Fondation d'entreprise LA POSTE

Recherche

 

Dernières parutions

édition du 17 novembre 2005

 

Correspondances

Correspondance Tsvetaeva et  Pasternak Marina Tsvetaeva - Boris Pasternak, Correspondance 1922-1936 .
Traduction du russe et présentation par Eveline Amoursky et Luba Jurgenson. Née à Moscou, en 1892, Marina Tsvetaeva eut une vie au destin extrême, turbulente de passions de déchirements, d’amitiés, Ses amours, exaltées, étaient littéraires. Celle, dont Nina Berberova disait qu’ elle a cédé à la vieille tentation de s’inventer des rôles, fut prodigue de lettres innombrables et enflammées, se construisant des figures merveilleuses, illusions d’autant plus imparfaites, qu’elle s’y perdait, tentant, mais en vain de se dominer, se façonner, se connaître. Une vie qu’elle ne cessera de transfigurer dans ses poèmes, dans sa correspondance. On connaît la Correspondance à trois, été 1926 (Gallimard), qui réunit Rilke, Pasternak et Tsvetaeva. On disposait d’une partie seulement de la correspondance entre Boris Pasternak et Marina, publiée en 1983, en même temps que les lettres de Rilke. De très nombreuses autres lettres ont été retrouvées, publiées par les éditions des Syrtes, qui présentent une édition, aussi complète que possible, et tenant compte de tout ce qui semble à jamais disparu. Éd. des Syrtes, 300 p. 25 euros.

Victoria Ocampo et Ernest Ansermet, Vies croisées de Victoria Ocampo et Ernest Ansermet, correspondance 1924-1969 . Introduction et présentation de Jean-Jacques Langendorf. A la tête de l’orchestre des Ballets russes, ami de Stravinsky, musicologue, philosophe, E. Ansermet , né en Suisse, (1883-1969) est déjà une figure de la musique du XXe siècle, ayant dirigé quelques-unes de ses oeuvres les plus marquantes, dont Le sacre du printemps, lorsqu’à Buenos Aires, en 1924, il rencontre celle que Borges - dont elle fut l’amie, près d’un demi siècle - tenait pour "l’un des plus grands poètes de langue espagnole", Victoria Ocampo (1890-1979), sa cadette de sept ans, écrivain argentin, d’origine espagnole et férue de littérature, de musique, venue l’entendre. Elle lui écrit, et d’une rive à l’autre de l’Atlantique, entre Suisse et Argentine, une correspondance s’ensuit, qui durera 44 ans, et mettra en parallèle ces deux vies, des plus riches. Amitié fraternelle "liaison amicale et platonique", amitié amoureuse - Amour peut prendre mille et une formes - unique dans son exigence... Nos deux amis connaissent ce que le siècle a de meilleur et le partagent en une réflexion, où esthétique et philosophie se mêlent ; de Borges à Virginia Woolf, de Debussy à Benjamin Britten, Caillois, Malraux, Valéry, Tagore... Éd. Buchet- Chastel, 360 p.25 euros.

Paul-Jean Toulet, Claude Debussy, Correspondance. Lettres échangées entre Paul-Jean Toulet et Claude Debussy qui furent amis. (Correspondance d’autant plus précieuse que Debussy avouait détruire une partie du courrier qu’il recevait et ne conserver que les lettres concernant ses affaires ou celles qui provenaient d’écrivains chers). Coqs à l’âne et réparties burlesques, goût prononcé pour l’hyperbole, humour portant la mondanité au meilleur d’elle-même, ces lettres témoignent des affinités qui les unirent ; l’amour de l’art et du patriotisme, une vision semblable de l’univers. Éd. du Sandre, L’Harmattan, 132 p.16 euros.

Paul-Jean Toulet, Lettres à soi-même . Postface de Frédéric Beigbeder. Ce petit ouvrage de 85 pages rassemble le texte de cartes postales et de lettres que Paul-Jean Toulet (1867-1920), né à Pau, s’était adressées - telles un journal, un exercice de style - à lui-même, durant 15 ans. Poète, romancier, moraliste sombre parfois, maître de la prose poétique surtout, comme en témoigne ce souvenir d’enfance évoqué : Paris, 4 avril 1904. Sur mes six ans, mon cher ami, je demeurais dans une petite villa de Bilhère, et de là, chaque matin à la belle saison, je gagnais Pau et l’ école des Dominicaines, où me conduisait mon oncle, en se rendant lui-même au Quartier. Il ne faisait encore que petit jour ; du brouillard pendait entre nous et les montagnes. Sur les giroflées qui habitent le creux des murs, sur les fleurs sanglantes, au bord des allées de gazon, la rosée avait laissé de belles larmes ; et mon oncle cueillait pour moi, parmi les larges feuilles, une grappe de raisin glacé (...). Éd. du Sandre, L’Harmattan, 132 p. 16 euros.

