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Dernières parutions du 30 juin 2005

 

Correspondances

gonzohighwaysite Hunter S.Thompson, Gonzo Highway : Correspondance de Hunter S.Thompson . Traduction de l’américain Nicolas Richard. En février dernier, Hunter S.Thompson mettait fin à ses jours d’une balle dans la tête. Inventeur du journalisme "gonzo", concept de reportage où l’auteur est également le protagoniste des faits rapportés, il débute comme chroniqueur sportif à Puerto Rico et collabore à différents journaux dont Rolling Stones et le New York Herald Tribune. Il se fait remarquer avec les ouvrages Hell’s Angels, Las Vegas Parano, Rhum Express, La Grande Chasse aux requins qui le propulsent comme un des écrivains les plus délirants et les plus provocateurs des États-Unis. Epistolier acharné (sa correspondance compte plus de 20 000 missives), il nourrit ses lettres et ses livres d’une férocité et d’un humour redoutables, mettant notamment en charpie le mythe du rêve américain. Éd. Robert Laffont, collection Pavillons, 472 p, 22 euros.

Biographies / Autobiographies

Lucien d’Azay, À la recherche de Sunsiaré . Le 28 septembre 1962, sur l’autoroute de l’Ouest, l’écrivain Roger Nimier trouve la mort à bord d’une Aston-Martin DB 4 GT. À ses côtés gît une jeune femme blonde de 27 ans, Sunsiaré de Larcône, dont on sait qu’elle a publié un premier roman, La messagère, quelques jours auparavant. Intrigué par le parfum de mystère qu’évoque encore son nom dans le milieu littéraire, Lucien d’Azay, professeur de français au lycée Marco Polo de Venise, se lance sur les traces de l’énigmatique Sunsiaré. Il interroge la famille, les amis, ceux qui l’ont croisée, épluche les documents administratifs, exhume des lettres et des photos, et recompose au fil des ans le puzzle de cette courte vie. Née Suzy Durupt, d’un père mécanicien et d’une mère coiffeuse, elle quitte les Vosges pour Oran et débarque à Paris à 17 ans. Belle et ambitieuse, elle devient mannequin, actrice et séduit les hommes brillants et fortunés. Même mariée à Ariel Casalis, elle reste cette femme fascinante qui attire irrésistiblement les hommes. Elle recherche tout particulièrement la compagnie des écrivains qu’elle abreuve de lettres. Roger Nimier, Julien Gracq, Guy Dupré, Raymond Abellio seront éblouis par cette créature fantasque, exaltée, tout à la fois ange et vampire. Manifestement troublé par Sunsiaré, l’auteur fait entrer en résonance sa propre histoire avec son enquête, agrémentant son récit de sa passion amoureuse pour une certaine Esther. Éd. Gallimard, 400 p, 22,50 euros.

Jean-Louis Benoît, Tocqueville : un destin paradoxal . Souvent cité et pourtant si mal connu, Alexis de Tocqueville mérite qu’on s’intéresse de près à sa pensée. Historien, philosophe, politicien et grand voyageur, cet idéaliste épris de justice, ardent défenseur de la démocratie, a cherché toute sa vie l’équilibre entre ses origines aristocrates et ses convictions libérales. S’appuyant sur des extraits de nombreuses lettres, de textes politiques, d’ouvrages, de notes de voyage, Jean-Louis Benoît restitue le parcours de ce témoin exigent de la vie politique française, de la chute de Charles X au coup d’État de 1851. Éd. Bayard, 350 p, 34 euros.

Romans

Enzo Siciliano, Les beaux moments : les amours de Mozart . Traduction de l’italien Thierry Laget. Sur le mode de la fiction, Enzo Siciliano, brosse un portrait intime de Mozart et dresse un état des lieux des pays germaniques à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Avec pour canevas des extraits de journal, des souvenirs, des notes, des récits, le romancier imagine les rapports entre Mozart et son épouse Constance Weber, sa belle-famille et quelques uns de ses mécènes. Il se penche notamment sur le devenir de la famille du compositeur après sa mort. Éd.du Rocher, 280 p 19,90 euros.

Laure Hillerin, Le tiroir indiscret . À la veille de la Révolution, la marquise de Saint-Viollet et le comte de Sombremer échangent une correspondance passionnée. Dans un style des plus crûs ou des plus raffinés, les deux amants commentent avec le plus total abandon leur sexualité. Inspiré du genre épistolaire en vogue au XVIIIe siècle, ce roman s’attache à dépeindre deux esprits libres sur fond d’Ancien Régime agonisant. Éd. Mercure de France, 160 p, 14,50 euros.

