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Dernières parutions du 20 janvier 2005

édition du 20 janvier 2005

 

Couverture du livre Correspondance(s), Lettres, dessins et autres cocasseries

Mémoires / Correspondances

Jean Dubuffet, Alexandre Vialatte, Correspondance(s), Lettres, dessins et autres cocasseries, 1947-1975 . Édition établie et annotée par Delphine Hautois et Marianne Jakobi. Préface de Walter Lewino. "Il n ’est pas impossible qu’ils se fussent déjà rencontrés, étant tous deux amis de Jean Paulhan. Mais leur vraie rencontre eut lieu, j’en puis certifier bien que n’y ayant pas assisté, dans ce lieu miraculeux, petite cour des miracles montparnassienne, le deuxième atelier sur la droite dans la cour du 89 de la rue de Vaugirard" (préface, p.8). À partir de cette année 1947, Jean Dubuffet (1901-1985) et Alexandre Vialatte (1901-1971) n’ont cessé d’échanger divers témoignages d’amitié. De leurs rencontres, de leurs voyages, de leurs discussions, demeure une correspondance originale de plus de trente lettres inédites, conçue comme un ouvrage à plusieurs entrées - textes, illustrations, annotations, croquis - et soulignant une singulière amitié, faite d’affinités intellectuelles autant qu’artistiques, donnant à lire le quotidien des travaux de l’artiste comme les archives de la création de l’écrivain. Éd. Au Signe de la licorne, 270 p, 20 euros. Couverture du livre Correspondance avec Charles Guilbault,Au bonheur de la Poste

Alain Douillard, Correspondance avec Charles Guilbault, Au bonheur de la Poste . Réponses d’un petit-fils en 2004 aux lettres d’un Poilu écrites de 1914 à 1916. "Je t’assure que j’envisage l’avenir sans inquiétude", écrivait Charles Guilbault en partant pour le front, dans une lettre adressée à sa femme Pauline restée à Liré, dans le Maine-et-Loire, le 24 septembre 1914. Il a 37 ans, lorsqu’il est mobilisé. Il lui écrira des dizaines de lettres, pour la rassurer, l’épauler, mais aussi pour lui raconter le quotidien du front. Ce qui fait l’originalité de cet ouvrage, c’est l’initiative prise par son petit-fils, Alain Douillard. N’ayant pas retrouvé les lettres que sa grand-mère avait adressées à son mari, il a eu l’idée de répondre à ce grand-père inconnu ; interrogeant les zones d’ombre et les non-dits, il instaure un dialogue que le temps et la mort avaient rendu impossible, que la vie avait oublié. Éd. Du Petit Pavé, 242 p, 20 euros.

Edmond About (1828-1885) : un homme de lettres, un Lorrain très parisien . Édition sous la direction de Béatrice Balland. Présente le fonds About acquis en août 2003 et complété en août 2004, essentiellement constitué de documents familiaux ; correspondances avec sa mère Sophie, lettres à ses enfants, lettres de sa soeur aimée, etc.), de lettres autographes d’Edmond About, de textes de pièces de théâtre, de manuscrits journalistiques et de chroniques de guerre de 1870 afin d’éclairer sa vie et son ?uvre. Edmond About était journaliste et auteur de romans populaires, critique d’art, auteur dramatique, pamphlétaire politique. Éd. Archives départementales de Moselle, 127 p. 15 euros. (Exposition Archives départementales de la Moselle. 26 octobre 2004-25 mars 2005.)

