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Dernières parutions du 8 septembre 2006

 

Colloque

L’épistolaire au féminin, actes colloque L’épistolaire au féminin, Correspondances de femmes XVIII-XXè siècle (Colloque de Cerisy-La Salle, 1er-5 octobre 2003). Actes publiés sous la direction de Brigitte Diaz et Jürgen Siess. Voix de femmes de lettres, de professionnelles de l’écriture, comme Mme du Deffand, George Sand, Anna de Noailles ou encore Marguerite de Yourcenar, mais aussi voix d’épistolières "ordinaires", voix d’aujourd’hui ; l’ensemble aborde la question du lien entre la lettre et le féminin, examine l’exploitation de l’écriture épistolaire - exercice de la pensée, terrain d’expérimentation du "théâtre intime" - au service de l’invention de soi. La lettre où le désir adressé... Éd. Presses universitaires de Caen, 260 p. 25 €.

Biographies/Autobiographies

J.-B. Pontalis, Frère du précédent . "Qu’as-tu fait de ta vie, Jean François ? Toi qui peut-être m’aimais, sûrement me détestais. Et moi, de mon côté, qu’en était-il" Point de départ ? La relation difficile de l’auteur avec son frère aîné de quatre ans, disparu depuis. Violence et ambiguïté des sentiments déclinées à l’infini où le rêve absolu : être l’unique. Chez les autres, c’est comment ? Il se demande. Alors, il établit une liste de frères célèbres, vrais ou faux frères ; Vincent et Théo, Marcel et Robert Proust, Jules et Edmond Goncourt, Caïn et Abel... En autant de chapitres et jeux de miroirs... Éd. Gallimard, 202 p. 15,50 €.

Alain Baraton, Le jardinier de Versailles. Au début de l’été 1976, Alain Baraton a 19 ans. Il cherche du travail, se rend à Versailles, est embauché comme saisonnier. Deux mois plus tard, il se voit proposer un poste de jardinier. À 48 ans, aujourd’hui, il est au service du domaine national de Trianon et du parc de Versailles, dont il est devenu le Jardinier en chef. Il nous raconte son itinéraire, y mêle une quantité d’anecdotes sur les jardins, le métier souverain de jardinier, nous montre le Versailles éternel, fait revivre les souverains, la petite et la grande histoire, nous révèle le Versailles actuel. C’est un artiste amoureux de son art. Plaisir qu’il rend contagieux, entre autobiographie et histoire. Éd. Grasset, 331 p. 19 €.

Romain Graziani, Fictions philosophiques du Tchouang-Tseu. Traduction et commentaires de l’auteur. Essai général sur Tchouang-Tseu qui fut tenu pour le plus grand philosophe et prosateur chinois (356-286 avant J.C) et dont la singularité venait du fait qu’il condamnait toute autorité, toute hiérarchie, toute vie en société ; l’homme libre suit la voie, il n’est ni domestiqué, ni dressé, "il est vide comme le ciel". Leçons de vie politiques et poétiques, sous forme de dialogues, fables, historiettes, récits, mythes ou paraboles, que Romain Graziani commente, interprète, et dont le talent de traducteur parvient à dégager toute la "puissance d’inventivité féconde", ainsi que la formidable actualité. Éd. Gallimard, L’Infini, 338 p. 25 €.

Mémoires

Véronique Marsal, Carnets de voyages en Asie. Avec ce carnet de voyages, l’auteur nous offre une vision multiple de l’Asie ; Chine, Birmanie, Inde, Iran, Indonésie... Elle montre, à travers une série d’aquarelles, de photographies-portraits, de légendes, tous ces lieux traversés, connus, moins connus et qui l’ont marquée. Ces portraits du monde racontent, au fil des découvertes, en touches légères et couleurs pastels un pays, une ambiance, une rencontre, un échange, quelques mots, un geste capté, un sourire donné. Éd. Les Presses du Midi, 22,80 €.

