Fondation d'entreprise LA POSTE

Recherche

 

Dernières parutions du 24 mars 2006

 

Correspondances

Correspondance de Larbaud et Rivière Valery Larbaud & Jacques Rivière, Correspondance 1912-1924, Le Bénédictin & L’Homme de Barre . Édition présentation et annotation Françoise Lioure. Si la correspondance entre Valery Larbaud (1881-1957) et Jacques Rivière (1886-1925) rend palpable leur belle et indéfectible amitié, elle vaut surtout pour l’éclairage qu’elle apporte sur l’élaboration d’une revue littéraire. Point de confidences intimes ici, ni l’un ni l’autre ne se l’autorisent tout harassés de travail qu’ils sont. Rivière directeur de la NRF lit les manuscrits, relit les épreuves, encourage les auteurs, défend ses choix auprès de Gide, usant toujours de diplomatie, de patience et de la plus grande exigence intellectuelle. Larbaud insaisissable voyageur, collaborateur de la revue, découvreur d’écrivains étrangers contemporains, s’épuise en traductions et en textes critiques négligeant trop souvent son oeuvre personnelle. Les deux hommes se plaignent des difficultés rencontrées, s’opposent sur des considérations esthétiques mais toujours se rejoignent en un même enthousiasme pour la littérature. Éd. Claire Paulhan, 269 p, 30 €.

Patrice Minet, Moi et la Reine d’ Angelterre Patrice Minet, Moi et la reine d’Angleterre (et autres correspondances). Patrice Minet, comédien, auteur et membre des "Papous" sur France-Culture, a le goût des courriers pour le moins loufoques. Depuis plus de 15 ans, il soumet toutes sortes de propositions fantaisistes à des destinataires les plus divers. Une invitation à prendre le thé à la reine d’Angleterre, une demande de photo dédicacée au directeur du zoo de Vincennes, un don de sa production picturale au conservateur du musée du Louvre, les talents de danseuse de sa femme au Casino de Paris ou encore un numéro de dressage de pigeons au vice-président d’Euro Disney. A lire les réponses de la plupart de ses interlocuteurs, on comprend qu’il ne se lasse pas de ce petit jeu épistolaire. Éd. Berg International Éditeurs, collection "Les polisseurs de loupes", 123 p, 14 €.

Journaux / Mémoires

Peter Handke, A ma fenêtre le matin . Carnets du rocher 1982-1987 . Traduction de l’allemand Olivier Le Lay. De 1982 à 1987, Peter Handke qui demeure alors à Salzbourg, lit, écrit, se promène sur sa terre natale et observe le monde depuis sa fenêtre. Il y a le temps consacré au Chinois de la douleur, à La répétition, à Après-midi d’un écrivain, à L’absence et le temps à consigner dans des carnets des notes, des impressions, "plutôt des reflets ; des reflets involontaires, pour ainsi dire circonspects ; des reflets nés d’une circonspection profonde, fondamentale, et qui veulent osciller à leur tour, osciller aussi, par-delà le simple reflet, si loin que porte le souffle." Réflexions matinales où l’esprit vagabonde de détails saisis dans la nature environnante, de bribes de conversations, de lectures, à des thèmes plus récurrents comme le voyage, l’enfance, les mots, le récit ou la narration. Éd. Verdier, 482 p, 22,80 €.

Biographies / Autobiographies

Virginia Woolf, Instants de vie . Traduction de l’anglais Colette-Marie Huet, préface Viviane Forrester. En cinq textes autobiographiques Virginia Woolf évoque différentes époques d’une vie trop crûe, trop douloureuse à laquelle elle préfèrera se dérober à l’âge de 41 ans. Les souvenirs heureux de sa jeunesse affluent dévoilant les visages des êtres chers perdus : Julia Stephen la mère morte trop tôt, Stella la soeur défunte elle aussi et Leslie Stephen le père dont l’influence imposante la décidera à emprunter la voie littéraire. Éd. Stock, "La Cosmopolite ", 299 p, 17,50 €.

Jean Lévi, Tchouang Tseu, Maître du Tao. Au réveil d’un rêve où il avait été un papillon insouciant butinant les fleurs, Tchouang Tseu se demandait s’il était Tchouang Tseu se souvenant qu’il avait rêvé être papillon ou s’il n’était pas plutôt un papillon se rêvant Tchouang Tseu. De Tchouang Tseu (IVème siècle avant J.C), grand sage de l’Antiquité chinoise, avec Confucius et Lao Tseu, maître du taoïsme, nous ignorons presque tout. Spécialiste de la Chine antique, Jean Lévi se penche sur cette vie singulière, mettant en scène sept existences de Tchouang Tseu, toutes plausibles, toutes rêvées, fables à la substance métaphysique et spirituelle, qui nous en apprennent autant sur sa pensée indissociable de l’action que sur le rapport étroit entre le rêve et le réel. Il s’appuie sur les plus importants passages de son oeuvre, dont il donne une nouvelle traduction. Éd. Pygmalion, collection "Chemins d’Éternité", 393 p, 19,50 €. (Corinne Amar)

