Les deux directions indiquées par le titre systématisent un peu cette perspective : "Lire la peinture" implique que les arts plastiques sont attirés dans le verbe poétique, tandis que "Voir la poésie" suppose le mouvement complémentaire, par lequel le poème se rapproche le plus possible d’un objet perceptible par les sens : la vue, bien sûr, par sa disposition "en tableau" dans la page, mais pas seulement. En démontant la langue et en la remontant autrement, Jean Tardieu cherche à promouvoir ce qu’il appelle "les valeurs tactiles de la parole". La distribution du parcours dans les Salles d’expositions temporaires en deux parties rend nettement visible cette double perspective : d’abord, en arrière-plan des textes sérigraphiés sur des cimaise noires, les tableaux qui leur servent de références ; ensuite des séries de poèmes-tableaux ou de poèmes-affiches, dont la dimension visuelle s’impose. Le parcours proposé dans le Cabinet des Estampes permet une approche plus fine, à la fois chronologique et méthodologique.

Comment avez-vous opéré le choix des artistes ?

Quant au choix des artistes, il est, bien entendu, le résultat d’une sélection dans le "musée personnel" de Jean Tardieu, qui a parlé de plus de soixante artistes d’époques diverses. Nous avons cherché, Caroline Joubert, conservatrice au Musée des Beaux-Arts de Caen, et moi-même, à montrer un ensemble cohérent tant du point de vue de l’histoire de l’art que de l’oeuvre de Jean Tardieu. Par exemple, les peintres de la première section (Jacques Villon, Jean Bazaine, Nicolas de Staël, Hans Hartung, Fernand Dubuis, Maria-Elena Vieira da Silva et Arpad Szenès) sont contemporains entre eux et en même temps correspondent au choix opéré par le poète dans De la peinture que l’on dit abstraite, publié en 1960.

L’exposition se poursuit au Cabinet des estampes où livres, correspondances, manuscrits se mêlent aux oeuvres picturales des amis du poète...

Le Cabinet des Estampes permet un choix un peu plus varié (Méryon, Dufy, Wols, Ernst, Picasso, Vieillard...), parce qu’il suit, en gros, la chronologie de l’oeuvre, ce qui fait que, en partant de peintres un peu plus anciens, l’on arrive à des artistes du temps présent : Pierre Alechinsky, Pol Bury, Jean Cortot, Haïm Kern, Petr Herel...
En même temps, le parcours se divise en trois parties qui se succèdent : soit le poète intervient après le plasticien, et l’on voit alors comment il passe d’un écrit de réception à un écrit d’imitation ; soit le plasticien intervient après le poète : l’artiste illustre le texte poétique, ou bien l’accompagne, ou encore l’interprète ; soit enfin poète et plasticien travaillent ensemble, se consultent, voire échangent leurs rôles, pour produire une ?uvre issue d’un véritable dialogue. C’est le cas, par exemple, de Bazaine, un des plus proches amis de Jean Tardieu, avec lequel l’échange est remarquable : une abondante correspondance, conservée à l’IMEC, montre comment ils sont arrivés à produire une ?uvre véritablement concertante. Jean Tardieu écrit Hollande d’après les aquarelles de Jean Bazaine, mais celui-ci après lecture peint pour le texte des lettrines ; quant à L’Ombre la branche, Jean Bazaine intervient après Jean Tardieu, mais celui-ci avait déjà composé son poème en transposant l’univers créatif de son ami : "Lequel d’entre nous, dit le peintre, "illustrait" l’autre ? La question, le mot même n’avaient plus de sens (...). Mots et couleurs s’ébrouaient dans la même eau". Ces trois parties, chacune signalée par un titre au mur, ordonnent le parcours, mais il faut préciser que chaque vitrine raconte une histoire : celle d’un livre, ou d’une ?uvre d’une autre nature, telle la collaboration entre Jean Tardieu et Pierre Alechinsky pour la Petite Rotonde du Palais-Bourbon, l’un pour la décoration, l’autre pour la sentence. Si les Salles d’exposition temporaires parlent d’elles-mêmes sans discours ajouté, le Cabinet des Estampes se présente comme un livre en trois dimensions, avec, dans chaque vitrine, un cartel explicatif : analytique ou narratif ? On peut faire une visite à deux vitesses : soit se contenter de regarder, soit approfondir telle ou telle pièce, comme chacun le désire.