José Carlos Llopp, Parle-moi du troisième homme . Traduction de l’espagnol Edmond Raillard. Sous l’Espagne de Franco, en 1949, Eduardo Balmoral, le père du narrateur, est promu capitaine d’une division du Nord et doit démêler une affaire de lettres anonymes. Pendant ce temps, son jeune fils, a d’autres préoccupations. Il passe ses journées à regarder la neige tomber et à observer les occupants de l’hôtel Bristol où il réside avec ses parents. Il est comme hypnotisé par les fascinantes soeurs O’Callaghan... Éd. Jacqueline Chambon, 200 p, 20 euros, (à paraître le 17 août).

Essais

Lucas Vrain, Le parfait secrétaire des gens de lettres . En février 1870, l’affaire Vrain-Lucas, sidère et amuse le tout Paris, ridiculise le très respecté scientifique Michel Chasles et consterne bon nombre de savants à travers le monde. Comment un éminent mathématicien, membre de l’Institut de France, a-t-il pu manquer à ce point de discernement et être victime d’une escroquerie aussi énorme ? Huit années durant, l’ingénieux faussaire Vrain-Lucas est en effet parvenu à rédiger et à vendre à l’académicien plus de 27 000 autographes provenant d’une soi-disant ancienne et noble famille. Devant les lettres fictives de Pascal, de Galilée, d’Alexandre le Grand, d’Archimède, de César ou de Cléopâtre, Michel Chasles perd toute raison et investit 140 000 francs pour sa folle passion des autographes. Le parfait secrétaire des gens de lettres, reprend les conclusions des experts en charge du dossier à l’époque, les plaidoiries des avocats ainsi que des fac-similés d’autographes. Éd. Cartouche, 250 p, 23 euros.

Léon Tolstoï, Lettres aux tsars . Préface Henri Troyat. Les lettres, nouvelles, articles et contes réunis dans cet ouvrage ont été rédigés entre 1862 et 1902 sous les règnes d’Alexandre II, d’Alexandre III et de Nicolas II. Tolstoï y déploie toute la force de son engagement social et moral et s’attaque avec courage à la corruption des fonctionnaires et à la cruauté des tsars. D’une lucidité effrayante sur la société de son temps, Tolstoï a consacré la seconde partie de sa vie à défendre le peuple russe et à dénoncer le régime autocratique. Éd. Alban, 114 p, 16 euros.

Jeunesse

Thierry Maricourt, Tardi, Frérot Frangin . Deux frères s’écrivent. L’un, Frangin, 19 ans, est incarcéré pour vol de voitures, l’autre, Frérot, 11 ans, est en classe de neige. Depuis sa cellule, l’aîné veille sur le plus jeune, le cadet égaie de sa fraîcheur le sinistre quotidien du premier. Même s’ils évoluent dans des mondes différents, tous deux ont en commun de découvrir un nouvel univers et les "joies" de la vie en collectivité. Entre complicité et infinie tendresse, leurs lettres rendent hommage à la beauté du lien fraternel. Des dessins de Tardi accompagnent cette touchante correspondance. Éd. Sarbacane, 53 p, 12,90 euros, (à paraître le 9 septembre).

Davide Cali, Serge Bloch, Moi, j’attends . De l’enfance à la vieillesse, c’est une vie de désirs et d’émotions que Davide Cali et Serge Bloch l’illustrateur déroulent sous nos yeux. Un fil de laine rouge parcourt tout le livre au gré de petites ou de grandes espérances : attendre qu’il ne pleuve plus, que le gâteau soit cuit, les vacances, une lettre, l’amour, un bébé, la fin de la guerre... Accoudé à la fenêtre d’une enveloppe, le petit garçon de la couverture attend donc de découvrir la vie. Éd. Sarbacane, 13,50 euros.

Divers

Cher papa : les écrivains parlent du père . Édition établie par Ariane Charton. Affectueux, protecteur, distant, autoritaire, absent, tous les modèles de père semblent habiter cette anthologie pour comprendre ce qui se joue dans la relation père-enfant. Une centaine de textes autobiographiques d’écrivains (lettres, mémoires, journaux intimes) évoquent la teneur de ce lien au travers de thèmes tels que, les mots d’enfants, l’éducation paternelle, la complicité père-fils, la perte du père. Victor Hugo, Simone de Beauvoir, Tolstoï, Diderot, Simenon ou Mme de Staël livrent ainsi leurs souvenirs, leurs sentiments d’enfant ou d’adulte, leur expérience heureuse ou douloureuse. Éd. Lattès, 120 p, 12 euros.

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