Biographie / Autobiographies

Dos Passos, Rossiante reprend la route John Dos Passos, Rossinante reprend la route . Traduction de l’anglais (Etats-Unis) Marie-France Girod. Ecrivain américain, de père portugais, John Roderigo Dos Passos (1896-1970) aura marqué la littérature américaine du début du siècle, par une oeuvre importante, notamment Manhattan Transfer (1925) et sa trilogie USA : Le 42e parallèle (1930), 1919 (1932), La grosse galette (1936). A seize ans, déjà, il fait partie de la rédaction d’un journal, écrit poèmes et critiques pour ce mensuel, s’intéresse aux problèmes de littérature et d’esthétique. Il a 20 ans, lorsqu’il s’embarque pour l’Espagne, qu’il sillonne, en partie à pied, cherchant à pénétrer l’âme, l’attitude de ce pays qui le fascinera toute sa vie et où il reviendra, notamment en 1937, comme correspondant de guerre. En 1918, il retourne aux Etats-Unis, où il écrit la première version de Rossinante prend la route. Publié en 1922, jamais réédité, jusque tout récemment aux Etats-Unis, cet inédit "espagnol" de Dos Passos n’avait jamais été traduit en français. Éd.Grasset, 260 p. 14 euros.

Vicenzo Consolo, De ce coté du Phare Vincenzo Consolo, De ce côté du phare . Voyage en Sicile. Traduction de l’italien par Jean-Paul Manganaro. L’ouvrage rassemble des textes (préfaces, conférences, articles) que l’auteur, né en 1933, en Sicile, a publié parallèlement à la rédaction de ses romans. Regards multiples d’un écrivain sur ses intérêts artistiques et littéraires, nous présentant sous un jour nouveau la culture sicilienne et les plus grands écrivains siciliens de l’île, de Verga à Pirandello, Tomasi di Lampedusa, Lucio Piccolo..., faisant part aussi, de son approche éthique du monde, d’une terre, la sienne, alimentant son style, entre essai et poème en prose. Éd. Seuil, 300 p. 22 euros.

Françoise Verny, Serons-nous vivantes le 2 janvier 1950 ? L’éditrice Françoise Verny, morte en décembre dernier, avait laissé un manuscrit que la lecture de "Dora Brude", de Patrick Modiano, lui avait inspiré. Elle y fait le portrait d’une amie de collège, Nicole Alexandre, qui sera arrêtée avec sa mère en février 1943 et gazée à Auschwitz. Dans ses dernières lettres à son amie, expédiées depuis Drancy, elle s’interrogeait : "Serons-nous vivantes le 2 janvier 1950 ?". Préfacé par Patrick Modiano, le livre posthume de Françoise Verny, paraît aux éditions Grasset. Françoise Verny n’aura jamais effacé le souvenir, seulement "elle aura mis soixante ans pour trouver les mots, des mots d’une très grande précision", oubli d’une tragédie, au coeur du récit, d’un souvenir "dont on a le vague pressentiment qu’il sera le plus douloureux de sa vie", confie son auteur. Ed. Grasset, 126 p.13 euros. (A paraître le 8 novembre).

Eric Faye, Mes trains de nuit . Le titre l’annonce d’emblée ; notre auteur est un voyageur en train et un insomniaque heureux. New York, Prague, Samarkand, Sarajevo, Berlin, Pékin... autant de nuits blanches partagées avec le "petit peuple du couloir" : fumeurs, noctambules, bavards impénitents. Espace privilégié où le temps semble s’arrêter, le wagon (lit, restaurant) est un lieu de rêverie et de rencontres, et le voyage en train apparaît comme un condensé de l’existence, avec ses séparations et son terminus, un savoureux moyen de locomotion propice à la lecture, à la lenteur, à la contemplation. Éd. Stock, 247 p. 18 eruos.

Dominique Rabourdin et N.T.Binh, Sautet par Sautet . D’abord conçu avec Claude Sautet lui-même, peu de temps avant sa disparition en 2000, le projet de cet ouvrage avait donné lieu à un documentaire (janvier 2000) "Sautet où la magie invisible", sorti en salles en 2003. L’ouvrage, nous disent ses auteurs, est essentiellement constitué de témoignages (à commencer par celui du cinéaste lui-même) et de documents (il nous avait ouvert ses archives), dont le but est d’aborder concrètement les films, d’en percer la réalité profonde et quelques-uns des secrets. Au fil des pages, on retrouve avec bonheur, avec nostalgie aussi, à travers l’analyse de chacun des films, l’immense artiste que fut le réalisateur de Max et les Ferrailleurs, Mado, Un mauvais fils, Nelly et Monsieur Arnaud..., qui savait contrôler comme personne la lumière, les mouvements, le cadrage, l’expression, la vibration, et parler de la fragilité de l’amour, du temps qu passe, de l’amitié, de la vie. Éd. de La Martinière, 384 p. 53 euros.

