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Dernières parutions du 6 juin 2006

 

Correspondances

correspondance Max Jacob, Jean Paulhan Max Jacob, Jean Paulhan, Correspondance 1915-1941. Texte établi et présenté par Anne Kimball. Jean Paulhan est mobilisé en 1915. Max Jacob et lui nouent d’abord une relation épistolaire. Tous deux ont déjà publié mais en sont encore aux prémices de leur voie littéraire. Les deux hommes sont différents, personne n’aurait misé sur leur amitié. Pourtant, ils se respecteront et s’admireront profondément. Fins critiques en matière de littérature, de philosophie et d’art contemporain, ils évoluent dans le même univers. Paulhan romancier, linguiste, essayiste et directeur de la NRF n’a de cesse de valoriser l’oeuvre de Jacob et de solliciter ses talents de critique en dépit de ses refus. Jacob poète, romancier et peintre se fait volontiers découvreur de nouveaux poètes pour la revue de son ami. Leur amitié ne sera guère égratignée par la fidélité de Paulhan à l’endroit de Marcel Jouhandeau, alors que Jacob rompt définitivement avec lui. Leur correspondance prend fin en 1941 en pleine guerre, sans doute pour se protéger des Allemands ; Max Jacob porte l’étoile jaune, Jean Paulhan a rejoint la Résistance. Max Jacob meurt à Drancy en 1944. Éd. Paris-Méditerranée, 296 p, 25 €.

Mémoires

barbadrac de Gérard Genette Gérard Genette, Bardadrac. Avec pour titre un clin d’oeil au mot d’une de ses amies pour qualifier la nature de son sac à main, l’auteur des Figures décline en faux fourre-tout et sous la forme d’un abécédaire, un choix de souvenirs et de considérations diverses sur son temps. On s’introduit dans ce dictionnaire jubilatoire où se marient humour et grande érudition par Aa, un fleuve qui délimite le Nord du Pas-de-Calais et on s’en échappe par zut, en ayant suivi le fil des pensées de Genette sur son enfance, son apprentissage, ses engagements politiques, le langage, les écrivains et intellectuels qui peuplent ses lectures, les voyages, la musique et les femmes. On se régale tout particulièrement des pages dédiées au vocabulaire et formules toutes faites du petit monde des médias. Éd. Seuil, Fiction & Cie, 460 p, 21,90 €.

Les roses de la solitude Jacqueline de Romilly, Les roses de la solitude . Jacqueline de Romilly, helléniste émérite, a consacré de nombreux ouvrages à Thucydide, Homère, Eschyle et Sophocle. À 93 ans, presque aveugle, l’académicienne s’essaie à l’écriture autobiographique, convoquant sa mémoire au gré des objets de son paysage quotidien. Chevaux de bronze, cadre en bois, rideaux... les objets familiers, ainsi considérés, laissent affleurer les visages des êtres chers et la passion de toute une vie pour les Grecs. Éd. Fallois, 164 p, 17 €.

Biographies / Autobiographies

Eva Weissweiler, Les Freud Eva Weissweiler, Les Freud : une famille viennoise. Traduction de l’allemand Franck Straschitz. Grâce à des témoignages et des lettres inédits, Eva Weissweiler esquisse avec précision une histoire intime de Freud et de ses proches, au tournant du XIXème siècle, dans une Vienne artistique et intellectuelle d’une grande effervescence, bientôt anéantie par la menace nazie. Éd. Plon, 464 p, 25 €.

Georges Forestier, Jean Racine Georges Forestier, Jean Racine. Jean Racine laisse derrière lui une légende d’homme tourmenté, cruel et ambitieux. Orphelin, il est éduqué au monastère de Port-Royal puis par les jansénistes. Ses tragédies lui ouvrent les portes du succès, de la richesse et de la noblesse. Devenu historiographe de Louis XIV, il renonce à la poésie dramatique, mène une existence bourgeoise et pieuse et s’attaque publiquement au théâtre. S’appuyant sur des documents originaux dont la correspondance de Racine, le biographe tente de démêler le parcours complexe et les apparents paradoxes du personnage. Éd. Gallimard, 942 p, 35 €.

Romans

Judith Perrignon, C’était mon frère Judith Perrignon, C’était mon frère... Théo et Vincent Van Gogh. L’auteur emprunte la voix du frère de Vincent Van Gogh, ce frère marchand de tableaux, mort à peine six mois après son aîné et qui, le temps d’un monologue raconte le peintre, l’homme et le frère tant aimé. Dévasté après le suicide de Vincent, Théo se plonge dans les lettres de son frère et dans ses souvenirs comme pour mieux retenir à ses côtés cette âme ardente. Éd. L’Iconoclaste, 160 p, 13,80 €.

