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Dernières parutions du 28 février 2007

édition du 28 février 2007

 

Biographies/Autobiographies

Doisneau rencontre Cendrars, textes et photos Doisneau rencontre Cendrars . Photographies de Robert Doisneau, textes de Blaise Cendrars.
"Combien de nuits ont été nécessaires pour libérer ce torrent de souvenirs vécus ou rêvés ? Cendrars m’a offert le premier exemplaire avec, en travers de la page de garde, une dédicace à faire mourir de jalousie tout un troupeau de collectionneurs." Il a 33 ans, on est en 1945 : un quart de siècle sépare le jeune photographe pigiste Doisneau de Cendrars, lorsqu’il le rencontre chez lui, à Aix-en Provence, pour une série de photographies, après la publication de L’homme foudroyé. Ils se plaisent et se séparent. De leur correspondance, naît un projet de livre ensemble. Ils se retrouvent trois ans plus tard, à Saint-Segond, où habite Cendrars. Cendrars chez lui, Cendrars dehors, grillant une cigarette, à sa table d’écriture... Noir et blanc lumineux, magnifié par les textes du poète, quelques lettres, quelques évocations de proches, la grâce des planches de négatifs à la fin, une harmonie visible entre l’oeil de l’un et la confiance de l’autre. Éd. Buchet Chastel, nov. 2006. 120 pages 35 €.

khalil Gibran, oeuvres Complètes Khalil Gibran, OEuvres Complètes. Traductions de l’arabe et de l’anglais par Jean-Pierre Dahdah, de l’anglais par Salah Stétié, Rafic Chikhani, Alexandre Najjar. Edition présentée par A. Nadjjar. "Si le Liban n’était pas mon pays, je l’aurais choisi pour pays." Poète, romancier, conteur, peintre, penseur, Gibran est né en 1883, meurt trop vite, quarante-huit ans plus tard, laissant, derrière lui, une oeuvre - écrite en partie en arabe, en partie en anglais -, dense, lyrique, universelle, habitée par l’exaltation de la beauté du monde, l’amour, la spiritualité, une religion multiformes.
En anglais, son oeuvre maîtresse Le Prophète, chef-d’oeuvre incontestable et son "livre sacré", condense en 28 chapitres toute sa pensée : "le mysticisme, la conquête de soi-même par la découverte de soi, l’élan de l’éternel retour/ les influences de Blake et de Nietzsche, le principe du moi divin qui se dissout dans l’unité et la totalité de l’existence"... Romans, contes, nouvelles, aphorismes, pièces retrouvées ; l’intégralité de l’oeuvre littéraire de Khalil Gibran est éditée en un volume, présentée par son dernier biographe, et enrichie d’un "Dictionnaire Gibran" - lequel se lit comme un conte, à lui tout seul. Éd. Robert Laffont, 960 p. 30 €.

Karen Blixen, Afrique Karen Blixen, Afrique. Traductions du danois et de l’anglais par Alain Gnaedig, Philippe Bouquet, Régis Boyer, Carl Gustav Bjurstrom, Christopher Bjurstrom. En 1914, Karen Blixen a 28 ans. Elle quitte le Danemark et une vie bourgeoise qui l’étouffe, pour l’Afrique, épouse son fiancé suédois qui lui offre un titre de baronne, acquiert une plantation au Kenya, tombe éperdument, et pour toujours, amoureuse de l’Afrique. Ce volume rassemble l’essentiel des écrits de K. Blixen (1885-1962) consacrés à l’Afrique, de son arrivée, à sa mort ; La Ferme africaine - son oeuvre la plus célèbre -, Ex Africa, poème inédit, deux essais, sa correspondance : lettres précieuses, déjà publiées ou inédites, qu’elle écrivit à sa mère, ses frères, ses soeurs, sa tante - Lettres d’Afrique, Lettres du Danemark- ou encore les 6 lettres qu’elle reçut de son personnel nous en disent long sur cette Intrépide qui aspira à un grand destin, eut plusieurs noms, n’eut jamais peur de "mettre sa vie en jeu à tout instant" et aima avec ferveur. Éd. Quarto Gallimard, 1036 p. 25 €.

Mémoires/Correspondances

Saint John Perse, Lettres Atlantiques, T Saint-John Perse, Lettres Atlantiques , Saint-John Perse T.S. Eliot, A. Tate - 1926-1970. Textes réunis, traduits et présentés par Carol Rogolot. Diplomate, poète, tôt célébré pour son premier long poème publié, Anabase, épistolier tout autant prolifique, Saint-John Perse (1887- 1975) entretint, un demi-siècle durant, une correspondance avec deux des plus grands poètes américains du vingtième siècle et passionnés de littérature française : T.S.Eliot (1888-1965)- qui dominait la vie littéraire anglaise - et Allan Tate (1899-1979) -lequel exerçait ce même rôle aux Etats-Unis. Lettres, pour une large part inédites, traduites pour la première fois ; amicale et chaleureuse correspondance sur deux continents, mêlant trois vies éminentes, leurs activités, leurs courants littéraires ou encore politiques ou sociaux. "Je pense à vous et voudrais avoir de vos nouvelles. Je me dis souvent que j’ai su mal profiter de votre premier séjour à Washington. Les années passent et nous approfondissent...", où l’éloge de l’amitié ; SJP à AT, Washington, le 10 juin 1949. Éd. Gallimard, Les Cahiers de la nrf, 286 p. 17,50 €.

