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Dernières parutions du 13 octobre 2006

 

Biographies / Autobiographies

Jean Paulhan, oeuvres complètes Jean Paulhan, OEuvres Complètes, 1. Récits. Edition établie, préfacée et annotée par Bernard Baillaud. Jean Paulhan (1884-1968) assuma un rôle prééminent de directeur littéraire aux Editions Gallimard, dirigea La Nouvelle revue Française, fut un prodigieux passeur de livres ; il fut également un épistolier qui compta plus de deux mille correspondants et l’auteur de récits et d’essais multiples. Un "écrivain aux soucis essentiels", dont le premier volume - sept sont prévus- de la réédition des Oeuvres Complètes (parues en 1966 chez Tchou) est consacré aux récits. Textes réputés discrets, voyages, langage, fragments autobiographiques en filigrane, journaux de route, dépaysement... "Depuis la mort de l’auteur en 1968, on n’a pas cessé de découvrir des textes nouveaux de Jean Paulhan". Bernard Baillaud, universitaire et président de la Société des lecteurs de Jean Paulhan signe ce vertigineux travail et l’annonce, d’emblée, dans sa préface, qui enchante : "On peut devenir fou en lisant Paulhan, amoureux ou bien lecteur...". Éd Gallimard, 563 p. 25 €.

André Gorz, Lettre à D André Gorz, Lettre à D., Histoire d’un amour. "Tu vas avoir quatre-vingt deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t’aime plus que jamais." Belles, si émouvantes ces lignes, avec lesquelles l’auteur commence cet hymne à l’amour, avoue son engagement pour la vie à une femme, la sienne. On le savait philosophe français, essayiste, penseur de l’écologie politique, chercheur studieux, difficile et amoureux des idées, car les idées peuvent changer le monde. Mais nous n’avons aucune idée des choses qui deviendront un jour histoire... Pourquoi aujourd’hui ? Pourquoi l’aime -t-il ? Pourquoi le dit-il ? Il cherche les raisons qui fondent l’amour pour l’autre, évoque ses origines à elle, sa langue étrangère, leur rencontre émerveillée, sa reconnaissance à lui, et toutes ces minutes du temps qui passe, toutes ces années, il veut les retrouver - elles sont là, si vivaces dans la mémoire -, les écrire dans leur réalité. Lettre à D., juste une initiale, plus vivante encore que de la littérature. Comment ne pas croire en l’amour ? Éd. Galilée, 75 p. 13,40 €.

Robert Walser, Vie de poète Robert Walser, Vie de poète. "Je suis tellement musicien que je peux tout à fait me passer d’écouter de la musique. Ça chante en moi continuellement.", disait Walser (1878-1956), né dans le canton de Berne, mort à l’asile après vingt-sept années d’internement et dont la vie (1878-1956) ressemblait à ses proses. Il privilégia "la petite forme", les "petits textes poétiques", laissa plus de mille cinq cents proses brèves parues dès 1899 dans les journaux les plus divers. Il arrive encore qu’on en découvre aujourd’hui, et pour une bonne part, aux éditions Zoé. Ici ; vingt-cinq textes réunis par Walzer en 1917, et c’est le monde tout entier qui bouge avec lui, dans ses longues et vitales promenades quotidiennes. Là ; tout est "apparitio" ; les choses, les gens, les paysages, les belles inconnues... Tout un art doux-amer d’observer, d’imaginer, de recréer, mystérieusement pur. Tristesse et enchantement. Éd. Zoé, 192 p. 19 €.

Correspondances

Hugues Lethierry, Écrire la correspondance Hugues Lethierry, Écrire la correspondance, (É)loge de la lettre. L’ouvrage est érudit et drôle de surcroît ; son auteur enseigne la philosophie, anime des stages et ateliers d’écriture, se passionne pour la lettre - qu’elle soit philosophique ou littéraire, pédagogique ou professionnelle, de "noblesse", d’amour, de rupture, de voyage, d’humour... Comment apprendre à rédiger une lettre (en atelier ou pas), comment s’atteler à un atelier, comment affronter une page blanche ? En neuf chapitres structurés, il explore le sens de l’écrit épistolaire à partir d’un thème, multiplie les citations, les exercices d’application, cherche à diversifier les ouvertures, propose des pistes pour approfondir le lien entre intime et social - littéraires, pédagogiques, ou tout naturellement civiques. Éd. Chronique Sociale (7, rue du Plat, 69288 Lyon), 203 p.14 €.

