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Dernières parutions, novembre 2007

 

Biographies /Autobiographies

Pietro Citati, La mort du papillon Pietro Citati, La mort du papillon, Zelda et Francis Scott Fitzgerald. Traduction de l’italien Brigitte Pérol. « [...] Zelda et Fitzgerald perdirent la paix et la santé : ils abusèrent de leur amour, le blessèrent, le déchirèrent, le mirent en pièces avant même d’être submergés par la folie. Ils n’en comprirent pas la raison : pas même Fitzgerald qui représenta cette perte dans ses livres, car ses livres comprirent ce que lui ne comprit jamais. »
Zelda Sayre, la jeune femme gâtée et impérieuse d’Alabama avait épousé en 1920 le très déterminé Francis Scott Fitzgerald qui connut une gloire immédiate avec son premier roman L’Envers du Paradis. Ils étaient beaux, adulés, ils allaient de fête en fête, leur existence s’annonçait magnifique. Pourtant des démons qu’ils ne soupçonnaient pas en eux les guettaient. Zelda qui ne redoutait rien ni personne se laissa dévaster par la schizophrénie. Fitzgerald prisonnier de ses blessures et de ses échecs passés sombra dans l’alcool et dans la dépression. Ils s’aimaient profondément mais se brûlèrent au contact l’un de l’autre, rendant toute vie à deux infernale et toute vie l’un sans l’autre insupportable. Trop de proximité entre ces deux-là avance Pietro Citati. Étayant sa vision subtile et élégante d’extraits de lettres, des Carnets et des romans de Fitzgerald, le critique italien retrace le destin tragique de ce couple mythique. Ed. Gallimard, L’Arpenteur, 144 p, 12,50 €.

Jean Denis Bredin, trop bien élevé Jean-Denis Bredin, Trop bien élevé. Jean-Denis Bredin, qui a auparavant signé des ouvrages juridiques et historiques, se retourne ici sur son enfance de 1929 à 1942. Issu de la grande bourgeoisie, il se soumet aux codes d’une éducation irréprochable, « Les parents avaient ainsi d’infinies ressources, pour gâcher la vie des enfants. » Du côté de sa mère catholique, il est de bon goût d’acquérir le plus grand raffinement. Du côté de son père juif, il convient de se montrer plus austère, vertueux et de réussir de brillantes études. Le petit garçon grandit dans des demeures cossues, dépourvues de toute fantaisie, partagé entre deux foyers après le divorce de ses parents, tout occupé à se rendre digne des exigences parentales, « On s’ennuyait sans doute. Mais l’ennui était comme les meubles, comme les domestiques, on ne le voyait pas. » Et puis les premiers chagrins apparaissent, la séparation d’avec une gouvernante aimante, la mort de son père l’année de ses dix ans, la guerre et les camarades de lycée qui disparaissent du jour au lendemain ôtant pour toujours toute légèreté. Ed. Grasset, 140 p, 11,90€

Mémoires / Journaux

Tsvetaïeva, Octobre en wagon Marina Tsvetaïeva, Octobre en wagon. Traduction du russe Anne-Marie Tatsis-Botton.Octobre 1917, Marina Tsvetaïeva rejoint Moscou en train où elle espère retrouver son mari et ses deux petites filles sains et saufs. Des jours de voyage à traquer les nouvelles dans les journaux, à remplir son cahier, à redouter la mort de Sergei : « Si Dieu fait ce miracle- s’Il vous laisse en vie-, je vous suivrai comme un chien. »
Entre 1917 et 1920, Marina Tsvetaïeva n’a cessé de noircir les pages de son journal intime. Elle y décrit notamment l’une des périodes les plus douloureuses de sa vie, la lutte pour la survie dans le grenier de sa maison de Moscou avec ses enfants. Dans la tourmente de la révolution russe, elle confie ses désespoirs mais aussi ses éclairs de joie et défie la faim et l’épuisement en s’obstinant à nourrir son âme de littérature, d’art et d’amour.
« Être ou ne pas être dans l’aimé : Je ne veux jamais tomber contre sa poitrine, mais dans sa poitrine ! Jamais- me blottir ! Toujours- m’engloutir ! (À en mourir !) » Ed. Anatolia, 240 p, 18€

