Fondation d'entreprise LA POSTE

Recherche

 

Dernières parutions, octobre 2007

 

Correspondances

Frida Kalho par Frida kalho Frida Kahlo par Frida Kahlo . Traduction de l’espagnol (Mexique) Christella Vasserot. Aucune tiédeur possible, Frida Kahlo aura aimé et détesté passionnément. Ce recueil de textes, essentiellement composé de lettres, laisse deviner la femme intime derrière la peintre. En trente ans, de 1922 à 1954, se dessine une véritable autobiographie, au fil des enthousiasmes, des souffrances (conséquences de l’accident qui lui broya la colonne vertébrale l’année de ses seize ans), des colères ; confiés aux êtres chers, Diego Rivera bien sûr, Alejandro Gómez Arias son amour de jeunesse, le poète Carlos Pellicer, Nikolas Murray ou encore Ella et Bertram D.Wolfe. Mexicaine jusqu’au bout des ongles, elle éprouvera cruellement son attachement à sa terre et au peuple mexicain dans la distance. Ses séjours en France et aux Etats-Unis sont pour elle l’occasion d’afficher son aversion pour le milieu artistique parisien et pour les « gringos » qu’elle juge « (...) « lourdingues » dans leur comportement, leur hypocrisie et leur puritanisme dégoûtant, leur prétention sans limites et cette façon de penser (very decent and proper...) ». Femme amoureuse, artiste engagée, Frida Kahlo s’est donnée tout entière aux hommes et à ce Mexique qu’elle chérissait tant. « (...) Comme toujours, quand je m’éloigne de toi, j’emporte dans mes entrailles ton monde et ta vie, et de cela je ne peux me remettre.
Ne sois pas triste- peins et vis-
Je t’adore de toute ma vie...
 »
A Diego Rivera, 31 janvier 1948.
Ed. Christian Bourgois, 460 p, 28 €.

Biographies /Autobiographies

Victoria Ocampo, Drieu Victoria Ocampo, Drieu . Traduction de l’espagnol (Argentine) André Gabastou. Lorsque Victoria Ocampo rencontre Pierre Drieu la Rochelle en 1929 dans l’appartement de la duchesse de Dato, elle pressent déjà que tout les oppose. Elle, riche et belle aristocrate argentine, amie de Borges, assiéra bientôt sa notoriété sur la prestigieuse revue SUR et sur ses constants efforts pour jeter des passerelles entre la littérature européenne et sud-américaine. Elle n’aura également de cesse de combattre le fascisme et l’antisémitisme. Lui, écrivain de la NRF, anciennement lié aux surréalistes, séducteur désabusé et misogyne, se désole de la décadence de l’Europe au point d’embrasser dans peu de temps les idées fascistes. Tous deux traversent des revers sentimentaux. Elle, sort « péniblement d’une passion comme un noyé épuisé d’une mer agitée ». Lui, reste convaincu que « l’amour n’est pas plus fort que tout ». Ces deux êtres « perdus dans la forêt d’une cruelle époque de transition » vont pourtant se plaire et s’aimer, au cours de longues marches et conversations dans Paris, Londres et Berlin. La brutalité et les choix politiques de Drieu sont sources de querelles et de blessures , mais Victoria gardera intacte sa tendresse pour ce désespéré qui préférera mettre fin à ses jours en 1945. Ed. Bartillat, 153 p, 20 €.

