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Dernières parutions, édition du 11 janvier 2007

 

Correspondances

Henry James, Esquisses parisiennes Henry James, Esquisses parisiennes . Traduction de l’anglais et préface Jean Pavans. En 1875, Henry James qui a commencé à se faire un nom aux États-Unis, s’installe à Paris comme correspondant du New York Tribune. Il connaît déjà la capitale française et a déjà longuement voyagé en Europe. À trente-deux ans, il cherche à se définir comme écrivain américain et se veut à la fois un observateur averti de l’Europe pour le public américain. En vingt lettres, vingt chroniques, il va ainsi rendre compte de la vie artistique, politique et quotidienne de la toute jeune Troisième République. De novembre 1875 à juillet 1876, cet américain à Paris, livre ses impressions sur la scène théâtrale, les acteurs en vogue, les réunions du Sénat et de la Chambre, les positions du Maréchal Mac-Mahon, le marché de l’art parisien, l’oeuvre de Sainte-Beuve ou de Renan, les funérailles de Michelet, la mort de George Sand, l’ambiance des rues à Noël, la crue de la Seine ou encore sur les charmes de la station balnéaire d’Étretat. La vingtième lettre sera la dernière, le directeur du journal estimant que les articles de James ne répondant pas aux attentes des lecteurs mettra un terme à ses ambitions journalistiques. Ed. de la Différence, coll. Minos, 251 p, 8 €.

Eça de Queiroz, Lettres de Paris Eça de Queiroz, Lettres de Paris. Journaliste, homme de loi, romancier et diplomate, le portugais Eça de Queiroz séjourne dès 1879 à Paris avant d’y occuper les fonctions de consul en 1888. De 1880 à 1897, il expédie depuis Paris des "Lettres" et des "Billets" au journal brésilien la Gazeta de Noticías. Fin connaisseur de l’histoire internationale et de la culture française, il esquisse dans ses missives une analyse des événements et des moeurs français de cette fin du XIXème siècle, d’une lucidité et d’un humour implacables. Qu’il fasse l’éloge de Flaubert, qu’il relate l’attentat de l’anarchiste Vaillant, qu’il dissèque la superficialité de la presse, qu’il disserte sur l’inquiétant "dilettantisme de l’action" de l’empereur allemand Guillaume II ou qu’il caricature le bourgeois parisien qui s ’expose au "Salon", tout ici n’est qu’intelligence et style enlevé. À lire cet esprit progressiste étranger à toute opinion déjà formatée, on comprend mieux pourquoi Borges le tenait pour un des plus grands écrivains de tous les temps. Ed. de la Différence, coll. Minos, 8 €.

Mémoires / Journaux

Juliette Drouet, Souvenirs 1843-1854 Juliette Drouet, Souvenirs 1843-1854. Édition, présentation et annotation Gérard Pouchain. Juliette Drouet après avoir renoncé à sa carrière de comédienne, se consacre à la grande passion de son existence,Victor Hugo, et va ainsi vivre dans l’ombre de l’illustre écrivain. On connaît l’épistolière assidue, son cher "Toto" a reçu d’elle plus de 20 000 lettres. Ce recueil rassemble pour la première fois, un autre aspect de ses talents d’écriture, ses journaux et souvenirs rédigés entre 1843 et 1854 à la demande d’Hugo. À l’automne 1843, elle entame le journal du voyage qui va les conduire de l’Espagne à Paris en passant par les Pyrénées, l’île d’Oléron et La Rochelle. Elle y dépeint les joies et les mésaventures traversées, croque avec une grande vivacité les situations et leurs compagnons de route, agrémentant son récit de quelques dialogues savoureux. Le ton devient émouvant quand elle raconte comment Hugo apprend par les journaux la noyade de sa fille Léopoldine. "[...] je le retrouvai foudroyé. Ses pauvres lèvres étaient blanches, ses beaux yeux regardaient sans voir, son visage et ses cheveux étaient mouillés de sueur, sa pauvre main était serrée contre son cœur comme pour l’empêcher de sortir de la poitrine." Tous ses écrits font preuve d’une grande sensibilité et d’une grande liberté de parole, telles ces scènes poignantes des journées d’insurrection de février 1848 ou du coup d’État de décembre 1851. Hugo n’a pas manqué de reconnaître les dispositions littéraires de Juliette, lui qui s’est notamment inspiré des souvenirs du couvent des dames de Ste-Madeleine pour alimenter ses Misérables. L’humour n’est pas en reste, même en ces temps difficiles d’exil à Jersey, lorsqu’elle se moque de la propreté, du confort et de la cuisine anglais. Ed. Des Femmes, 336 p, 13 €.

