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Dernières parutions du 23 janvier 2006

édition du 23 janvier 2006

 

Robert Walser, Petits textes poétiques Poésie

Robert Walser, Petits textes poétiques . Traduction de l’allemand Nicole Taubes. "J’ai marché et je marche encore, mais pas d’allure égale. Tantôt j’allais d’un coeur serein, Tantôt - même le ciel connaît cela- Je perdais toute envie soudain. Dans un long jour empli de peine". Ces quelques vers d’exergue au recueil, dont les textes datent de 1914, dessinant le portrait de leur auteur, en disent aussi la vie et évoquent toute la poésie de son écriture. Robert Walser, Suisse de langue allemande, né en 1878, interné en 1929 et jusqu’à sa mort en 1956, dans un hôpital psychiatrique à la suite d’une grave crise, écrivain lunaire, inclassable, a laissé plus d’un millier de petites proses. Ces Petits textes poétiques (parfois une demi-page) d’une densité littéraire réjouissante oscillent entre le rêve et le désespoir, la beauté et la folie, la spontanéité, jusqu’au sombre plaisir du coeur mélancolique. Éd. Gallimard, collection Du monde entier, 176 p.15 euros.

Correspondances

Madeleine et Darius Milhaud, Hélène et Henri Hoppenot, Conversation Correspondance 1918-1974 Postface Marie-France Mousli. À Rio de Janeiro, Darius Milhaud en poste à l’ambassade aux côtés de Paul Claudel, fait la connaissance d’Hélène et Henri Hoppenot. Une amitié se noue que partagera bientôt l’épouse de Milhaud. Leurs lettres et les quelques pages du Journal d’Hélène Hoppenot témoignent des liens indéfectibles qui se tissent entre eux pendant plus de cinquante ans, au gré de l’histoire et de leurs voyages. Dans cette conversation à quatre voix, se dessine l’intimité de chacun, la carrière de compositeur de Milhaud, le destin exceptionnel du couple Hoppenot, mais aussi un constat sensible et lucide du monde artistique, littéraire, diplomatique et des bouleversements historiques de ce XXème siècle qu’ils parcourent. Éd. Gallimard, "Les inédits de Doucet", 575 p, 29 euros.

Un bel Amour en Châtaigneraie, Théodule (Léon) Quiers, Rosa Aurières Saint-Constant (Cantal) 1864-1865. Correspondance présentée par Pierre-Julien Quiers. Léon Quiers et Rosa Aurières s’aiment. Fin1863, Léon quitte leur Cantal natal pour enseigner à Paris dans des institutions religieuses. Les deux jeunes gens débutent alors une correspondance, s’avouant leurs craintes et leurs espoirs. À cette époque, la vie est âpre dans ces hameaux reculés. Il faut se battre contre la terre, contre la maladie, contre les commérages, contre la rudesse et les résistances parentales. Pierre-Julien Quiers, ému par l’histoire d’amour de son arrière grand-père, publie ces vingt-deux lettres transmises précieusement de père en fils. Éd.Créer, 95 p, 15 euros

Biographies

Jean-Michel Djian, Léopold Sédar Senghor. Genèse d’un imaginaire francophone . Préface Abdou Diouf. Amoureux fou de la langue française, Senghor a oeuvré toute sa vie en faveur de la francophonie. Face aux difficultés personnelles et aux tragédies de l’histoire africaine, il s’est toujours référé aux valeurs humanistes des Lumières et a toujours cru au pouvoir de la culture sur les peuples. Des documents inédits, les témoignages d’Aimé Césaire et d’Abdou Diouf, des extraits de sa correspondance avec Jean Ballard des Cahiers du Sud, recomposent la personnalité complexe, les engagements et les contradictions de ce poète, visionnaire et homme d’Etat. Éd. Gallimard, collection HORS SERIE, 253 p, 25 euros.