Joan Didion, L’année de la pensée magique Joan Didion, L’année de la pensée magique. Traduction de l’anglais (États-Unis) Pierre Demarty.
« La vie change vite.
La vie change dans l’instant.
On s’apprête à dîner et la vie telle qu’on la connaît s’arrête.
La question de l’apitoiement.
 »
Le soir du 30 décembre 2003, Joan Didion et son mari John Gregory Dunne rentrent dans leur appartement new-yorkais. Ils viennent de quitter leur fille Quintana, hospitalisée dans une unité de soins intensifs. John boit un whisky dans le salon pendant que Joan s’affaire en cuisine. « Et puis plus rien-disparu », John s’effondre, foudroyé par une crise cardiaque. Quarante ans de vie commune, à écrire côte à côte ou à quatre mains comme scénaristes (ils ont notamment signé le scénario de Panique à Needle Park), à n’être séparés que quelques semaines en tout et pour tout, comme annulés en un instant. Comment survivre à cela ? Joan Didion, journaliste, essayiste et romancière, figure de proue des intellectuels américains, n’a trouvé comme réponse à la douleur que l’écriture. L’année qui suit le décès de son mari, elle tente de donner du sens au vide. Commence pour elle, un saisissant voyage au cœur du deuil, de la mort. Elle se bat contre la maladie de sa fille, elle multiplie les lectures d’ouvrages médicaux, psychanalytiques, elle se replonge dans La Montagne magique de Thomas Mann, déserte les lieux qui lui rappellent sa vie perdue, laisse les souvenirs surgir et articule ainsi une pensée sur le deuil d’une rare intelligence. Le livre primé par le National Book Award, vient d’être adapté à Broadway avec Vanessa Redgrave. Ed.Grasset, 288 p, 18,90 €.

Hélène Cixous, Si Près Hélène Cixous, Si près. Contre l’avis de sa mère, contre ce désaccord maternel qu’elle a toujours envisagé comme « le ressort de (son) existence », Hélène Cixous se décide à partir pour l’Algérie, pays qu’elle a quitté à dix-huit ans. L’urgence de ce voyage coïncide avec l’invitation de Zohra, une ancienne camarade de classe du lycée Fromentin à Alger. De ce retour elle dit : « C’était pour me rapprocher. Moi de moi. Peut-être par désir de m’approcher de ce qui m’est secret. » et sait d’avance que « ce voyage deviendrait quelque chose de fatal ». Même si elle entreprend le voyage seule, la romancière emmène avec elle, dans un dialogue permanent, les êtres aimés, sa mère, son frère et son ami Jacques Derrida. Il y a le désir irrépressible de revoir le Jardin d’Essai, la tombe du père et cette volonté d’arracher la vie à l’oubli, à la mort. Dans cette lutte, la langue singulière d’Hélène Cixous nous aspire au plus près de son intimité, de son imaginaire et de l’acte d’écrire. « Tout le solide, le brillant, le sanglant, l’éclatant, le respirant, le charnel, était à Alger, à Paris je flottais dans l’état gazeux, je traînais dans la poussière, je ne respirais pas. » Ed. Galilée, 214 p, 25 €.

Romans

Gilles Leroy, Alabama Song Gilles Leroy, Alabama song. « Écrire, je savais et j’ai alimenté tous ses chef-d’œuvre, non pas comme muse, non pas comme matière, mais comme nègre involontaire d’un écrivain qui semblait estimer que le contrat de mariage incluait le plagiat de la femme par l’époux. »
Zelda Sayre rêvait d’horizons flamboyants à la mesure de son éclat et de son audace. En 1918, à dix-huit ans, cette fille de la haute société du sud, s’éprend d’un « yankee », Francis Scott Fitzgerald le magnifique. À vingt ans, elle s’imagine enfin libre de concrétiser ses ambitions de danseuse et d’écrivain en s’unissant à ce jeune homme sûr de lui, promis à une gloire littéraire certaine. Passés les premiers éblouissements de la célébrité, une vie de désillusions s’installe, rythmée par les penchants alcooliques, jaloux et tyranniques de Fitzgerald. S’inspirant d’éléments biographiques, Gilles Leroy, laisse entendre la voix fictive de Zelda, qui entre retours vers le passé et entretiens avec le psychiatre du Highland Hospital où elle périra brûlée, livre d’elle-même un portrait attachant. Ed. Mercure de France, 189 p, 15 €

