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Dernières parutions du 25 février 2005

édititon du 25 février 2005

 

Couverture du livre Correspondance avec le Scriblerus Club de Jonathan Swift .

Mémoires / Correspondances

Jonathan Swift, Correspondance avec le Scriblerus Club . Traduit de l’anglais et présenté par David Bosc. editions Allia. 537 pages, 30 euros. 17 février 2005. Cet ouvrage fera l’objet d’un prochain numéro de FloriLettres.

Kalman Apfelbaum, Lettres d’un interné, camp de Pithiviers . Traduit du yiddish par Gérard Frydmann. Ce sont 80 lettres envoyées par l’auteur à sa femme pendant son enfermement au camp de Pithiviers, entre août 1941 et juin 1942, date à laquelle il fut déporté à Auschwitz où il mourut quelques semaines plus tard. Y sont évoqués les problèmes de vêtements et de nourriture, les espoirs de visite et la vie des prisonniers qui ignoraient la gravité de la situation. Avec des documents d’archives. Éd. Belin, 228 p. 19 euros.

Pierre Ferrière, Isabelle Meeus-Michaels, Prier 15 jours avec Etty Hillesum . Morte en 1943 à Auschwitz à l’âge de 29 ans, Etty Hillesum, jeune juive hollandaise, s’est fait connaître grâce à la parution de son journal intime et de quelques lettres, dans les années 1980. L’ouvrage écrit par un prêtre, jésuite et historien, et une spécialiste des sciences religieuses, évoque l’itinéraire d’Etty, ce travail personnel des trois dernières années de sa vie, exigeant, qui l’a conduite à une rencontre centrale et décisive avec Dieu, ainsi qu’à une solidarité bouleversante avec son peuple broyé par le régime nazi, à travers des méditations, des prières, des extraits de sa correspondance. Éd. Nouvelle Cité, 128 p. 12,50 euros

Marianne Werefkin, Lettres à un inconnu : aux sources de l’expressionnisme . Présentation de Gabrielle Dufour-Kowalska. Née à Tula, en Russie, en 1866, Marianne Werefkin émigre à Munich où elle fonde avec Kandinsky et Jawlensky, son compagnon de vie jusqu’en 1921, la Nouvelle association des artistes de Munich. A la fois journal intime et exposé de théorie esthétique, les Lettres à un Inconnu éclairent d’un jour nouveau les rapports complexes du couple Werefkin-Jawlensky (injustement éclipsé par le couple mythique de Kandinsky et Gabriele Münter), en même temps qu’elles développent une conception de l’art singulièrement nouvelle à l’époque, centrée sur le lyrisme symboliste des couleurs et des formes, conception qui a sans doute déterminé le grand tournant kandinskien de 1910. Composée entre 1901 et 1905, la correspondance imaginaire de Marianne W. avec "l’Inconnu", symbole de son idéal artistique, prélude à la série des tableaux résolument modernes que l’artiste, après un long silence de dix années, produira dès 1907, comme une contribution originale au courant expressionniste européen. Éd. Klincksieck, 218 p. 21 euros.

André Gide - Edmond Jaloux, Correspondance 1896-1950. Éd. établie, présentée et annotée par Pierre Lachasse. Présente les lettres échangées entre les deux écrivains lors de la première moitié du XXe siècle.

Abdellatif Laâbi, Chroniques de la citadelle d’exil. Avec une préface de Claude Ollier. Recueil de lettres écrites par le poète pendant ses huit années de détention, ces chroniques nous donnent un nouveau témoignage sur la prison et la vie quotidienne dans les geôles marocaines. Pour combattre sa solitude et la douleur et pour mieux les nier, le prisonnier s’accroche à deux étoiles : l’amour de sa femme et le travail de l’esprit. C’est l’histoire d’un couple interdit, déchiré, à qui il ne reste que le langage, les mots, le papier et qui écrit l’amour pou le rendre absolu. C’est aussi, au coeur de la nuit si terrible et du cachot, un jardin de poésie et de littérature reconstitué, où se croisent et vibrent les voix fraternelles d’Aragon, de Nazim Hikmet, de Gorki, de Neruda, de Maïakovski... Les mots ici - pouvoir créateur - ont les yeux ouverts et plongent dans l’intelligence et la vie, pour mieux survivre à l’injustice, à l’oppression. (Abdellatif Laâbi est né à Fez, en 1942, et est l’un des écrivains marocains les plus importants de sa génération. Il fonde en 1966, la revue Souffles qui a joué un rôle considérable dans le renouvellement de la culture au Maghreb. La revue est interdite en 1972 et il est emprisonné. Libéré huit ans plus tard, il s’exile en France, en 1985). Éd. La Différence, 319 p. 10 euros.