Art

Catalogue de l’expo Picasso-Berggruen Catalogue de l’exposition Picasso-Berggruen, Une collection particulière. Ouvrage collectif sous la direction d’Anne Baldassari, directrice du musée Picasso, Paris. L’exposition Picasso-Berggruen au musée Picasso (20 sept-8 janvier 2007) réunit plus de 150 oeuvres, documents et objets de Picasso du musée Berggruen, à Berlin ; s’y ajoutent des pièces intimes, carnets, ouvrages, dessins et pièces dédicacées par l’artiste à Heinz Berggruen, ainsi que leur correspondance (Archives personnelles de Picasso). Cet inlassable collectionneur et marchand d’art, né à Berlin en 1914, installé à Paris en 1947, ouvrait une galerie, place Dauphine. Il nouait des liens étroits avec Picasso et commençait à collectionner ses oeuvres, réunissant des pièces provenant de prestigieux marchands. Accompagné d’une documentation rassemblant nombre d’archives inédites, de textes et entretiens de Berggruen, cet album nous donne à découvrir toute l’histoire, l’originalité et l’ampleur d’une collection très particulière. Coédition Flammarion/Réunion des musées nationaux, 204 p. 223 illustrations, 49 €.

Montparnasse noir 1906-1966 Montparnasse noir 1906-1966. Amours en contre-jour. Ouvrage conçu sous la direction de Jean Digne, Stéphanie Suffren, coordonné par Lisa Pignot. D’après une idée originale de Jean Digne. (Couverture d’après l’affiche créée par Jean-Michel Alberola). Cet ouvrage, sur le mode épistolaire, accompagne l’exposition qui a eu lieu au Musée du Montparnasse (15 juin-15 octobre 2006) réalisée dans le cadre de "L’Année Senghor", "Voix d’Afrique", "Le Festival Mondial des Arts Nègres". "C’est un "livre-machine" à inverser le temps. Il crée un point d’impact fictif entre hier et aujourd’hui, en faisant converser nos contemporains avec ceux et celles qui furent les acteurs de ce demi-siècle d’histoire. [...] Une vingtaine d’auteurs se sont prêtés à ce jeu épistolaire. Peintres, écrivains, poètes, chanteurs, chorégraphes, cinéastes, collectionneurs, historiens, philosophes, acteurs du monde culturel, ont accepté de défier cette loi du temps en écrivant à ceux qui ont marqué ce demi-siècle d’histoire et avec qui ils entretiennent une connivence de longue date dans leurs projets ou dans leur vie. Comme s’ils écrivaient à de vieux amis. Ravivant les souvenirs et les anecdotes qui les lient. Se confiant à eux. Questionnant ce qui demeure ambigu."
Éditions transbordeur, 2006.
Musée de Montparnasse
21, avenue du Maine
75015 Paris. Tél. : 01 42 22 91 96
Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 12h30 à 19h.
Le site Internet du Musée de Montparnasse http://www.museedumontparnasse.net/

Romans

Marie-Sissi Labrèche, La lune dans un HLM Marie-Sissi Labrèche, La lune dans un HLM. "Léa se réfugiait dans un autre monde pour ne pas que les monstres dans la tête de sa mère sautent dans la sienne." Image de la figure maternelle, où les relations mère-fille sur fond de folie. Entre fiction et autofiction, l’auteur, Québécoise, qui signe là son troisième roman, l’articule autour de deux récits parallèles ; un roman qui raconte l’histoire de Léa, jeune fille, caissière dans un Wal-Mart, qui rêve de devenir "la plus grande peintre que la terre ait portée" et doit prendre en charge une mère folle qui vit dans un appartement au septième étage d’un HLM -poids lourd à traîner qui l’empêche de se déployer- et une suite de lettres que l’auteur adresse à sa propre mère. Impitoyables.
Comment ne pas se laisser gagner par le chaos ? Comment survivre à une mère cannibale ? A la culpabilité ? Au désir de crime ? Sinon par l’écriture. Éd. Boréal, 253 p. 29 €.

Daniel Rondeau, Les vignes de Berlin Daniel Rondeau, Les vignes de Berlin. "Ce coteau de Champagne qu’on appelle Berlin me parle d’ailleurs. J’interroge dans ce récit biographique les silences des hommes de ma famille." Dans ce récit autobiographique, l’auteur remonte la généalogie familiale, dans la campagne champenoise du siècle dernier ; le grand-père, vigneron pauvre, Champenois, le père, fils taciturne qui fréquenta en sabots l’école du village, devenu instituteur. Il lui doit sa vocation pour la lecture et l’écriture, lui, qu’on appelait "le fils du maître". Il se souvient, raconte le monde de l’enfance et sa belle étrangeté, le sol natal et ses racines enfoncées - métaphore du monde -, paysage romanesque dans lequel il a baigné , "appel silencieux à la fidélité", la solennité des origines. Éd. Grasset, 198 p. 14,50 €.

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