Romans français

Alain Fleischer, L’amant en culottes courtes. "Je n’avais en tête que des gestes silencieux et, plus fort que tout, le désir de voir." Roman autobiographique où l’auteur, en pas moins de 660 pages, revient sur cette période fondatrice de sa vie : un mois de juillet 1957 où, jeune garçon encore en culottes courtes, envoyé en séjour linguistique dans une famille bourgeoise de Londres, il découvre la sexualité et les différents noms de l’amour, dans les bras d’une belle pensionnaire plus âgée que lui et logée à l’étage supérieur. Exploration miraculeuse du souvenir, restitution pointilliste d’une initiation amoureuse, apprentissage mêlé d’une ville étrangère et d’une langue et du corps amant, en une écriture crue, explicite, déshabillée et troublante d’être à ce point visuelle. Voyage de la mémoire qui puisera loin, jusqu’aux racines juives hongroises du passé familial. Éd. Le Seuil, 660 p. 22 €.

Pierre Charras, Bonne nuit, doux prince. "Un jeune homme de dix-sept ans descend du car surchauffé. J’ignore quelle allure il peut avoir, car je ne possède aucune photographie de cette époque. Mais je sais quels yeux gris il pose lentement sur ce qui l’entoure". Cet "homme taciturne" et simple, dont le narrateur aimerait tout dire, dont, au fil des pages, il réinvente la vie, depuis la naissance, dans ce village de montagne, dont il redessine l’humilité, l’intimité, les ambitions, c’est son père. A cet homme persuadé qu’il n’était rien, qui aurait tant voulu être un autre, le fils rend le plus bel hommage qui soit : une lettre - ballade ultime, unique déclaration de manque et d’amour - où le sentiment de la filiation prend tout son sens, où le père devient Prince. Éd. Mercure de France,115 p. 13 €.

Cécile Ladjali, Louis et la jeune fille. (Roman épistolaire). Un soldat dans les tranchées de la guerre de 14 s’asseoit sur le sable pour écrire et oublier qu’autour de lui, tout pue. Il écrit à ses proches, à sa famille, recueille un chien, aime la journée quand il fait soleil, voit une fille en rêve, demande qu’on lui envoie des biscuits, se rassure pour conjurer l’horreur de la réalité, le gâchis de la vraie vie qui lui manque. Dans les années 50, une apprentie-dactylo à Saint-Germain-des-Prés écrit des lettres pour des vieilles dames du quartier, pour son père absent, pour son fiancé au loin, pour elle-même, malade de la tuberculose, va au Louvre pour la première fois, fréquente la boîte de jazz, en bas de chez elle et Jack aux belles mains, rêve d’être "pimpante", a toute une vie à inventer, veut éloigner le sentiment de la mort. Qu’est-ce qui relie ces deux êtres qu’un demi siècle sépare, que ces lettres croisées, fatalement, réunissent ? Une mystérieuse résonance, comme une musique de Nuit, une composition inspirée. Louis et la jeune fille est le troisième roman d’une jeune romancière. Éd. Actes Sud, 168 p.17,50 €.

Jean-Marc Roberts, Cinquante ans passés. Où le passé revisité de trois amis de lycée que la vie, longtemps, a séparés et qui se retrouvent un soir, histoire d’aller à l’anniversaire d’un autre, dans la luxueuse voiture de l’un d’eux, prétexte d’une escapade Paris-Calais aller-retour, et même d’une virée à Londres ; le temps de remonter le temps et de le redescendre, d’égrainer les souvenirs, de resaluer les Beatles et les Stones, Polnareff, Billy Joel, et les filles désirées, les femmes aimées, le temps d’évoquer la vie aujourd’hui, la cinquantaine passée, la tendresse, la nostalgie, la continuité, la musique de la maturité, l’espoir de ce je ne sais quoi qui d’aventure arrive... Éd. Grasset, 112 p. 11 €.

Roman étranger

Hoàng Ngoc Phàch, Un coeur pur . Le roman de Tô Tân. Traduction du vietnamien, présentation et annotations de Michèle Sullivan et Emmanuel Lê Oc Mach. Court roman autobiographique et seule oeuvre d’un lettré patriote mort à Hanoï en 1973. Teinte pastel et pudique, portrait vivant et délicat de deux jeunes gens, dont l’amour se heurte aux traditions confucéennes qui régissent, depuis des siècles, le code familial. Récit dans le récit, échanges épistolaires, poèmes, journaux intimes ; autant de modes d’écriture, pour dire l’expression intime des sentiments et le désir ardent, la vie quotidienne, la beauté contemplative, les paysages, l’infinie grandeur de la Création, dire enfin le sacrifice du bonheur personnel. Image d’une société vietnamienne du début du XXè siècle, qui rêve de se libérer de ses entraves. Éd. Gallimard, Connaissance de l’Orient, 111p. 13,50 €.

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