Lina Lachgar, Vous, Marcel Proust Lina Lachgar, Vous, Marcel Proust. Journal imaginaire de Céleste Albaret. "Je me dis souvent : "Qu’un être d’exception comme M. Marcel Proust ait pu s’intéresser à moi, se plaire avec moi, être heureux avec moi, je ne le comprendrai jamais !" Elle l’aimait avec ferveur, le connut mieux que quiconque, fut sa gouvernante, son souffre-douleur, sa confidente et la gardienne de sa mémoire, exista dans son ombre, lui fut éternellement fidèle. Avec son mari, Odilon, chauffeur de Proust, elle partagea la vie de l’écrivain, de 1913 à sa mort. Passionnée par Proust, lui ayant déjà consacré quelques ouvrages, puisant dans les mémoires de Céleste Albaret ainsi que dans des documents confidentiels ou inédits, Lina Lachgar a imaginé le "vrai-faux" journal de Céleste, fait revivre la chambre close du maître, ses impétueuses tyrannies, ses illustres amis, son énigmatique sexualité, et mêlé, judicieusement, fiction et réalité. Précieuses, en fin du journal, les marges, notes et annexes. Éd. La Différence, 158 p. 15 €.

Claude Michel Cluny, Les dieux nus, journal Claude Michel Cluny, Les dieux nus - journal littéraire 1978-1979 - L’invention du temps, tome V. Il est poète, romancier, essayiste, critique d’art, critique tout court, auteur d’un journal littéraire commencé en 1948 où, à sa vie, ses voyages, ses goûts, ses plaisirs amoureux, il mêle une réflexion quotidienne sur la littérature, l’art, la vie intellectuelle, ses contemporains, et dont les quatre tomes ont paru aux mêmes éditions (publiés régulièrement depuis 2002). Il parle ici du temps qu’il fait et du présent, de cinéma et de politique, de la beauté des paysages autour de lui, de la jeunesse, aime ses "dieux nus", évoque la pleine conscience de la vie, veut goûter, comme Montaigne, "le simple bonheur d’être là, seul avec soi" et analyse, de Mitterrand aux tendances du Nouvel Observateur, le monde comme il va... La plume n’est jamais molle, ni n’ennuie, ne craint pas d’égratigner, son acidité plaît et souvent même, ravit. Éd. La Différence, 390 p. 22 €.

Andreï Vieru, Le gai Ecclésiaste Andreï Vieru, Le gai Ecclésiaste. "En art, un instrument est approprié seulement s’il peut -en principe- faire bien valoir les insuffisances de celui qui le manie. Aussi ai-je choisi de m’exprimer en français et de jouer du piano" nous confie ce Roumain d’origine, vivant en France depuis une vingtaine d’années, aujourd’hui pianiste professionnel qui, longtemps, hésita entre deux passions ; les mathématiques et la musique.
Dans la nouvelle collection de René de Ceccatty, autour de la littérature et de l’intime et premier du genre, Andreï Vieru rassemble de brefs essais, portraits, réflexions, méditations, sur la musique, la peinture, la littérature, les mathématiques..., évoque la figure de son père compositeur, Miles Davis, Cioran ou Gide, dessine des arabesques algébriques, laisse parler certaines obsessions, des souvenirs de romans, de lectures... Éd. Seuil, collection "Réflexion", 272 p. 19 €.

Catherine Lépront, Entre le silence et l’oeuvre Catherine Lépront, Entre le silence et l’oeuvre. Tout est dans le titre : que se passe -t-il, chez un écrivain "entre le silence et l’oeuvre" ? De quoi parle l’essentiel des journaux tenus par les écrivains, leurs correspondances, cahiers de travail, manuscrits, sinon de ce qui constitue leur oeuvre ? L’auteur analyse avec une finesse certaine et une sensibilité bien à elle, le territoire du roman et cette difficile naissance de l’oeuvre, chez des écrivains de génie comme Henry James, Proust, Kafka, Flaubert, Tolstoï, Cowper Powys ou encore Claudio Magris... Elle aborde, autant curieuse, le domaine de l’art et de la musique, se penche sur "l’expression de la pudeur dans l’art", Mozart où le goût de Don Giovanni pour les vierges, évoque les libertés de Janacek envers l’œuvre de Dostoïevski, lorsqu’il s’en inspira pour composer son opéra, conte l’histoire de la si troublante Salomé... Autant de sujets de réflexion qui, en une vingtaine d’essais, interrogent l’humain et la création artistique, les aînés comme les contemporains, et gardent un "un étonnement inchangé". Éd. Seuil, collection "Réflexion", 345 p. 21 €.

Romans français

Michel Ragon, Le prisonnier Michel Ragon, Le prisonnier. "J’aime beaucoup recevoir des lettres. Et en écrire." Ainsi commence Le prisonnier. Le narrateur, romancier et qui a pour habitude de répondre à tous ses correspondants, reçoit un jour une lettre curieuse d’un prisonnier lui demandant l’adresse de son ancienne épouse qu’il semble avoir intimement connue. Alors que celle-ci refuse avec virulence le moindre lien, il se surprend à entamer une correspondance ambiguë, régulière, inquiétante, avec cet homme prisonnier, absent de toute vie, enfermé entre couloirs, fantasmes et béton, "être rétréci", qui lui confie sa vie et surtout lui arrache la sienne - souvenirs enfouis, souvenirs à soi ; amours anciennes, jeunesse de petit pauvre de province aux accents campagnards, épouse bourgeoise... Fil après fil, l’énorme tarentule suce la moelle, tisse sa toile, travaille sa victime... Éd. Albin Michel, 140 p. 12,50 €.

Corinne Amar

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