Art

Rothko, Ecrits sur l’art Mark Rothko, Ecrits sur l’art . Présentation et notes de Miguel Lopez-Remiro. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Claude Bondy. Du peintre américain, d’origine russe (1903-1970), dont on connaît les tableaux aux dimensions considérables, propres à l’expressionnisme abstrait de New York, et qui confiait : "Comme mes tableaux sont grands, colorés et sans cadre, et comme les murs des musées sont habituellement immenses et redoutables, le danger existe que les tableaux se relient aux murs à la manière de zones décoratives. Ce serait une déformation de leur signification, puisque les tableaux sont intimes et intenses, et sont à l’opposé de ce qui est décoratif ; et qu’ils ont été peints à l’échelle de la vie normale plutôt qu’à une échelle institutionnelle", sortent aujourd’hui, les écrits sur l’art, rédigés entre 1934 et 1969, dont la plupart sont inédits. Notes de conférences, brouillons d’articles, et surtout une importante correspondance avec le peintre Barnett Newman, ainsi qu’une série de treize lettres à Katharine Kuh, conservatrice à l’Art Institute of Chicago, qui avait proposé à l’artiste, une exposition.(oct.-déc. 1954), et fut la première à lui consacrer un musée important. Occasion pour Rothko de donner quelques explications sur son art : "Je pense pouvoir dire avec un certain degré de vérité qu’en présence de mes peintures, mes préoccupations sont essentiellement morales, et qu’il n’y a rien dans lequel elles semblent moins engagées que l’esthétique, l’histoire ou la technologie....." (lettre du 14 juil.1954). Éd. Flammarion, 254 p. 22 euros.

Revues

Cahiers Georges Hyvernaud, n°5, année 2005
Sommaire
Actes de la journée d’étude "Hyvernaud et l’art du portrait" (avril 2004)
Appel à contributions : présentation du thème par Christian Pouillon.
Yves Ménager. Petite introduction à l’art du portrait littéraire
Claude Herzfeld. Le portrait, façon Hyvernaud
Benjamin Chinour. Étude comparée de deux entomologistes : Hyvernaud et La Bruyère
Christian Pouillon. Portraits d’artistes
Questions et débat.
Jean-Charles Gaudy. Envers (et enfer) d’Hyvernaud
Julien Michelot. Quand le portrait fait corps avec le récit
Alain Trouvé. Portrait et tentation romanesque dans l’oeuvre de Georges Hyvernaud : réécrire Flaubert ?
Questions et débat.
Yves Ménager. Synthèse.
Agenda : manifestations, publications, travaux, citations...
128 p. 15 euros hors adhésion à la Société.
Société des Lecteurs de G. Hyvernaud / Guy Durliat 39 av. général Leclerc 91370 Verrières-le-Buisson hyvernaud@netcourrier.com

Bandes dessinées

Frantico, Le blog de Frantico . Frantico raconte son quotidien en bande dessinée sur son blog. Dans ce journal intime, il évoque avec humour, ses doutes, ses rencontres, ses lâchetés, ses peurs et ses bonheurs. L’ouvrage réunit la totalité des pages exposées sur Internet. Éd. Albin Michel. Coll. : humour-BD 300 p. 19 euos.

Abonnez vous à notre Lettre d’information,
FloriLettres

Chaque mois, recevez gratuitement la revue culturelle de la Fondation La Poste consacrée à l’actualité littéraire et au patrimoine de la correspondance.
Pour s’inscrire, cliquez ici
Le lien "s’abonner" est obsolète. > s'abonner

A la une

Le Prix « Envoyé par La Poste » 2016 remis à Thierry Froger

30 août 2016 - Thierry Froger remporte le Prix « Envoyé par La Poste » pour son livre Sauve qui peut (la révolution),lire la suite

Les actions

Les actions de la Fondation La Poste 2015

La Fondation La Poste qui se veut à la fois culturelle et sociale a pour objet de soutenir l’expression écrite - dans la mesure où s’y incarnent les valeurs communes au Groupe La Poste - et en particulier la confiance, la solidarité, la proximité et l’innovation. Ainsi, elle encourage plus précisément avec un souci de la qualité et avec éclectisme : l’écriture épistolaire, l’écriture vivante et novatrice, l’accès à l’écriture sous ses diverses formes… lire la suite