Fondation d'entreprise LA POSTE

Recherche

> Edition du 7 février 2007
Accueil > Correspondance > Nouvelles publications > A la Une, rentrée épistolaire chez Flammarion

A la Une, rentrée épistolaire chez Flammarion

édition du 1er novembre 2000

couv_1_holder

Le succès d’un livre se mesure aussi à l’impact qu’il produit sur ses lecteurs : donc aux lettres qu’il suscite. Tout livre, tout roman en particulier, est ainsi l’ébauche d’une correspondance, peut-être d’une histoire avec un lecteur - ou une lectrice. C’est ce fil que suit l’écrivain Éric Holder en nous racontant l’aventure d’un écrivain, Éric Holder (mais il est précisé qu’il s’agit d’un roman) qui reçoit en 1996 une lettre de lectrice et y répond aussitôt. Une correspondance s’engage donc, une rencontre, une histoire entre un homme et une femme, ambiguë, nourrie de lettres. Cette histoire, on ne la racontera pas, ce serait dommage. Est-elle vraie ? Fausse question : tout roman dit quelque chose de vrai, tout roman aussi se déroule dans cet intervalle délicieux qui sépare le vrai du faux, et où se trouve un des ressorts les plus secrets du plaisir de la fiction.

couv_1_rheims

La Lettre d’une amoureuse morte de Nathalie Rheims est d’une autre nature. Pas d’histoire ni d’intrigue ici, mais un long monologue douloureux, un chant d’amour poignant adressé à l’Absent, en une succession de courts passages en prose et en vers blancs, d’une sincérité évidente, presque gênante par la douleur qui s’y lit. Sa lecture ne laisse pas indemne.

Nathalie Rheims a livré de ce monologue un récitatif passionné et douloureux au théâtre Jean le Bleu de Manosque lors d’une lecture - Rencontres des Nuits de la Correspondance le 29 septembre 2000 à Manosque.

Éric Holder,La Correspondante. Flammarion, 180 p., 90 F.

Nathalie Rheims, Lettre d’une amoureuse morte. Flammarion, 90 p., 69 F.