Romans

John Berger, D’ici là . Traduction de l’anglais Katya Berger Andreadakis. Ni tout à fait roman, ni tout à fait autobiographie, D’ici là se lit comme un voyage à travers les êtres et les lieux du passé. À Lisbonne l’auteur déambule dans la ville avec sa mère défunte. À Genève, sa fille Katya l’accompagne sur la tombe de Borges. À Cracovie, il est rattrapé par le souvenir de Ken, celui qui l’a éduqué à la vie. À Madrid le visage de son vieux professeur d’école ressurgit. S’affranchissant de toute contrainte chronologique, John Berger jette des passerelles entre passé et présent, entre les morts et les vivants, dans un magnifique hommage à ceux qui ont inspiré sa vie et son oeuvre. Éd.de l’Olivier, 250 p, 20 euros.

Metin Arditi, La pension Marguerite . Aldo Neri, violoniste de renom, se réveille à Paris dans sa chambre d’hôtel. Il passe en revue le programme de la journée : échauffements, répétitions, interviews et enfin concert le soir. Un groom lui remet une épaisse enveloppe déposée par le psychanalyste de sa mère morte cinq ans plus tôt. Elle renferme des lettres écrites par sa mère. Sous l’effet libérateur des séances d’analyse, cette dernière livre les secrets de son intimité, sa perception des événements heureux et tragiques de sa vie, de son amour pour son fils. Révélations qui vont éclairer Aldo sur les raisons de son suicide et faire basculer sa propre existence. Le temps d’une journée, ses émotions de musicien et d’homme vont atteindre des sommets. Éd. Actes Sud, 153 p, 15 euros.

Metin Arditi, Victoria-Hall . Pavel Kutman, antiquaire praguois en possession d’une lettre inédite de Kafka, désire échanger ce document inestimable contre un avenir assuré de cantatrice pour sa fille Tatiana, jeune soprano talentueuse. Armand Hugues banquier genevois, collectionneur de lettres manuscrites et grand amateur d’art lyrique, accepte de prendre sous son aile la jeune femme et de la préparer au concours de chant du Victoria-Hall, salle mythique. L’acquisition des feuillets de Kafka va ainsi sceller la fin d’une vie de frustrations pour Armand. Éd. Actes Sud, collection Babel, 214 p, 7,50 euros.

David Sedaris, Habillés pour l’hiver . Traduction de l’américain Élisabeth Peellaaert. Romancier, dramaturge et journaliste pour la National Public Radio, David Sedaris dévoile avec la drôlerie qui le caractérise, quelques fragments d’une enfance et d’une adolescence peu ordinaires. Le garçon à l’imagination débordante doit composer avec un père orgueilleux, une mère dépressive, quatre sœurs, un frère et de nombreux déménagements. Même si le quotidien n’a pas toujours été rose, tout le talent et l’humanité de Sedaris s’expriment dans le tableau attachant qui émane de cette vie dans l’Amérique des années 60-70. Éd. Plon, 228 p, 18 euros

Cathie Barreau, Journal secret de Natalia Gontcharova . Dans la nuit du 28 janvier 1837, Alexandre Pouchkine, mortellement blessé par le baron d’Anthès lors d’un duel, se meurt dans sa chambre. Dans la pièce d’à côté, assise à la table de l’écrivain, sa femme Natalia Gontcharova écrit jusqu’à l’aube. Des pages et des pages à tracer les contours de son amour, de son désir, de sa jouissance, de sa fureur, de sa douleur d’avoir été si mal aimée. Journal fictif, dernière lettre adressée à l’être aimé, ce bref récit est une invitation en territoire féminin. Ed. Laurence Teper, 61 p, 6 euros.

Stéphane Crémer, Comme un charme . Après deux recueils de poésie (Compagnie et Il faut être absolument moderne), le fils de Bruno Crémer s’essaye au roman autobiographique. Délaissé par une mère frivole tout occupée de sa personne et par un père sans cesse happé par son métier d’acteur, le petit Stéphane grandit en pension. Sans aigreur malgré la détresse et la solitude endurées, le romancier, déroule avec tendresse, cruauté et humour le fil de ses souvenirs d’enfant. Éd.Denoël, 106 p, 13 euros.

Elisabeth Miso

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