Natsume Sôseki, Choses dont je me souviens . Traduit du japonais par Elizabeth Suetsugu. Choses dont je me souviens est, selon Natsume Sôseki "un ensemble feutré, reposant sur les réflexions et le quotidien banal d’un homme aux prises avec la maladie " . En août 1910, l’auteur de Je suis un chat (1867-1916) perd momentanément conscience, après une intervention chirurgicale. À la suite de cela, il décide de faire ce travail de mémoire, noter toutes ces "choses dont je me souviens", "ardemment éveiller [ses] souvenirs sans attendre, les écrire de suite, et pouvoir ainsi respirer dans la nostalgie ce parfum suranné avec [ses] nouveaux lecteurs, avec tous ceux qui sont dans la peine". Au fil des pages et dans un style intimiste, Sôseki nous fait part de ses propres lectures, de son goût pour la peinture, la poésie, le thé. Dans sa prose, apparaissent des kanshi (poèmes en chinois classique), des haïku (poèmes de dix-sept syllabes), comme un souffle, une respiration venant rythmer le cours de sa pensée. À la mélancolie naturelle de l’écriture, s’ajoute cette conscience aiguë de la mort : pendant sa convalescence, deux de ses amis meurent ; le Dr Nagayo qui l’avait soigné, le philosophe William James, frère de Henry, qui lui fit découvrir Bergson. Événements qui le font réfléchir sur la vanité du monde et le mystère de la vie. Éd. P. Picquier, 179 p. 6,50 euros.

Ladislav Klima, Dieu, le ver : correspondance 1905-1928 . Traduit du tchèque et de l’allemand par Erika Abrams. Ensemble de 378 lettres écrites à une vingtaine de destinataires, amis ou amantes, proches ou fantoches qui conduisent le lecteur de la première réaction du monde extérieur (Le Monde comme conscience et comme rien, en 1905) à la négation logique de la dernière maladie. Alterne entre billets de deux lignes ou opuscules de cinquante pages, lettres-cours de philosophie pratique, ou lettres- provocation, romans intimes, d’amour, de mendicité ou de beuverie, commentaires sur Stendhal et Voltaire, la Rome Antique ou la dysenterie, ou encore sans autre objet que le pur hédonisme de l’écrit, l’ensemble, en majeure partie inédit en tchèque, ne ressemble à "rien ". Tout un monde, donc... Né en 1878, en Bohême Occidentale, Ladislav Klima, est dramaturge, journaliste, philosophe. Solipsiste convaincu, il pousse la pensée de Schopenhauer et de Nietzsche au delà de ses plus extrêmes limites, publie trois volumes de fragments théoriques et laisse, en mourant à Prague, en 1928 - ignoré de la plupart de ses compatriotes, sujet de scandale pour les uns, auteur culte pour un petit nombre - une immense ?uvre manuscrite, aussi bien romanesque que philosophique. Ed. La Différence, 700p. 40 euros.

Essais

Serge Bramly, Le voyage de Shanghaï . Quelle fatuité pour un Long nez, un Barbare ignare, d’échafauder sur la Chine la moindre théorie ! Tenir sous forme de notes un journal de voyage me paraît la meilleure façon de procéder. Le poème serait presque le genre le plus approprié : évoquer les saisons, les joies et les peines, la lune, tout ce qui passe, à mesure qu’on le ressent. Prendre les choses comme elles viennent, goûter chaque plat, être attentif à chaque son, enregistrer le moindre écart... Une approche fragmentaire au jour le jour, dont il sera toujours temps ensuite de tirer un sens (...). Grand voyageur et spécialiste de la photographie, Serge Bramly - qui a, entres autres, publié plusieurs ouvrages en collaboration avec Bettina Rheims, dont un Shanghaï (Laffont 2003) -, a passé plusieurs mois à Shanghaï, et tenu un journal de bord, à mi-chemin entre l’essai et la recension de surprises permanentes, de rencontres insolites et de moralités d la vie quotidienne. Il a rédigé ce guide littéraire pour tous ceux que la ville fascinent, ceux qui envisagent d’y aller, ceux qui rêvent d’y aller. Éd Grasset, 340 p. 19 euros.

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