Eric Fottorino, Baisers de cinéma Eric Fottorino, Baisers de cinéma. Gilles Hector est avocat et a commencé la rédaction d’un livre sur son père, photographe de plateau et directeur de la photographie pour les films de la Nouvelle Vague, d’Antonioni et de Sautet. Peu avant sa mort, ce dernier lui a avoué qu’il devait sa naissance à un baiser de cinéma sans lui révéler l’identité de sa mère. Depuis, Gilles traque les indices dans les carnets de tournages, les photographies d’actrices qui encombrent le studio de son père. Il scrute les écrans de cinéma du Quartier Latin à la recherche du visage maternel et laisse entrer dans le cadre de son existence, Mayliss, une femme mariée. Au travers du récit d’une quête filiale, le directeur de la rédaction du Monde rend un très bel hommage au 7ème art. Ed. Gallimard, Blanche, 192 p, 14,90 €.

David Foenkinos David Foenkinos, Qui se souvient de David Foenkinos ?
« N’aimer qu’une femme toute sa vie, voilà l’utopie que caresse tout quadragénaire. À vrai dire, ces derniers mois, je rêvais surtout d’une femme qui écrirait mes livres à ma place. C’est Romain Gary que j’aurais dû épouser. »
À quoi peut bien ressembler la vie d’un écrivain en mal d’inspiration ? À une forme de dépression où l’auteur en question, ressasserait ses succès passés, assisterait au spectacle de l’agonie de son couple, même épuisé d’avance par le sexe et l’amour ne résisterait pas à la nouveauté d’une aventure sentimentale et tenterait de retrouver une idée géniale perdue dans un train suisse. Avec pour trame le rapport à la création, David Foenkinos joue avec humour à se confondre avec son romancier-narrateur. Ed. Gallimard, Blanche, 192 p, 16,90 €.

Sophie Avron, Ce que dit Lili Sophie Avon, Ce que dit Lili . Hiver 1962, la petite Lili, son frère et ses parents, arrivent d’Algérie et investissent leur nouveau foyer, une ancienne école dans une petite ville près de Bordeaux. Évanouie la lumière et les odeurs de l’Algérie, désormais il faut s’accommoder de cette nouvelle vie dans le froid, sous un ciel désespérément gris et sous le regard hostile des français. Du haut de ses cinq ans, Lili ne peut saisir toute la portée de ce bouleversement. Elle surprend bien quelques bribes de conversations, des larmes dans les yeux des adultes et doit composer avec la mélancolie de sa mère, mais elle n’a encore qu’une perception assez floue de sa vie d’avant et du traumatisme de l’exil. Sophie Avon n‘a rien oublié de ses émotions d’enfant, elle raconte la douleur des rapatriés d’Algérie mais aussi la vie qui reprend ses droits dans la douceur des liens familiaux. Ed. arléa, 161 p, 15 €.

Abonnez vous à notre Lettre d’information,
FloriLettres

Chaque mois, recevez gratuitement la revue culturelle de la Fondation La Poste consacrée à l’actualité littéraire et au patrimoine de la correspondance.
Pour s’inscrire, cliquez ici
Le lien "s’abonner" est obsolète. > s'abonner

A la une

Le Prix « Envoyé par La Poste » 2016 remis à Thierry Froger

30 août 2016 - Thierry Froger remporte le Prix « Envoyé par La Poste » pour son livre Sauve qui peut (la révolution),lire la suite

Les actions

Les actions de la Fondation La Poste 2015

La Fondation La Poste qui se veut à la fois culturelle et sociale a pour objet de soutenir l’expression écrite - dans la mesure où s’y incarnent les valeurs communes au Groupe La Poste - et en particulier la confiance, la solidarité, la proximité et l’innovation. Ainsi, elle encourage plus précisément avec un souci de la qualité et avec éclectisme : l’écriture épistolaire, l’écriture vivante et novatrice, l’accès à l’écriture sous ses diverses formes… lire la suite