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Dernières parutions juillet 2006

 

Mémoires / Correspondances

Sigmund Freud, Lieux, visages, objets Sigmund Freud, Lieux, visages, objets. Avant-propos par Ilse Grubrich-Simitis. Esquisse biographique par K.R. Eissler. Dans l’ordre chronologique et à partir d’une foisonnante iconographie, dont une main experte et familière aurait couvert les légendes, l’ouvrage retrace toute la vie de Freud, depuis la ville natale de Freiberg - "premier-né d’une jeune mère et qui a reçu de cet air, de ce sol, ses premières et indélébiles impressions" - l’adolescence et les modèles, les années d’apprentissage et les études de médecine, Paris, Berlin, la naissance de la psychanalyse, tout son cheminement, les années de guerre, la maladie, jusqu’à l’exil, à Londres, la mort, en 1939. Freud, mais aussi tout son entourage - parents, amis, disciples - revivent par la voix puissante des images en noir et blanc, certaines connues, reconnues, beaucoup d’autres inédites, commentées par Freud lui-même ; morceaux extraits de sa correspondance, de ses textes, l’Histoire en filigrane, autobiographie fascinante. On ne peut que louer le tout, depuis le titre, de J.B. Pontalis, à l’éclairante mise en pages de Willy Fleckhaus. Éd. Complexe / Éd. Gallimard, 350 p. 31,50 €.

Bernard Saladin, Être et renaître inuit Bernard Saladin d’Anglure, Être et renaître inuit, homme, femme ou chamane. Préface de Claude Lévi-Strauss. C’est un voyage singulier, en pays Inuit, au nord du cercle polaire et dans le Nunavut canadien, auquel nous convie l’auteur. Anthropologue d’origine française, mais Québécois d’adoption, il explore depuis un demi-siècle, la pensée des Inuits, leur intimité, faisant chez eux des séjours rapprochés, parlant leur langue, multipliant les études et les films documentaires, se concentrant sur cette petite île du bout du monde qui s’appelle Igloolik et sa communauté. Il évoque, dans son avant-propos, sa première arrivée dans le Nord québécois, en 1955, jeune chercheur de 19 ans. Depuis, toute sa quête a consisté à donner la parole à ces hommes et ces femmes du grand Nord où il découvre les mécanismes de fabrication des mythes et du chamanisme. Ainsi, en une suite de récits polyphoniques - histoires vécues, recueillies, illustrées, commentées -, nous raconte-t-il la genèse de la vie humaine, ses relations ambiguës avec le monde animal et avec les esprits célestes, la transmutation naturelle des sexes... Où comment s’élaborent les mythes, leur richesse, leur complexité. Éd. Gallimard, Le langage des contes, coll. dirigée par Nicole Belmont, 430 p. 28 €.

Eric Valli, Le ciel sera mon toit Eric Valli, Le ciel sera mon toit - avec Sophie Troubac. "Le voyage a toujours été pour moi accompagné par l’écriture. Ce livre est tiré des carnets de route que j’ai rédigés depuis près de trente ans (...)" Il fait partie de cette race des écrivains bourlingueurs, il est photographe, aventurier, héritier des récits des grands voyageurs, soucieux d’être le "témoin des races oubliés" . Il voyage depuis longtemps "J’ai commencé à voyager quand j’avais seize ans" et écrit, au fil de ses rencontres, du Moyen-Orient à l’Afghanistan, de l’Hymalaya, sa terre d’élection, à la Thaïlande. Autant de récits, en chapitres courts, qui disent, avec Sophie Troubac, sa complice dans la réalisation de ce recueil, les rencontres au bout du monde, la découverte de peuples ignorées, la vie et les habitudes partagées, les chasses au musc ou au miel, l’endurance nécessaire, les attachements, le partage de soi, le don de soi. Éd.Gallimard, 350 p. 18 €.

Paul Cézanne, Correspondance Paul Cézanne, Correspondance . "J’ai beaucoup à travailler ; c’est ce qui arrive à tout homme qui est quelqu’un". Il s’exprimait difficilement, mais étoilait ses missives d’adolescent de poèmes, était timide et jaloux de son intimité, privilégiait le travail acharné, la nature et la solitude, souffrait de ne pas se voir compris, se défendait mal. Cézanne voulait faire passer la sensation, c’était son maître-mot. Sa correspondance, recueillie, annotée et préfacée par John Rewald, son biographe, riche de 233 lettres, fait découvrir l’artiste et l’homme, donnant la part large aux lettres de jeunesse, à toutes celles aussi qu’il écrivit à Emile Zola - son cadet d’un an, ami le plus cher, depuis les années de collège, à Aix-en Provence, jusqu’à leur brouille, trente ans plus tard -, mais aussi à tout un éventail d’autres destinataires ; Pissaro, Bernard, Ambroise Vollard, le poète Joachim Gasquet, de jeunes artistes, son fils... Lettres émouvantes, tant elles semblent spontanées, écrites pour être lues seules par leurs destinataires. Éd. Grasset, Les Cahiers Rouges, 425 p. 11,40 €.