Autobiographies / Biographies / Récits

Dominique Noguez, Dans le bonheur des villes Dominique Noguez, Dans le bonheur des villes. Dominique Noguez ne pourrait vivre sans "l’énergie, la diversité, le bruit" des villes, sans cette promesse sans cesse renouvelée de croiser de nouveaux visages, de rencontrer d’autres hommes. C’est en voyageur qu’il nous fait partager ses préférences urbaines, à travers le portrait de trois villes qui lui sont chères, Rouen, Bordeaux et Lille. Trois cités abordées selon trois fils conducteurs, l’autobiographie, la littérature et le plaisir. Souvenirs ou impressions récentes, détails architecturaux, écrivains nés ou ayant résidé dans ces villes, librairies, spécialités culinaires, bonnes adresses, Noguez flâne d’une considération citadine à une autre. De Rouen où il a passé son enfance, il se remémore le magasin de jouets de sa grand-mère, la visite du président René Coty en 1956, l’inoubliable représentation du Cid avec Gérard Philippe et Sylvia Monfort et évoque le Rouen littéraire de Corneille et de Flaubert. De Bordeaux se détachent ses années d’étudiant, le cours de philosophie de Joseph Moreau, Montaigne, Mauriac, le fameux canelé ou le restaurant Le Noaille. De Lille où il n’a séjourné que de brèves périodes, il vante l’âme festive et la chaleur de ses habitants, la politique culturelle, la résidence d’écrivains Villa Mont-Noir tout autant que la flamiche ou les gaufres de Méert. Une fantaisie de voyageur que ce périple, où sans jamais se départir de sa légèreté l’auteur glisse une certaine idée de "l’être-en-ville". Ed. du Rocher, 138 p, 16 €.

Dominique Dussidour, Si c’est l’enfer qu’il voit Dominique Dussidour, Si c’est l’enfer qu’il voit. "On ne peut plus peindre des intérieurs avec des hommes qui lisent et des femmes qui tricotent. On peindra des êtres vivants qui respirent , et qui sentent, qui souffrent et qui aiment. Je sens que je le ferai- que ce sera facile- il faut que la chair prenne forme et que les couleurs vivent." Dès son plus jeune âge, Edvard Munch doit se confronter à la mort et à la violence de la vie. Sa mère meurt de tuberculose quand il a sept ans, laissant cinq enfants à son mari médecin, homme rigide en proie à des crises religieuses qui terrifient toute la famille. La mort et des visions d’enfer poursuivront le peintre norvégien toute son existence durant. Sa soeur Sophie et son frère Andreas décèdent à leur tour de tuberculose, sa soeur Laura entre dans une institution psychiatrique. Lui-même devra toujours s’accommoder d’une santé fragile. Munch qui admire Gauguin, Van Gogh, Cézanne, Delacroix et Michel-Ange, scandalise les critiques d’art académiques et la société puritaine d’Oslo, par son traitement des couleurs et le choix de ses thèmes souvent jugés obscènes. Il parcourt toute l’Europe, emménage à Paris et à Berlin, fréquente les artistes et les intellectuels "sulfureux" tels Strindberg, Verlaine ou Oscar Wilde, vit des amours tumultueuses avec Tula Larsen et Eva Mendocci, boit plus que de raison et s’épuise toutes les nuits à peindre encore et encore. Entremêlant sa propre voix de biographe à celle de Munch (extraits de correspondance et de journaux), Dominique Dussidour retrace le destin tourmenté du peintre et de l’homme. Ed. Gallimard, coll. "L’un et l’autre", 236 p, 19 €.

Romans

Philippe Besson, Se résoudre aux adieux Philippe Besson, Se résoudre aux adieux. Quittée par son amant qui lui préfère une autre femme, Louise doit se résoudre aux adieux. Même si l’exil ne guérit de rien, elle choisit de fuir un temps. Journaliste free-lance pour un magazine féminin, elle peut rédiger ses articles à distance et s’envole donc pour Cuba. Commence alors un long travail de deuil qui prend la forme de lettres adressées à l’homme aimé. De la Havane, de Trinidad, de New York, de Venise , de Torcello ou de l’Orient-Express qui la ramène vers Paris, ressurgissent les souvenirs heureux et les signes avant-coureurs d’incompatibilité. Sans réel espoir d’être lue, elle pressent qu’elle écrit avant tout pour elle, pour apprivoiser la douleur, la solitude et rendre possible un nouvel amour. Ed. Julliard, 198 p, 18 €.
Philippe Besson sera présent à la librairie Le Divan pour dédicacer son livre le 21 janvier à partir de 10h30. (Librairie Le Divan, 203 rue de la Convention 75015 Paris)

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