Simone Veil, Une vie Simone Veil, Une vie. Enfin libérée de toute fonction officielle, Simone Veil consent à laisser une trace écrite de son parcours singulier. Se dégagent de ces Mémoires une force de caractère et une foi en la vie exceptionnelles qui lui ont permis de se relever après l’horreur de la déportation et de consacrer son existence à ses convictions citoyennes. La guerre lui a arraché sa mère adorée, son père et son frère. Revenue d’Auschwitz avec sa sœur Milou, elle veut croire en la construction de l’Europe, et ne quittera plus ce combat, pas plus que celui qui lui fait embrasser la cause des femmes ou les conditions de vie des prisonniers. Elle n’a jamais rien cédé aux mentalités étriquées, ainsi a-t-elle réussi en 1954 à s’imposer comme magistrate et malgré les pires attaques à faire adopter la loi en faveur de l’avortement en 1975. Marquant de sa volonté d’améliorer l’humanité chacune de ses entreprises, elle s’est distinguée par son éthique aussi bien à l’administration pénitentiaire, au ministère de la Santé, au Conseil constitutionnel ou à la Fondation pour la mémoire de la Shoah.
« Aujourd’hui encore, plus de soixante après, je me rends compte que je n’ai jamais pu me résigner à sa disparition. D’une certaine façon, je ne l’ai pas acceptée. Chaque jour, Maman se tient près de moi, et je sais que ce que j’ai pu accomplir dans ma vie l’a été grâce à elle. » Ed. Stock, 395 p, 22,50 €.

Romans / Nouvelles

Jean-Luc Payen, Vérité fantôme Jean-Luc Payen, Vérité fantôme . Avec ce recueil de trois nouvelles, Jean-luc Payen reprend l’exploration de son histoire personnelle. Histoire familiale avouée ou tue à jamais, question des origines, réalité de ce qui est transmis, de ce qui échappe. L’autobiographie pour fiction, pour composer sa propre vérité. La première nouvelle révèle son adoption et son refus de connaître sa mère biologique, « il n’a pas l’intention de redistribuer les cartes du destin » mais ne peut se tenir plus près de cette femme en publiant les lettres émouvantes de cette dernière. Le deuxième texte revisite le thème de la folie et de cet été où jeune étudiant il a commencé à « entrer dans la nuit sans le savoir » avant de séjourner un temps en hôpital psychiatrique . Enfin l’auteur laisse affleurer les souvenirs d’enfance, de ses vacances dans un hôtel de luxe sur les rives du lac Léman, aux côtés de sa grand-mère, son héroïne rescapée des camps, souvenirs d’un temps suspendu.
« Il se dit que c’est toujours comme ça. Que sur le moment, on ne fait jamais très attention ; Que c’est après, bien plus tard, que l’on se rapproche peu à peu de la vérité de ce que l’on a vécu. » Ed. Joëlle Losfeld, 90 p, 10€

Récits / Essais

Hérault de Séchelles, Voyage à Montbard Hérault de Séchelles, Voyage à Montbard. Préface Stéphane Schmitt. En 1785, le comte de Buffon, Intendant du Jardin du Roi, académicien et auteur d’une impressionnante Histoire naturelle, est à soixante-dix-huit ans l’un des derniers esprits des Lumières encore en vie. Hérault de Séchelles, aristocrate fortuné de vingt-six ans et brillant avocat, souhaite rencontrer le naturaliste sur ses terres bourguignonnes, là ou le grand homme a su créer les conditions favorables à l’élaboration de sa pensée. L’ambitieux magistrat, pressent bien tout le prestige qu’il peut s’attirer à faire le portrait d’un personnage d’une telle renommée. C’est en véritable reporter qu’il fait le récit de ce voyage, plantant d’abord le décor puis contant par le menu la vie quotidienne de Buffon. S’il ne manque jamais de rendre hommage à l’intelligence de son hôte, il se risque à quelques révélations moins flatteuses. Ainsi ne cache-t-il rien de son souci du paraître, du soin constant que le vieux savant porte à sa tenue et à sa coiffure, de son autosatisfaction, de sa vanité, de sa délectation pour les commérages et de son goût pour les petites filles. Même parsemé d’indiscrétions voyeuristes, ce témoignage n’en demeure pas moins une peinture impertinente du génie de Buffon. Ed. Gallimard, Le Promeneur, 95 p, 11,50 €.

Nancy Huston, Passions d’Annie Leclerc . « Ce petit livre est donc un livre sur Annie, sur l’amitié et l’amour que nous nous sommes portés... mais c’est aussi, j’espère, un livre sur vous, vos amours et vos deuils à vous. Tous, nous sommes éternels. » Nancy Huston garde en elle de façon bien palpable la force et la beauté de ce qui l’unissait à Annie Leclerc. Entre la Canadienne et la Limousine, les affinités découvertes en décembre 1999, se sont vite transformées en un précieux attachement. En 1974, Parole de femme d’Annie Leclerc avait déjà trouvé écho en la jeune femme de vingt-et-un an qu’était Nancy Huston. Toutes deux ont pu vérifier l’ampleur de leurs passions communes et s’y rejoindre : l’écriture, la musique, l’engagement féministe, la réflexion sur l’intime, l’enfance et le féminin. Elles se sont imprégnées l’une de l’autre et si la romancière aurait sans doute écrit, elle reste convaincue que sa pensée n’aurait pas emprunté les mêmes cheminements sans l’influence de son amie. Alors comment mieux honorer la mémoire d’Annie Leclerc, disparue en 2006, qu’en livrant à travers des lettres, des souvenirs, la compréhension aigue de ses livres, un portrait intime de la femme et de l’écrivain. Ed. Actes Sud, 360 p, 23 €.