Essais

Jean Prévost, Paul Valéry, Marginalia Rhumbs et autres. Préface Roland Bechmann, commentaires Michel Jarrety. Abattu par les allemands en août 1944, Jean Prévost travaillait à un ouvrage dédié à Paul Valéry. Dans cette intention, il annotait directement dans la marge un exemplaire de Rhumbs qui échappa à la destruction nazie et fut redécouvert plus de quarante ans plus tard. Cette édition rassemble pour la première fois la somme des textes de Prévost sur Valery ainsi q’une dizaine de lettres rédigées de 1925 à 1943, précieux témoignage de l’admiration et de l’estime que se vouaient les deux écrivains. Éd. Léo Scheer, 448 p, 25 €.

Romans

René Rodriguez, Le Faussaire . En 1541, deux amis, un laïc et un jésuite compagnon de la première heure d’Ignace de Loyola, doivent résoudre une affaire de faussaire. Un faux légat du pape s’est présenté au royaume du Portugal, affirmant être mandaté pour instaurer l’Inquisition sur le modèle de celle en vigueur en Espagne. L’un résidant en Castille et l’autre à Rome, l’enquête des deux limiers prend la forme d’un échange épistolaire qui rend compte des grands bouleversements de ce XVIème siècle pris entre débats religieux et pensée humaniste. Éd. José Corti, 286 p, 16 €.

Stella Baruk, Naître en français. Née à Yezd en Iran, où ses parents professeurs de français dirigent une école israélite, Stella Baruk grandit ensuite en Syrie et au Liban. C’est en français, sa langue maternelle, qu’elle livre ses souvenirs d’enfance. Une enfance tout à la fois imprégnée de paysages et de culture du Proche-Orient et de cette France imaginaire qu’elle ne découvrira que jeune femme. Éd. Gallimard, collection Haute enfance, 251 p, 17,50 €.

Alberto Bevilacqua, Toi qui m’écoutes . Traduction de l’italien Carole Cavallera. Avec Toi qui m’écoutes, Bevilacqua explore l’écriture autobiographique dans ce portrait de sa mère, Lisa Contadori, décédée en 2003, dévastée par la maladie d’Alzheimer. Procédant par fragments de mémoire le romancier tente de retracer le parcours de cette femme aimée, qui de troubles mentaux en séjours en hôpital psychiatrique va sombrer dans la folie. Portrait de la mère donc, mais aussi autoportrait du fils et de l’écrivain qui sait insuffler du romanesque à ce récit intime. Éd. La Différence, 256 p, 20 €.

Nick Flynn, Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie . Traduction de l’américain Anne-Laure Tissut. Assistant social dans un asile pour SDF de Boston, l’auteur voit ressurgir dans un de ces naufragés de la vie son père, personnage plutôt mythomane qui se rêvait écrivain et qui a rapidement disparu de son horizon d’enfant. Si le propos s’attache bien sûr à décrypter certaines aberrations de notre société et à faire entendre la souffrance des exclus, Nick Flynn ne perd jamais de vue ses préoccupations littéraires. S’il recompose l’histoire familiale, s’il s’interroge sur sa relation à la figure paternelle, c’est avant tout sur le sens de la littérature et sur son pouvoir sur nos vies qu’il écrit. Éd. Gallimard, 351 p, 19,50 €.

Elisabeth Miso

Abonnez vous à notre Lettre d’information,
FloriLettres

Chaque mois, recevez gratuitement la revue culturelle de la Fondation La Poste consacrée à l’actualité littéraire et au patrimoine de la correspondance.
Pour s’inscrire, cliquez ici
Le lien "s’abonner" est obsolète. > s'abonner

A la une

Le Prix « Envoyé par La Poste » 2016 remis à Thierry Froger

30 août 2016 - Thierry Froger remporte le Prix « Envoyé par La Poste » pour son livre Sauve qui peut (la révolution),lire la suite

Les actions

Les actions de la Fondation La Poste 2015

La Fondation La Poste qui se veut à la fois culturelle et sociale a pour objet de soutenir l’expression écrite - dans la mesure où s’y incarnent les valeurs communes au Groupe La Poste - et en particulier la confiance, la solidarité, la proximité et l’innovation. Ainsi, elle encourage plus précisément avec un souci de la qualité et avec éclectisme : l’écriture épistolaire, l’écriture vivante et novatrice, l’accès à l’écriture sous ses diverses formes… lire la suite