Comment est envisagée la relation entre peinture et poésie ?

La relation ne s’établit pas de la même façon dans l’essai et dans l’exposition. Si mon livre avait suivi le même ordre que celle-ci, je n’aurais pu éviter des redites. Une exposition, en revanche, ne se "répète" pas, fût-elle (comme c’est le cas ici) dédoublée en deux lieux distincts. Dans mon essai, j’établis une typologie des écrits sur l’art en quatre stases : le discours (comparaison entre poésie et peinture), la transformation (écrit subjectif de réception synthétique de l’oeuvre d’un peintre), l’imitation (texte calqué sur son modèle plastique) et l’appropriation (poème disposé plastiquement). Cette typologie sous-tend évidemment la perspective adoptée par les parcours dans les salles du Musée, mais la lisibilité d’une exposition n’obéissant pas aux même critères, j’ai sélectionné deux grandes tendances afin que ces intentions se fassent comprendre sans que l’on ait à couvrir les murs d’explications. Un bref texte sérigraphié à l’entrée de chacun des deux espaces d’exposition m’ont paru amplement suffisants.

Jean Tardieu s’est interrogé notamment sur la temporalité dans l’art verbal et non verbal. Il parle de la lenteur du langage par rapport à l’immédiateté du visible.

Oui, Jean Tardieu a longuement réfléchi à ce problème, comme on peut le voir, par exemple, dans De la peinture que l’on dit abstraite. Mais il a cherché des solutions lui permettant de résoudre cette difficulté, et il en a trouvé plusieurs. Dès l’époque de Figures (1944), il comprend que l’oeuvre d’un peintre n’est pas perçue comme une succession d’objets-tableaux, mais comme un précipité de mémoire qui peut être représenté par une image dominante. Les titres des toiles ou les éléments représentés, les caractéristiques techniques, les coloris, tout cela devient matériau de cette métaphore synthétique. Une succession de références thématisées crée cet effet métaphorique d’ensemble par persistance des images verbales successives, exactement de la même façon qu’une séquence filmée tire sa continuité de la persistance des images rétiniennes. Plus tard, Jean Tardieu va tenter de transposer dans l’ordre du langage les caractéristiques formelles d’une oeuvre plastique par imitation. C’est ici le langage dans ses composantes physiques qui devient un matériau, en quelque sorte, plastique. Ce n’est plus dans l’esprit du lecteur que se recompose l’unité d’une image, mais elle se trouve dans l’objet-texte lui-même. Enfin, Jean Tardieu s’appropriera la visibilité de l’ ?uvre d’art en disposant ses poèmes dans la page à la manière d’un dessin abstrait, mais plein de significations symboliques : ce sont les Poèmes à voir, qui ne parlent plus du tout de peinture, mais forment des sortes de tableaux. Dans tous les cas, il y a toujours la temporalité de la lecture, mais elle est gommée par un effet d’unité si puissant que chacun de ces textes est perçu comme un bloc d’un seul tenant.

Les Portraits de Tardieu par Pol Bury, intitulés Ramollissement numériques de Jean Tardieu, étranges images d’ailleurs, presque effrayantes, sont riches de sens, et leur histoire révèle la relation particulière entre le plasticien et l’écrivain.

Entre Pol Bury et Jean Tardieu, autre exemple d’échange remarquable ! Les Ramollissements, en tant que démarche esthétique, prennent place dans le travail de cet artiste qui s’est voué à l’étude et à la représentation du mouvement. Il ne faut pas croire que ces ramollissements soient spécifiquement restreints à la tête de Jean Tardieu, loin de là ! Mais le poète y a reconnu une technique qu’il avait déjà mise au point, appliquée au langage, à l’époque des "Travaux pratiques du Professeur Froeppel", et, au-delà, s’y est reconnu dans les multiples avatars qu’il a semés dans son ?uvre poétique et théâtrale. Il trouvait ces portraits ressemblants, parce que, disait-il, "chacune de ces grimaces a un sens". Il a répondu à son ami par une "Lettre en Français ramolli" qui est un chef-d’ ?uvre d’humour, où il ramollit à son tour le nom du destinataire devenu Pol Byru. Il serait trop long de développer ici ce qui fait le sel et l’intérêt de la collaboration entre l’un et l’autre, mais je vais bientôt monter une exposition spécialement centrée sur ces ramollissements réciproques, dans le cadre d’un colloque sur Jean Tardieu programmé à l’École Normale Supérieure de Lyon les 10 et 11 mars 2005. Des actes de ces journées seront ultérieurement publiés.