Revues

Cahiers Georges Hyvernaud n° 7, année 2007 Le numéro de l’année 2007 des Cahiers annuels de la Société des Lecteurs de Georges Hyvernaud* est paru et disponible. L’essentiel est consacré à la troisième journée d’étude organisée par la Société.

Éditorial : Yves Ménager.
-  Guy Chaty : Hommage à Andrée Hyvernaud (suite)
-  Actes de la journée d’étude « La place du politique dans l’oeuvre de Georges Hyvernaud » (avril 2006)
-  Jean-Charles Lévy. Introduction ; Une littérature de l’ambiguité ?
-  Claude Herzfeld. Individu et politique chez Georges Hyvernaud
-  Paul Roussy. L’illusion politique chez Georges Hyvernaud
-  Paul Renard. Georges Hyvernaud et la politique, entre intérêt et dénigrement
-  Alain Trouvé. Hyvernaud politique, juste écriture et polyphonie
-  Benjamin Chinour. Georges Hyvernaud / Jean de La Fontaine : critique des politiques et des gens de pouvoir
-  Laurent Quinton. Ambrière, Guitton, Hyvernaud et la communauté.
-  Laurent Quinton. Synthèse.
-  Agenda des travaux, publications, citations, manifestations... et projets. 128 pages, 15 € (hors adhésion à la Société des Lecteurs de G.H.)

Chèques à l’ordre « Société Lecteurs G. Hyvernaud » à expédier à l’adresse du secrétaire : SLGH/Geoffroy d’Orfeuil, 100 rue de Vaugirard, 75006 Paris.
N.B. Conditions particulières aux nouveaux adhérents.
* Société des Lecteurs de Georges Hyvernaud :
site web : http://www.hyvernaud.org/
courriel : hyvernaud@netcourrier.com
siège : chez Yves Ménager, 16 route du Bellanger 41110 Châteauvieux
documentation : Guy Durliat, 39 avenue du général Leclerc 91370 Verrières-le-Buisson
(communication de Guy Durliat)

Valico Leizerovsky
Ma sempiternelle dignité. La Santé, Fresnes, Drancy. Correspondance 1941-1942.
Etudiant en droit, communiste, Valico Leizérovsky né en 1920 fut arrêté en janvier 1941 et déporté en juillet 1942 à Auschwitz-Birkenau, convoi n°7. De la correspondance de Valico Leizérovsky adressée à ses parents et à Hélène Markich, une jeune lycéenne, 56 lettres ont été extraites et publiées. Elles sont précédées d’extraits du journal qu’il tint depuis son arrestation jusqu’à son transfert à la prison de Fresnes en mai 1941. Les lettres envoyées des prisons de la Santé et de Fresnes, du camp de Drancy et des hôpitaux de Tenon et de Rothschild permettent de découvrir un jeune homme en devenir, la naissance d’un amour contraint ainsi que la vie dans les prisons. Ces lettres sont présentées par Hélène Markich. Les Moments littéraires, (hors série) 44 p., 13 €.

« Nous nous rencontrons en 1940, au « club », là se réunissent des lycéens antifascistes dont je suis. Lui est étudiant en droit, communiste. C’est à ce titre qu’il est arrêté le 9 janvier 1941 à son domicile à huit heures du soir. J’ai gardé les lettres qu’il m’a adressées des divers lieux où il a été détenu : Prison de la Santé jusqu’au 24 mai 1941, Prison de Fresnes jusqu’au 8 octobre, Camp de Drancy où il séjourne en octobre - novembre 1941 avant d’être envoyé à l’Hôpital Rothschild. Le 26 mai 1942 il est renvoyé à Drancy après l’échec d’une tentative d’évasion.
Ses lettres sont signées Lezi, Fernand, F.L. De nationalité bessarabienne, Valico Leizérovsky est né à Paris le 17 janvier 1920.
Il a été déporté le 19 juillet 1942, convoi n°7. Longtemps, les lettres - plus précisément l’exemplaire des photocopies que je garde à Paris - sont restées dans l’enveloppe en kraft sur laquelle est inscrit le nom d’organismes auxquels après moi elles pourraient être léguées. [...] »

Les moments littéraires est une revue semestrielle qui privilégie l’écrit intime. Elle publie journaux intimes, carnets de notes, correspondances, récits autobiographiques...

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