Romans policiers

Grazia Verasani, Quo vadis, baby Grazia Verasani, Quo vadis, baby ? Traduction de l’italien Serge Quadruppani. Giorgia Cantini, la quarantaine, détective privée, a un faible pour les gin lemon, les bars et la musique des années 80. Côté coeur le bilan n’est guère glorieux et quand elle pense à la Bologne de sa jeunesse, une nostalgie l’envahit inévitablement puisqu’il ne se passe plus rien dans cette ville désormais sans saveurs. Aldo, un ami installé à Londres, lui expédie une boîte à chaussures contenant les lettres de sa soeur Ada qui s’est suicidée 16 ans auparavant. Ada vivait à Rome avec son fiancé, courait les auditions espérant devenir actrice et entretenait une liaison avec un certain A.. Tout en poursuivant ses enquêtes parallèles, essentiellement des aventures tragicomiques d’adultères, Giorgia se lance sur la piste du mystérieux amant, aidée de Tim son jeune assistant fumeur de joints et de Spasimo un génie de l’informatique. Remontant le cours de sa propre histoire, elle va se confronter à ses souvenirs, à l’absence d’Ada, à la mort de sa mère, au mutisme de son père ex adjudant-chef des carabiniers et croisera la route d’un professeur de cinéma pour le moins troublant. Grazia Verasani, musicienne et romancière, revisite avec humour la figure du détective désenchanté. Éd. Métailié, 207 p, 11 €.

Minette Walters, Les démons de Barton House . Correspondante de guerre en Sierra Leone pour l’agence Reuters, Connie Burns est intriguée par une série de viols et de meurtres. Très vite la journaliste fait le rapprochement avec des faits identiques survenus lors de ses autres missions en Afrique et suspecte un mercenaire britannique à chaque fois présent sur les lieux. Envoyée en Irak, elle identifie à nouveau l’assassin bien qu’il ait changé de nom et commence à le traquer. Son enquête à peine entamée, elle est subitement kidnappée. Relâchée trois jours plus tard, elle est incapable de révéler la moindre information sur son ravisseur qui n’est autre que le meurtrier psychopathe. Profondément ébranlée par son enlèvement, Connie regagne l’Angleterre et s’isole dans un manoir du Dorset. Elle ne correspond plus avec ses proches que par e-mails, est sujette à des crises de panique dont sont témoins Peter le médecin local et Jess qui dirige la ferme voisine, et découvre la violence des rivalités familiales au fin fond de la campagne anglaise. Mais le mercenaire retrouve sa trace... Éd. Robert Laffont, 22 €.

Joe R. Lansdale, Sur la ligne noire . Traduction de l’américain Bernard Blanc. Fin des années 50, Stanley, ses parents et sa soeur emménagent à Dewmont, un coin paumé du Texas. Son père vient y tenir un drive-in. Stanley, 13 ans, occupe ses journées chaudes de vacances d’été à explorer les lieux en compagnie de son chien. La découverte de vestiges d’une maison disparue dans un incendie et d’une boîte métallique renfermant de vieilles lettres d’amour excite sa curiosité. Le jeune garçon décide de mener l’enquête mais va bientôt s’apercevoir que ses recherches l’entraînent sur des terrains mouvants qu’il ne soupçonnait pas, ceux d’une Amérique profonde pétrie de sentiments racistes. Éd. Le Rocher, 299 p, 18,50 €.

Revues

nord’ n°47- avril 2006
Dossier Georges Hyvernaud
études réunies par Paul Renard

Sommaire
- Georges Hyvernaud. Bio-bibliographie. Paul Renard
- Hyvernaud et le Nord de la France. Paul Renard
- Georges Hyvernaud / Jean Desmeuzes. Lettres 1951-1957. Guy Durliat
- Gokelaere, l’impossible élève. Philippe Lançon
- Bourladou, figure principale du jeu de massacre du "Wagon à vaches". Paul Renard
- Hyvernaud et les Juifs. Jean-Charles Lévy
- Figures d’imposteurs dans l’oeuvre de Georges Hyvernaud. Benjamin Chinour
- De l’inconvénient d’être mou. Gérard Farasse
- Les lectures critiques de Georges Hyvernaud : de l’idéologie au désabusement.Bruno Curatolo
- Vivre debout : Interview de Stéphane Boucherie, metteur en scène du Théâtre de l’Embellie (spectacle : "Il y a quelque chose qui m’échappe", sur La Peau et les os et autres textes de Georges Hyvernaud). Paul Renard
lecture
La réception de la poésie belge de langue française dans une enquête de la revue Le Beffroi en 1904. Paul Renard
création
Le chenal à la mer. Philippe Fumery
comptes rendus
échos

Prix : 13 € l’exemplaire (11 € + 2 € de port). Chèque à l’ordre de la Société de Littérature du Nord, adressé à Yves Ledun, 39 rue Nicolas Leblanc, 59000 Lille.
http://www.revue-nord.com

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