Couverture du livre Paulhan Belaval Correspondance 1944-1968

Jean Paulhan, Yvon Belaval, Correspondance 1944-1968 . Édition établie, annotée et présentée par Anna-Louise Milne. Cette correspondance entre J. Paulhan (1884-1968) et Y. Belaval (1908-1988) débute relativement tard dans la vie des deux hommes. Paulhan assume aux Éditions Gallimard un rôle prééminent de directeur littéraire, ayant publié des centaines d’articles, des récits, marquant son temps par des essais comme Les Fleurs de Tarbes ou La Terreur dans les lettres (1941), mais son influence dans la vie littéraire commence à s’amenuiser, même s’il écrit bien plus qu’avant la guerre. Belaval, philosophe de formation, essayiste, féru de poésie et de peinture, souffre de ne pouvoir percer. Il s’adresse d’abord à Paulhan comme un jeune auteur ambitieux, mais très rapidement se met au service de l’oeuvre de son éditeur, inversant le rapport qui caractérisait la plupart des relations littéraires de Paulhan. Cette correspondance met en lumière autant la difficulté que l’oeuvre de Jean Paulhan présente aux autres, que la tension entre un homme qui essaie de toucher un autre, de vingt-quatre ans son aîné, arrivé, lui, à la maturité de sa réflexion. Éd. Gallimard, 310 p. 19,90 euros.

Charles-Marie Leconte de Lisle, Lettres à José-Maria de Heredia . Édition établie et annotée par Charles Desprats. Préface de Jean-Marc Hovasse. C.M. Leconte de Lisle (1818-1894), chef de file de l’école du Parnasse - prônant notamment la supériorité du beau sur l’utile - rencontre le poète J.M. de Heredia (1842-1905) autour de 1861, lorsque Heredia, après des études à la Havane, puis installé à Paris, commence à composer des poèmes très influencés par la toute récente école. Heredia publie ses premières oeuvres dans diverses revues, puis apprend par Leconte de Lisle l’art des vers, et devient son premier et plus fidèle disciple. En 1866, Leconte de Lisle lui permettra de collaborer au journal littéraire Le Parnasse contemporain. Entre 1863 et 1894, Leconte de Lisle écrit soixante-neuf lettres au poète, dans lesquelles il s’exprime sur le mouvement parnassien, l’atelier d’écriture poétique, la Commune de Paris, sur ses contemporains, de François Coppée à Stéphane Mallarmé... Teintées d’ironie, de désespoir aussi, ces lettres, publiées intégralement pour la première fois et touchant à l’essence même de la poésie, forment un chef d’oeuvre. Éd. H. Champion, 192 p. 35 euros.

Maurice Meier, Lettres à mon fils . Traduction de l’allemand Henri Vinet, préface Franck Marché. Maurice Meier fait partie des trois survivants d’une rafle nazie opérée en 1940 dans le château de Sainte-Radegonde, près de Saumur, dans la vallée de la Loire. Membre d’une colonie juive qui avait fui l’Allemagne en 1934, il raconte dans ces lettres sa vie entre 1939 et 1942 dans le camp de Gurs. Éd. Familles et amis des déportés du convoi 8, 20 p. 18 euros.

Michel Ciry, Le temps des pardons : journal, 11 novembre 1998 - 7 décembre 1999 . Suite du journal du peintre et graveur M. Ciry, né en 1919, et qui poursuit sa quête de vérité. Observateur et voyageur insatiable, il évoque au jour le jour ses confidences, ses pensées, ses jugements, défend avec sincérité ses convictions surtout quand elles concernent Dieu, l’art et la spiritualité, pôles de sa raison d’exister. Éd. Bertout, 441 p, 28 euros.

Essais

Karen Haddad-Wotling, L’enfant qui a failli se taire : essai sur l’écriture autobiographique . Réflexion sur l’écriture autobiographique, qu’il s’agisse d’autobiographie ou de fiction à la première personne, à laquelle se réfèrent souvent les écrivains afin de faire revivre leur passé : l’enfant qui a failli se taire, c’est celui qui, au coeur même du paradis, a connu la menace du silence, de l’échec, de la dispersion, et qui raconte enfin comment il est devenu écrivain. Témoignages de cette expérience, d’auteurs aussi divers que Alfieri, Tolstoï, James, Canetti...Éd. H. Champion, 272 p, 45 euros.

Steve Murphy, Stratégies de Rimbaud . Analyse de poèmes en vers et en prose et d’extraits de lettres s’attachant à explorer l’évolution des esthétiques de Rimbaud entre 1870 et 1875, sans oublier son engagement éthique constant. On a pu tenir la poésie de Rimbaud pour un modèle d’"illisibilité". Partant de microlectures, l’ouvrage tente d’interpréter l’oeuvre, en abordant les différentes stratégies d’opacité du poète. Éd. H. Champion, 576 p. 75 euros.

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