Freud, Karl Abraham, Correspondance Sigmund Freud, Karl Abraham, Correspondance complète 1907-1925. Traduit de l’allemand, présenté et annoté par Fernand Cambon. Freud l’appelle Cher ami et signe Votre fidèle Freud ; Karl Abraham continuera d’écrire Cher Professeur. La correspondance entre Freud (1856-1939) et Abraham (1877-1939), commence en 1907, l’année où K. Abraham, déjà médecin et initié à la psychanalyse auprès de Jung, rencontre Freud. Elle s’étend sur près de vingt ans et comporte cinq-cent et une lettres. Elles témoignent du parcours de cette rencontre capitale, de cette relation généreuse, stimulante, enthousiaste, que ces deux hommes auront nouée. Ils s’entretiennent de leurs passionnants travaux respectifs, de la progression de la science psychanalytique, de l’importance des publications ou des rêves de leurs patients, mais aussi d’affaires privées, scientifiques ou politiques. Karl Abraham meurt prématurément en décembre 1925. Président de la Société psychanalytique de Berlin créée en 1909, il fut, bien au-delà du disciple, et à juste titre, un intime de Freud et un pilier du mouvement psychanalytique. Éd. Gallimard, Connaissance de l’inconscient, coll. dirigée par J.-B. Pontalis, 798 p. 45 €.

Autobiographies

Henry Miller, Les livres de ma vie Henry Miller, Les livres de ma vie, autobiographie. Traduit de l’américain par Jean Rosenthal. "Cet ouvrage se propose d’embrasser l’histoire de ma vie. Les livres y seront considérés sous l’angle de leur apport à la vie." Et Miller d’ajouter : "je suis loin d’avoir lu autant que l’érudit, le rat de bibliothèque ou même que l’honnête homme ; et pourtant j’ai lu cent fois plus que je n’aurais dû." Ainsi commence Les livres de ma vie - ceux-ci nourrissant celle-là, sans séparation-, ni fiche de lecture, ni étude critique, mais autobiographie. Souvenirs vivaces des premières lectures, amour hommage à Cendrars l’inoubliable, "exhumation des profondeurs de la mémoire" où passent, avec appétit, amour de la vie et de l’éternité, sans nul souci de chronologie ou de nationalité, Giono, D. H. Lawrence, Joyce, Proust, Balzac, Krishnamurti, Rabelais, Nietzsche, Céline, Dostoïevski... Bibliothèque revisitée, prétexte nostalgique pour rechercher le temps perdu, faire revivre les années d’enfance et de jeunesse, la vie théâtrale à New York, au cours des années 1900. Éd. Gallimard, coll. L’Imaginaire, 495 p. 7,50 €.

Romans français

Didier Decoin, Henri ou Henry Didier Decoin, Henri ou Henry, le roman de mon père. Il fut journaliste de presse écrite avant de se lancer dans l’écriture et d’être couronné par le Goncourt en 1977, il devient scénariste au cinéma, puis à la télévision, il est secrétaire général de l’Académie Goncourt et le fils du cinéaste Henri Decoin : sous la forme d’un roman, Didier Decoin retrace, admiratif, le destin exceptionnel de son père, depuis l’enfance modeste à Paris et les années comme apprenti fourreur, jusqu’à la reconnaissance ; champion de France de water-polo, journaliste sportif, romancier, réalisateur, de 1933 à 1964, d’une quarantaine de films avec les plus grands acteurs, de Danielle Darrieux, qu’il épousa, à Jean Gabin, Jean Marais...- où comment Henri devint Henry, après un bref séjour aux Etats-Unis... Éd. Stock, 300 p. 18 €.

Romans étrangers

Bernhard Schlink, L’autre / Der Andere . Traduit de l’allemand par Bernard Lortholary et Robert Simon, avec une préface de Pierre Deshusses. Édition bilingue français-allemand. On reconnaît à l’écrivain, auteur du célèbre roman Le liseur, un talent certain pour raconter les "amours en fuite", le tragique ou le cruel de l’existence, quand elle s’y met. Dans cette nouvelle, un homme ouvre une lettre adressée à sa femme qui vient de mourir et découvre qu’elle lui est envoyée par un ancien amant. Il décide de répondre à cette lettre en se faisant passer pour l’infidèle, afin de découvrir qui est "l’autre"... Éd. Gallimard, Collection Folio bilingue, 176 pages + 8 p. hors texte, 8 €.

Musique

Philémon & Baucis Philémon & Baucis : l’opéra oublié renaît contre les maladies rares. Personne n’avait entendu cet opéra depuis 237 ans. Philémon & Baucis a été recréé par les Talens Lyriques, sous la direction de Christophe Rousset, à l’occasion d’une tournée européenne en janvier 2006. Le double CD enregistré lors du premier concert au Palais des Beaux Arts vient de paraître chez Ambroisie / naïve. Deux opéras magnifiques, inconnus jusqu’alors, au bénéfice de la recherche sur les maladies rares.
Aristeo (CD1) ; Bauci e Filemone (CD2)
Tirés des Feste d’Apollo
Les Talens Lyriques
Choeur de Chambre de Namur
Ditte Andersen, Ann Hallenberg, Marie Lenormand, Magnus Staveland
Choeur de Chambre de Namur
Direction : Christophe Rousset
http://www.philemonetbaucis.com

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