Parlez-nous des gravures de Petr Herel en hommage à Jean Tardieu, et du projet de livre intitulé Lettres 1977-2004.

Jean Tardieu n’a jamais rencontré Petr Herel. Ce graveur d’origine tchèque a vécu en France dans les années 76-77. Il avait exécuté, à la demande d’un éditeur, une série de gravures représentant des monstres transposant aux yeux de l’artiste sa lecture de certaines nouvelles des Fictions de Borges. L’éditeur ayant renoncé à la publication projetée, les plaques ont été rachetées par Robert Dutrou qui a réalisé les tirages et les a montrés à Jean Tardieu. Alors que celui-ci commençait à écrire un texte extraordinaire consacré à ces gravures, Petr Herel, qui traversait alors de graves difficultés, est parti en Australie. Le texte de Tardieu est donc paru seul en édition courante, tandis que les eaux-fortes étaient publiées de leur côté à Sydney par le galeriste Rudy Komon sous le titre de Borges Sequel. C’est moi qui ai retrouvé en 1990 la trace de ce graveur dont Jean Tardieu avait oublié le nom et qui ai établi le lien entre texte et gravures. Plusieurs idées de réédition, selon des formes successives différentes, ont été élaborées par Petr dans les années suivantes, et c’est l’histoire de ces tentatives que raconte (sans mots ni phrases) le dernier projet de publication bibliophilique, intitulé Lettres 1977-2004. Quant à l’idée de procéder à un retirage des gravures à partir des plaques ayant rouillé à cause du temps écoulé, elle est née de notre correspondance au cours de la préparation de l’exposition : cet ensemble, dédié au poète, s’intitule Tardieu Sequel. Je raconte le détail de cette histoire, avec illustrations et documents, dans la dernière livraison du bulletin de l’Association Jean Tardieu, TRD n° 4, septembre 2004, sous le titre : Borges, Herel, Tardieu. Histoire d’un "Livre imaginaire". Petr n’a pu venir d’Australie pour assister au vernissage, mais nous avons préparé ensemble, par correspondance, les deux vitrines qui lui étaient consacrées. Encore un ami que m’a légué Jean Tardieu ! Couverture du livre  Borges, Herel, Tardieu : Histoire d’un Livre imaginaire.

Frédérique Martin-Scherrer
Borges, Herel, Tardieu : Histoire d’un "Livre imaginaire".

Association Jean Tardieu, Textes
Recherches Diffusion. Bulletin n° 4, sept. 2004
Maquette originale : Jean Tardieu vers 1976 (© Pol Bury)

Abonnez vous à notre Lettre d’information,
FloriLettres

Chaque mois, recevez gratuitement la revue culturelle de la Fondation La Poste consacrée à l’actualité littéraire et au patrimoine de la correspondance.
Pour s’inscrire, cliquez ici
Le lien "s’abonner" est obsolète. > s'abonner

A la une

Le Prix « Envoyé par La Poste » 2016 remis à Thierry Froger

30 août 2016 - Thierry Froger remporte le Prix « Envoyé par La Poste » pour son livre Sauve qui peut (la révolution),lire la suite

Les actions

Les actions de la Fondation La Poste 2015

La Fondation La Poste qui se veut à la fois culturelle et sociale a pour objet de soutenir l’expression écrite - dans la mesure où s’y incarnent les valeurs communes au Groupe La Poste - et en particulier la confiance, la solidarité, la proximité et l’innovation. Ainsi, elle encourage plus précisément avec un souci de la qualité et avec éclectisme : l’écriture épistolaire, l’écriture vivante et novatrice, l’accès à l’écriture sous ses diverses formes… lire la suite

Association Jean Tardieu IMEC Entretien avec Jean Tardieu à Meillonnas en 1991